Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 11:44

 

Métailié, 2019, 428 pages

Mario Conde va avoir 60 ans dans un mois ! Quelle catastrophe ! En attendant ce jour, il se saoule deux fois plus en compagnie de Carlos le Flaco, et le Conejo, ses vieux amis. Et soigne son vieux chien encore plus vieux que lui…  Les femmes cuisinent et retrouvent les hommes  au lit et n’ont pas grand-chose à dire comme d’hab’… Pas méchant mais d’un machisme assez primitif, c’est Mario Conde…il aime Hemingway,  et aussi Chandler  dont il n’a pas le don pour le cynisme et la formule assassine et laconique…non , lui c’est plutôt l’épanchement , et les digressions sans fin…

Un ancien ami de lycée Bobby vient le consulter : il possédait une vierge noire léguée par le mari de sa grand-mère, un Catalan qui l’avait rapportée de chez lui. Ancienne, probablement sculptée au Moyen âge, elle a de la valeur, et elle fait des miracles… pour ceux qui y croient. Son ami à qui il avait confié la maison l’a volée, en même temps que certaines babioles, et s’est tiré…

Mario accepte de rechercher la vierge : il s’aide de comparses policiers, et visite des quartiers sinistrés de La Havane, où pourrait se trouver la sculpture, chez des  jeunes gens qui vivotent plutôt mal  de commerces illégaux ; il va aussi chez des marchands d’art tout aussi en disgrâce avec la loi, mais qui roulent sur l’or… ce qui nous vaut des contrastes frappants. Et voilà que la vierge bien faisante   se met à semer des cadavres !  

En parallèle nous suivons l’histoire d’un chevrier Catalan chargé de protéger ladite vierge, récit qui nous conduit jusque chez les Templiers, et de retour des Croisades,  c’est le côté « roman d’aventure », bien documenté d’un point de vue historique.

 

Ce récit a bien des qualités, mais il est trop long, encombré de répétitions. On se lasse un peu, on finit par ne plus savoir pourquoi Bobby  est « un sale type » selon Mario, on a dû rater quelque chose… d’autre petites choses restent également obscures.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

dasola 19/04/2019 08:52

Bonjour Dominique, si je te lis bien, tu n'as pas détesté ce roman qui est surtout une description de ce qu'est Cuba et ses habitants qui n'ont pas une vie facile. Une île où les pénuries sont nombreuses, où la pauvreté côtoie la richesse. Mais Mario Conde et ses amis sont bien attachants. Bonne journée.

Dominique Poursin 28/04/2019 08:42

L'ensemble est bon, et je lis Leonardo Padura assez régulièrement! je n'aime pas trop le rôle réservé aux femmes dans ses livres. Et son côté bavard... mais il y a tellement d'autres qualités...

Présentation

  • : Nuagesetvent
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • Contact

Rechercher