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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:18

simon-werner-a-disparu-1859-4

Fabrice Gobert, 2010 (enregistrement du 7 ; FR3)

 

 

Un cadavre est trouvé dans une forêt de la banlieue parisienne à proximité d’une cité pavillonnaire.

Les jeunes s’étaient retrouvés à danser pour fêter les 18 ans de Jérémie… la fête s’interrompt, pour aller patrouiller dans la forêt…

La victime est  Simon Werner, lycéen de Terminale du lycée proche ; il avait disparu depuis plusieurs jours.

Ensuite, ces jours, celui de la disparition et les suivants, jusqu’à la découverte du cadavre, sont vécus en 4 chapitres vus par quatre lycéens différents de la classe de Simon.  Jérémie, garçon sportif au visage intéressant, qui va fêter ses 18 ans, avec un pied dans le plâtre qu’il s’est fracturé au football. Alice (Ana Girardot) blonde roux, cheveux jusqu’aux reins, mignonne, amie de Simon( on verra que ce n’est pas la seule)qui réfléchit sur sa disparition et pense à une fugue ; Rabier ( Jean-Baptiste seulement désigné par son patronyme car il est un peu la tête de turc des autres) qui voit son propre père prof de physique soupçonné par les autres élèves de la disparition de Simon. Il finit par s’enfuir avec Laetitia une jolie  maghrébine punk ; Simon lui –même jusqu’à sa propre fin, vite arrivée, ce dernier chapitre étant très court…

Les quatre récits narrent des scènes similaires, selon des points de vue différents. Le logement de fonction de Rabier père est visité par Jérémie et un de ses amis, persuadés que l’homme est psychopathe ; On réussit à créer une impression d’étrangeté par rapport à ce logement en fait assez banal ! Jérémie terrifié par le prof tombe avec ses béquilles.

Simon sur le terrain de sport a été vu remettant une enveloppe avec des billets à l’entraîneur. Suivant Alice, « il est racketté », suivant l’autre garçon «  ils sont complices dans un trafic de drogue », l’entraîneur, aussi bien que Rabier père sont accusés de pédophilie et serial-killing.

Les jeunes se regroupent et se séparent dans le logis où l’on danse. Dans la forêt où ils cherchent Simon de nuit. La forêt joue aussi un rôle le jour.

Rabier et Laetitia en position d’infériorité, sont souvent seuls et finalement ensemble. J'adore less deux grandes méches rouges de Laetitia. Je connais une sympathique coiffeuse qui a les mêmes.

Les scènes sont courtes et s’arrêtent assez vite. Le récit suit un cheminement elliptique. Souvent les adolescents se disent des propos qu’on n’entend pas bien. Le procédé est fréquent : soit ce qu’ils disent n’a pas d’importance mais pour cette séquence il est nécessaire de donner l’impression du dialogue, soit le bruit de voix participe de l’esthétique du film, soit ces propos sont intéressants mais il faut les deviner. Ici on a le choix !

Dans l’ensemble,  on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Le film a été comparé  à Elephant, certes il en reprend la construction, mais le cinéaste est encore débutant.

Ce serait un bon film, si Gobert avait su donner une signification à la mise à mort de Simon, la relier aux péripéties précédentes. Par exemple : cette mort aurait pu avoir un sens sacrificiel, être inconsciemment voulue par les autres, les gêner d’une façon ou d’une autre. Ils auraient pu être traumatisés par le cadavre…. Ce n’est pas le cas. Les funérailles se passent bien et la vie reprend son cours. Donc c’est un peu court, justement…

la morale de l’histoire semble être qu’il ne faut pas donner du feu à n’importe qui. Si vous avez cessé de fumer, vous ne risquez rien.

 

Simon Werner-Jules-Pelissier-l-ancien-candidat-de-la-Nouvel

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