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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 00:25

1998, 464 pages.

Avec une citation de Rosamond Lehman, en exergue: cette romancière semble avoir durablement influencé Coe. 

 

Dans le manoir anglais d'Ashdown, au bord d'une falaise, vivent plusieurs étudiants, au milieu des années 80. C'est leur dernière année d'université.

Sarah souffre de troubles du sommeil; parfois, elle croit avoir vécu ce qu'elle a rêvé. Ses songes sont très concrets et imitent méchamment la réalité d'où des quiproquos parfois drôles souvent pénibles. Gregory est devenu son ami : 'il s'intéresse à ses bizarreries davantage qu'à sa personne, ce qui a pour conséquence de la faire fuir. Un autre étudiant Robert, en est amoureux, mais elle se tourne vers une femme. Terry se passionne pour le cinéma et recherche le film perdu d'un certain Salvatore Ortese, cinéaste hyperréaliste, marginal, proche de Pasolini par le style.

 

Nous suivons leurs destinées sur deux époques en même temps, car les chapitres impairs sont consacrés aux mêmes personnages douze ans plus tard, lorsque lancés dans la vie active, ils vont bientôt se rencontrer à nouveau, dans cette même demeure attrayante et angoissante, que le docteur Duden a transformée en laboratoire, pour s'y livrer à des expériences inquiétantes.

 

Je ne sais trop quoi penser de ce roman. Il se lit avec plaisir, et l'on suit volontiers le devenir des différents personnages : Sarah et Terry sont vraiment intéressants. Les autres m'ont surtout paru des faire-valoir, et Coe n'aurait pas dû se pencher autant sur leur cas.

Certains aspects m'ont irritée notamment le sentimentalisme de Robert, quelque peu outré, surtout dans ces conséquences. Sarah et lui ont affaire à des psychiatres intrusifs, voire complètement dingues, ces caricatures de psy, que l'on rencontre bien souvent dans les romans finissent par m'ennuyer. La critique sociale dans ce roman est moins bien venue que dans ses autres livres. Dans l'ensemble, je ne suis pas très convaincue. Si j'ai tant attendu pour le lire, ne soupçonnais-je pas précisément qu'il me déplairait?

D'ordinaire, si j'ai un roman de Coe en main, je le lis sur-le-champs.

Je mettrais cet opus loin derrière «  Testament à l'anglaise »( qui reste son meilleur), Bienvenue au club, et La Pluie avant qu'elle tombe...

Et voilà le problème, avec la PAL: ce sont des livres que l'on remet à plus tard, parce, dans plusieurs cas, on a senti, sans se le dire, qu'on avait eu tort de les acheter...

 

Cette lecture est commune avec George, je me demande si elle sera moins sévère que moi...

 

 

 

 

 

 

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans, nouvelles
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commentaires

Marie 13/11/2009 07:45


Je n'ai encore jamais lu cet auteur. Il faudrait que je me décide à le découvrir. Peut-être pourrais-je commencer par La pluie, avant qu'elle ne tombe ?


Dominique Poursin 13/11/2009 12:06


J'ai commencé avec " Testament à l'anglaise" et pour moi, c'est son meilleur.


Isabelle 10/11/2009 14:15


Tu es bien sévère! Je dois dire que pour ma part, j'avais beaucoup aimé. Ce qui m'impressionne toujours avec Jonathan Coe, c'est la façon dont il construit son récit. Il semble tisser une immense
toile dont chaque filament finit par se rejoindre, la fin faisant alors écho ou concluant à merveille le début.


Dominique Poursin 13/11/2009 11:58


Coe est un bon architecte pour les récits.


keisha 10/11/2009 12:13


Ce n'est pas non plus mon préféré de l'auteur!!!
Et : tu es taguée!


Dominique Poursin 13/11/2009 11:57


Les tag m'amusent dans la mesure où ils me permettent de publier des photos que je ne saurais pas commenter autrement.


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