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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 11:30
51F1SQJ87PL.-AA240-.jpgHaruki Murakami : Kafka sur le rivage, Belfond, 2003.
 
Un jeune garçon de quinze ans fait une fugue vers l’île de Shikoku ; il se fait appeler Kafka Tamura, prenant le prénom d’un de ses écrivains préférés. Il veut s’éloigner de la maison familiale son père lui répétant depuis l’enfance une terrible prédiction qui n’est autre que celle qui fut jadis faite à Œdipe, aggravée d’une mesure supplémentaire : « tu me tueras et tu coucheras avec ta mère et ta sœur ». Il ne connaît ni l’une ni l’autre qui ont quitté tôt la demeure familiale.  Même son père, célèbre sculpteur,  lui reste assez obscur.
Réfugié  dans une bibliothèque, il se fait embaucher par le responsable Oshima qui l’a pris en amitié.
Alternativement un autre récit nous narre la vie de Nakata, âgé de soixante ans aujourd’hui, qui, en 1944, à l’âge de neuf ans, alors qu’il cueillait des champignons avec les élèves de sa classe et son institutrice sur la colline du Bol de riz, fut victime d’un coma inexpliqué dont il se réveilla sans mémoire et frappé d’altération intellectuelle. Lors d’une recherche pour retrouver la chatte de ses voisins, Nakata, d’habitude doux et effacé est confronté au kidnappeur de chat et le tue sur sa demande. Il s’enfuit vers l’île de Shikoku. Le même soir, Kafka Tamura, se réveille après minuit, dans un buisson, couvert d’un sang qui n’est pas le sien, sans souvenir de ce qui a pu lui arriver. Le lendemain, on apprend la mort de M. Tamura. Kafka craint de l’avoir  tué sans le savoir, Nakata sait qu’il l’a tué et fuit avec un jeune conducteur de camion avec qui il a sympathisé.
Kafka, très inquiet, apprend en outre le secret d’Oshima  (victime du syndrome de Morris, assez fréquent dans la fiction, rare dans la réalité) qui le plonge dans l’embarras.
 
C’est un roman initiatique basé sur le thème du fatum. Peut-on échapper à sa destinée ? Riche en péripéties, en éléments qui se veulent comiques  et ne le sont pas toujours,  autant qu’en suspense, loufoque souvent, et d’une lecture  agréable la plupart du temps, facile en tous cas . On se demande s' il faut admettre tous les faits surnaturels qui se produisent ou s’ils seront rationnellement expliqués...
 
Puis... arrivée à la page 300 environ, on ne se demande plus rien, on se lasse des nombreuses répétitions, des objets particuliers nécessaires à trouver pour continuer la quête.
Une quête qui accumule beaucoup de clichés,  et ne sort pas assez de l'ordinaire. On l'aurait supporté d'un thriller, d'un roman d'aventure,  dont on attend des rebondissements, des situations drôlatiques, mais pas d'un roman comme celui là qui véhicule le nom de Kafka dans le titre.

On doit  justement ajouter que le héros, Kafka, et le récit qu'il porte, ne ressemblent pas le moins du monde à leur éponyme.  C'est peut-être cela que je lui reproche.

On espérait que Kafka Tamura aura une relation privilégiée avec cet être particulier qu’est Oshima, mais il tombe amoureux du fantôme d’une femme qui se désespère d’amour !!!
J’ai lâché tout le monde.
Bon départ, mais enlisement sévère.


Ce romancier est l'auteur d'autres récits qui sont moins célèbres. Peut-être essayerai-je un de ses romans antérieurs.
 
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