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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 16:13

Les chauves souris c'est mignon!

elle est mignonne

Belfond, 2009, 338 pages

 

En 1962 à Berlin est une prostituée Karla est assassinée d’une façon peu ragoûtante....

 

Le docteur Sterz , légiste, étudie aussi les chocs traumatiques chez les enfants, or la femme avait un garçon de dix ans Wolfgang, qui semble avoir vu toute la scène. Le docteur s’attache à lui, cherche à établir un contact, alors que la Stasi qui s’occupe de l’affaire, tient son coupable en la personne d’un américain Fresing et veut éloigner Sterz…

 

 

En alternance nous suivons les pérégrinations d’Andersen, qui vit à Paris en 2006. Il est informaticien pour le compte de Naturalis , une société qui s’occupe de vendre des pesticides soi-disant « propres ».

 Dans ses moments  libres, il se passionne pour les chauves-souris dont il élève une dizaine dans son grenier, et va surveiller la fin de l’hibernation  d’un autre groupe dans un tunnel parisien. Mais voilà qu’un soir les chauves-souris du tunnel sont stressées. Plusieurs d’entre elle sont mortes et l’une d’elle le mord, lui l’ami de ces bêtes !

 

Outre le suspense correct, l’auteur a cherché à créer un climat poétique autour des chauves-souris dans la cathédrale de Bourges, et du personnage un peu punk à l'ancienne d’Ephémère…poésie peu originale, avec tout de même une certaine invention,  et qui place le récit dans une catégorie « assez bon polars »

Malgré tout, on devine très vite voire tout de suite qui est l’assassin de Karla et ce qui a pu se passer dans ce cas précis. Ainsi que le statut du personnage d’Ephémère.

Le récit de Sterz à la recherche des deux enfants et poursuivi par la Stasi, est bien conduit.

 

 

On comprend que le docteur Sterz n’ait pas voulu incriminer Wolfgang alors même qu’il saisit ce qu’il a fait, dans le contexte où il l’a fait, mais n’aurait-il pas dû avoir l’occasion de lui dire  que le crime qu’il a commis n’était pas moral : il aurait peut-être empêché l’autre crime dans l’école…

 

 

Les hommes n’ont guère d’imagination ! Pour eux les femmes continuent d’être soit des saintes soit des putes ( ou encore des « boudins » )Voir mon petit article sur la Maman et la putain in cinéma français...

 

Malgré tout AB***

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commentaires

Marie 18/09/2010 09:54



Je suis bien d'accord avec ta dernière phrase ! Ca se retrouve beaucoup dans leurs livres !


 



Claude LE NOCHER 17/09/2010 20:51



Bonjour,


Je suis content que tu l'aies lu, quelle qu'en soit ton appréciation. Je suis plus favorable, peut-être parce que (comme les abeilles) les chauves-souris font partie de ces animaux auxquels on
n'accorde que peu d'importance, alors que...


Je connais un peu Jérôme (depuis sept ans) : il ne considère les femmes ni comme des putes, ni comme des saintes. Ephémère, égarée ou décalée, est un personnage auquel il a souhaité apporter
toute la tendresse possible. Et cette poésie dont tu parles, je pense qu'il la revendique (loin des thrillers formatés).


Amitiés.



Dominique Poursin 04/10/2010 10:57



Mais oui ,j'ai bien aimé ce roman qui tranche sur les publications habituelles!


Je suis très râleuse, c'est mon tempérament.


Merci pour ce commentaire !



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