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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 09:06

Derrière la haine

 

 

Fleuve noir, 2012 315 pages


Les Brunelles et les Geniot : deux couples de trentenaires voisins qui s’entendent bien. Lorsque Laetitia Brunelles, enceinte de six mois, apprend que sa voisine Tiphaine attend aussi un bébé, on sable (ou on sabre ???) le champagne et les liens se resserrent. En grandissant, les deux petits garçons, Milo et Maxime, deviennent les meilleurs amis du monde, et les couples s’adorent…

Mais voilà qu’un soir, Sylvain Geniot, un peu éméché, raconte à David Brunelle  ce lourd secret sur sa conscience, à propos de sa femme, envers laquelle il s’est rendu coupable de quelque chose de grave, qu’elle doit rester à ignorer.  David se sent mal à l’aise : le couple ami qu’il croyait solide comme le sien, est bancal, et repose sur des bases faussées. A partir de cette funeste soirée se succèdent des incidents inquiétants, des querelles naissent entre les deux femmes, puis bientôt la tragédie…

Un roman riche en rebondissements, l’angoisse du lecteur qui s’accroît, une fin qu’on n’osait surtout pas imaginer… !

A le lire vite et sans se poser de questions, on a du plaisir. Une fois la dernière page tournée, on peut relever beaucoup d’invraisemblances : certains des agissements des garçonnets (importants pour l’intrigue) se comprendraient s’ils avaient trois ou quatre ans tout au plus, mais ne sont pas d’un enfant de six ans.

On note l’étrange attitude d’une personne sensée et méfiante, à se jeter subitement dans la gueule du loup.

Il y a le style :

 «  Un cri qui n’en finit pas. Un cri, dont l’écho résonna longtemps, secondes d’éternité, comme si le combat que se livraient sans merci le silence et le bruit pouvait encore déjouer le cours du destin. Un torrent aux eaux tumultueuses se fracassait contre la structure trop rigide d’une digue, ondes volage qui allaient et venaient sans relâche, malgré le courant qui s’épuisait, pour bientôt ne plus émettre que le clapotis ténu d’un souffle ultime » 

C’est quoi ? Ben c’est notre romancière qui s’essaie à l’envolée lyrique. Il y en a quelques unes dans le récit. La première, celle-là, je l’ai lue, mais les autres je les ai passées … Je préfère le style basique, plat, parlé dont elle fait également usage, c’est plus efficace.  Il y a aussi de l’humour noir de temps à autre, et un bon enchaînement de péripéties …

Ce roman est meilleur que celui de Karine Giebel. Pas parfait, mais plaisant, dans l’ensemble.

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Published by Dominique Poursin - dans Lecture policiers
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Anis 05/07/2012 23:08


Je recommence à avoir envie de lire des romans policiers ou des rimans à énigme depuis quelque temps.

Dominique Poursin 16/07/2012 09:49



Depuis, disons, la fin des années 90, j'en lis beaucoup plus qu'avant. C'est l'âge, peut-être?


Etant jeune, je préfèrais la science-fiction...



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