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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:56

une banale histoire 48249 250 400 

Folio 2 euros, 131 pages.

 

Moi qui avais de bons souvenirs de Tchekhov, que cette longue nouvelle m’a donc ennuyée au plus haut point !

Le narrateur est un professeur de biologie-médecine de 62 ans, qui enseigne encore, mais pense sa fin prochaine, et n’arrête pas de l’envisager. Il se base sur un autodiagnostic dont on reste à ignorer les détails. Toutes les deux pages il se dit qu’il va mourir bientôt, dans quelques mois, là tout de suite… c’est le leitmotiv de son récit.

Nicolaï Stépanovitch est mécontent de tout, à commencer par sa femme Varia, devenue épaisse et grippe-sou, il se demande ce qu’il a pu lui trouver autrefois. Sa fille il la trouve égoïste, elle lui coûte cher avec ses cours au conservatoire de musique. Il déteste son futur gendre dont il fait un portrait effrayant, ce serait un. Son fils est officier, qu’est-ce qui lui a pris d’embrasser la carrière militaire ?

Les étudiants sont stupides, les collègues casse-pied, l’époque insupportable, le théâtre de maintenant imbuvable. Les sorties théâtrales, quel ennui ! Une bonne pièce ne devrait pas être jouée, elle se suffit d’être lue. « Je n’ai jamais partagé cet engouement pour le spectacle. Amon avis, si une pièce est bonne, point n’est besoin, pour qu’elle fasse l’impression voulue, d’importuner des acteurs ; on peut se borner à la lire. Si elle est mauvaise, aucun jeu ne la rendra bonne. »  Intéressant de lire cela sous la plume de ce dramaturge dont les pièces sont et furent si souvent mises en scène…

C’était au temps où le théâtre, occidental en tous cas, était surtout du texte. Ce genre littéraire a évolué, et nombreuses sont à présent les pièces qui reposent presque entièrement sur la mise en scène !

Enfin, il y a Katia, une orpheline dont la famille s’occupe depuis longtemps. Enfant, elle a vécu avec eux, ensuite elle a fréquenté un internat. Nicolaï l’aime davantage que ses propres enfants, bien qu’il la critique aussi beaucoup. Katia est partie jeune vivre sa vie, c'est-à-dire se lancer come actrice dans ne troupe de théâtre, en Europe. Là-bas, elle a connu bien des déboires, amoureux et professionnels et la voilà encore jeune, revenue près de son père adoptif dans une maison qu’elle loue. Aussi désespérée que Nicolaï mais pour d’autres raisons. Ils ne peuvent rien l’un pour l’autre ! L’on a rarement lu un texte aussi déprimant.

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans, nouvelles
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commentaires

Anis 13/02/2013 19:49


Peut-être Tchékov était-il un homme déprimé lui-même. Ce qui est sûr, c'est que ce texte est le fruit d'une certaine mauvaise humeur.

Dominique Poursin 14/02/2013 09:58



Je ne retrouve pas le plaisir éprouvé à la lecture de certains récits tel "La Steppe" par exemple.



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