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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 23:59

Le Poète de Gaza

Actes sud Noir, 2011.

 

Le narrateur est un agent des Services Secrets israéliens. Il est chargé d’éviter les attentats-suicides. Une mission particulièrement délicate l’attend : capturer le chef d’une organisation terroriste palestinienne. Pour cela il va approcher Dafna, romancière israélienne, afin d’entrer en contact avec Hani, son ami palestinien, également écrivain, qui est le père du chef terroriste. Hani est coincé à Gaza, atteint d’un cancer en phase terminale.

Peut-on encore lire un  Actes sud noir  sans cancer en phase terminale?  ( il n'y a pas longtemps j'ai souffert avec une jeune femme très malade dans la Tristesse du samouraï).

 

Un bon point tout de même, ici, la maladie sert l’intrigue. Le narrateur va tenter de rapatrier le malade dans un hôpital d’Israël. Son état de santé devrait le rendre plus facile à berner.

Le narrateur se fait passer auprès de Dafna pour un écrivain cherchant un agent littéraire, assorti d'un riche bienfaiteur… Notre espion est un lettré !

Dafna semble comprendre de quoi il retourne, accepter implicitement le marché, et en profite pour demander des compensations : le narrateur doit s’occuper de son fils à elle, drogué et endetté, le ramener à la maison.

Hani, lui, ne se doute de rien. Petit à petit, le narrateur s’attache au couple d’écrivains, cultivés, pacifistes, nostalgiques, si différents des gens qu’il a coutume de fréquenter. Mais il doit mener à bien sa mission…

 

Avant d’en arriver à l’intrigue proprement dite, le narrateur nous fait assister par le menu à des scènes d’interrogatoire violentes auxquelles il participe. Longues et répétitives, elles ont pour but de nous rendre crédible un homme qui pourrait apparaître un rien trop sympathique pour un agent des services secrets.  Pour peu qu’on veuille se laisser prendre, et subir patiemment ces interrogatoires du début, le récit est bien conçu, et on le suit volontiers.

Cependant le suspense est minime, les personnages assez convenus (le jeune homme camé désespéré, la romancière  fascinante décidément trop belle…) et on ne va rien apprendre de neuf, sauf sur l’utilisation des cédrats dans les fêtes religieuses juives.

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commentaires

Claude LE NOCHER 13/08/2012 20:10


Effectivement, Dominique, ce n'est pas un pur suspense, mais les romans (noirs) évoquant Israël et Gaza ne sont pas légion. J'ai bien aimé celui-ci, non seulement pour l'évocation des méthodes
des services de défense israéliens, mais pour l'ambiance générale, fatalement sombre. Y compris concernant la vie perso du héros.


Amitiés.

Dominique Poursin 18/08/2012 14:29



Bonjour!


Je l'ai choisi pour la même raison que vous! un polar israëlien,il n'y en a plus. Feue la romancière Batya Gour en avait signé quelques uns de bons.



keisha 13/08/2012 08:28


Bizarre, au départ je me disais pourquoi pas, mais finalement... D'Actes sud noir je n'ai lu que le premier millenium (et pas continué les deux autres!)

Dominique Poursin 18/08/2012 14:27



J'ai lu les deux premiers ! mais le deuxième tome ne m'a pas vraiment plu et j'ai arrêté.



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