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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 10:48

En 1942, dans Paris occupé, les SS ont installé une équipe de Gestapo française au quai des Orfèvres : elle est constituée de délinquants grave autrefois condamnés pour crimes de sang proxénétisme vol corruptions en tout genre.  Ces criminels veulent se venger des policiers normaux et font la loi.  Xavier Dailans a arrêté des cheminots qui voulaient attaquer la gare de Brégny et fait avouer un suspect sous la torture.  L'attaque concerne un wagon rempli de toiles de maîtres volées à des juifs déportés, que des SS véhiculent clandestinement vers l'Allemagne. 

Le convoi part dans trois jours. Dailans obtient les renseignements nécessaires à faire le coup lui-même avec ses acolytes.

Cependant, la crime exécuté, et les toiles cachées, des policiers non délinquants, l'inspecteur Thomas Lavrenti, et le commandant SS Worminski s'occupent de l'affaire : Lavrenti a trouvé l'un des participants l'espagnol Maragal spécialisé dans le vol de tableaux. Mais Dailans et son chef Gaillac le font relâcher après avoir flanqué une correction au jeune flic.... 

L'Occupation en 1942, la collaboration française au sein de la police criminelle. Les tentatives de Résistance. A défaut d'être original le sujet n'est pas épuisé et un roman là-dessus est toujours le bienvenu s'il est pertinent. 

Il y a Worminski le SS « pas méchant », Thomas Lavrenti le jeune inspecteur (c'est le héros) pas du tout corrompu, Gaillac et Dailans son «  bras droit » mais les deux derniers se confondent un peu. Ils ont un caractère mais pas toujours de présence. Le personnage de Worminski sent un peu le cliché : Faut-il qu'un SS soit homosexuel pour n'être pas une brute ?

Les personnages de résistants sont assez bêtes (est-ce crédible ! ?) : les missions confiées à Jeanne pas bien claires. Où est l'intérêt de tuer l'inspecteur Lavrenti plutôt que Gaillac ? Pourquoi ne pas avoir confié à Jeanne l'élimination de sujets vraiment dangereux ? Pourquoi aussi doit-elle sacrifier une dizaine de résistants, pour «  sauver «  des centaines de vies ? Je n'ai pas compris ce raisonnement...

Vivacité, langue correcte, efficace. Des actions correctement décrites. Beaucoup de dialogues courts. L'emploi du présent de l'indicatif tout au long du récit est le bon choix pour ce type de roman. Précision dans les dates, les lieux les actions.

Pas de style personnel pour autant.


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Published by Dominique Poursin - dans Lecture policiers
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commentaires

sebastien 07/12/2008 09:03

Pardonnez ma franchise mais je crois que vous êtes totalement passée à côté de ce livre que j'ai personnellement beaucoup aimé.Tout d'abord l'auteur se nomme Mathias Bernardi (et non pas Philippe) et sa maison d'édition est J-C Lattès et non pas le cherche-midi.Il y a beaucoup d'autres d'erreurs dans votre commentaire. Ce qui m'a plu dans ce livre s'est qu'il montrait bien les rivalités entre services allemands. Vous écrivez que Worminski est un SS mais tout le livre est basé sur le fait qu'il appartient à l'armée régulière et lque les rivalités entre les deux entités sont terribles !!! Je n'ai pas relu le livre mais je ne vois pas ce qui vous fait écrire que "les résistants sont assez bêtes" (et quand bien même,  être un résistant ne protégeait pas de l'inattention, de l'erreur de jugement, de raisonnement....)Je passe sur vos autres erreurs. pourquoi ne pas tuer Gaillac ? Vous avez sautez une page ?!? Quand au sacrifice de certains groupes de résistants pour que les agents britanniques puissent infiltrer des réseaux gestapistes... C'est un fait historique avéré !

Dominique Poursin 07/12/2008 11:54


Heureusement que vous êtes là !
Je vais corriger pour le prénom de l'auteur et l'éditeur.
Non, je n'ai sauté aucune page; je ne sais toujours pas pourquoi il ne fallait pas tuer Gaillac.
J'ai bien vu que Worminski était opposé aux SS délinquants mais le personnage de Worminski intéresse au départ, ensuite il énerve, parce qu'il se fait avoir par la clique de Gaillac. Honnêtement ,
je ne crois pas qu'un homme aussi intelligent que lui puisse se laisser rouler.
Je vous crois pour le sacrifice de certains groupes de résistants. Après tout, n'y a-t-il pas eu un " faux débarquement" pour tromper les Allemands et les détourner du vrai. Les résitants qui y
participaient ont été en partie sacrifiés.


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