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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:27

Mon petit blog a presque deux ans il marche il parle il sait dire maman (et papa ?) mais sa famille ? Ses amis ?

 Mutti did her best didn’t she ? But it  couldn’t help. Nothing !! Niet ! Que Dalle, Béatrice !

I  fed him with Stories, Geschichte, cuentos, Ouliperies, movies, Songs, Trucs à la mode,  il a tout bouffé.  

   Il a des dents mon ptit blog mais il ne mord pas c’est pour ça qu’il me déçoit un peu.

Je n’lai pas bien coaché ; Je l’ai langé correct mais ne l’ai pas fait dîner au Ritz avec les anges.
J’ai pas fait le bon virage.

J’ai laissé des tonnes de commentaires sur des dizaines de sites bien peu  m’ont  rendu la pareille et pour si peu de temps.

Je n’aime pas les rôles purement  passifs. J’aime les échanges. Ils veulent tous qu’on les lise  qu’on les lise, qu’on les admire, voire qu’on les  critique,  qu’on les commente qu’on joue les sous-fifres,  les amuseurs, les remplisseurs… et rien en échange.  

Je n’ai pas découvert le poteau rose.

 Mon ptit blog …Y peut pas faire son entrée dans la cour des grands. Et s’il croissait davantage il pourrait toujours pas.

   How many  Tränen  habe ich sur toi deversieren, petit crétin !! Tu vas pas m’emmerder plus longtemps ; je vais te foutre au congélo comme fit Véronique Courjault.

Tu seras plus près de moi mon enfançon.
 
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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 11:24

J’ai feuilleté le livre de Camille Laurens «  Philippe » et lu l’extrait de «  Tom est mort «  dans le magazine Lire.

 

La différence de ton et de style entre ces deux romans saute aux yeux. Très dramatique et animé du côté de Laurens ; contenu, réfléchi et interrogatif du côté de Darrieussecq. Il n’y a rien qui ressemble de près ou de loin à du plagiat. Je ne suis pas loin de penser que les deux romancières se sont entendues entre elles pour créer un scandale ,faire parler, et aussi faire vendre davantage leurs œuvres.


«  Parler pour gagner : sémiotique de la campagne présidentielle » c’est le titre d’un ouvrage qui analyse les discours.

Quant à "voler l'idée "  c'estencore plus tordu !  Ecrire sur la mort d'un de son enfant, cela s'est rencontré des milliers de fois dans toute la littérature. Parce que c'est un événement terrible et inoubliable.   
 

Le plagiat, ça me fait penser à ce cas de psychanalyse connu sous le nom de ” L’homme  aux cervelles fraîches”.  

Ce monsieur, universitaire de talent, qui préparait un bouquin, ne pouvait écrire une seule page sans avoir la certitude d’avoir plagié un autre écrivain. Et il cherchait qui à chaque fois, afin de prouver qu’il avait encore plagié sans le vouloir. Et il trouvait toujours un texte paraît-il ressemblant tellement au sien qu’il pouvait s’accuser de plagiat en le montrant à  son psychanalyste (sans le convaincre).

Par ailleurs il raffolait de la cervelle (il n’y avait pas encore de vache folle) et malgré ces repas répétés, restait convaincu que sa cervelle à lui n’était pleine que de vieilleries mille fois ressassées.

Cet homme était la politesse même, il s’accusait, depuis lors on ne fait que pointer l’autre du doigt en s’écriant «  c’est lui qui m’a pris mes phrases mes mots mes idées etc. »
Je ne sais pas si cet homme a guéri mais j’espère que non!
Car il aurait alors été accusé de plagiat un jour ou l’autre, pour de bon.
Je ne crois pas au plagiat sauf s’il s’agit de recopiage pur et simple.


Les auteurs n’ont jamais cessé de  s’inspirer d’autres textes, sinon comment seraient-ils devenus écrivains ?

L’autre texte (ou les autres…) que l’on peut trouver sous le premier a déjà été analysé dans «  Palimpseste » de Genette.

 
La Bruyère, au début des «  Caractères » :

 Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent… l'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes.


Ce qui est bien, c’est d’oser encore recommencer.

Je ne crois pas à la création pure et simple.
Seul Dieu peut éventuellement créer.

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 17:32

Tu ne m'écoutes pas, remarqua Maman. Je tiens beaucoup à cette communion. Tu ne peux priver tes grands-parents d'une fête qui sera peut-être leur dernière occasion de se réjouir avec nous. »

 Elle tourna le bouton et les stations défilèrent jusqu'au Jeu des Mille francs. La première question fusa :

- Quel est l'animal qui est l'homonyme d'une monnaie?".

Mais voilà que l'on faisait des difficultés : " L'homonyme ou l’homophone ?

-Voyons madame, vous me chicanez! Notre correspondant n'en dit rien.

-Ah, mais c'est que, vous comprenez, si ce n'est pas l'homophone, il n'est aucune réponse possible!

-Madame, finissons-en! Vous pouvez répondre ou vous ne pouvez pas. C'est tout!

Mathieu ne cachait pas son intérêt.

" Vas-tu m'écouter ? Maman, éteignit la radio, tant pis pour le Jeu des Mille francs ,les informations, tous les arrière-plans, les tapis de fond sonores qui agrémentaient plus ou moins l'existence. Tu as déjà un cadeau. Ton grand-père t'a acheté une Bible."

Mathieu ne cacha pas son étonnement.

-Elle a coûté trente-quatre francs. Je ne devrais pas te le dire. Tu ne lui diras pas que tu le sais. Il était exclu que l'on t'achète une montre ou un stylo : on t’as déjà offert la moitié du magasin. Tu les perds, tu les tords tu les casses tout le temps.

- Elle ressemble à quoi?

-Eh bien, c'est une Bible ! à quoi veux-tu que ressemble une Bible sinon à une Bible? Comme la mienne."

Maman possédait une Bible si vieille, si délabrée qu’elle semblait dater d’avant la création,. Échouée sur son étagère à côté de sa place de lit conjugal, dans la pièce qui servait de chambre, séparée de la salle à manger par un rideau épais. Elle voisinait avec le bol de plastique rouge pour le café et des cahiers pour étudier l'homéopathie. Des taches brunâtres et jaune hépatique maculaient plusieurs pages, sans compter le drap du lit.
( A suivre)

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 07:27

Le buste coincé entre le flanc du placard fraîchement repeint d’un rouge aveuglant ,et le bout de la table de formica jaunâtre crevassé et bouffi, il l’entendit annoncer avec beaucoup de gravité et une certaine brusquerie une réalisation culinaire bientôt sortie du four. Elle avait aussi préparé du vrai café rien que pour lui.


 Tandis qu’il mordait dans la tarte, elle jetait de fréquents coups d'œil vers lui, attendant la confirmation de son talent gastronomique.


 La pâte n’avait pas le moelleux d’une préparation personnelle et la garniture était insuffisante. Il aurait préféré une tarte à la normande avec une crème en dessous des fruits.

 " Hein, c'est bon ? dit-elle, j'y ai mis des pommes du jardin, des petites, … j'en avait gardé! Souffla-t-elle, à voix basse comme si on pouvait les entendre.

-Ah! Des petites…
-Oui, celles que ton grand-père n'aime pas! Des reinettes.
 

" S'il pouvait voir! Je les ai épluchées doucement sans me presser, modula-t-elle, avec l'air de réciter, ce style qu'elle n'avait appris dans aucun cours d'art dramatique, hier, sachant que tu partais. Je ne sais où d'ailleurs, je ne cherche pas à savoir. Je pensais à toi en épluchant ces pommes, dures, âpres, coriaces, laissant dans la bouche une espèce d'acidité, si craquantes sous la dent. Et ton grand-père est pareil. Ah ! Il a toujours été pour moi plus qu'un père."

 

Pendant ce temps, au poste de radio posé sur la table près du mur, on annonçait le Tirlipot.


"Alors, monsieur, posez votre question!
-Toi aussi. Tu es plus qu'un fils pour moi. Un ami.
- Tirlipoter peut-il être un verbe pronominal?

-Monsieur! Vous n'avez pas droit aux questions de grammaire!Ce serait trop facile! Posez une autre question monsieur !

-Peut-on se tirlipoter?

Le brusque éclat de rire du fils contraria Maman : " Tu ne m'écoutes pas! Encore un peu de tarte? Je veux parler de la communion. La tienne.

-Quelle communion, la mienne?

-La communion solennelle. C'était prévu pour la Pentecôte, et bien sûr, cela n'a pas eu lieu… évidemment, c'était le deux.

-Ni à la Trinité, confirma Mathieu, déjà dépassée elle aussi.
-Quelle importance ? Ce sera pour le dernier dimanche de juin.

-Monsieur, je viens de consulter notre expert. Non, monsieur, il est absolument impossible de se tirlipoter!"

-Vraiment, j'aurais cru…

-N'insistez pas, monsieur, soyez beau joueur. Notre expert est formel. Non… monsieur ! vous n'avez pas le droit de donner votre réponse ! Vous avez perdu ! N'insistez pas! Monsieur! S'il vous plaît! A demain, pour un auditeur plus chanceux. Je rends l'antenne.

( A suivre)

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 13:49
 
L’été est-il pourri par la pluie ou par Sarkozy ?

Depuis le 6 mai on se sent vraiment mal ; je plains ceux qui fêtèrent leur anniversaire leur fête ou je ne sais quoi ce jour là ! 

Ce jour là a été traumatisant ; ce jour-là on a ouvert un blog pour tenter de faire face :  rever de nouveau 
Allez-y, ne perdez pas votre temps ici.
Ce jour là Ariane Mnouchkine a cessé d'alimenter son blog.

Sarkozy on ne l’aime pas mais sur les célèbres dessins de Cabu où il apparaît sous la forme d’un diablotin rusé et cynique on le trouve plus amusant que l’original.
Et  d'une cruauté...

Par exemple ce dessin où le dit Sarko visite les hôpitaux  et s’exclame devant un vieux monsieur agonisant, appareillé à toute sorte de tubes,  à peu près ceci :
 Pépé, remettez donc  un euro  dans la fente pour votre goutte à  goutte, voyons,  sinon vous allez y passer ! 

Ce petit dessin, c'est l'exposé de toute une politique que l'on commence à subir.

 

Pourquoi Michel Rocard a t ‘il rejoint l’équipe de celui qu’il déclarait en février être  un danger public? Lire l’article.

 

L’ourse : pourquoi l’ourse a-t-elle dû s’aventurer en ville ? Elle n’est pas sotte à ce point là ! N’y avait-il  rien à bouffer dans la dans la montagne ? A t’on a oublié de lui garantir la nourriture ?

 
Que lirai-je  des livres de la rentrée ?

Sans doute un roman d’Oliver Adam dont j’ai lu un extrait dans le magazine Lire «  A l’abri de rien ».
J'ai lu dix  extraits pout l'instant ( il y en a douze) rien d'autre ne me tente!

Le roman de Rohmer, son « Elisabeth », dont j’ai beaucoup entendu parler et qui est cause de tous ces films qu’il a réalisés et que j’aime bien dans l’ensemble.

Le roman de Jospin «  S’il n’en reste qu’un je serais celui-là »
le roman d'Allègre " Moi le Mammouth"

 
 
Que vais-je mettre encore dans ce blog  en septembre?

L’apprentissage de la lecture. En 4 épisodes. C’est la saison.

Le feuilleton Guillaume Wilson : vous avez beau supplier, crier grâce, vous n’y couperez pas.

Des livres qui viennent de sortir ? Ils sont chers  et la bibliothèque ne les achète pas pour l'instant.

 Je vais me plonger dans un programme anglo-saxon, pas neuf, mais à priori intéressant : Katherine Mansfield, Martin Amis, Ian Mc Ewan, Jonathan Coe.

Pour le cinéma j'ai des DVD qui attendent mais pas encore de sortie prévue.


Mon blog n'a plus de nom ! Tous ont été essayés, rien ne fonctionne.

 
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 11:41

Alzheimer : Nicolas Sarkozy veut débloquer des fonds important pour lutter contre ce mal ; on peut s’étonner d’une si incroyable générosité.

Pourquoi ? Parce qu’il ne peut supporter l’idée que quiconque oublie son nom, sa fonction, sa victoire (ou sa «  non défaite » pour employer le langage Royal), ses exploits ; pire encore, les personnes qui souffrent de cette maladie   si elles n’oublient pas carrément qui est le président de la République,  à quoi se réfère ce titre, et quel est son nom, confondent parfois les patronymes des célébrités restés en leur mémoire avec de quelconques quidams… !

Et ces malades ont souvent plus de soixante cinq ans ; une part  non négligeable  des électeurs de l’idole des vieux  est menacée.

 

Les grand cinéastes nous quittent : Bergman, Antonioni… je les aimais, je ne suis pas sûre de mes sentiments à présent. Je n’ai pas eu l’occasion de voir un de leurs films depuis longtemps.

Vais-je retrouver une vieille cassette, un enregistrement pour me rafraîchir la mémoire ?

 

L’anti-palmarès : les trois articles du blog les plus boudés : Floodingue  deux visites ; hommage à André Frédérique, six ; 

Garantis sans dopage puisqu’ils sont les derniers.

même l'amant je le garantis sans dope
Laissez-vous tenter.
 

Petit : Un lecteur de Télérama s’insurge que l’on dise toujours «  petit prof » et jamais «  petit chirurgien « ou petit président »

Il est vrai que certaines  identités sont nettement dévalorisées

Ex petit postier ; petit contrôleur ; petit employé : ces catégories ne sont jamais grandies

Petit docteur (mais pas petit oto-rhino, ni petit gynéco, ect. Les spécialités sont préservées).

Petit chef et petit soldat mais pas  petit général
Petit patron mais pas petit  directeur
Petit juge mais pas petit avocat
Petit Jésus mais  grand Dieu, grand manitou
Petit rien et grand tout

Petit vieux, petite vieille, et grand vieillard (pas de grande vieillarde)

Petit poète mais grand romancier

Journaliste, chroniqueur, rédacteur : jamais petit quelquefois grand

Mais petit secrétaire...
 
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 13:48

sarkozy-Eleph.thumbnail.jpgvigover-viecolonie31.jpgA droite toute !   Les gens du PS se précipitent  à l'invitation du Comte Zarovski, chasseur de bonnes vieilles têtes :


Eric Besson, dit le Traître,

Martin Hirsch, le Bon Convive du Repas d'Emmaüs,

Jean-Pierre Jouyet,

DSK, j'ai toujours été fascinée par ce type d'initiales, moi même je me suis appelée Dominique Kirsch...,DKS, pendant quatre ans. Ce fut bref, j'ai été vite déchue en DTT, dès 1957.  A part cela je pense que DSK est bien la cause du "21 avril.". C'est cette politique ultra-libérale qui fit que l'on a pratiqué le vote-sanction, pour que Jospin président ait un gouvernement différent...

Jack Lang (mes premier souvenirs de Lang ce furent1°la cohue invraisemblable pour l'expo des Impressionistes début des années 80. Moi qui avai toujours été au Musée en toute liberté,voilà qu'il fallait faire la queue,et quelle queue... pire que pour le pain! 2° Le brouillage systématiques de mes radios préférées Fculture et FMusique, parce qu'il fallait de l'espace pour toutes les radios "libres".

A part çà, Lang, il est gentil tout plein...

 

Fadela Adelma,elle croit qu'on va lui donner de l'argent pour sa cause...

Hubert Védrine, l'Emminence grise de Mitterand

Claude Allègre,tout le monde a eu des profs sadiques. Quand  ils sont très écoutés ça se gâte.

Laurent Fabius... dès qu'il est apparu comme premier ministre en 1983, j'ai su qu'il n'y avait plus rien à espérer de ce gouvernement.Qui devait être cultivé et qui devenait technocrate.


 Une épidémie ! …

 « Le vieil éléphant sait où trouver de l’eau » dit le proverbe.

Eléphants du PS. Pas vraiment vieux, à peine "seniors".


 Des éléphants, vraiment ?

On croirait plutôt des toutous qui accourent dès qu’on les siffle...


 
   A LIRE CETTE NUIT EN ECOUTANT  PAGANINI  :

Jean-Baptiste Baronian : «  Quatuor X » Métailié.

Enquête d’un détective belge fanatique de musique et absolument nul dans son métier qui enquête avec un inspecteur de police dingue de jazz et tout aussi nul.

Un violoniste professionnel et pornographe est retrouvé dans son appartement de Bruxelles la gorge tranchée. Une certaine Jeanne Mansfield qui joue du violoncelle et tourne dans des films X subit le même sort. Le détective craint pour son ex-amie Judith, et doit retrouver la fille du producteur de films pornos…

Pas de pitié, Dieu punit sévèrement, la police piétine et la musique n’adoucit pas les mœurs.

et demain matin vous pouvez retrouver Jacques Bouveresse qui vous explique ce qu'est  un système  philosophique sur Fr. Clt. à Six heures du mat'.
A DIRE  

Entièreté : ne dites plus «  intégralité » mais entièreté. C’est du dernier chic.

 

 

 A MEDITER  :
Travail 1

Travailler plus pour gagner   quoi ?

Henri Salvador meilleur soutien de Sarkozy, a chanté : «  le travail c’est la santé rien faire c’est la conserver ; les prisonniers du boulot font pas de vieux os »
et aussi "moi le travail me court après / il n'est pas près de m'rattraper"

mauvais exemple? 


Travail 2 dans les " services"

K. dans le Château, pressenti pour un poste qui lui est attribué sur le papier mais pas en réalité, fait toute sorte de bizarreries pour tâcher de savoir quelle peut être sa fonction :

«  Et qu’était-ce ici que sa vie en dehors du Château ? Jamais encore K. n’avait vu son existence et son service aussi intimement mêlés ; ils l’étaient si bien que parfois K. pouvait croire que l’existence était devenue service et le service existence »

 Or le «  service » ici n’a pas que le sens d’emploi administratif dont K. ne sait où il commence ni où il se termine, et s’il a commencé ou non, mais tout aussi bien celui de « liturgie »

Le Château comme le Procès peut se lire comme une suite d’étranges cérémonies dont le personnage principal qui en est aussi la victime ne saisit pas les codes.


Travail 3

Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l'intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel.

On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail — c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance.

Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières.

Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la
sécurité
que l'on adore maintenant comme divinité suprême. »

Friedrich NIETZSCHE : Aurore
 

 


 A FUIR

Rachida Dati la « gardeuse des sceaux » comme l’appelle le Canard enchaîné fait fuir tous son personnel. Les raisons en demeurent fort mystérieuses.

 Son  projet de loi sur la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs  est articulé  autour de deux objectifs, l’instauration des peines planchers et la possibilité de punir des mineurs de plus de 16 ans comme des majeurs,

le texte  déplaît  au  milieu judiciaire.

Des professionnels de la justice  arguent  que son application pourrait conduire à une augmentation de 10000 prisonniers.

"Nous pensons que c’est un texte inutile dans la mesure où il existe déjà un appareil législatif luttant contre la récidive, particulièrement celle des mineurs. On rajoute, une fois de plus, une couche supplémentaire de législation, sans mettre en œuvre ce qui existe déjà!"

GPS : j’en ai un à la cheville, on peut me retrouver partout.

 

 A SAVOIR 

Emmanuelle Cuau : Très bien merci : cet article de mon blog ne se réfère pas à « Emmanuelle » la sexy girl des avions de tourisme mais à Emmanuelle Cuau metteur en scène du film.

 

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 20:23

Que disent les auteurs sur le suicide?

Le suicide! Mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus.
(Guy de Maupassant - Extrait de L'endormeuse) 

Qu'est-ce qu'un suicidé ? Son propre bourreau ou sa propre victime ?
(Valeriu Butulescu - Extrait de Aphorismes

Le suicide est le dernier acte par lequel un homme puisse montrer qu'il a dominé sa vie.
(Henry de Montherlant)

Cioran : le champion toutes catégories des aphorismes suicidaires nous dit :

On se  suicide toujours trop tard

La plus belle vertu du suicide est de rendre l’inéluctable immédiat 

La pensée de la mort aide à tout, sauf à mourir! 

Si l'on pouvait se voir avec les yeux des autres, on disparaîtrait sur-le-champ.
(in De l'inconvénient d'être né)

C'est assez vrai .

Tout cela est bien beau.
Mais j'aimerais attirer l'attention sur des remarques que l'on fait trop rarement à propos du suicide :

1)  Pourquoi dit-on toujours  que le suicide est un acte gratuit, alors que cet acte, on le paie de sa vie ?
Que si l'on s'est suicidé pour se venger des autres, ou pour se débarrasser de soi, c'est cher payé tout de même...
Moi je crois au contraire que, comme on le dit communément " tout se paie".

2) Autre remarque  : le suicide est un délit : c'est un homicide volontaire. Que la personne que vous supprimez  porte votre nom et que vous empruntiez le même corps qu'elle pour exister n'y change rien.
Au registre de la justice, le suicide , qui implique  la  punition du criminel en même temps que son crime, exonère d'un procès, et de prévoir une place en prison.

Le suicidaire est partisan de la peine de mort :il est donc très sévère.

En outre, le suicide réussi exclut la récidive. 

Le suicide est un délit économique pour la société ; il est  d'un prix exhorbitant pour le  meurtrier de soi-même qu'est le suicidé.

Je ne suis pas sûre dans ces condition d'être favorable au suicide.
Je préfèrerais tuer  un autre que moi.
Ne serait-ce que pour faire payer la société un peu plus.

Je ne suis pas d'accord finalement avec Montherlant. On ne domine rien du tout en choisissant l'heure de sa mort ! 

On croit avoir choisi...

3) Le suicide est le premier sujet d'étude choisi par Emile Durckheim, l'ancêtre des sociologues.
Il y a un peu plus d'un siècle qu'il se pencha sur la question.
Pourquoi le suicide est-il l'objet numéro un de l'intérêt du sociologue?
C'est qu'il représente à ses yeux l'échec absolu de l' intégration à la société.
En énumérant les  situations favorables au suicide (  repérées par statistiques) il va aussi savoir croit-il, ce que l'on doit éviter plus ou moins pour rester un sujet social. L'une des causes répérées : le divorce. Donc il ne faudrait pas se marier. Autre situation dangereuse : le célibat. Donc il serait préférable de  se marier?
A consulter ces statistiques, on se convainct facilement que toutes les situations sociales auxquelles se trouvent confrontées les gens sont traumatisantes et peuvent déboucher sur  un suicide.
D'abord la naissance : il n'y a rien de plus traumatisant. Même la mort ne l'est pas, puisqu'après, on ne ressent plus rien.
Alors, il ya a des foetus qui ne naissent pas,ou ne s'en remettent pas, certains peut-être, parce qu'ils l'ont "voulu".
Il n'y a aucune bonne raison de vivre à priori.
Aucune de mourir non plus.
C'est pour cela que, révolté ou déconcerté, l'homme voudrait parfois pouvoir choisir.







 
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 15:39

 

 

Plus que jamais   passager clandestin de la vie, je dus, à la fin de la troisième, me présenter au BEPC et c'était il y a quarante ans...

A l'oral, l'examinateur d'anglais examina ma carte d'identité scolaire en marmonnant que j'aurai dû présenter une meilleure preuve de mon existence officielle. On n'avait pas jugé utile de me  faire confectionner une carte d'identité nationale.

 Je ne possédais que les  très vieux dictionnaires d'un aïeul, le père de mon unique grand-père, dont ce dernier ne parlait jamais que pour dire avec irritation qu'il n'userait pas sa salive pour l'évoquer. Dans ces beaux volumes reliés demi-chagrin,   des lettres  de l'aïeul avaient été oubliées entre certaines pages: il s'adressait à des Anglais dans leur langue pour proposer de leur vendre du tissu provenant de sa manufacture. J'étais contente d'avoir eu un ancêtre qui sût une langue étrangère. Mais je consultais rarement mon manuel de classe, n'avait jamais parlé anglais, ni entendu quelqu'un le faire, même pas le professeur. Incognito, je chantais  et m'en trouvait fort aise. Hélas, à l'écrit comme à l'oral, je fus dans le même état qu'un constructeur de Babel, frappé du châtiment divin.

Puis ce fut la composition d'histoire. J'avais le choix  entre l'Allemagne de Bismarck et la Révolution française. La plupart des candidats préférèrent l'Allemagne car c'était une des dernières leçons à étudier dans l'ordre chronologique, donc ils s'en souvenaient davantage. Je' n'hésitai pas pour ma part,  à disserter sur la Révolution française, et m'en faisais une joie.

 De Saint-Just à Robespierre, de Danton à Desmoulins, de Marat à Hébert, ils étaient mes héros. Je ne m'étais pas contentée de la leçon du manuel, j'avais lu plusieurs livres sur le sujet, ne ratais aucune notice biographique dans chaque nouveau dictionnaire trouvé. Sans faire de brouillon, je fis courir ma plume avec zèle, pour décrire la situation sociale et politique de la France en 1789 ; il s'en fallut d'une copie double avant que je ne décide l'ouverture des États Généraux. Sur d'autres feuilles, noircies à toute allure, je consignai le déroulement de ces consultations, et commençai à présenter les futurs grands révolutionnaires qui, à ce stade, n'avaient joué aucun rôle important mais  les pourvus chacun d' une petite biographie. Il restait cinq minutes avant la fin de l'épreuve, et, en écrivant désespérément vite, j'arrivai au Serment du Jeu de Paume : on m'arracha une troisième copie des mains. J'aurai dû en être à Thermidor ; je n'avais même pas pris la Bastille. Tous les petits détails me paraissaient d'une grande importance pour un sujet auquel je tenais avec tant de passion.

 

En Sciences naturelles humaines, je connaissais surtout les anomalies du corps humain, les maladies, les diverses débilités, les étrangetés mentales, et la sexualité pour autant que ça m' avait paru rentrer dans le cadre des étrangetés et des absurderies. Je  connaissais davantage le dictionnaire médical, souvent prêté par Maman, que mon livre de cours. On demanda de parler des os : je demeurai invertébrée.

 

En rédaction, contrairement à l'habitude, je fus brève. On vous enjoignait d'explorer  un grenier familial  et de découvrir des objets anciens ayant appartenu à votre petite enfance ou au passé de vos parents. Votre émerveillement de retrouver un vieux kaléidoscope ou la photo de fiançailles des adultes jeunes et souriant du bonheur tout neuf, accompagné du  récit ému des descendants. Rien ne m'empêchait d'inventer, donc de peupler le grenier à Louins, et de faire parler au moins ma grand-mère en lui prêtant une existence heureuse et d'anciens espoirs.

Mais non.

Il n'y eut absolument rien dans ce grenier. Ni paroles ni objets.

On ne pouvait accuser l'école ou les professeurs. Tous les élèves qui avaient présenté le BEPC eurent des résultats conformes à leurs bulletins scolaires, moi excepté.  Comment expliquer cette défaite ? La situation me parut grave. Ma mère payait-elle pour qu'on me note correctement ? " Il ne faut pas qu'elle sache, il ne faut pas qu'elle s'en doute » disait Maman, surtout pas elle ; et de quelle mystérieuse maladie?

 

 

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 15:30

Mon parcours devait se terminer entre la salle d'attente du faux docteur et la salle d'examen de l'écolier qui en savait trop ou trop peu, reliées par un dédale de boulevards, de rues de feux orange et de chiffres. J'eus  bientôt laissé derrière moi la cour de l'immeuble, les grilles de fer  et débouchai dans la rue, la petite rue Gervex : rien qu'à évoquer ce mot proféré par les membres de la famille, surtout ceux de Paris,  c'était comme si la rue n'existait que dans cette mauvaise comédie, cette plaisanterie un peu niaise, et sournoise qu'était la vie portée par leurs paroles. La façon qu'avait Maman de prononcer le mot très distinctement et d'une façon très sonore, comme si elle s'apprêtait à l'épeler, ou qu'elle voulait le faire entendre à une assistance nombreuse et sans l'aide d'aucun micro .Et bien sûr, la rue était toute petite, ne comportait que cinq numéros, servait davantage de parking que de rue, les voitures y stationnaient des deux côtés, souvent  en double file.

Au bord du trottoir, il se figea à la vue de la petite loupiote verte surmontée d'un heaume.

"Ne t'en fais pas, avait-elle dit, j'annoncerai la vérité à ton grand-père, moi- même, je le lui dirai tout doucement, cela passera comme.

"Quelle vérité?  Oui, c'était pourtant bien "La vérité", ce mot qu'elle avait employé. La vérité, c'était le BEPC raté.  L'aïeul attendait-il avec impatience mes résultats ? Dans quelle mesure cela comptait-il pour lui ? L'affection qu'il me portait était réelle mais difficile à évaluer. Il ne se comportait pas comme s'il était chargé de mon éducation, n'avait pas placé  en moi des intérêts, à supposé qu'il en eût encore à 78 ou 79 ans. 

La matinée se dilatait dans un éblouissement, une blancheur, un soleil très pâle mais aveuglant, toujours ces préliminaires aux vacances qui débouchaient sur un gouffre : le  rien à faire jusqu'à la rentrée suivante.

 Les voitures étaient lancées à toute allure, le tunnel attendait de les engloutir à quelque cinquante mètres de là. Je restai plantée sur la chaussée,  les véhicules slalomaient pour l'éviter, j'entendais des klaxons, des conducteurs aussi criaient des mises en garde, des ordres, des jurons ; des châssis de métal me frôlaient, je me sentait encerclée, et, me résignant à obéir à de vigoureuses injonctions, regagnai le trottoir.

  On peut préférer la noyade : corde, bloc de pierre, se traîner ainsi jusqu'à un pont ; la seringue à vide, impeccable, piquant,  mais simpliste ; le troisième étage de la Tour Eiffel, banal d'après les statistiques ; le transport en ascenseur trop angoissant, et quel affreux entrelacs de ferraille rouillée !

Saint-Pierre de Rome? Je n'étais pas catholique. Du haut de la statue de Lénine ? Je ne l'avais pas lu.  Du Mur de Berlin ? Ce mur n'était pas le mien.

Les mystiques et les vrais intellectuels choisissent l'Etna...

De la statue de la Liberté ? Du haut de la torche. Je croyais savoir que c'était le point culminant. Le symbole était prompt à saisir. Les gens comprendraient ! Il ne manquait que l'argent du voyage...

 Que diraient les gens? On plaindrait Maman, c'est épouvantable, ce qu'il vous en a fait voir! Elle pourrait se consacrer entièrement aux plus jeunes.  Elle  apprendrait au grand-père « la vérité, par petits bouts », suivant son expression favorite. Eprouveraient-ils tellement de regrets ? N'étaient-ils pas proches de leur dénouement à eux ?

 Pire encore : moi -même ne serait pas informée de son trépas: "Il ne faut pas qu'elle sache, on ne peut rien lui dire à cette gosse! Elle  prend tout au tragique !"



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