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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 00:11


         GF Flammarion 2 tome, 947 pages et 64 chapitres titrés.

DAVID Copperfield 

           En1850 Charles Dickens a neuf enfants nés et huit romans publié, donc un de retard, c’est normal, car David Copperfield, le dernier en date,  lui a pris beaucoup de temps, et c’était son préféré.

 

Le narrateur nous raconte « David Copperfield », son autobiographie, de sa naissance à l’âge de trente-cinq ans environ. C’est un roman de formation qui relate à peu près tout des expériences de David durant ces trente et quelques années : orphelin de bonne heure, enfant battu par un beau-père pervers et sa sœur, séjours dans divers internats, dont le premier très éprouvant,  abandon par des parents indignes, obligé de gagner sa vie à dix ans, SDF très tôt sur la route de Londres à Douvres, attachement à des figures maternelles secourables ( dont son excentrique tante Trotwood, et la servante au grand cœur Pegotty) , expérience de l’amitié avec le séduisant James Steerforth, le curieux monsieur Dick( Dickens ?), la surendettée et cyclothymique famille Micawber, de l’inimitié avec des méchants intégralement méchants , apprentissage d’un métier en rapport avec la justice, amours diverses avec des femmes moyennement intéressantes, mariage, paternité, et réussite en temps qu’écrivain.

 

Le roman contient donc une multiplicité d’intrigues, toutes ou presque en rapport avec  la vie du narrateur David (parfois surnommé pour notre plus grand bonheur « Trot » ou encore « Pâquerette »…par certains des personnages les plus intéressants)

Il n’arrive rien de particulier à David mais tout lui arrive ! Du bon du mauvais de la joie et des deuils, des péripéties loufoques, une grande variété de tons et d’atmosphère destinés à accompagner le lecteur sans l’ennuyer dans un parcours de  longue durée.

C’est en général avec plaisir que l’on suit ces aventures qui pourtant traînent parfois en longueur.

 

L’auteur a voulu rendre le langage et les mœurs de couches sociales diverses, dont la famille de la servante Pegotty, des gens  de conditions modestes et ce n’est pas toujours réussi : il mime tant et tant le langage de ces gens qu’il en fait parfois un vrai charabia qui relève de la caricature : de plus, dans sa volonté de montrer le peuple bon honnête et plein de bonnes intentions, il met en scène  des personnages exagérément naïfs à la limite de la bêtise. Parfois, il exagère dans l’autre sens…

Je préfère le peuple tel que le dépeint Maupassant, Zola ou même Simenon, qui sont plus proches d’une certaine réalité.

 

Autre petite déception, les personnages féminins jeunes( Agnès un vrai bonnet de nuit, Dora stupide, Emilie sans beaucoup de traits frappants),  m’ont franchement ennuyée.  

 

En ce qui concerne la bourgeoisie, les milieux juridiques, les caractères sont bien enlevés, certains seconds rôles sont fort plaisants.

 

Lu dans le cadre du challenge Dickens organisé par Isil pour  le 198eme anniversaire de naissance de l'auteur.

 

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans, nouvelles
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commentaires

Karine:) 02/01/2011 20:11



J'aime Dickens, autant pour ses qualités que pour ses défauts, je pense.  Je conçois parfaitement tout ce que tu dis et pourtant, pour moi, mes lectures sont jubilatoires!  C'est fou
pareil hein!



Dominique Poursin 03/01/2011 15:09



On peut aimer un auteur aussi pour ses défauts... là, c'est entièrement subjectif! pour Dickens son exubérance me gêne un peu.


Je pense être moins regardante pour les défauts d'autres écrivains même si aucun nom ne me vient à l'esprit.



Marie 07/12/2010 22:14



J'ai adoré ce livre ! Un coup de coeur ! De toutes façons, je suis fan de Dickens...   :-)


 



Dominique Poursin 09/12/2010 10:51



Je ne sais pas si j'aurais l'occasiond'en lire un autre avant la fin du challenge!



Euterpe 06/12/2010 12:05



A lire son roman gothique très fantastique qui m'a beaucoup plu : "Le magasin d'antiquités". Méconnu à tort.



Dominique Poursin 07/12/2010 10:46



Oui! Tu as raison,il faut redécouvrir les Dickens oubliés.


Ceci dit, je crois que ce roman,comme bien d'autres Dickens dont l'Ami commun dont parlait Keisha,  n'est disponible que dans des éditions vraiment  chères...



freude 06/12/2010 08:41



J'ai toujours eu un faible pour Dickens et donc un grand plaisir à le lire, donc je lui pardonne toutes ses imperfections !



Dominique Poursin 07/12/2010 10:48



L'amour est aveugle,dit-on...



Ys 05/12/2010 12:56



je ne suis pas venue à bout des Grandes espérances, je ne vais donc pas me lancer avant longtemps dans un pavé dickensien...



Dominique Poursin 05/12/2010 16:38



Je place les " Grandes espérances" au-dessus de David Copperfield ; si tu ne l'a pas achevé,c'est peut-être que tu as une incompatiblité avec Dickens.



Lilly 05/12/2010 11:35



Pas Isil, Keisha ;)



Lilly 05/12/2010 11:34



Je pensais le lire bientôt, puisque j'en ai eu de meilleurs échos qu'Oliver Twist, mais bon, je ne suis pas trop d'humeur dickensienne pour le moment de toute façon. Sinon, pour le côté
"trop", je suis d'accord avec Isil, c'est Dickens.



Dominique Poursin 05/12/2010 16:41



Sur les presque mille pages,il a trop d'occasionsd'en faire "trop"...


Je n'ai d'autre souvenir d'Oliver Twist que le film de Polanski, lequel est très regardable.



keisha 05/12/2010 09:14



je l'ai lu il y a trop longtemps, donc peu de souvenirs, mais je pense que j'aimerais le relire. les trucs un peu outrés? C'est Dickens, quoi! Mais je préfère d'autres romans où le héros n'est
pas un jeune garçon. Et j'attends deux ans, espérant que pour le 200ème anniversaire de sa naissance, on aura enfin tous ses romans en français et hors pleiade... I have adream, quoi ^_^



Dominique Poursin 05/12/2010 10:56



Pour le challenge, je n'avais que celui-là dans ma PAL! Ce n'est pas mal.


En librairie, je n'ai pas trouvé de Dickens en "poche" , parmi ceux que je n'avais pas lu.


S'il faut acheter la Pléiade ce n'est pas demain la veille que j'en lirai d'autres!



Dominique 05/12/2010 08:42



En fait je suis adepte de la première moitié du roman, l'enfance, la pension et un peu la découverte d'un autre univers chez les Pegotty, la tante est un joli personnage mais comme toi je
m'ennuie un peu dans la seconde partie, la vie adulte me passionne moins et je suis pleinement d'accord les personnages féminins sont palôts



Dominique Poursin 05/12/2010 11:00



Je ne sais comment David ne se meurt pas d'ennui avec son Agnès!


La vie d'adulte de David n'est pas passionnante, sauf à de courts moments. C'est qu'il reste le même que dans l'enfance, conserve la même vision du monde, en dépit des changements dans son
existence.



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