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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 18:32

1971

Vienne ; rue de Hongrie ; café Landtmann ; Au vieux Denier ; Wiener Wald ; Kahlenberg ; le magnolia du Parc municipal ; Malina (rencontres manquées, graves malentendus ; rêvasseries idiotes) ; Béla Andras( enfants de Malina) ; Yvan ; le Pont de la Glan ; la Promenade du lac ; un bouquet de lis Martagon....

La narratrice évoque son compagnon Malina et son amant Yvan. Elle est coincée entre les deux. Ils vivent dans la même rue à Vienne (rue de Hongrie) et ça ne lui est pas difficile de se rendre chez son amant. Malina fait un travail intellectuel, Yvan est ingénieur et hongrois. On croit comprendre qu’elle a pris un amant pour avoir une vie personnelle secrète, mais l’identité de cet homme ne semble pas compter. Elle ne parle ni de l’un ni de l’autre comme si elle en était amoureuse. Il n’est pas question non plus d’attirance sexuelle (ni avec l’un ni avec l’autre). Mais peut-être n’ai-je pas compris…Ce qu’elle nomme le Bonheur (chapitre 2) soit ses rencontres avec Yvan, restent désenchantées, elle parle beaucoup de petits détails malheureux qui plombent les atmosphères… qui font l’effet de petits cailloux coupants blessant le pied, et gâchant le cheminement, dans une chaussure pourtant seyante.

Pour décrire son existence avec Malina,(pourquoi Malina ? pourquoi un nom à consonances féminine ?) elle invente des conversations courtes au style direct qui montrent qu’ils ne s’entendent pas trop bien. Mais pourquoi, je n’en sais rien. Avec Yvan, ça cloche aussi. Vers la fin du récit, on dirait que la liaison s’achève et qu’elle pense à se suicider. Mais rien n’est sûr, car tout le long du récit, elle est également contrariée. On dirait aussi que Malina sait qu’elle voit quelqu’un d’autre, mais son attitude est ambiguë.

Le récit se veut poétique avant tout ( Ingeborg Bachmann est célèbre pour sa poésie, et Malina est son seul roman). Le style « monologue intérieur », la façon primesautière, mélancolique, et sans transition visible de passer d’une idée, d’une métaphore, d’une constatation à l’autre, peuvent faire penser à Virginia Woolf.

Un ensemble qui me laisse dubitative. Je n’ai pas compris grand-chose ! je sais bien qu’Ingeborg Bachmann eut une liaison malheureuse avec Paul Celan( j’ai lu des extraits de cette correspondance) et une liaison différente avec Max Frisch. Cela ne m’aide en rien à saisir de ce texte la substantifique moelle… Si quelqu'un peut m'aider...

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