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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 19:33
Moonrise Kingdom Wes Anderson ****

2012

Met en scène deux enfants de douze ans Sam et Suzie qui ont fait une fugue vers une île au large de la Nlle Angleterre. Le garçon est un scout orphelin, la fille une fillette de bonne famille avec trois petits frères agaçants et des parents agaçants (Frances Mc Dormand et Bill Murray !).

Le garçona gardé son chapeau de castor, la fillette sa petite robe rose, son électrophone avec un disque de Françoise Hardy ( on est en 1965), trois livres de contes grand format, un petit chat et des boîtes de Friskies, ainsi que des jumelles. Ils sont trognons, et émouvants ! Les premiers contacts sexuels se mêlent délicatement à tout un tas de petits événements qui tiennent de l’enfance.

Rattrapés par une armée de scouts,, ceux-ci les aident à s’enfuir à nouveau. Il se passe des choses rigolotes comme par exemple lorsque Sam traverse un champ de foudre et s’en sort très bien quoique noir comme de la suie ! Mais lorsqu’il embrasse sa « femme » comme il l’appelle, ses baisers ont un goût de foudre ! Le coup de foudre entre les deux jeunes a eu lieu lorsque la fillette dansait pour l’école déguisée en corbeau. Les deux enfants font réellement exister cette histoire loufoque et conte de fée en même temps. Les adultes sont des seconds rôles de personnages un peu stupides et assez drôles. Je n’avais pas aimé le Darjeeling Limited, et croyais ne pouvoir aimer un film de Wes Anderson, mais celui-ci me plaît. La faute aux héros du Darjeeling grands enfants pas drôles, tandis que ceux-ci sont tout à fait crédibles. Leur paradis est délicat mais pas mièvre.

La mise en scène est très stylisée (paysages qui flirtent avec le film d’animation parfois) des ombres chinoises, des orchestres fins et des déguisements. Un régal.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 19:35
Suzanne Katell Quillévéré **

Sara Forestier( Suzanne) Adèle Haenel ( Maria) François Damiens( le père) Corinne Masiero (l’avocate assistante sociale)

Suzanne a toujours vécu avec son père camionneur et sa grande sœur ( peut-être trois ans de plus qu’elle). Le papa est veuf et elle ne se souvient pas de sa mère. On la voit sur une tombe. En un grand nombre de séquences courtes, achevées par un noir, on suit Suzanne de cinq à 35 ans environ.

Elle danse pour l’école, elle pleure livrée à elle-même dans la journée, elle est enceinte tôt encore lycéenne, elle a un petit garçon que sa sœur et elle élèvent avec papa, elles travaillent ( elle dans un bureau, la sœur dans un atelier de couture) ; elle vont en boîte ; elle rencontre un type qui vit de combines louches et s’en amourache grave ( il est quelconque, on n’y croit pas…)

Bien que la mise en scène soit une bonne idée ( toute en ellipse, on doit deviner ce qui se passe entre deux séquences) je n’arrive pas à vraiment m’intéresser à cette histoire : ce qui est mis en séquence n’est peut-être pas ce qui aurait dû l’être ? On n’a pas vu le Maroc,où elle était partie à l'aventure, on trouve le voyou quelconque, on n’aime pas que la sœur disparaisse pour que Suzanne revienne vers son père, prendre sa place en quelque sorte : on a envie de dire que la sœur ne méritait pas cela!

On a rapproché ce film d’A nos amours de Pialat : mais dans A nos amours, les gens sont violents entre eux, les conflits éclatent, et c’est ça la vie. Dans ce film, les protagonistes sont bien trop gentils les uns avec les autres…

En fait, on n’a pas besoin de deviner ce qui se passe entre les séquences, puisqu’on nous informe des événements passés pendant ladite séquence. Dès lors pourquoi ne pas les filmer ces événements ? On veut voir Suzanne et son ami cambrioler des maisons faire un peu Bonnie and Clyde….on veut voir comment la soeur connaît son triste sort... Bref, la plupart des ellipses ne sont pas intéressantes.

Mal choisies ou mal mises en scène ??? Je ne saurais dire...

Les filles sont vêtues de fripes vraiment affreuses en guise de costumes : notamment Suzanne perdue dans des vestes et pantalons jeans trop grand et informes, son corps s’y dissimule ; les vêtements de Maria sont mieux ajustés à ses formes mais tout aussi laids.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 18:36
James Ivory Retour à Howards End ****

D’après un roman d’EM Forster avec Emma Thompson ( Emma Schlegel ) Helen Bonham Carter ( Helen) Anthony Hopkins ( Mr Wilcox).

Emma et Helen sont deux allemandes anglophones qui vivent à Londres avec leur frère : Emma est devenue très british, Helen est fantasque et souhaite s’occuper des pauvres mais pas comme dame patronnesse ; le garçon passe son temps à la maison et s’intéresse à bien manger et bien dormir. Tous les trois aiment la lecture et les deux femmes vont écouter des conférences. Emma est devenue l’amie de Ruth Wilcox, une voisine plus riche qu’elle. Elle supporte de bon cœur ses humeurs mélancoliques, ses discours d’une affligeante banalité. Helen a failli devenir la maîtresse d’un des fils Wilcox, mais il est parti au Nigéria.

Dans les entretiens de Ruth et Emma il est souvent question d’une très belle propriété qui prend des allures de paradis perdu ou inaccessible : Howards End. Elles doivent toujours y aller et la visite est remise à plus tard. Ruth tombe malade ; avant de mourir elle tente de rédiger un testament pour léguer Howards End à Emma ; c’est une infirmière qui lui tend la main.

Après le décès de Ruth le bout de papier où sont couchées les dernières volontés de Mrs Wilcox finit dans le feu : ni Mr Wilcox ni surtout ses enfants ne veulent que cette propriété revienne aux Schlegel.

Cependant Emma va épouser Mr Wilcox ; il la trouve à son goût et se sent seul. Les motivations d’Emma sont difficiles à saisir (en dehors du fait qu’elle aimerait s’installer dans cette belle propriété…). Helen quant à elle s’est attaché aux sort du couple Bast Leonard, un employé de bureau au chômage, fier, et ne voulant pas d’argent mais charmé par Helen ; et la maîtresse de Bast, une jeune femme plantureuse et pas très futée, qui a dû se prostituer pour vivre.

Emma doit se battre contre les rejetons Wilcox qui haïssent leur belle-mère ; Helen a fui en Allemagne et revient enceinte vraisemblablement de Leonard. Mr Wilcox veut la chasser d’Howards End ; Leonard l’y rejoint. Il est tué par Charles le fils Wilcox ; heureusement, car finalement pour se faire pardonner Mr Wilcox s’installe avec les deux femmes et le bébé à Howards End.

L’intrigue est prenante, les personnages variés, l’humour est présent, c’est très bien interprété !

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 18:34
17 filles de Delphine et Muriel Coulin ***

D’après un fait divers survenu à Gloucester dans le Massachussetts en 2008 : 17 élèves de lycée de 16 à 17 ans se firent mettre enceintes en l’espace de quelques mois avec l’idée de former une communauté et d’élever les enfants d’une « autre manière ». Un documentaire-fiction en fut tiré écrit par une journaliste qui interrogeait 4 de ces filles : je me rappelle n’avoir pas pu le lire, à cause du langage et des propos impossibles de ces adolescentes.

Le film réalisé ici reprend l’argument en le situant dans la région de Lorient.

Ce n’est pas un film social , mais plutôt esthétique, cherchant à mettre en place une ambiance : le décor, la plage les rochers la mer, les paysages et les décors jouent un grand rôle. Les filles sont filmées de façon à montrer les grossesses, des plans et des cadrages réalistes mais spéciaux tout de même.

Ce ne sont plus ( comme dans le documentaire écrit) des adolescentes de milieu déshérités ou en échec qui veulent être enceintes pour exister, qui n’ont que ce moyen, et qui n’ont pas eu de vie de famille tant soit peu normale. Ici les jeunes filles sont des adolescentes de familles de classe moyennes. Elles ont toutes leur chambre, des chambres assez grandes et confortables où on les voit attendre.

Cela ressemble à des films tels « la vie au ranch ». On les voit vivre, évoluer, être heureuses ou tristes. Il y a pourtant une intrigue, tout d'abord la jeune fille que fascine Camille et qui feint d'être enceinte pour lui ressembler... impitoyablement éjectée du groupe dès que la supercherie est connue. Et au moins une autre péripétie...

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 18:39
Tom à la ferme Xavier Dolan ****

2014

Tom un garçon de vingt ans. A perdu son ami et amant qui vivait dans une ferme bien équipée mais loin de tout. La mère ne sait pas que son fils était homosexuel : Francis le frère aîné se charge de le dire à Tom ; il faut qu’une fille fasse semblant d’avoir été la petite amie de Tom. Ce sera Mathilde, une amie de Tom.

Celui-ci joue le jeu, mais avec provocation, et la mère de ce jeune homme défunt semble tout savoir et faire semblant de rien. Francis est probablement psychopathe (on se demande si ce n’est pas lui qui a tué son frère ??). Tom est attiré par la vie à la ferme, il apprécie d’aider une vache à vêler , mais on ne nous montre pas la chose, seulement le sang ; et quelques jours plus tard, Tom porte le veau qui semble mort…

Francis tente de se rapprocher de Tom mais c’est pour avoir envers lui des gestes de violence. Tom cherche à s’enfuir, comprend qu'il est piégé.

On aime bien la permanente de Tom, ses anglaises filant dans tous les sens autour de son joli visage inquiet. Les courses-poursuites, l’ambigüité qui règne…malgré les sous-titres je n’ai pas tout compris du langage québécois. J’ai eu peine à me rappeler par exemple que « char » c’est voiture … et d’autres choses du même ordre.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 18:38
Arnaud Despleschin  Jimmy P. psychothérapie d’un Indien des plaines.***

Benicio del Toro ( Jimmy) Mathieu Amalric ( Georges Devereux)

Après la Seconde Guerre Mondiale, Jimmy Picard, un Indien Blackfoot ayant combattu en France, est admis à l’hôpital militaire de Topeka, au Kansas, un établissement spécialisé dans les maladies du cerveau.

il souffre de migraines, de genres de convulsions, vertiges, cécité temporaire, perte d’audition. On le pense schizophrène alors qu’il est normalement socialisé et parle comme tout le monde !! la bêtise d’un tel diagnostic fait dresser les cheveux sur la tête ! La direction de l’hôpital décide toutefois de prendre l’avis d’un ethnologue et psychanalyste français, spécialiste des cultures amérindiennes, Georges Devereux. La psychothérapie a lieu : on découvre que Jimmy a des problèmes avec les femmes. Sa mère, sa première amie, mère de sa fille, cette très jeune fille, sa seconde épouse…

les deux hommes s’entendent bien : c’est même un duo hystérique/ obsessionnel auquel on assiste ; en chacun des deux hommes les pulsions homosexuelles enfouies pointent le bout du nez ; pour s’en défendre, ils s’engagent l’un et l’autre dans une relation avec une femme. Ça permet à Jimmy de reprendre un bon contact avec la gent féminine, indienne de surcroît. Georges lui, fait venir une femme mariée mais libre avec qui il entretient une liaison à éclipses. Tous deux sont un peu snobs ce qui énerve mais pas au point de les trouver antipathiques. Jimmy, lui est un brave homme franc et droit. Apparemment, il guérit.

La psychothérapie qu’on nous montre est plutôt rudimentaire, et se déroule sans complications majeures ; c’est rarement aussi simple dans la vie…

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 18:39
Pawel Pavlikovski Ida ****

2014

Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses vœux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.

Deux vies manquées : la tante, qui a perdu un enfant, n’a pas voulu sortir Ida de son couvent trop tôt, et ne l’a pas élevée. Son existence fut celle d’une magistrate passionnée, communiste et intraitable. Alcoolique aussi. Elle pense de son devoir de lui révéler ce qu’est devenue sa famille, et de rechercher les corps auprès des paysans du village Polonais qui ont été témoins du drame, témoins et partie prenante. L’homme qui cachait la famille dans la forêt, les a finalement tués pour que les nazis ne s’en prennent pas à lui. Et confié Ida à la paroisse catholique de l’endroit « elle était toute petite ne savait pas parler, était une fille ; personne ne pouvait deviner qu’elle était juive »

Ida s’identifie brièvement à sa tante habite son logement boit son alcool, met ses tenues, a une aventure , puis retourne à son couvent. Le modèle social qu’elle perçoit n’est pas très intéressant : la vie de sa tante ne fait pas envie, l’existence de femme mariée et mère imaginée par le musicien n’offre rien de passionnant ; la religion non plus à vrai dire… présentée comme une suite de petits rituels qui se répètent indéfiniment…mais Ida y est habituée ; surtout il y a la dette dont elle ne dit rien mais qui pèse sur elle : elle doit la vie à l’église catholique.

L’esthétique noir et blanc est austère, les faits suggérés : on montre la préparation du suicide de la tante avec une succession de petits plans brefs, et on la met devant la fenêtre parés avoir montré la fenêtre : mais on ne la voit pas se jeter.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:43
L’Inconnu du lac Alain Guiraudie ***+

2013 diffusé sur Arte

Lac de Ste Croix, dans le Var ( non loin des gorges du Verdon, mais ici ce paysage somptueux ne joue aucun rôle…) le cinéaste a filmé le lac et ses rives de sable et cailloux, le sous-bois, avec son parking : de ce paysage assez ordinaire, il tire de magnifiques effets : la lumière du petit matin au crépuscule, l’obscurité, l’eau, le vent…

Il s’agit d’une rive du lac avec un sous-bois à l’arrière ; cet endroit est fréquenté par des homosexuels qui cherchent à draguer.

Le « héros « s’appelle Frank ; il a 25-30 ans ; le film s’ouvre sur le parking du lac ( c’est un plan fixe qui va se répéter sept fois) ; on y verra toujours des voitures garées sauf une fois, il sera vide. Cela me rappelle le plan fixe du film d’Hanecke « Caché ». Il montrait plusieurs fois la maison du couple « traqué », à intervalles réguliers ; cela produit un effet d’inquiétude et d’étrangeté.

Le film est donc divisé en 7 chapitres correspondant chacun à un jour de semaine. Le premier jours Frank tente de draguer Michel ( en fait on ne connaîtra son nom que plus tard…) qu’il a déjà repéré et qui lui plaît. Michel est en compagnie d’un autre homme ; pendant que Michel s’envoie en l’air dans un fourré du sous-bois, il fait de l’œil à Frank non loin.

En fait Frank va rencontrer Henri : c’est un homme plus âgé ( 40 ans environ) en surpoids, assis sur la plage à ne rien faire ; il explique à Frank qu’autrefois il avait une femme, et allait sur la rive d’en face « réservée aux familles » ; maintenant il est séparé d’elle et seul. Cherche-il une aventure homo ? Non les hommes ne l’attirent pas spécialement ; bien qu’il ait déjà eu ce type d’expérience. Henri est bûcheron (pour ce métier, il a cependant les membres bien flasques…) et Frank n’a plus de travail, autrefois il a vendu des primeurs sur les marchés. Ils sympathisent platoniquement.

On ne cherche pas à montrer la beauté : Frank et Michel sont jeunes et donc encore minces, avenants sans être spécialement beaux ; Henri est de son âge, en surpoids, et lorsqu’il se lève un peu péniblement, son large slip pendouille ; l’un des dragueurs à l’air un peu emprunté, (voire ridicule, s’il ne rigolait pas en douce…) se masturbe en regardant des types s’accoupler ; il ne se cache pas. Se fait engueuler par certains mais Frank le défend.

Au crépuscule, on voit ( et Frank aussi, qui a fait des rencontres dans le sous-bois et est resté tard dans le coin) Michel nager avec son ami et lui maintenir la tête sous l’eau plusieurs fois jusqu’à ce qu’il ne reparaisse plus.

le paradis se révèle très vite scène de crime!

Et pourtant, Frank continue à rechercher Michel et ne confie à personne ce qu’il a vu...

le climat d'anxiété est maintenu jusqu'au bout et même au-delà . l'action est assez lente, on ressent quelque chose de contemplatif. En dépit de scènes explicites et de la crainte de nouveaux drames, les jeux des personnages sont retenus; l'essentiel reste suggéré.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 19:58
Ingmar Bergman Fanny et Alexandre ****

1982

Au début du 20eme siècle grande demeure bourgeoise en Suède. On fête Noël ; Elena Ekdahl , une femme de 50-60 ans , vive et encore belle, tantôt pleurant, tantôt riant, se parlant toute seule, ou s’adressant à son vie ami Isaac, ancien amant, invité, qui tient un magasin d’antiquités. Autrefois elle fut actrice.

Participantà la fête, ses trois fils, Gustave Alfonse qui court après les bonnes et les jeunes filles, vulgaire, et bon enfant, Oscar le second qui est acteur comme sa mère, et possède le théâtre de la ville. Demain il doit jouer Hamlet ( le fantôme du roi) et il se sent très fatigué. Sa femme Emilie est également actrice. Ce sont eux les parents de Fanny et Alexandre : Alexandre a douze treize ans, c’est le seul garçon parmi les différentes progénitures des trois fils d’Elena.

La fête est longue et belle ; beaucoup de chandelles, des danses, des festins, le théâtre d marionnette qu’Alexandre anime pour ses cousines les plus jeunes, la lanterne magique, le punch flambé par Gustave Adlophe ; beaucoup de serviteurs, dont Madge la jeune servante déjà enceinte de Gustave Adof et le sermon du Pasteur Vergerus.

Oscar est saisi d’une attaque en commençant à répéter son rôle. Alité, il sera bientôt fantôme pour de bon. Emilie accepte d’épouser la pasteur Vergerus.

Cet homme installe la jeune femme et ses deux enfants dans une maison austère sans décoration, sans livres, sans occupation ni pour les enfants ni pour les adultes. Les deux sœur du pasteur l’asssistent dans ses démarches sadiques auprès de la femme et des enfants ; ce sadisme semble être tout d’abord moral ( torturer l’esprit des enfants, les humilier) mais il s’avère également physique. Lorsqu’Alexandre se rebelle, il est sauvagement battu...

Emilie demande le divorce qu’elle n’obtient pas. Le pasteur ne veut pas lâcher les gosses. C’est le vieil Isaac qui va les aider à s’enfuir ; prétextant vouloir acheter un coffre au pasteur pour son magasin il y enferme les enfants et les fait transporter dan sa boutique ; ce moment est le meilleur du film à mon avis ; le magasin d’Isaac regorge d’objets extravagants, grotesque , amusants, effrayants : des masques des marionnettes, des poupées, des meubles bizarres ; les employés (ou les fils ?) d’Isaac, Aaron et son étrange frère qui ressemble à une jeune fille !

malgré ses longueurs ( la fête de Noël peut sembler interminable) ce film m'a plu. Bergman on le retrouve baroque, burlesque, doté d'humour noir, inventif, sachant mettre en scène des personnages complexes à la fois joyeux et angoissés (Alexandre, Elena le vieil Isaac), avec une photographie superbe. Tout le contraire de Saraband qui m'avait terriblement irritée.

Ingmar Bergman Fanny et Alexandre ****
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:08

On est dans le schwarz ! C’est ce que dit Laure Berteaux à un moment ! Un germanisme !

L’équipe en quête sur l’assassinat d’une gemme et sa petite fille, molestées tuées puis jetées dans le canal de l’Ourcq. C’est le mari de Sandrine, Stéphane, séparé de sa femme, qui vivait à l’hôtel avec leur fils de 4 ans, le principal suspect. Coléreux, violent souvent, ayant travaillé à filmer des scènes pornos pour un site. Il n’est pas sympathique. Les parents de feu Sandrine, qui veulent récupérer le petit Léo sont très antipathiques eux aussi ! On espère qu’ils sont coupables de quelque chose.

L’équipe recherche un braqueur qui aurait travaillé dans la même entreprise que Stéphane. Ils ont un informateur, Jibril, un beau brin de brun, dommage il a la barbe, je n’aime pas. Mais voilà que le vrai méchant ( Braquo) connaissait Sandrine ( et pas Stéphane). Le juge Roban fait comparaître Stéphane et son avocat Pierre Clément. Enfin, ça bouge , ça saute et ça gicle ! Laure est enceinte (mais de qui, elle ne sait pas, évidemment…) elle a cherché à se faire avorter mais au bout de quinze semaines (presque quatre mois !) elle n’avait toujours pas trouvé le temps( qu’est-ce qu’on bosse dans la police) Laure a su tardivement: elle n’avait plus ses règles, mais bof ! Elle ne s’en est pas souciée. La contraception ? Bof , elle sait pas trop, avec toutes ces enquêtes, ses baises à la va-vite et son deuil, comment voulez-vous qu’elle sache, elle n’a même pas le temps de se peigner les cheveux, on ne sait même pas où elle habite …on ne sait pas pourquoi elle a été mise enceinte, ça n’a rien à voir avec l’intrigue ; sauf à nous montrer qu’elle est toujours aussi tête brûlée et prête à mettre sa vie en danger (leurs vies puisqu’il y en a deux là !...) pour aucun bénéfice.

La fin de la série est bâclée : on ne saura pas comment et à peine pourquoi les victimes ont été la proie du redoutable gang à trois jolies têtes, il n’y jamais de flash-back dans cette série et comme l’on comprend à peine ce que bredouillent les suspects et les flics tous bouleversifiés , bref je n’ai pas saisi grand-chose. On aura vu Laure s’admirer dans le miroir des toilettes avec un petit ventre et dénouer ses cheveux avec un furtif sourire. On aura vu Joséphine la rouquine beaucoup pleurer et se remettre aussi sec ! Le parcours de Gilou aux prises avec son indic et la copine entre eux m’a paru cohérent ; la démarche du juge Roban aux prises avec un délinquant haut fonctionnaire de stature internationale aussi. Le reste, c’est n’importe quoi…

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Published by Dominique Poursin - dans Série Cinéma ni lu ni commenté"
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