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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 09:41

Chanson de 1963, dernière pièce du disque " The Times They Are A-Changin' "

C'est une élégie.

Toujours ( sans repos) adieu

Tout l’argent que dans ma vie j’ai dépensé
Qu’il ait été bien ou mal acquis
Je l’ai laissé filer entre des mains amies
Pour jouir de l’instant plus violemment
Mais les luttes sont achevées
Nous nous sommes entretués
Et les règles du jeu sont périmées
(Ici le lecteur ardent et enthousiaste ce qui ne lui enlève ni sa concentration ni sa vigilance s’écrie » mais tout cela est faux ! « et grand est son courroux car « We Killed Each one” n’a jamais voulu dire nous nous sommes entretués il faudrait each other. Et que dire de « and the tables ‘full and over flowed rendues par « les règles du jeu sont périmées » ?
Rien, et si ça ne lui plait pas au lecteur je le préviens de ne pas aller plus loin. Car plus loin ce sera encore pire !)
Lorsqu’une voix au loin
Dit l’épisode prend fin
Je fais mes adieux prend la route et suis loin.


Chaque compagne qu’intimement j’ai connue
Nous nous sommes plu sur un malentendu
Chaque compagne que j’ai donc blessée
Me voulait séducteur ou marié
Mais pour rester amis
Il faut prendre le temps
De s’amender
Et d’affabuler
Et comme je suis pressé
Je me détourne du passé
Je dis adieu et reprend mon chemin.


Chaque adversaire que j’ai dû affronter
Ce fut le chaos à organiser
Et chaque cause pour laquelle j’ai lutté
J’y pense sans honte ni regret
Mais la nuit s’enfuit
Les grands voiles sont déchirés
Et mes yeux embrumés
Se sont dessillés
Et si je compte les heures
C’est que trop longtemps je demeure
Alors je dis adieu et la nuit prochaine je m’en vais.


Chaque pensée qui dans mon esprit se noue
Je deviendrais fou si je ne pouvais l’expulser
Mais faut-il s’exposer à une écoute étrangère
Je ne chante que pour m’accompagner
Mais le temps s’écoule
Et de ce flux je dépends
Et personne ne détient
Le mot de la fin.
Et si la ligne est coupée
Je n’ai pas terminé
Je ne fais mes adieux que jusqu’à la prochaine fois.


Une fausse horloge tente de régler ma vie
Elle m’égare me fait honte et me contraint
Des bavardages idiots me font perdre le fil
Et la poussière de la rumeur m’ensevelit
Mais ces propos sont futiles
Et ma flèche est tendue
Elle percera le cœur
Peu importe l’épaisseur.
Et je résisterai
Et tel je resterai
Et quand je dis adieu je n’en ai rien à foutre.

___________________________________________________________________________

Texte anglais:
Oh all the money that in my whole life I did spend,
Be it mine right or wrongfully,
I let it slip gladly past the hands of my friends
To tie up the time most forcefully.
But the bottles are done,
We've killed each one
And the table's full and overflowed.
And the corner sign
Says it's closing time,
So I'll bid farewell and be down the road.

Oh ev'ry girl that ever I've touched,
I did not do it harmfully.
And ev'ry girl that ever I've hurt,
I did not do it knowin'ly.
But to remain as friends and make amends
You need the time and stay behind.
And since my feet are now fast
And point away from the past,
I'll bid farewell and be down the line.

Oh ev'ry foe that ever I faced,
The cause was there before we came.
And ev'ry cause that ever I fought,
I fought it full without regret or shame.
But the dark does die
As the curtain is drawn and somebody's eyes
Must meet the dawn.
And if I see the day
I'd only have to stay,
So I'll bid farewell in the night and be gone.

Oh, ev'ry thought that's strung a knot in my mind,
I might go insane if it couldn't be sprung.
But it's not to stand naked under unknowin' eyes,
It's for myself and my friends my stories are sung.
But the time ain't tall,
Yet on time you depend and no word is possessed
By no special friend.
And though the line is cut,
It ain't quite the end,
I'll just bid farewell till we meet again
Oh a false clock tries to tick out my time
To disgrace, distract, and bother me.
And the dirt of gossip blows into my face,
And the dust of rumors covers me.
But if the arrow is straight
And the point is slick,
It can pierce through dust no matter how thick.
So I'll make my stand
And remain as I am
And bid farewell and not give a damn.

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commentaires

jerome 09/10/2006 04:03

elle est bien, ta traduction. Mais ce n'est pas ma chanson préférée de dylan. As-tu déjà essayé de traduire du bolan ? Il faudrait que je t'envoie mon article sur tyrannosaurus rex. Bolan, c'est encore plus dur à traduire que dylan, plus hermétique

domiwind 09/10/2006 09:14

Enfin ce n'est pas exactement une traduction, puisque je m'éloigne volontairement du texte.   J'en ai traduit bien d'autres mais  on ne  peut pas toujours  traduire ce qu'on préfère . Je ne connais pas T.Rex même si j'en ai beaucoup entendu parler. Il faudrait que j'écoute un de leurs disque avant toute chose. C'est quoi le meilleur?

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