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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 17:12

 

 

Un professeur de lycée doit assurer pendant une semaine un cours sur l'autocratie.

Il enseigne le sport (le football aquatique) et la politique. Ses attributions semblent assez mal définies dans la mesure où l'on ignore quelle est sa spécialité. On le perçoit d'abord comme un prof d'éducation physique.

Pour faire cours sur l'autocratie, et afin de bien montrer comment naît une dictature,  il met ses élèves en situation, inventant une sorte de jeu de rôle où les adolescents deviennent  membres d'une confrérie intitulée «  La Vague », dont le prof serait le chef. Les adolescents adoptent quelques attitudes simples : un signe de ralliement, un uniforme (chemises blanches et jeans), goût de la discipline, solidarité active, fêtes communes avec pour but de gagner un match de foot à la fin de la semaine. Le professeur est tout surpris de se faire enfin respecter en racontant un baratin où l'on entend, entre autre  «  ensemble tout devient possible » air connu...

Le jeu a pour effet de rendre les élèves fort sages en classe, et délirant ailleurs ; il  plaît beaucoup à certains d'entre eux,  et ce qui est plus grave, au prof lui-même, ainsi qu'à madame le proviseur.


L'un des élèves se montre très assidu et va se révéler dangereux...


Ce film se clôt à peu près comme «  la Journée de la jupe » : un professeur et ses élèves sont enfermés dans une classe, un élève en plein délire tient une arme à la main, le prof  a perdu le contrôle des troupes ( ne l'a sans doute jamais eu...) il y aura un mort et un blessé...

Ces deux professeurs avaient-ils quelque chose en commun ?

Tous deux issus d'un milieu défavorisé, ils ne sont pas à l'aise dans leur métier, se sentent rejetés par la société et mal intégrés à l'équipe éducative. Ils partagent ce sentiment d'échec et de détresse avec quelques uns de leurs élèves et cette proximité gênante se révèle petit à petit.






Pour que la leçon fonctionne tout à fait et soit vraiment perturbante, il aurait fallu des motifs d'engagement et de soumission autrement plus séduisants que ceux exposés dans la salle de cours. S'habiller tout en blanc, répondre en chœur et faire la vague avec la main en guise de signe de ralliement, c'est un peu court.


Dit Jacques Morice qui, dans Télérama, critique le film, qu'il juge décidément trop démonstratif...et invraisemblable : qu'est-ce qui peut séduire des adolescents dans ce programme ?

Je ne suis pas du tout d'accord ! Plus le message est bête, simpliste, plus le timbre de voix est autoritaire, plus les symboles sont banals, et mieux ça marche !

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commentaires

coming+soonn 17/05/2009 14:42

La Vague est un film qui mérite vraiment qu'on prenne la peine de le voir.Je trouve dommage que des critiques comme Télérama (que je lis pourtant) le détruise aussi facilement.

Dominique Poursin 17/05/2009 21:23


Il s'agit de Jacques Morice. Mais il n'y a pas eu un autre avis( favorable) comme parfois...


dasola 02/05/2009 21:36

Bonsoir Dominique, il paraît que "cette vague" est tirée d'un fait divers qui s'est passé aux Etats-Unis. Personnellement, je trouvé le scénario bien écirt et cette histoire (malheureusement) pas du tout invraisemblable. Les jeunes sont très influençables : peut-être plus les garçons (plus immatures) que les filles. Ils ont besoin de repères, de guides. Le seul vrai fautif, c'est le prof qui n'a pas vu venir ce qui allait se passer (ou qui n'a pas voulu voir ce qui allait se passer). Il ne martèle pas assez que c'est un cours comme un autre, une expérience et rien d'autre. Il n'a pas mis assez de garde-fous. Ce n'est pas facile d'expérimenter l'autocratie.

Dominique Poursin 03/05/2009 14:40


Je suis bien de votre avis Dasola! on voit bien que les garçons se laissent faire; c'est une question d'éducation. Ils ont fourni la grande majorité des effectifs militaires de presque tous les
pays pendant des siècles. Or la dictature l'est toujours d'une façon ou d'une autre. Ils ont davantage l'esprit grégaire et le goût de l'uniforme. Chez les femmes, c'est bien plus nuancé.

Quant au prof, il était bien content de pouvoir tenir sa classe, pour une fois, et s'est étonné qu'on puisse le faire avec des moyens simple, et de très gros symboles.
Ce prof se sentait inférieur aux autres, comme je crois l'avoir dit, et sans vraiment s'en rendre compte, il exerce uns sorte de vengeance contre ses collègues, s'étant toujours senti humilié.
Le film est plus complexe que ce que dit le chroniqueur de Télérama, qui l'assassine sans avoir assez réfléchi.


Ys 23/04/2009 23:04

Je rejoins un peu le critique de Télérama, même si je trouve quand même le film intéressant

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