Une histoire très romanesque : un violoniste déprimé, dont la femme a brisé le violon, et qui n’arrive pas à en retrouver un semblable en dépit de nombreuses démarches, décide de se donner la mort. Il s’alite et au terme de sept jours la mort survient.
Du premier au septième jour d’agonie, l’homme se souvient et revoit sa vie entière… mais aussi le futur ! Ce que vont devenir ses enfants ! ( aide d’une voix off).
Comment à quarante ans sa mère (une maîtresse femme) le marie de force à une mathématicienne pas jolie qu’il n’aimera jamais. Drame
La mort de cette même mère d’avoir trop fumé le nuage au-dessus de la tombe : comédie douce-amère
Les leçons avec un professeur à barbe blanche. ( genre mystico-rigolo)
L’avenir de ses enfants ( genre comédie américaine de nos jours pour le garçon ; genre comédie dramatique hollywoodienne pour la fille)
Le rêve d’être Socrate mourant au milieu de ses disciples( embryon de péplum !)
Les visites d’Azaël l’ange de la mort ( version film d’animation comique et version fantastique )
Apparition de Fantômas ; séquences courtes genre Chaplin.
Esthétique neige dans le jardin (fait penser à Max Ophüls)
Un amour contrarié qui est la vraie cause de tout cela (mélodrame)
Scène de ménages domestiques réalistes (avec la femme et les enfants)
Et j’en passe ! Un exercice de style, qui mange dans tous les râteliers, mais ce n’est pas raté, loin de là !
Un objet inclassable comme on dit.
Les comédiens : Mathieu Amalric (le violoniste) ; Maria Medeiros( la femme pas belle pas aimée ) Isabella Rossellini (la maman fumeuse) sont particulièrement bons. Les enfants aussi.