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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 00:59

Le-JEUNE-homme-et-la-mort.gif 

 

 

 

Le Masque 1993. 250 pages.

Titre original :  The Face Of Trespass, 1974.


Gray Lanceton n'écrit plus.

Son roman " le Vin de l'étonnement" ne lui rapporte presque plus rien. Il s'est fait prêter une maison en bois dans la forêt d'Epping à trente kilomètres de Londres, et vit chichement et retiré sans calendrier, à relire des romans.

La forêt d'Epping, c'est  beau et surprenant; on y croise même des vaches.  Mais solitaire.

  Deux ans plus tôt Gray a fait la connaissance de Drusilla, jeune femme d'un quadragénaire riche, et ils ont eu une liaison ; mais Dru voulait à tout prix qu'il élimine son mari, et ne pouvant se résoudre au crime, Gray a rompu et remâche ses souvenirs, à peine soucieux de ce qu'il vit au jour le jour. Seul le laitier vient le rappeler à l'ordre, trois fois la semaine. 

Le téléphone l'obsède, il s'interroge« va-t-elle appeler vais je l'appeler ? » et pour se détendre, il le décroche souvent... . Mais voilà que le jour où il se décide à raccrocher le téléphone,  le monde extérieur de précipite sur lui : sa marraine veut qu'il garde la chienne pendant son absence à l'étranger, son beau-père français le presse de venir en Normandie, sa mère étant mal en point...


Sur un thème très classique, le plus courant peut-être de toute la littérature policière, Ruth Rendell construit un excellent roman psychologique, plein de suspense, et de péripéties, une réussite.

Avec de l'humour noir, le principal interlocuteur du jeune Gray étant le téléphone ( un ancien téléphone en bakélite), «  un téléphone immobile expectant, suffisant, qui attendait sa reddition. Et qui, bien que silencieux, semblait dire «je suis le magicien, le sauveur, le briseur de cœurs, le lien entre les amants, le dieu qui redonnera vie à un chien et te replongera dans l'esclavage » 

Que n'eût-il subi de la part d'un portable !!!

La dame est pessimiste comme toutes les psychologues et multiplie les sentences : « Il y a en chacun de nous un enfant effrayé qui sommeille.  Notre degré de maturité correspond à notre capacité de l'obliger à rester, coi, confiné, invisible ».



 

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commentaires

Posuto 28/03/2008 11:35

L'obliger à rester coi, je vote contre !!! Exprimons-nous, exprimons-nous (sinon, c'est comme les endroits confinés, ça prend la poussière, ça commence à moisir et ça n'est plus bon à rien, faut le jeter...)Je note ce livre (je vais à la biblio cette après-midi, donc)Kiki :-)

Dominique Poursin 28/03/2008 16:00


Je ne sais pas ce que fait Ruth Rendell dans la vie, mais dans ses bouquins, elle s'exprime et quelquefois bien comme ici.
Pour le roman policier c'est un de mes auteurs.


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