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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:02

 


Gallimard ( l’Imaginaire)1986, 255 pages.


Publié en 1935, c’est un de ses premiers romans.

Bowen

 

 

                    Deux enfant anglais se rencontrent rue Sylvestre Bonnard dans la maison qu’habitent  Miss Naomi Fisher et sa vieille mère souffrante. Deux enfants  qui vont partager quelques désarrois,  pas toujours enfantins.

Henriette, onze ans, orpheline de mère, a perdu sa gouvernante.  Son père l’envoie chez sa grand-mère à Menton car il ne sait qu’en  faire. Elle va passer la journée chez les Fisher entre deux trains.

Léopold, neuf ans,  arrive d’Italie ; sa famille adoptive l’envoie chez  les Fisher pour rencontrer sa mère qu’il n’a pratiquement jamais vue.

Cette première partie se joue entre les adultes, dont on devine certains émois, mais les enfants en sont les figures principales. Léopold  intercepte du courrier et apprend sur sa famille des précisions plutôt bouleversantes. Pendant ce temps Henriette va faire à Mrs Fisher une visite de courtoisie. Quoique proche de la tombe, la vieille dame reste énergique. On comprend que c’est une tyranne domestique, et que sa fille est plus ou moins sa victime… Si ce n’était qu’elle !!

La deuxième partie nous mène dix ans plus tôt, lorsque Karen 20 ans, attend le jour de son mariage, après avoir étudié la peinture à Paris. Elle était pensionnaire chez les Fisher comme d’autres étudiants. Sa jeunesse est déjà presque finie !

La troisième partie, courte, offre le dénouement de l’histoire… 

 

 

J’ai apprécié les descriptions aussi bien de paysages que de gestes, faits et pensées. Comme souvent avec Bowen, c’est subtil, et plein d’arrière- plans implicites, une manière d’écrire que j’adore.

Mrs Fisher est un personnage redoutable, les autres plus ou moins victimes sont bien dessinés. Les enfants sont très attachants; le récit  devient légèrement ennuyeux lors de rencontres secrètes entre deux amoureux,  bien longuettes alors qu’aucun d’entre eux ne sait ce qu’il veut.

Il faut reconnaître qu’Elizabeth Bowen est bien plus anglaise qu’irlandaise !  Lorsqu’elle campe un personnage de femme irlandaise, elle  utilise le cliché : la femme est rousse, gironde, exubérante, provocante, boit  beaucoup et rit tout haut.

En dépit de ces petits défauts, le roman ne manque pas d’intérêt.

 

 

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commentaires

Anis 17/08/2011 22:26



J'aime beaucoup les auteurs irlandais, j'y ai quelques chouchous, et si l'écriture est à la Munro alors j'achète !



Dominique Poursin 31/08/2011 14:18



Ah, c'est très différent de Munro, Elizabeth Bowen. En fait Munro, sans être meilleure, est plus originale dans sa construction de narration.



Mango 02/08/2011 20:35



Ton billet est convaincant et je note ce livre et cette romancière que je ne connaissais pas non plus. 



Dominique Poursin 09/08/2011 14:49



ses romans sont tous édités en français dans des collections de poche.



Dominique 29/07/2011 10:02



Aucun titre ne me vient en lisant le nom de cette auteure, j'ai l'impression que je ne l'ai jamais lu, tu parais la connaitre dis moi quel est le roman à lire d'elle ?



Dominique Poursin 29/07/2011 10:28



Je pense qu'elle est assez connue tout de même! Mais un peu oubliée. Comme Anita Brookner,( son écriture y ressemble un peu)qui fut très appréciée dans les années 80 voire 90 et dont on ne parle
plus.


Pour répondre à ta question, le roman que j'ai préféré d'elle c'est "Les Petites filles" ( des petites filles sexagénaires...) son dernier livre, je crois.


Mais je n'en ai lu que trois en tout!



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