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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:28
Revoir des films et les trouver différents

Sueurs froides Vertigo Hitchcock 1958

Polar film, enregistrement du 26.février . 2 eme fois.

Je suis tombée sur une version française

Tout est allé de travers dans mon appréciation ; L’acteur Stevens plus âgé que dans mon souvenir, mais il réussit à avoir l’air tourmenté. Kim Novak, surtout a moins de charme que je ne croyais. Son chignon est toujours parfait, certes, mais elle est décidément trop blonde pour le rôle…

Même châtain roux. Comment le policier en détachement peut-il tomber amoureux d’une femme aux airs fuyants, aux traits agréables mais passe-partout, qui a l’air de tomber de la lune. Une seule fois, lorsque, mise au lit par son prétendu sauveur, elle se soulève, regarde et écoute d’un air soupçonneux et anxieux, on se doute qu’elle joue la comédie et qu’elle a, en fait, une personnalité.

Connaissant l’histoire, je n’ai plus la surprise. Je me rends compte à quel point cette intrigue est invraisemblable. Il faut que cet homme soit bien atteint pour ne pas reconnaître Madeleine dans Lucie Barton, même si elle a changé de look, de couleur de cheveux et de robe, de manières (en fait , elle est elle-même à présent). Dans la seconde partie, ils jouent un jeu dont ils ne peuvent pas être complètement inconscients. Admettons… mais dans la première, l’homme s’il est à peu près normal, ne pourrait croire à une aussi grossière comédie. On dit que l’amour est aveugle, mais…

La seconde partie du film, loin de développer la personnalité de Lucie, accomplit la chute de la pauvre fille, que l’on réussit à plaindre. Certaines scènes restent effrayantes : la religieuse qui apparaît dans le clocher, juste à la fin avec son revêtement de bure, continue à faire peur, comme un vrai fantôme, alors même qu’elle propose… des paroles apaisantes.

En revanche, j’apprécie le clair-obscur bien réparti dans ce film ; la beauté des lieux où évoluent les héros. Le fleuriste, la salle de musée, le jardin où dans la première partie les protagonistes évoluent la nuit ; la berge avec l’arbuste où se tient la fille, devant la mer à San Francisco. Les premières scènes de poursuite stimulantes. On note les tenues de Kim Novak dans chacune des parties. On se les commente : le grand manteau blanc, le peignoir de chambre rouge à fleurettes (je l’aime bien celui là) la tenue noire ; et dans la seconde, prépondérance du vert au début ; avant qu’il ne la rhabille pour la mort. Ce rhabillage anéantit complètement la femme devenue objet, robot, mannequin, et aussi oiseau affolé.

La Nuit du chasseur (Charles Laughton) 3 eme fois. ****

Enregistrement d'avril

Je ne me rappelais pas qu’il y avait autant de scènes à l’orphelinat, dans la maison où Rachel recueille les orphelins. Après avoir pleuré ses enfants morts, Rachel en adopte d'autres. Elle a raison. Mais ce personnage m'avait laissé peu de souvenirs. C'est une femme autoritaire, psychorigide, et si j'avais été dans l'histoire, elle m'aurait engueulée sans arrêt avant de m'abandonner au prédateur....Heureusement que John sait se conduire bien.

Je pensais que la plus grande partie du film montrait le martyre de la pauvre Shelly, son assassinat, la fuite des deux enfants sur le fleuve et parfois sur la berge. Les scènes d’orphelinat ne sont pas dépourvues de suspense mais elles sont très convenues c’est pourquoi on préfère ne pas s’en souvenir…

J’ai trouvé que la petite Pearl avait l’air stupide et pas jolie du tout !!! J’en avais conservé un tout autre souvenir.

Les animaux, que le cinéaste filme abondamment pendant la fuite des enfants, sont très nombreux et bruyants. Il ne s'agit pas d'une ou deux grenouilles. Ces hiboux, crapauds, lapins et autres ont l’air d’animaux en peluche (animés bien sûr). Il s'agit du point de vue des enfants, et ils sont très sensibles aux animaux. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point le cinéaste épousait le regard des enfants.

La rivière c’est l’Ohio.

Nuit du chasseur

Nuit du chasseur

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commentaires

dasola 28/07/2013 16:56

Bonjour Dominique, moi aussi je constate que les années passant, on regarde un film différemment. D'ailleurs, c'est pourquoi, il y a des films que je ne veux plus voir tellement je les ai aimés ayant très peur d'être déçue. Bonne fin de week-end.

dominique 23/08/2013 10:11

Pour Hitchcock, j'ai vu trois fois les Trente-neuf marches, toujours avec plaisir; Psychose, les Oiseaux et Frenzy, deux fois sans aucun ennui. Ce film là je ne le trouve pas si bon, la deuxième fois. Peut-être avais-je un souvenir trop vif de l'intrigue?
J'ai encore aimé La Nuit du chasseur tout en notant des différences.
On ne regarde jamais deux fois le même film, c'est certain!

Pintoux 25/07/2013 18:48

BOB DYLAN - DICTIONNAIRE : paru (au camion blanc)

dominique 23/08/2013 10:05

Je serais enchantée de recevoir ce cadeau.

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