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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 09:02
Patricia Highsmith Carol et l'Empreinte du faux

Carol ***

Au début des années 50, à NY, Therese jeune fille désireuse de débuter comme décoratrice de théâtre, vend des poupées dans un grand magasin aux approches de Noël, c’est un job saisonnier, contraignant. Une femme mûre encore belle, blonde et vêtue élégamment, attire son attention. Therese a une liaison avec un jeune homme Richard peintre raté, et s’ennuie avec lui. Depuis son enfance dans une école religieuse, elle se sent plus attirée par les femmes que par les hommes. Cela devient évident, lorsque la belle inconnue s’approche d’elle. La transaction terminée les deux femmes vont se revoir : Carol est en instance de divorce, son mari et elles, se disputent leur fillette.

Progressivement Therese et Carol vont se rapprocher l’une de l’autre, et partir en voyage pour mieux se connaître ; la liaison devient charnelle (je ne dirais pas érotique car ces quelques ébats n’ont rien d’excitant). Hélas, le mari a engagé un détective pour les suivre.

Ce roman est plutôt ennuyeux, même si on s’intéresse aux deux héroïnes, la façon de raconter cette histoire est assez plate. Dans ses romans psychologiques non criminels Highsmith a du mal à être originale ; quand je dis « roman non criminels » je n’en vois qu’un d’ailleurs (celui-ci justement).

Patricia Highsmith L’Empreinte du faux ****+

The Tremor of Forgery 1969

Howard Ingham romancier, débarque à Tunis, début juin 1967, dans le but de s’imprégner de l’atmosphère tunisienne pendant trois semaines. C’est John Castlewood metteur en scène ami qui l’y a envoyé. Tous deux doivent écrire un scénario intitulé « Trio » une histoire d’amour à trois en Tunisie, et qui finit mal.

Howard loue un bungalow à Hammamet, et commence à écrire un autre récit, auquel il tient davantage: une histoire de faussaire… se lie avec son voisin, Adams. Ce dernier est un personnage moralisateur, redresseur de torts, favorable à la guerre du Vietnam. Il écrit pour la radio des discours de propagande pour expliquer aux russes « Our Way Of Life ». Howard ne l’aime guère, et le surnomme à part lui Owl (sigle pour Our Way of Life). Howard fait aussi la connaissance d’un peintre danois, Jensen, qui vit à la dure pour y pratiquer son art.

Mais Howard attend surtout des nouvelles de John, et encore plus d’Inès, sa presque fiancée. Les lettres sont bien longues à arriver, il pense que c’est à cause de la guerre des six jours qui vient d’éclater… puis les nouvelles arrivent et elles sont stupéfiantes : John Castlewood s’est suicidé, et Inès tient des propos ambigus. Que s’est-il passé là-bas ?

Les ennuis se mettent à pleuvoir sur Howard, déstabilisé. Sa voiture forcée, son bungalow cambriolé… Lorsqu’un individu s’y introduit de nouveau en pleine nuit, Howard lui jette sa machine à écrire à la tête.

Cela ressemble à un bon livre, et pourtant je me suis ennuyée au tiers … et l’ai néanmoins achevé. Les portraits psychologiques sont intéressants, la narration se traîne un peu, mais l'atmosphère d'anxiété est bien rendue.

Patricia Highsmith Carol et l'Empreinte du faux

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans nouvelles
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commentaires

Ici ou ailleurs 25/04/2016 22:05

Je ne savais pas que le film était adaptée d'un roman de Higsmith. Le film m'a ennuyée (comme le livre pour toi) et c'est d'ailleurs la 1ère fois de Cate Blanchett me décevait.

Dominique Poursin 18/05/2016 18:59

Je conseille le second roman que j'ai chroniqué : l'Empreinte du faux; pas très connu mais vraiment intéressant.

maggie 20/04/2016 21:04

Jamais lu cet auteur mais elle est souvent adaptée au ciné et ça fontionne bien en général ! Carol ne me tente pas du tout, ni en film, ni en livre

Dominique Poursin 18/05/2016 19:03

Pour le cinéma, il y a l'Inconnu du Nord-Express d'Hitchcock, que j'aime mieux que le roman, et les adaptations de la série " Ripley" qui sont bien : en particulier le célèbre " Plein soleil" mais aussi " L'Ami américain" de Wenders.

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