Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 12:18

Le personnage en costume bleu-nuit qui cède passage à l'aurore, membre de gauche de ce jury, avait l'air épuisé, mais avec cette avidité tranquille et patiente de ceux qui attendent leur proie. Son absence vigilante écrasait  le malheureux garçon. De tout l'exposé, de tout l'entretien il ne pipa mot (c’était réglementaire)  tout en conservant l'aspect inquiétant d'un Roderick Usher qui cherche à entraîner  quelque infortuné  dans un caveau.

 Au milieu se dressait le Président du jury, forte carrure, des traits qui évoquaient impitoyablement un chien un peu rustre mais capable de venir d'une porte infernale. A la qualité de son silence, on sentait qu'il se retenait d'aboyer. Le troisième compère, à droite, vêtu d'un blouson d'aviateur, l'œil trop bleu, la coupe en brosse, jeune , avait tout de l'officier nazi frais émoulu des jeunesses hitlériennes et conquérantes. Il ne faisait rien d'autre que d'être secoué, mécaniquement semblait-il d'un fou rire presque silencieux, dont les accès explosaient comme de petits obus. Ceux-ci ne cessèrent pas avec la fin de l'exposé, ni pendant l'entretien. Payait-on des individus pour déstabiliser des candidats au moyen du fou rire? On disait qu'un membre de jury n’était guère rétribué. Peut-être certains percevaient-ils des indemnités supplémentaires pour tenter des procédures plus intimidantes que l’ironie et l’indifférence.

 L’étudiant  décida d'être gai. Même fit-il une diversion imprévue en évoquant le quatuor " La Chasse" Mozart. L’extrait " Chasse avec le roi", au reste, n'avait rien de sinistre, l'orage était encore loin.

Las! Le Ricaneur se mit à glousser de plus en plus violemment, sans s'étrangler, c'était donc bien une feinte, Roderick à l'autre extrémité semblait devoir s'affaisser d'un instant à l'autre sur le pupitre en face de lui, tant sa pâleur augmentait, et les yeux de Cerbère s'agrandissaient et roulaient dans leurs orbites. Peut-être ce quatuor n'avait-il pas encore été composé en 1787, songea  l’étudiant égaré, et cela n'arrangeait pas son affaire!

Et de quel droit établissait- il comme une évidence que Chateaubriand aimait Mozart ?

En quelle année  le vicomte FR de Chat  évoquait-il cette première rencontre avec  l’un des derniers rois de France  devant un chevreuil abattu ? En quel lieu et dans quelles dispositions?

Comme le doute s’infiltrait en lui, il en revint à sa première idée, et termina, comme l'espérait-il, Saint-Just commence, en commentant la vanité et l'aveuglement d'une société incapable de comprendre qu'il n'y a nulle justification à l'existence de la monarchie.

Il était prêt à réclamer la tête du roi.

 L’étudiant était révolutionnaire dans le passé. Pour le présent, et même pour les années 70 déjà loin, il n'avait jamais cherché à appartenir à un groupe politique ou à un parti. Il n'y voyait aucune raison, ses intérêts personnels ne coïncidaient jamais avec ceux d'un groupe. Il aurait sans doute œuvré pour qu'il soit interdit de renvoyer les gens comme lui de leur travail, au bout de quelques mois ou d'un an, mais il ne connaissait pas de " gens comme lui".

Cependant qu'il réclamait des têtes déjà tombées (mais peut-être pas pour lui), Cerbère fulminait toujours davantage en silence et Nosferatu supportait vaillamment les ampoules électriques mêlées, à un rien de jour, pénétrant avec parcimonie dans cette salle de classe aux rideaux tirés. Mathieu était un des derniers candidats. Des cachets d'aspirine devaient être à tous les quatre leur plus secret désir non exprimé.

Pendant l'entretien, Cerbère aboya en français moderne : Pourquoi cette interprétation symbolique? Croyez-vous vraiment que Chateaubriand ait voulu dire cela?  Le jeune homme concéda que  l’écrivain probablement non, mais le narrateur certainement.

Comment, le narrateur? Quel texte avons-nous devant les yeux? Une autobiographie! Cela n'empêche, le narrateur est toujours un autre.

Finalement l'inconscient du gentilhomme breton fut convoqué : c'était ça qui parlait à travers le narrateur, malgré lui.

Puis  l’étudiant  parla de la minceur du propos dans ces deux pages. Est-ce qu'on écrit pour raconter une partie de chasse au déroulement fort banal? Il fallait qu'il y eût un propos sous-jacent. La chasse suppose une mise à mort. Celle-ci ne saurait se réduire à un chevreuil.

Eh bien bougonna le Cerbère il existe des pages sans prétention, le plaisir d'écrire, le plaisir du récit.

 Il  trouvait que ce n'était pas suffisant.

Insuffisant pour quel usage, pour quelle lecture? La sienne fut trouvée quelque peu inadmissible.

Et pourtant, il fut admis. Au moment d'arriver vers ces messieurs, il avait obtenu tous les points nécessaires. Le jury ne jugea pas la faute assez grave pour réclamer l’éliminatoire zéro. Il était rare qu'on se lance dans cette procédure. Cerbère, censé garder la porte de l'Enfer, se trompa et en livra l’accès  au malheureux candidat.


Partager cet article
Repost0
13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 12:15

2) Il ne lui restait plus qu'à s'accommoder du gentilhomme breton: beaucoup de touche, de précaution pour préparer sa fin. Il le détestait sans l'avoir lu, sans intention de le lire.

" La Chasse avec le Roi" !  Il ne pouvait faire .sienne l'émotion juvénile de François-René, 18 ans, faisant la connaissance de Louis XVI devant un chevreuil abattu. Faute irréparable, le jeune crétin l'a trouvé avant le   monarque  ayant de ce fait coupé la chasse et  sa majesté  lui dit " Celui-ci n'a pas tenu longtemps", seule phrase de dialogue du texte.

Le Roi qui lui adresse la parole…!

 On était en 1787 et c'était lui,  le Roi qui n'allait pas tenir bien longtemps !   Se dit-il tout joyeux et il entrevit une explication, trouvant urgent, soudain, de rapprocher ce roi qu'il voyait bientôt guillotiné, avec le chevreuil abattu. Ce gibier ne pouvait être, par avance, que l'incarnation du roi en tant que bête immolée. Que Chateaubriand ait réellement voulu dire cela au jour qu’il écrivait (Date que  l’étudiant  ignorait) ? ou même plus tard  avait je ne sais quoi  de farfelu. Mais   pourquoi s’en soucier  alors que l’on tient  enfin le fil d’Ariane. Mieux que cela, il avait une revanche à prendre sur un lointain BEPC où on lui avait arraché sa copie avant qu'il n'ait pu prendre la Bastille.

Pendant l’énoncé de son explication à propos du roi qui annonçait innocemment sa propre fin et que Chateaubriand se retournait dans son Outre-tombe, il regardait le jury tout en parlant ( C'était conseillé) pour tenter de le convaincre ( c'était peine perdue mais il s'amusait un peu à imaginer leur surprise.)

Et puis il s'amusa moins que prévu.
Partager cet article
Repost0
11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 12:12
Le visage de l'homme était livide, blanc de craie, las, les yeux injectés de sang; les lèvres elles-mêmes dans leurs veinures presque violettes sur fond rose figuraient deux traits minces et cruels.
Les mains blêmes tendirent deux livres et il dut effleurer des doigts glacés. Un frisson   lui parcourut l’échine sous forme de petits spasmes interminables.

Sur une longue bande de papier rectangulaire, j’ai déchiffré les deux termes de l'alternative :

1) Ballade du concours de Blois 
2) Mémoires d'Outre-tombe, livre III, " Chasse avec le Roi"…

   Mais le CAPES, il faudrait bien l'avoir un jour. Cette année là ne lui paraissait pas favorable : à l’écrit, il avait été convoqué dans l'imposante église Saint-Odile, à deux pas de l'endroit où il vivait étant enfant. Un certain nombre de candidats avaient composé dans la crypte. C'était de mauvais augure. Il y avait, pour former des citoyens de la République, davantage de prétendants qu’à l’accoutumée, puisque les établissements d'enseignement ne suffisaient plus à les accueillir.

Il parcourut La "Ballade du concours de Blois"

 Je meurs de seuf auprès de la fontaine

Sa chère ballade des occis morts!
En mon pays suis en terre loingtaine
Il aimait les suites d'antithèses

 Je m'esjouys et n'ai plaisir aucun

le texte lui ressemblait étonnamment et lui était familier.
Rien ne m’est sûr fors la chose incertaine

 L’impression puissante que c’est écrit pour lui.

Je gaigne tout et demeure perdant.
 

Et pourtant, il ne pouvait en présenter une explication: S’il comprenait l'ancien français, superficiellement il ne pouvait ni commenter les tournures de phrase, ni expliquer l'évolution du vocabulaire, encore moins éclaircir la syntaxe. Ce texte n'aurait pas dû être proposé aux candidats,. Qui avait été écrit tout au plus en 1470 .L 'explication de texte, vous disait-on, devait porter sur un écrit postérieur à 1500. Pouvait-il réclamer qu'on change le programme? On était en fin de journée, le papier circulait depuis le matin : d’autres postulants s’étaient déjà plaint. De plus hardis que lui n'avaient rien obtenu…Il butait sur un langage qui lui était sympathique et qu'il ne pouvait réellement s'approprier.

Partager cet article
Repost0
27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 21:30

toile-d-araignee.jpg  

Nous avons acquis un ordinateur pour la première fois en 1989.


    Je m’en servais comme d’une machine à écrire perfectionnée rien de plus.
J’ai oublié de quand date la première connexion Internet ; elle n’était pas de mon fait.
Les enfants ont commencé à y passer du temps ; je voyais qu’ils discutaient avec leurs amis sur MSN ou sur des forums avec des « copains » je les engueulais :
Ne pouvez-vous donc pas rencontrer des gens en chair et en os ?
Ne pouvez-vous pas inviter vos amis à la maison pour bavarder ? Les "chats" virtuels me paraissait très négatifs. Je ne parle pas des jeux vidéo qui m’inquiétaient plus que tout…

 

Lorsque l’on m’a offert une connexion à Internet, (2002, me semble t’il) sur un portable lent et gris clair le « petit gris », je ne l’ai pas utilisée pendant près d’un an. Je ne voyais pas très bien à quoi cela pourrait me servir.

 

A l’étape suivante, j’ai consulté la banque sur Internet, et pointé au chômage. Puis j’ai lu le Libé FR., Le Monde...je trouvais cela pratique ! J'ai commencé à acheter moins souvent le journal.

J'habite à plus d'un kilomètre de la "librairie" la plus proche, et comme je suis sur le quai de seine, la montée m'a toujours parue un peu rude...

Cependant,pour Télérama, je n'ai jamais lu la version en ligne, car nous y sommes abonnés.Si j'étais abonnée à un quotidien, je ne le lirais pas sur le Net.

 

Un certain mois d’août j'ai utilisé Google pour trouver des réponses à un jeu : je crois que c’était « destination inconnue « dans Télérama justement. Très facile et très rapide surtout de trouver les réponses grâce au moteur de recherche !

 

Mon dictionnaire de traitement de texte ne connaît pas encore Google il me le souligne en rouge et me conseille « Goodyear »…

 

Et je me suis aperçue que la société s’y reflétait : non seulement les journaux, mais la littérature, les œuvres d’art, les dictionnaires, les concerts, les centres d’achat, l’administration, la banque, le courrier… étaient représentés sur Internet.

Et de fil en aiguille j’ai fini par tisser ma petite toile ; ou encore cru qu’en ce miroir je serais plus belle.

Sur le Net, on croit que la terre a besoin de nous pour mieux tourner: réagissez à ce message répondez proposez une contribution contactez nous donnez votre avis commentez participez à abonnez vous à la niouzletter mon blog se nourrit de vos comentaires
Donnez votre adresse inscrivez-vous
ouvrez un blog (mon dico ne le connaît pas et me propose « bloc »)

Comment avoir de l’audience …

C’est pourquoi un institut de sondage canadien a sans doute raison de dire que les gens seuls, insatisfaits de leur relation à autrui, et ayant peu d’activités professionnelles sont attirés par le net pour des raisons autres que les achats par correspondance, l'opportunité de se faire une clientèle, et les relations avec l’administration.

 

Le temps qu’ils soient intimement persuadés que cela n’améliore pas leur situation, bien de l’eau aura coulé sous les ponts.

En revanche, je ne crois pas que l’on soit plus intelligent ou plus bête du fait de la fréquentation d’Internet. Jacques Alain Miller compte Google dans les nouvelles mythologies à la Roland Barthes et dit que s’il n’est pas forcément méchant, il est bête. S’il est bête, moi qui le suis aussi je vais souvent écrire des mots dans la barre. Au début, des mots sérieux pour obtenir de vrais renseignements, et puis n’importe quoi :

Exemple : Qui es-tu ? Ah que je souffre !
 

On ne fait que reproduire les conduites que l’on a habituellement : si on aime lire on va sur les sites de littérature, si on aime cuisiner on va sur supertoinette etc…si l’on s’ennuie, si l’on n’a pas l’occasion d’aller en ville, on lèche les vitrines des sites ; si les musées sont loin on essaie de les visiter sur la Toile ( peu de choix) si l’on écrit pour personne, ou si l’on papote beaucoup on ouvre un blog : le contenu et la forme ne seront ni plus ni moins bons que sur le papier ou dans la vie.


Au blog sera rattaché le même bavardage ou les mêmes propos de solitaires que dans la réalité.
Certains règnent sur leur blog ou site comme des seigneurs sur leur fief et ont des cours d'admirateurs. D'autres organisent des réunions tuperware
Il y a des blogs de tout et même des blogs de blogs où l’on discute de l’intérêt des blogs !

« Sur le Net on ne rencontre que des fantômes et des individus masqués que l’on ne connaîtra jamais » dit P. Rambaud dans le Nouvel Obs du 16 mars. c'est vrai. La plupart des commentateurs, on ne les connaîtra jamais.

Si quelqu'un est intéressé par un blog, il pourrait utiliser l'adresse email et on démarrerait une correspondance. Au bout d'un moment, on échangerait des photos si on était trop loin pour se rencontrer. Le fantôme cesserait d'en être un.

C'est le but du blog, se faire des amis si on n'en a pas. Sinon, on se demande pourquoi continuer ; car après tout on n'est pas payé pour ça! on travaille pour tenir son blog et on n'est pas rémunéré! Pour quelques uns cela fait partie de leur profession, de tenir un blog. Pas moi.

Je n'ai pas de profession.

Nul ne m'a demandé de tenir un blog. Il ne sert à personne que je connaisse..Si je continue je vais le supprimer.

 

P. Rambaud , on le sent est fort mécontent que chacun puisse ouvrir un blog ; son propos sent l’exclusion.

N’importe qui peut ouvrir un blog ! Scandale…
 

Bientôt espère t’il implicitement il y aura des barrières : financières probablement ; il faudra payer pour ouvrir un blog ; droits d’inscriptions, abonnement mensuel, redevance annuelle, location de l’espace virtuel.

Seul les blogs rentables seront autorisés ; financièrement rentables, à la mode, ou ayant une certaine audience.

 

C'est déjà le cas ! Même un blog de lecture obtient de l'audience grâce à une stratégie de marketing bien connue : aller démarcher d'autres blogs( une vingtaine par jour au début) y laisser des commentaires . On considère qu'au bout d'une semaine de non-réaction, le blog démarché ne doit plus être fréquenté, car il ne servira à rien...

 

Je n'ai pas réussi à être " commerciale" : les blogs qui ne répondaient pas et m'intéressaient malgré tout j'ai continué àles lire, sans rien dire.

 

Ceux qui avaient répondu? Je ne sais pas! Je crois qu'on ne répond guère à mes avances.

Ceux qui sont venus d'eux-même, je les ai parfois lâchés, me rendant compte plus tard, que l'on n'avait rien à se dire.

 

Mais il existe des gens qui choisissent leur fréquentations! On me l'a dit et redit.... c'est possible.

 

Pour moi,avec ou sans Internet, c'est pareil

 

les blogs sans audience sont autorisés mais n'existent pas. Si l'on soupçonne que personne ne vous lit vraiment, on a envie de revenir à son cahier  d'écriture. Si on ne le fait pas, c'est que l'on est habitué à son blog.

Personnellement, je réécris les articles dont Over-blog me dit qu'ils sont "lus" . Un article qui reçoit environ 15 visites par mois, je le considère comme devant être amélioré. Ce travail ne concerne qu'une petite dizaine d'articles, et ce sont les mêmes depuis lontgtemps.

 

 

Kafka disait à propos de l’écriture « Ecrire c’est se déshabiller devant des fantômes » (Lettres à Milena).

Et combien de correspondances se sont échangées par lettres entre gens qui ne se voyaient presque jamais. Entre autres, Kafka et Milena justement !

 

Mais.... ils se répondaient, ils se tenaient des propos significatifs, et chacun répondait à l'autre !
C'est tout de même extraordinaire...
 
 
 
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 12:34

 C'est  mon commentaire au Rebond (in Libé)  de Daniel Sibony du 9 mai 07, ce matin.

Son papier s'intitule La Magie de la féminitude a ses limites.

J’ai trouvé ce papier vraiment désagréable et j’ai aussitôt envoyé ma réaction à Libé : il n’y avait alors que 25 réactions mais bien entendu, comme d’habitude, on n’a pas publié mon message.

 

C’est d’ailleurs la raison d’être de ce blog qui n’était guère alimenté jusqu’à ce que je me retrouve seule avec mes messages, réactions, commentaires, analyses,  envoyés  à  des sites, blogs, associations, les plus divers qui pour la moitié ne les publiaient pas, et pour l’autre moitié, les publiait sans qu’il y ait la moindre réaction, le plus petit désir de contact ou de débat.

 

Daniel Sibony est psychanalyste . Peut-être prétend-il être du côté de Freud ou de Lacan ; alors, ils doivent se retourner dans leurs tombes !

 

Monsieur Sibony dit :

 

Il faut saluer la «féminitude» , elle a joué à plein, au mieux ; mais, seule, elle ne pouvait pas gagner ; avouons-le, si un homme avait tenu le discours de Ségolène Royal, il aurait eu 12 % au premier tour.

 

Monsieur Sibony est en train de nous dire que les femmes sont sottes. Le discours de Mme Royal ne m’a jamais paru à moi plus idiot que celui des autres leaders de la gauche.

 
 

 « Beaucoup ont cru à cette «magie» corporelle. Le psychanalyste Ali Magoudi en était sûr : «C'est la Vierge à l'enfant ! Et l'enfant est une fille !» m'avait-il dit il y a un mois. Mais les mythes ne sont pas automatiques, ainsi le veut le pragmatisme actuel. »

Monsieur Magoudi est seul responsable de ces délires à propos de vierge à l’enfant qui feraient rire n’importe qui de sérieux.

La vérité c’est que Mme Royal n’a jamais prétendu véhiculer des fantasmes ; elle s’habillait d’une façon qui m’a parue décente et ordinaire, et elle a parlé raisonnablement avec le même pourcentage de lapsus et de fautes de français que n’importe quel orateur. Elle a dit qu’elle voulait pour les enfants des autres ce qu’elle a vait eu pour les siens. Qu’y a-t-il de scandaleux dans cette remarque ?

Mis à part que cela ne concerne pas les femmes et les hommes qui ne veulent pas d’enfants( mais pourquoi ne cherchent-elle pas à comprendre les autres ?). 

 Les images, les fantasmes accumulés et collés sur sa personne  sont le fait d’hommes et de femmes profondément névrosés et incapable de ne pas se troubler devant une femme  au point de perdre la tête.  

Sarko a  véhiculé un  fantasme et un seul  qui s’est décliné en plusieurs variations : le diablotin,  le petit Nicolas qui grandit,  la grosse poigne , l’homme providentiel, le héros qui a tenu tête au forcené de Neuilly ( un homme déjà assommé par les somnifère qu’on lui faisait boire dans son café…), en réalité ce fantasme est pauvre. Bref l’homme de petite taille qui réussit à vaincre malgré tout.  Seuls ses adversaires ont réussi à  parfois le magnifier en le «  diabolisant » comme on a dit.

En fait,  Monsieur Sarko ne représente rien. C’est un grand vide, sans imagination, un profiteur qui veut profiter, éblouir les gens, étaler son bien à la face du monde, se montrer. Se venger peut-être sur ses compatriotes de vexations autrefois subies. Rien de plus. Ce sont ces minables banalités qui ont tellement plu à ses électeurs.    

Sarkozy qui est un adversaire de l'esprit de mai 68, en est plus proche que ce qu'il veut bien dire. A mes yeux, il est une bonne illustration de ce "jouir sans entrave" qui a trouvé son origine sur les murs de mai 68. Sarkozy c'en est un qui semble dire par toute son attitude " Je jouis sans entrave, et je le montre,  le plus souvent possible". C'est à dire presque tout le temps, car les medias sont touts d'accord pour cette monstration. 

Revenons à Sibony :

Nicolas Sarkozy, lui, proposait un fonctionnement, pas un emblème ou un modèle. Il semble dire : je m'en suis tiré, je peux vous y aider. Le discours se veut rationnel, les arguments valent ce qu'ils valent, mais c'est un projet technique, pour débloquer des forces.

Ce n’est nullement un projet, reconduire la majorité sortante en se prétendant plus musclé ! Et son action au gouvernement a prouvé que ça ne fonctionnait pas.

 

Devant les grands de son parti, elle fut plus féminine qu'ils n'étaient convaincants. Mais cela n'a pas joué au niveau de tout un pays.

Mme Royal n’a pas été plus féminine que n’importe quelle femme. Mais elle n’a pas tenté de ressembler à un homme. C'est ce qui, en gros, lui a été reproché.

 

Lui, fils d'immigrés, suggère la rage de l'effort : faire ses preuves, trouver une place, plutôt qu'une prise en charge. Ça parle, à beaucoup.

Un fils d’immigrés riches, c’est aussi un Héritier comme disait Bourdieu.

 

Des résultats qu'il puisse montrer à sa mère adoptive, la France ; la France qu'il n'est pas, mais qu'il veut servir (donc, il s'en distingue). Certes le nom «Sarkozy» sonne étranger, mais la France a eu l'audace de cette étrangeté. Audace aussi grande que d'élire une femme.

Monsieur Sibony est fier qu’on élise un homme dont le nom se termine comme le sien , et qui a peut-être les mêmes origines ! C’est puéril et dangereux… ce n’est pas une raison suffisante pour contribuer à élire quelqu’un.

Croire que Sarko veuille servir son pays , qu’il n’ait d’autres intentions que de se  repaître de sa gloire, qu’il souhaite vraiment gouverner, c’est d’une naïveté à faire peur.

Gouverner ça suppose d’avoir des idées, de vouloir les mettre en œuvre, monsieur Sarko n’a jamais eu l’ombre d’une idée sauf se faire élire.

 
 

Par la voix de monsieur Sibony c’est la France de Sarkozy qui parle et à présent on va l’entendre jusqu’à devenir sourd !

Monsieur Sibony se réjouit que le loup ait mangé l’agneau, étale sa satisfaction et sa haine des femmes sur son petit espace virtuel.

C’est pure méchanceté

Cette jouissance est malsaine, et monsieur Sibony ne donne pas envie d’aller se faire psychanalyser.

Tout comme Monsieur Schneider (voir l'article en question sur sa "Confusion des sexes")

ll est en quête de virilité. C'est triste de voir les gens tomber si bas.

 

 

 
 
Partager cet article
Repost0
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 20:14

J’ai toujours trouvé les gouvernements de droite extrêmement ennuyeux au point que je ne pouvais lire les articles politiques concernant leurs « activités »  excepté la politique étrangère   Mais un jour, détourner les yeux n’a pas suffi : depuis cinq ans je n’entends parler que de Sarkozy les medias nous en abreuvent, nous en gavent,  on asphyxie littéralement. Et voila que cette   créature  exaspérante  qui  me fait avaler de travers qui me force à marcher les yeux fermés pour ne pas le voir sur les affiches et les papiers de toute sorte    risque de devenir président !

Certains comparent Sarkozy à Hitler, d’autres à Berlusconi ces hommes providentiels qui savent  si bien  entourlouper le  peuple … Si c’est l’homme qui fait les circonstances, alors peut-être que la comparaison est possible ; si ce sont les circonstances qui font l’homme le cas de figure est différent ; je ne peux croire que la France (et l’Europe) soient sans ressources et bornées au point de laisser M Sarko devenir un autre Hitler.  

D’autres veulent voter blanc parce que Mme Royal a discuté avec M. Bayrou.  Ils appellent ça la danse du ventre.  En particulier Michel Onfray a choisi ce parti et en profite pour taper à bras raccourcis sur Mme Royal.

  Ses propos misogynes sont  insultants pour la candidate socialiste qui fait tout ce qu’elle peut pour nous débarrasser de Sarko et qui est bien mal payée en retour.

Toute femme se sentirait d'ailleurs insultée aussi bien.

Certes, il n’est pas agréable de devoir tenter une alliance  avec le centre au deuxième tour pour  essayer  de gagner l’élection présidentielle ; mais je ne vois pas ce qu’elle  pourrait  faire d’autre dans la configuration actuelle ! Il n’y a pas de parti qui puisse peser lourd en terme de bulletins de vote dans la gauche antilibérale. Et à qui la faute ? Ne sont-ce pas des « philosophes » rêveurs, désordonnés, bavards et inconséquents, ainsi que   de petits chefs( et cheftaines) accrochés à leurs partis, et à leurs mots d’ordre, comme à des bouées de sauvetage, qui n’ont pas su se rassembler pour former un vrai parti à la gauche de la gauche ?

Quand au Parti socialiste lui-même, il est formé actuellement de petits groupes qui s’étripent entre eux, cassent du sucre les uns sur les autres, au pire certains grognent dans leur coin,  sans souci véritable du grave enjeu de cette élection.

Que Mme Royal ait réussi à s’en dégager pour porter un projet de société le clamer haut et fort, même s’il n’est pas bien neuf, même s’il ne fait pas rêver, même s’il n’est pas philosophiquement  profond (y en a-t-il eu déjà ?) est déjà un miracle en soi… ce projet de société a ses faiblesses, ses contradictions, voire ses petits ridicules, mais il n’est pas totalitaire, et défend des valeurs humanistes sur lesquelles Monsieur Onfray peut bien cracher tout à l’aise… mais que M. Sarko devienne président et je gage que M. Onfray n’aura plus autant de licence à alimenter son blogue avec la même verve et qui sait s’il ne se verra pas couper le sifflet assez rapidement ? Qui sait s’il n’aura pas de difficultés à publier ses livres comme il le fait à présent ?

A priori, il ne craint rien. Il n’a le choix qu’entre la chaise électrique et la corde.
Moi, j’ai des craintes.


Il mésestime également la dangerosité de M.Sarko.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 15:57

L177xH200-arton3546-27230.jpg

    Ce fut la soirée électorale chez des amis ;  ils avaient tous voté Royal, donc à priori on ne devait pas s’engueuler ; mais  plusieurs  des convives dénigraient violemment  la candidate PS, déploraient d’avoir dû voter pour elle, et louaient le magnétisme remarquable du carriériste sans foi ni loi !

     Dans quel monde vivons-nous ? Une France qui veut un gouvernement fasciste ! Qui rêve de coups de bâtons, chacun croyant qu’ils seront pour l’autre ! Une France haineuse, agressive, vipérine.

Que la candidate socialiste n’ait obtenu que 26% des voix en  monopolisant   la quasi-totalité de  celles de la gauche antilibérale, à qui il ne restait, dans la plupart des cas, que des portions incongrues  genre Un pour cent quelque chose, avait de quoi inquiéter.

Mais ils faisaient des plaisanteries ignobles lorsque Ségolène Royal, seul, frêle, et ultime rempart contre la droite  fascisante (n’oublions pas que Le Pen a encore presque onze pour cent),   réussissait enfin à prononcer son discours que presque personne n’écoutait.

Ceci dans une commune où plus des deux tiers des votants ont préféré la droite !

 

Comme je le lis dans un article de Libé, dont l'auteur est Pierre Marcelle ( auteur de " Contre la télé"  intelligent constat de ses années de chroniqueur)  l'un des rare éditorialistes du journal à  être resté lucide :

« Si, dans deux semaines, Ségolène Royal l'emporte, il faudra alors admettre qu'elle aura terrassé bien plus que son adversaire. Pour l'heure, elle est comme la chèvre de Monsieur Seguin juste avant l'aube, mais le loup censé la manger n'est pas Nicolas Sarkozy. Le loup demeure cet inconscient collectif qui, sous la forme persistante du procès en incompétence sexuée qui lui fut et lui est encore fait, aura pollué toute sa campagne. Il nous reste deux semaines pour regarder ce loup pour ce qu'il est, et le manger. Deux semaines pour oser croire à l'hypothèse d'une victoire, de sorte qu'elle-même sorte, après François Bayrou, l'autre sortant. »

 

 

Partager cet article
Repost0
15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 20:45

A mon sens le PS est sérieusement suspect depuis 1984, et le virage à droite qu’augura la nomination de Laurent Fabius au poste de premier ministre de François Mitterrand.

Fabius fut le premier visage symbolisant à mes yeux la trahison du PS devenu plus ou moins capitaliste. Ce mot de capitalisme a été gommé depuis longtemps au profit de « libéralisme ». Le socialisme vrai est anticapitaliste. Pour masquer le fait qu’il ne voulait ou ne pouvait plus l’être, on a réinventé un « libéralisme » social sorte de notion floue destinée à masquer le fait que l’on baisse les bras devant les effets néfastes de la mondialisation.

Ce même Laurent Fabius le premier à transiger avec le « libéralisme » économique a été aussi celui qui au PS milita pour le « non » de gauche en 2005.
On aurait préféré que ce soit quelqu’un d’autre !!
Il y a eu aussi des « nonnistes » sincères.
Depuis nombreux sont ceux qui trahissent.
Et ça ne fait que s'aggraver.

Michel Rocard a préconisé une alliance avec Bayroue de fortune.

Michel Rocard avait dans " Si la gauche savait..." dit tout le bien qu'il pensait de ce parti, qu’il a lui-même rejoint en 77 pour éviter la marginalisation à vie à quoi le PSU le condamnait.

Ce qui ne l'empêche pas d'en être encore membre.

Pourquoi?

Pour avoir la satisfaction de jeter encore un pavé dans la mare !

Sa déclaration est provocatrice.

Mais en même temps il est sincère ; je crois qu'il perçoit Sarkozy-Le Pen comme un danger plus grave que Chirac-Rafarin et Cie ; et peut-être a t'il raison.

Je perçois cette déclaration comme venant d'un esprit toujours en contradiction avec lui-même.

En tout cas Mme Royal ne peut pas souhaiter publiquement cette alliance avec Bayroue de fortune sous peine de voir se défaire le travail qu'elle a réalisé jusqu'ici pour accéder à l'investiture présidentielle.

Perdante, je ne sais pas, ce sont peut-être des effets d'annonce, mais la tête haute, je l'espère.

Mme Royal s’est mis les enseignant à dos avec ses » trente-cinq-heures-payées- dix-huit »fâcheuses paroles qui ont circulé dans nombre de vidéos.

Mais faut pas rêver !

Si elle veut trente cinq heures de présence par semaine pour les profs dans les établissements scolaires, à droite on en profitera pour faire pire !

Par souci d’économie, les gens de droite forceront les profs à effectuer toutes les surveillances et pourquoi pas les travaux de ménage.

On lit dans un blog politique que les possibles premiers ministres dont Ségolène Royal avance les noms …« ne font pas rêver »
Mais depuis quand va t’on aux urnes la tête pleine de rêves ?

C’est la raison qui doit prévaloir en cette circonstance.

Le manque de lucidité a eu des effets fâcheux il y a cinq ans.

Quand on part à l’isoloir avec des rêves en tête, on a le cauchemar en retour.

Partager cet article
Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:54

 

Nombreuses manifestations dans la ville.

 Il y a des profs, des jeunes, des étudiants, lycéens, et même des primaires à gauche à droite et au milieu. C’est dire que la rue est noire de monde.

 Je me dis c’est une manifestation enseignante.

Sur les étendards il est écrit «  nous voulons le déplacement perpétuel »

Ou encore : «  Ah bas l'ankylose », «  Mort à la stupeur »

  Il y a des paysans avec des vaches comme au temps du Larzac, avec des banderoles « pour le grand regain » ;   

Il y a des gens, des gens partout, des petijean des grand jeans, des vraijean, des faux et des djinns et des géants. Et des tailles standard. Qui font voir de grandes banderoles «  Nous voulons le revenu d’existence »

Il y a des personnes âgées qui défilent en masse en brandissant des étendards ; serait-ce pour réclamer une loi sur l’euthanasie ? Eh bien non ; sur les pancartes on peut lire «  Nous ne voulons plus mourir » ;  « A mort la mort ».

 Je n’ai pas envie de rester sur le trottoir, je descend me mêler à un groupe où j’ai cru reconnaître des amis de mes enfants ; je m’enquiers de la manif mais ils ne savent pas quand et où elle a commencé ni quand et où elle ou elle se terminera.

C’est comme la vie …

Ouais, répondent les jeunes mais tu sais on n‘abandonnera pas avant d’avoir obtenu satisfaction.

Quelle satisfaction, à quel sujet ?

Ils ne savent pas ; ils savent qu’il leur manque juste la réponse, et  qu’ils doivent rester en mouvement ; le mouvement c’est ce qui compte. Maintenant que les voitures ne circulent plus, nous prenons leur place.

Personne ne parle et tout le monde déambule avec des slogans. Le silence est complet. Une manif qui se tient aussi bien me dis-je je n’ai jamais vu ça. On dirait presque un cortège funèbre.

Comme ce que je vois est fort difficile à interpréter, j’ai aussi la malchance de voir des journalistes m’interpeller et me fourrer un micro sous le nez.

Ils sont les premiers à  déchirer le silence :

«  Qui doit prendre la tête du cortège ?

 

Les journalistes ont l’air déçus, sans doute n’ai-je pas dit quelque chose de percutant.

Je me hausse le ton, et solennelle, comme jamais on ne m’a vue ou entendue, je lâche «  Jospin doit être prêt à assumer, cette volonté qui s’exprime autour de nous,   le désir du peuple, qu’il a su sushiter, chuchiter, chuchoter… »

Je ne trouve pas le mot juste, pour terminer une phrase aussi belle, je me représente mon encyclopédie avec les définitions : su, suce, sus, suscrie,  sushi,  je ne trouve pas le mot juste.

 

Le  matin suivant,  j’allume la radio et j’entends Jospin dire «  Il n’y a pas eu de deuxième tour à l’élection 2002 ;  ainsi  les gens sont troublés… »

Ah, me dis-je, s’il y en a un la prochaine fois…

 

C'était un rêve. Je ne rêve jamais du président, mais de certains hommes politiques, oui.

En l'occurence, j'ai rêvé de Jospin plusieurs fois.

Et pourtant, en 2002, avec ce Le Pen au second tour, nous étions surtout ridicules!!! Je me rappelle avoir écrit dans mon journal une phrase tirée d'un journal anglais ( ou allemand) le 22 avril, où l'on estimait en substance que  les français font n'importe quoi! ils ont voté en masse pour un vieux soudard à moitié sénile...

Partager cet article
Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 16:49

Je me rends rue Viala au lieu-dit des Allocations familiales ou de la sécu j’ai reçu un papier administratif dont je ne comprends pas le contenu.

Je me pointe devant le bureau, il n’y personne dans la pièce et M. Douste-Blazy est derrière : une chance ! Je n’attendrais pas et je vais pouvoir interroger quelqu’un de compétent. Quoique M. Douste, dans mon souvenir, ne soit pas célèbre pour avoir su résoudre les problèmes délicats de ses administrés mais cela dépend du journal qu’on lit.

Puis je ne me dis c’est un médecin et un ancien ministre.

Le monsieur Douste parcourt le papier   me dit on vous réclame trois écus, pour boucher le trou de la sécu.

Evidemment je ne les ai pas.

M. Douste commence à écrire sur du papier un plan d’action pour me permettre de payer cette somme par petites mensualités sur une période de vingt ans avec des intérêts moyens. Pas plus de douste pour cent. C’est très complexe car il faut convertir des écus en euros. Même moi je n’y arrive pas très bien, confie t-il.

« Ben, vous n’êtes pas spécialisé en économie, lui dis-je, c’est M. Strauss-Kahn le ministre. Alors vous n’allez pas pouvoir…

 

 

 

 

Ecoutez dit M. Douste, je vous accorde une année sabbatique pour faire un enseignement complet en éducation civique dans l’université de votre choix. Faut retourner à l’école !

 

 -La Recherche ? Fait M. Douste.   Laquelle ?

- A la recherche du…

- Ah oui, « du pain perdu ? »

 
 
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Nuagesetvent
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • Contact

Rechercher