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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 14:16

Viviane Hamy, 2001   

 

 

 

Cette ruelle au nom prometteur se trouve en plein Paris dans le dixième arrondissement près du canal St Martin. Un quartier assez chouette...

Dans ce passage on peut se sustenter dans un restaurant «  Belles de jour comme

de nuit » tenu par Maxime Duchamps qui était autrefois reporter photographe et avant encore, marin....

Un homme exceptionnel qui a vécu plusieurs vies. Comme les autres personnages du livre...tous ont un passé chargé...

Malgré son titre, le restaurant ne sert que des plats cuisinés...



Ancienne commissaire, Lola Jost est pressentie pour reprendre du service. C'est une jeune américaine, Ingrid Diesel, qui le lui demande. Ingrid est inquiète pour Maxime Duchamps dont elle est amoureuse. Maxime est accusé du meurtre de Vanessa Ringer. Elle a été étranglée dans son lit de l'appartement qu'elle partageait avec Chloé et Kahdidja, dans le même passage du Désir...

 

C'est un polar mouvementé, avec de l'action, des rebondissements, beaucoup de personnages, souvent sympathiques, dont on a à peine le temps de faire la connaissance, car le nombre de pages est trop faible pour autant de gens qui ne font que passer... en émergent les deux héroïnes Lola et Ingrid dont la relation est savoureuse et les échanges de propos très amusants. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman.

 

Quoique les noms des personnages ne m'agréent pas toujours. Ingrid, très bien, mais pourquoi Diesel? Ce nom de carburant pour une belle femme "taillée comme un viking dans un drakkar "! ça ne l'empêchera pas de payer la taxe  sur le carbone, Ingrid.

Et Maxime Duchamps, ne me plaît pas non plus. Je pense contamment à Maxime Du Camps( copain de Flaubert)  ou à  Duchamps ( l'artiste) et ce personnage n'a rien à voir avec l'un ou l'autre de ces hommes -là, du coup je le saisis mal...

"Lola" pour une ancienne commissaire, c'est un peu caricatural.

 

 

L'aspect «  polar » est un peu artificiel, plaqué, quoique bien structuré. Le brusque changement de décor à quelques pages de la fin semble peu naturel. Le lecteur quitte la capitale pour une région montagneuse enneigée qu'il n'a pas le temps de bien intégrer. Ne parlons pas du criminel dont il a si peu entendu parler dans le corps du récit qu'il ne s'en souvient même pas, ce qui rend sa traque moins intéressante que prévu.

 

On aurait pu se passer d'une intrigue criminelle, et se contenter des intrigues « domestiques », le roman y aurait gagné en intérêt.

 

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Published by Dominique Poursin - dans Lecture policiers
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commentaires

Anis 15/08/2011 10:00



Du coup, ça donne envie d'aller voir le passage en question. Je ne connaissais pas du tout cette auteur, un de plus, mais ce livre n'a pas l'air inoubliable.



Dominique Poursin 31/08/2011 14:10



Ce passage existe sous ce nom, il est dans le dixième arrondissement,  il prend dans le boulevard de Sébstopol,il me semble. En revanche, le restaurant Belles de nuit comme de jour est une
fiction...



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