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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 10:11

( This is How it Ends), 2020 Liana Lévi, 390 pages.

Un immeuble a` moitie´ vide au milieu d'un vaste chantier de construction. Quelques occupants, oubliés de tous, qui résistent a` l'expropriation. Un soir, ils célèbrent la sortie d'un livre consacre´ a` leur combat. Mais tandis que la fête bat son plein, Hella, auteure du texte, et Molly, auteure des photos, se retrouvent face a` l'encombrant cadavre d'un homme. La décision qu'elles prennent alors va lier leurs destins, inextricablement. En un savant va-et-vient entre passe´ et présent, le récit des événements qui les ont conduites au drame révèle d'inquiétantes zones d'ombre.

Molly et Hella les chapitres leur sont consacrés en alternance. Molly à la 1 ere personne, Hella à la 3 eme. Molly dans les trois semaines qui suivent la fatale nuit, Hella en remontant le passé jusqu’à un an plus tôt. On découvre le parcours de Hella, qui a fui l’école de police ( son père est commissaire) à cause d’un type qui la harcelait violemment ( et elle répliquait ) du coup la voilà sur les lieux de luttes des activistes radicalisés , manifs contre le nucléaire, vandalisme d’une agence immobilière qui s’occupe de chasser les propriétaires d’un immeuble contre 185 000 livres( impossible avec ça de se reloger à Londres, soupire Molly…) pour en construire de nouveaux plus modernes et plus chers. Hella ne cesse d’en découdre avec certains hommes  un CRS violent, son amant dirigiste, un anar prêt aux actions les plus folles… et finalement elle a tué un homme… Molly... on dirait si elle était française une vieille soixante-huitarde toujours en lutte qui fait le bilan de sa vie entièrement consacrée au militantisme.

On a du mal à s’identifier à ces héroïnes,  leurs façons de s’autodétruire en vaut bien d’autres pourtant… j’aurais préféré suivre les parcours des propriétaires expulsés,  plus ordinaires, sommés de partir ( mais ils sont déjà presque tous partis…).  

J'ai préféré ce roman au précédent " Haine pour haine" également consacré au traitement d'un problème social. Cet opus est plus nerveux, les caractères mieux campés. Une romancière qui s'améliore de livre en livre! Je la lirai encore...

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 10:07

 

Sonatine, 2019, 297 pages

 

Au départ, il ne s'agit même pas d'un crime. C'est un accident banal, un soir d'hiver au début des années 1990 en Alsace entre Strasbourg et Saint-Louis. Une Mercedes quitte la route et dégringole dans le fossé..

Le conducteur, un notaire de la petite ville de Saint-Louis, est mort sur le coup. Sans doute s’est-il assoupi au volant. Mais le flic chargé de l’affaire, Georges Gorski, va vite se persuader que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît.

Le romancier écossais a situé son intrigue en France dans une petite ville tranquille entre Strasbourg et Mulhouse. Les enquêteurs,  Raymond, fils de l’accidenté,  et Gorski le commissaire vont pérégriner dans ces trois villes. Raymond ( 17 ans, lycéen, mal dans sa peau) a trouvé un bout de papier dans le bureau de son père avec une adresse à Mulhouse « rue saint-Fiacre « ; il s’y rend, décidé à savoir ce que son  père avait à voir avec cette adresse. Il se conduit comme un vrai enquêteur, relève les noms sur les boîtes aux lettres, surveille les allées et venues, pénètre dans les officines, des brasseries, des bars, un  magasin de brocante… et finira par trouver ce qu’il cherche, et ne souhaitait nullement trouver. Cette partie de l’intrigue donne lieu à des saynètes tragi-comiques  assez bien rendues .

L’autre enquête celle de Gorski est plus conventionnelle. Cependant, j’ai goûté les rencontres  avec le professeur en pantoufles, spécialiste de la Réforme en Alsace et de l’espionnage de sa voisine. Les différentes brasseries, cafés et bars des trois  villes sont plutôt bien décrites, d’un point de vue socio-psychologique. Le Pot, La Cloche, tristes endroits où Gorski se saoule  dans sa petite ville plombante,  le Convivial, le «  bar-miniature de la rue Machbach » , le « petit endroit spécial » derrière la place Kléber, à Strasbourg,  le «  Chez Johnny » à Mulhouse, le café des Vosges à Saint-Louis, où s’ennuient les lycéens,  autant de lieux pour des actions en demi-teinte… les descriptions des protagonistes sont féroces, parfois très appuyées,  mais dans l’ensemble on ne s’ennuie pas. 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 11:27

10/ 18 (Grand détectives) 2007, 324 pages.

          1er publication 1998.

 

Ce romancier russe a mis en scène une « murder-party » sur un navire quittant Paris,  en partance pour l’île de Ceylan ; deux hommes,  Eraste Fandorine, un jeune russe excentrique (on comprend que c’est un personnage récurrent) et le commissaire Gauche( français)  cherchent un criminel qui aurait embarqué ; avant d’être sur le bateau, il a tué dix personnes ( la domesticité de lord Little Bird, un riche Anglais) en leur injectant une dose d’opium mortelle, puis assassiné Little Bird, lui prenant dans sa collection d’ objets indiens plus ou moins précieux, un bouddha en or et un foulard de soie.

 

On ne sait pourquoi, car le bouddha a été retrouvé dans la seine, et le foulard… n’avait pas grande valeur…

Gauche a trouvé plusieurs suspects, de nationalités diverses,  qu’il a fait réunir pour les surveiller pendant la traversée. Il a choisi ceux qui n’avaient pas les  insignes en forme de baleine qu’on remet à chaque passager : en effet, le meurtrier a oublié ce badge sur sa victime, qui le lui avait arraché.

Cependant pour compléter sa collection de suspects il a aussi pris un docteur (louche, car il sait faire les piqûres, et italien) et Fandorine, qu’il a pris pour un suspect.

La traversée est donc mouvementée, aventureuse, les passagers à surveiller sont très bien campés et ont tous évidemment quelque chose à cacher, les deux enquêteurs ne cessent de se quereller, pour notre plus grand plaisir, et le roman s’avère une parodie très réussie et distrayante. Le style est plus enlevé que celui d’Agatha. Pour le reste, il n’a rien à lui envier !

 

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 15:14

( Talking to the Dead, 2012)

Presse de la cité, 2013 ( Sang d’encre) 

L’héroïne Fiona Griffith, qui parle à la première personne, est une jeune inspectrice qui enquête avec son équipe sur les meurtres de Janet Mancini, prostituée occasionnelle, et sa fille April, 6 ans.

Toutes deux ont été retrouvées dans un squat sordide ; la mère droguée et asphyxiée, la fillette écrasée par un évier de cuisine.

Nous sommes à Cardiff Pays de Galles, et Fiona est une enquêtrice un peu particulière : adolescente, elle a souffert du syndrome de Cotard (délire psychotique consistant à se croire mort) et en est sortie pas tout à fait guérie ; elle se sent proche des cadavres, et les croit encore vivants quelque part, au fond d’elle-même. 

Car elle aime parler aux morts et rester en leur compagnie. La morgue, c’est son  trip préféré…

 Que dire encore … elle ne mesure qu’un mètre soixante, et ne boit que du thé à la menthe et des tisanes ; et puis elle aime enquêter seule car elle a ses propres idées. Et par là-dessus, elle intéresse tout de même l’inspecteur chef David, et il ne la laisse pas indifférente.

 Tout cela parait difficile à gérer.

L’enquête va viser un certain Ratigan homme d’affaire à présent décédé, client de Janet et qui avait perdu une carte de crédit chez elle. Ratigan était riche et sadique. Son commerce de transport maritime est fort suspect ; Fiona dispose d’un indic, un ancien flic à moitié corrompu qui attend de passer en jugement pour escroquerie.

Les 130 première pages plaisent on trouve que Fiona a un humour noir bien à elle ; la suite est plus monotone : l’enquête est fort classique, et menée sans grande surprise. Fiona finit par décevoir : sa nuit à la morgue n’apporte rien à l’intrigue, et je n’ai pas réussi à être émue, ni  horrifiée ou amusée par ses conciliabules avec les défunts.

L’ennui pointe le nez !  Enfin c’est tout de même un roman structuré et qui se lit…

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 23:00

Les Arènes ( Equinox) 600 pages environ

 

L’Etoile du nord c’est le nom du train dans lequel le dictateur Nord-Coréen Kim-Il Sung ( Notre Cher Dirigeant ) se déplaçait et vivait le plus clair de sont temps... ces données  sont reprises dans le roman, agrémentées d’une péripétie fictive.

 Jenna , une jeune sud-coréenne a perdu sa sœur jumelle,  kidnappée par un sous-marin sur une île de Corée du sud, proche du voisin ennemi. Dix ans plus tard, Jenna est un membre émérite de la CIA : elle compte retrouver sa sœur et on l’implique dans une mission diplomatique durant laquelle elle va rencontrer un des bras droits du Cher Dirigeant : le colonel Cho. Quoique acclamé pour ses bons résultats diplomatiques, Cho est déjà presque condamné à être fusillé (en raison de ses ancêtres qu’il n’a pas connus) et il s’en doute. L’hypocrisie bat son plein ; on lui fait des courbettes , on le célèbre et on prépare sa chute, peut-être son trépas.

N’ayant plus rien à perdre, il va entrer en contact avec Jenna, et qui sait, lui venir en aide ?  …

Pendant ce temps, dans une petite ville de province, une femme d’un certain âge ( qu’on appelle la vieille) va tous les jours à la gare pour faire du commerce : c’est surtout du troc. Son quotidien nous évoque la vie des gens ordinaires, la pauvreté qui les mine… la Vieille  se lie d’amitié avec une jeune femme surnommée «  Bouclette » et elles font ensemble des petites affaires ; mais Bouclette risque  des ennuis avec le pouvoir : elle est chrétienne et distribue des bibles qu’elle va chercher à la frontière chinoise…

Tout le monde, à tous les niveaux, vit dans la peur, les nantis, les élites, les militants clandestins, et les gens du peuple qui cherchent seulement à survivre … …

Le roman est basé sur des récits documentaires sérieux. Le romancier n’a rien inventé à part l’identité de ses personnages et certaines péripéties. Cela ne l’empêche pas  de monter une intrigue cohérente et son roman se lit bien.  Il manque tout de même quelque chose, de l’humour noir, peut-être ? 

Narrations descriptions et dialogues sont corrects mais un peu ternes.

J’ai lu ce roman après avoir lu la chronique de Dasola.

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 12:50

 

un pavé pour l'été !

 

Grasset, 695 pages.

Ça commence par un mariage, qui n’aurait pas dû avoir lieu d’après Cormoran qui est de la noce et s’y ennuie ; et nous sommes du même avis. Robin épouse ce malotru de Matthew ! Et peu après nous avons droit au voyage de noces. Toutes ces réjouissances sont désastreuses ! Pas de doute : Robin est masochiste au dernier degré…

Enfin, Cormoran a regagné son deux-pièces et reçoit Billy, un jeune homme effrayé et souffrant de tics nerveux : il est persuadé d’avoir assisté à un meurtre : « ils » ont étranglé et enseveli une petite fille ! » Cela fait vingt ans qu’il revit cela… aidez moi !

Billy est le frère de Jimmy, militant d’extrême gauche, que Cormoran aborde dans un de ses meetings : Billy déraille, il va devoir le faire interner. Non, il n’y a jamais eu de meurtre, il a des hallucinations !

Mais Cormoran a pour client le ministre de la culture Chiswell,  que deux personnes font chanter… Chiswell, un homme qui adore les citations latines. Un homme malheureux aussi : son fils aîné a perdu la vie à la guerre, l’autre est un voyou, sa énième femme lui fait la vie dure… et les maîtres chanteur s ne sont autres que Jimmy (autrefois employé avec sa famille au domaine du ministre) et  Geraint Wils , l’époux de la ministre des sports .  On va enquêter sur les maîtres chanteurs ! Mais, dit Robin, enfin de retour, qu’a-t-il fait de mal Chiswell  pour qu’on le fasse chanter ? Il ne veut pas le dire ! Mais il prétend qu’autrefois c’était permis et maintenant non, car une loi est passée… ça ne peut être si grave décide Cormoran…

Robin est infiltrée à la Chambre des Communes ; elle feindra d’être stagiaire au bureau de Chiswell et glanera ainsi des informations.

C’est une enquête longue et complexe ! L’auteur multiplie les personnages et les informations, pour nous perdre ; Ce que Billy a vu enfant, est-il  en rapport avec tout cela ?

Il y aura un meurtre pendant l’enquête, mais pas tout de suite, soyons patients.  Je n’ai pas compris avant la fin, la solution pourtant évidente était noyée sous une masse d’informations, de propos contradictoires, de séjours dans des endroits divers ( Palais de Westminster, meetings gauchistes, somptueux domaines, et petits appartements miteux, écuries, pubs chics et pubs mal famés, cérémonies diverses, avec de nombreuses incursions dans les toilettes …)

 

et  d’intermèdes concernant la vie privée de Robin, voire celle de Cormoran…

C’est très long ! Mais si c’était plus resserré, on trouverait trop vite ! Je déplore seulement que la vie privée des détectives ne soit guère passionnante. Vont-ils se décider à larguer définitivement leurs encombrants conjoints ?

 

 

 

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 11:44

 

Métailié, 2019, 428 pages

Mario Conde va avoir 60 ans dans un mois ! Quelle catastrophe ! En attendant ce jour, il se saoule deux fois plus en compagnie de Carlos le Flaco, et le Conejo, ses vieux amis. Et soigne son vieux chien encore plus vieux que lui…  Les femmes cuisinent et retrouvent les hommes  au lit et n’ont pas grand-chose à dire comme d’hab’… Pas méchant mais d’un machisme assez primitif, c’est Mario Conde…il aime Hemingway,  et aussi Chandler  dont il n’a pas le don pour le cynisme et la formule assassine et laconique…non , lui c’est plutôt l’épanchement , et les digressions sans fin…

Un ancien ami de lycée Bobby vient le consulter : il possédait une vierge noire léguée par le mari de sa grand-mère, un Catalan qui l’avait rapportée de chez lui. Ancienne, probablement sculptée au Moyen âge, elle a de la valeur, et elle fait des miracles… pour ceux qui y croient. Son ami à qui il avait confié la maison l’a volée, en même temps que certaines babioles, et s’est tiré…

Mario accepte de rechercher la vierge : il s’aide de comparses policiers, et visite des quartiers sinistrés de La Havane, où pourrait se trouver la sculpture, chez des  jeunes gens qui vivotent plutôt mal  de commerces illégaux ; il va aussi chez des marchands d’art tout aussi en disgrâce avec la loi, mais qui roulent sur l’or… ce qui nous vaut des contrastes frappants. Et voilà que la vierge bien faisante   se met à semer des cadavres !  

En parallèle nous suivons l’histoire d’un chevrier Catalan chargé de protéger ladite vierge, récit qui nous conduit jusque chez les Templiers, et de retour des Croisades,  c’est le côté « roman d’aventure », bien documenté d’un point de vue historique.

 

Ce récit a bien des qualités, mais il est trop long, encombré de répétitions. On se lasse un peu, on finit par ne plus savoir pourquoi Bobby  est « un sale type » selon Mario, on a dû rater quelque chose… d’autre petites choses restent également obscures.

 

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 17:44

Denoël (Sueurs froides), 299 pages.

Comme dans «  Il reste la poussière » Sandrine Collette adopte  les procédés du récit d’aventure ; ce roman n’a rien de policier (même s’il y a un meurtre). C’est une robinsonnade.

Des inondations ont isolé une famille habitant sur une colline ; ils sont les seuls rescapés , tout le village a été englouti par une déferlante et l’eau continue à monter. Le père et la mère décident de partir en barque chercher du secours : mais l’esquif est trop petit, ils ne peuvent emmener tous leurs enfants.

 Cette idée aussi,  d’avoir engendré neuf mouflets !!

Bref ils ont laissé  Louie, Perrine et Noé, les « enfants du milieu » qui ont entre huit et onze ans. Ont emmené les deux ainés pour ramer efficacement, et les trois toutes petites filles dont un bébé, qui ne  peuvent se passer de leur mère.

 Mais il faut dire aussi que Louie a une jambe raide, que Perrine ne voit que d’un œil, et que Noé est atteint d’une forme atténuée de nanisme...

 Les trois enfants du milieu soupçonnent qu’on les a laissés parce qu’ils sont plus ou moins handicapés, et qu’on les aime moins que les autres. En réalité, le choix des parents, injuste, est  inévitable et réaliste mais… la mère a l’impression de les avoir abandonnés.

Tempêtes, navigation hasardeuse, mauvaises rencontres, survie ne tenant qu’à un, fil, débrouillardise… beaucoup de souffrance… et pourquoi pas rédemption ???

En dépit de passages distrayants ce roman est  tout de même trop plein de bons sentiments ; il n’a pas la force de «  il ne reste que poussière ». Le précédent ne m’avait pas trop convaincue non plus…

 Outre celui que j’ai cité, j’avais goûté particulièrement «  Un vent de cendres «très enlevé et stimulant,   et « Six fourmis blanches » dans lequel le climat de randonnée en montagne était bien rendu.

 Sandrine Collette n’a pas retrouvé l’inspiration  de ces trois opus…

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 13:47

«  Le passé c’est comme un chat ; si on le réveille, il vous griffe. »

Même s’il a été prévenu,  Paul Chavanne se plonge dans le passé de Lucienne sa femme ; et ne cesse de lui découvrir des activités fort déconcertantes qu'il n'aurait jamais pu imaginer .

Serveur dans un wagon-restaurant, aux beaux jours du Paris-Nice, avant les TGV, il avait écrit une lettre à Lucienne sa femme, pour lui parler divorce et avait coincé le mot dans un roman à la place du parque-page. Ce même jour, Lucienne a eu un accident de voiture, et la voilà dans le coma.

Ce n’est pas  à  cause de la lettre ! elle n’avait pas ouvert, le livre… elle avait mieux à faire que lire,  découvre Chavanne : poser pour un peintre , faire l’escort girl dans un appartement cossu au nom mystérieux de Dominique Loiseleur… rencontrer un certain Fred avec qui elle faisait des affaires lucratives mais lesquelles ???

et son accident n’est pas fortuit, selon le garagiste!

 

Très bonne intrigue!  ces vieux auteurs de polars me déçoivent rarement!

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 12:17

De Fallois, 2018, 635 pages.

Le pot de départ de l’inspecteur Jesse Rosenberg se termine sur une note frustrante : une jeune journaliste, Stéphanie Mailer vient lui dire que de source sûre, il s’est trompé de coupable, lui et Derek son acolyte déjà retraité, lorsqu’en 1994, ils ont pensé avoir résolu l’affaire du quadruple meurtre de la petite bourgade d’Orphea : ils n’ont pas trouvé le vrai coupable…

Au cours du festival de théâtre d’août de cette année là, une joggeuse a été abattue Meghan Padalin, ainsi que le maire Gordon son fils et sa femme, dont elle longeait la maison.

Vingt ans après, l’enquête reprend donc, d’autant plus que Stéphanie, qui en sait trop, disparaît.

Très sophistiquée, l’intrigue se tient ; on suit beaucoup de fausses pistes qui tiennent la route,  et on ne devine pas la solution, ce qui m’est fort agréable. Il y a beaucoup de personnages, la plupart sont utiles à l’intrigue mais pas tous. Il est dommage que les trois principaux enquêteurs soient très convenus…

Quelques personnages sont agréables à suivre : Kirk Harvey l’ancien chef de la police, amateur de théâtre et très fantasque, qui entreprend de refaire un festival de théâtre, avec une pièce dont il n’a que les premières répliques : le nom de l’assassin y sera donné, dit-il… les répétitions de la soi-disant pièce sont assez cocasses.  La jeune Dakota, personnage inutile à l’enquête, a  un peu d’épaisseur sans être très originale. L’histoire de Bergdorf et Alice est plaisante à suivre, et atteint des degrés de bouffonnerie sur la fin. Le petit chapitre mettant en scène les grands-parents de Jesse est très drôle, j’ai bien ri ! Dommage qu’il soit si court et qu’il faille attendre la page 490 pour en profiter. Joël Dicker a un certain talent pour le burlesque qu’il ne met pas assez en avant.

On s’en doute, malgré le tarabiscot de l’intrigue, il y a beaucoup de propos inutiles. Lorsqu’un personnage rapporte une information, un fait,  ou une conversation qu’il a eue avec un autre, hier ou vingt ans plus tôt, on peut très bien se contenter de ce propos. Mais souvent, il est repris au paragraphe suivant sous forme de scène avec des dialogues insipides. 

Dans l’ensemble, ce n’est pas déplaisant, sans être le polar de l’année.

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