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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:51

choplin guernica

 

 

Rouergue, la Brune, 2011, 159 pages.

 

Dans cette petite ville du pays Basque espagnol, non loin de Bilbao, fin avril 1937, au moment du tristement célèbre bombardement de la ville par l’aviation nazie. Un jeune homme Basilio, peintre autodidacte, s’éloigne de la ville pour aller dans les marais non loin des rives de la Mundaca. Il tente de peindre le paysage et surtout un héron cendré qui vient fréquemment pêcher dans le coin. L’oiseau représente pour lui tout ce qui est important sur terre. «  Comme chaque fois il s’émerveille de la dignité de sa posture… c’est d’abord ça qu’il voudrait rendre par la peinture. Cette sorte de dignité qui tient aussi du vulnérable , du frêle, de la possibilité du chancelant… le regard du héron. Ça aussi Basilio voudrait en témoigner.. rendre quelque chose de cette inquisition pure de ce miroir aux énigmes du monde.


En dehors de sa peinture, Basilio n’a pas grand-chose dans la vie. Ilest logé au couvent, par Maria,  travaille dans une ferme, on le paie en nature : un cochon et un sac de haricots qu’il réussit à vendre au Marché avec l’aide de son vieil oncle boiteux, doté d’un bon sens commercial. Il s’intéresse à Celestina et promet de lui peindre un héron !

Le jour du bombardement, Basilio était au marais pour peindre le héron. Sa façon de regarder les choses témoigne d’un véritable artiste. Lorsqu’il retourne ne ville, il photographie le massacre à l’aide de l’appareil de son ami l’encadreur, qui lui aussi peint depuis longtemps. Comme le héron dans le marais, le raid aérien, la  ville bombardée, la détresse et la peur des visitâmes, sont  décrite simplement avec de belles phrases justes.

Pourtant, on a le sentiment que l’auteur ne sait quoi faire de son personnage de peintre. Basilio se rend à Paris, aidé en cela par ses amis l’encadreur et le prêtre Eusébio : tous deux ont entendu dire que Picasso avait peint le massacre de Guernica (sans le voir) «  les artistes savent faire ces choses –là » dit Eusebio. Ils lui paient le voyage ; il faut que Basilio voit la toile de Picasso, montrée à l’exposition universelle, et tente d’entrer en contact avec lui.

Mais Basilio, très timide , n’a pas son oncle à ses côtés comme lorsqu’il cherchait vainement à vendre le cochon au marché de Guernica… il nava pas s’adresser au peintre, et bien qu’il reste fasciné devant le tableau de Guernica , on ne saura même pas ce qu’il en pense ! Elégamment, on va dire que c’est une « fin ouverte »; vulgairement, que cela ne termine en queue de poisson. Ou en plumes de héron, si l’on veut.

Il reste quelques magnifiques paragraphes…

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans, nouvelles
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commentaires

Yv 23/04/2013 17:17

Oui, il manque quelque chose dans ce livre, les passages avec le héron sont beaux, le reste est moins captivant

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