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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:56

 

J’ai fait un petit tour à la fnac avant de rentrer.

J'apprécie que personne ne m'y demande ce que je veux. Je n’entends jamais ce « puis-je vous aider » d’un vendeur qui me prendrait en flagrant délit de vouloir me procurer un ou plusieurs livres que je sais très bien où trouver,  et encore davantage ne pas pouvoir payer.
 
 
J’ai remarqué une chose particulièrement irritante.

Encore un livre sur Le Petit Prince!
Encore cette connerie !
je déteste ce livre avec son poids énorme d’idéologie dangereuse et d’imbécillité qui va plus loin que l’on ne croit. D’abord ce mot d’innocence, de pureté, de candeur, d’ingénuité, toute cette niaiserie, des mots sur lesquels on vit! Hélas !
Des écrivains et journalistes qu’on imagine intelligents font l’éloge de ce maudit récit. Passe encore que les ecclésiastiques se passionnent ( en l’occurrence le pasteur Drewermann) pour le ptit beauf à l’écharpe volante ; mais Philippe Delerm se plaît à évoquer la couleur des blés et Pierre Assouline le désert (il y a tellement de textes qui parlent du désert mieux que ça ! «  Désert » de Le Clézio ; « L’Empreinte du faux » d’Highsmith ect… ») je passe sur l’émotion qu’il disent avoir ressentie à la lecture !
ça me choque que l’on dise que le Petit Prince est frère d’Oscar Matzerath dans le « Tambour » ; parce qu’Oscar, s’il refuse de grandir c’est parce qu’il est pris dans une histoire très réelle : la guerre, et dans une histoire familiale complexe et tout aussi réelle.
Le Petit Prince n’a pas de filiation même problématique, ne parle aucune langue connue, et ne se donne pas comme un être sexué. 
Oscar évoque crûment avec un humour sans pitié les réalités de la vie. Le petit prince pue la guimauve.
On a dit un temps que l’auteur de « Vol de nuit », s'il avait écrit son petit prince aujourd'hui,  aurait  commis un truc dans le genre « Rose bonbon »… peut-être.
En ce cas, les
enfants ne l’auraient pas lu, et ç’aurait été une bonne chose.

Deux petites critiques tout de même et qui ne sont pas d’aujourd’hui : jean-louis Bory ( en 1967) assassine salutairement cette histoire bêtifiante et propose un dialogue entre Zazie et «  l’insupportable gamin » ; il n’en serait pas sorti vivant j’espère ! 
Marcel Arland (en 1954) adresse également une fessée magistrale à ce « donneur de leçons » de Saint-Exaspéry.
 
 

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