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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:12

Au malheur des dames

Deux femmes employées au Marché Saint-Pierre, sont kidnappées par un psychopathe qui les torture dans une portion condamnée du bâtiment abritant un magasin de tissus, boutique appartenant aux frères Michel.

Antoine Michel est un patron «  à l’ancienne » qui  a les mêmes employées depuis longtemps, les paie, et se désole de leur disparition !  Le rêve !

 

En même temps les frères Michel reçoivent des lettres de menace, on scotche des poupées vaudous sur leurs murs…

Rebecca Levasseur, une jeune sociologue qui s’ennuie dans son bureau à compulser des statistiques, s’est fait embaucher par des agences d’intérim pour remplacer Violette. Elle aime à honorer de petits contrats pour observer divers groupes sociaux deplus près.

Pour l’heure, elle va mener l’enquête, jouer les détectives… pendant ce temps la police ne fait rien, comme d’habitude. Le lieutenant en chef roule des mécaniques, son adjoint l’admire, le nouveau  Thomas Klein, n'a intégré la police que pour gagner sa vie, et ne pense qu’au suicide...


J’ai bien aimé Antoine Michel le patron à l’ancienne, le personnage du flic suicidaire, Léon Witz qui parle à sa plante carnivore, et son cheminement dans les Catacombes, que j'aurais aimé voir durer plus longtemps. Les autres personnages sont plus conventionnels à peine esquissés parfois. Mais l’ensemble fait l’affaire.


le style est efficace. Prédominance du langage parlé. On s’attend à une description du quartier, à un roman de mœurs à cause de la référence à Zola. Mais c’est un polar tout court, avec  un récit linéaire. Il n’y a pas de retour en arrière significatif. Ni rapide, ni vraiment lent ( pas beaucoup de descriptions du quartier ni du marché Saint-Pierre. Quant on pense que l'auteur est accusée d'avoir sali la réputation d'un quartier dont elle parle si peu, c'est à n'y pas croire!

 

Pas de qualités exceptionnelles, mais Lalie Walker a su éviter les écueils dans lesquels tombent souvent les auteurs de polar. Pas d’incohérence, pas trop d’invraisemblance, pas de longueurs ( sauf un peu les tortures infligées aux deux filles, mais certains aiment ça), rien qui fasse sauter des pages.



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Published by Dominique Poursin - dans Lecture policiers
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commentaires

keisha 09/05/2010 10:13



Les récits de torture : pas trop j'espère!


j'ai plutôt entendu parler de ce roman suite aux problèmes avec le vrai marché Saint Pierre.



Dominique Poursin 09/05/2010 21:00



le quartier n'est pas décrit d'une façon très caractéristique. De sorte que l'on ne saisit pas très bien pourquoi il y a un procès.


Bien des romans ont été situés dans des villes ou quartiers précis,nommés et décrits, sans que cela pose de problème à l'auteur...



Lilly 08/05/2010 21:26



Pas trop mon truc, et j'ignorais tout des déboires de l'auteur...


Bon retour !



la librivore 08/05/2010 19:22



Oui, ton blog est très riche. Je suis ravie de t'accueillir dans cette communauté !



Dominique Poursin 08/05/2010 20:53



Je viens d'y publier cinq articles sur des livres écrits par des femmes.


Rien que du très bon!



Mango 08/05/2010 15:14



Les gros travaux sont finis? On peut se réjouir de ton retour alors! 


Tu n'es donc pas trop déçue de ce livre dont j'ai lu une mauvaise critique par ailleurs! Tant mieux vu les déboires qu'il cause à son auteur!  



Dominique Poursin 08/05/2010 15:50



Bah! finalement , je n'ai rien fait ; j'ai confié mon engin à plus compétents...



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