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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:40
Benjamin Wood Le Complexe d’Eden Bellwether ***+

Zulma, 2014, 495 pages.

Oscar aide-soignant à Cedarbrook maison de retraite située à Cambridge proche de la célèbre université. Ce garçon de vingt ans regrette de n’avoir pas fait d’études ( sa famille ne voulait pas) et est tout particulièrement attaché à Mr Paulsen, résident de Cedarbrook. ancien professeur à Cambridge. Le vieil homme lui prête des livres et discute avec lui. Un soir après son travail Oscar est attiré par un concert dans la chapelle sur le chemin du retour. L’orgue et le chœur sont tout spécialement attrayants.

Sur les bancs de la chapelle il fait connaissance d’Iris Bellwether jeune fille en 2 eme année de médecine. Ils se plaisent. L’organiste est son frère Eden qui a un don pour la musique.

Bientôt on se rend compte qu’Iris apprécie chez Oscar le fait qu’il soit extérieur à cette population universitaire, et d’un autre monde que ses riches parents et son frère dont la personnalité pose des problèmes.

Eden fait des recherches en musicothérapie. Il se croit capable de manipuler les gens grâce à un système d’hypnose et de pratique musicale. Sa sœur lui sert de cobaye depuis son plus jeune âge. Il a également une petite cour d’admirateurs deux étudiants et son amie Jane, sur qui il compte pour se faire aider. Telles qu’Iris les révèle à Oscar ces pratiques sont perverses : il hypnotise la personne, la blesse physiquement, puis la « guérit ». Il va exercer son pouvoir sur Oscar : malgré son pragmatisme le jeune homme se laisse hypnotiser sans son accord conscient. Il faut dire qu’Oscar commence par idéaliser cette petite coterie d’étudiants de haut niveau, monde dont il rêve de faire partie. D’autre part Eden se considère comme un scientifique, un bienfaiteur de l'humanité.

Cependant, Iris compte sur lui pour dénoncer Eden dont elle fut (et reste) le premier souffre-douleur) : les parents d’Eden nous apparaissent comme irresponsables, obnubilés par le « génie « de leur fils.

Le récit montre les tentatives des deux jeunes gens pour arrêter Eden dans ses méfaits lesquels deviennent de plus en plus inquiétants. Mais ni Oscar ni Iris ne sont suffisamment armés pour ce combat, et même Oscar reste plus ou moins sous la coupe d’Eden…et ils ne sont pas les seuls.

Comment un psychopathe réussit et échoue à former une secte, et comment lui résister, c'est le sujet du récit. A mesure que le récit progresse, on est de moins en moins intéressé par Eden le psychopathe en question. Ses mises en scènes longuement narrées ne nous font pas d'effet. C'est le problème d'un récit pourtant bon dans l'ensemble.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 11:07
Zygmunt Miloszewski  Un Fond de vérité ****+

Mirobole, 2014, 470 pages.

Edition originale 2014 ( Ziarno prawdy)

Teodore Szacki vit et travaille désormais à Sandomierz tandis que son épouse et sa fille sont restées à Varsovie. Cette petite ville de province lui plaît beaucoup, son architecture est restée médiévale, mais il s’y ennuie un peu.

Heureusement le crime fait son apparition : le corps d’Ela Budnik, femme de 40 ans est retrouvé près d’une ancienne synagogue où se trouvent les Archives ; un jeune chercheur Roman Myszynski a même entendu des bruits bizarres avant de découvrir le corps dans les buissons attenant. Une mise en scène horrible et sophistiquée : la victime a été vidée de son sang selon un rituel d’égorgement des animaux dans la tradition juive.

Son mari est suspecté et interrogé ; conseiller municipal, chimiste de profession, c’est un notable. Il n’a pas d’alibi, mais rien de probant ne sort de tout cela et on le relâche. Deux jours plus tard c’est lui qu’on retrouve mort pendu par les pieds et vidé également de son sang dans une maison désaffectée en voie d’effondrement. A côté du corps trois lignes de chiffres qui se suivent, et des initiales.

Teodore soupçonne un troisième personnage: un patriote un homme de droite appartenant à un mouvement nationaliste, et qui avoue être antisémite.

Mais très vite, il disparaît ….

L’enquête tourne autour des relations de la population catholique avec les juifs, pendant, avant, et après la guerre. Les juifs ont été martyrisés, y compris les survivants dont on avait subtilisé les biens pendant leurs fuites. Dans la cathédrale de Sandomierz, plusieurs tableaux grands format mettent en scène des crimes rituels effectués par des juifs ; sur l’un d’entre eux, une main, sûrement criminelle, tracé des signes en hébreu.

Teodore apprend les anciennes légendes, auxquelles certaines gens croient encore, comme le fait que des juifs auraient charcuté des enfants pour en faire du pain azyme et autres fariboles.

Voilà une enquête qui prend son temps. Le temps de revisiter le passé compliqué et souvent peu glorieux de cette jolie ville de province, le temps de déterrer quelques forfaits sanglants qu’on a feint d’oublier, le temps que Teodore se promène dans la ville et alentours, en détaille l’architecture, réfléchisse profondément sur les bords de la Vistule, dans les principaux édifices religieux, les endroits où l’on mange et boit ( bien ou mal) ; le temps qu’il ait séduit les femmes de son âge dans son entourage proche, et observé les autres d’un regard critique et obscène ; le temps qu’il ait interrogé quelques personnes-clé, un profileur, un rabbin, des évêques, des chercheurs, un ancien policier, le temps qu’il ait fouillé les catacombes de la ville, et rencontré de vrais Cerbères…. avant de comprendre la vérité qui surprend aussi le lecteur !

Dans l'ensemble, j'ai aimé ce roman bien écrit et bien documenté; On apprécie que le décor soit planté, le contexte culturel et politique correctement rendu . Mais les coucheries de Teo affaiblissent le récit. A cause du tableau dans la cathédrale on pense au « Tableau du maître flamand » de Perez-Reverte. Tout comme dans le dernier opus, ( les Impliqués) on pensait au Crime de L’Orient-Express d’Agatha Christie ).

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:23
 Robert Galbraith Le Ver à soie ****

Grasset, 2014, 568 pages.( The Silkworm)

Deuxième affaire élucidée par Cormoran Strike et sa fidèle associée Robin: la femme d’un écrivain s’inquiète de la disparition de son mari : Owen Quine s’est volatilisé après avoir confié à son agent littéraire un roman à clef dans lequel il met en scène ses proches (collègues romanciers, agent, épouse, amante …) dans des postures pornographiques humiliantes. Le livre n’a pas été publié mais a semble-t-il beaucoup circulé sous le manteau et indisposé les intéressés. Cormoran se lance dans cette lecture ainsi que Robin : constat ; les romans de Quine sont complètement nuls ! Mais celui-là est plein de références symboliques et contient peut-être des secrets à décrypter.

Cormoran flaire une vengeance quelconque : il faudra d’une part retrouver le romancier mort ou vif, d’autre part interviewer les personnes caricaturées dans le roman, la plupart sont des romanciers médiocres, ayant eu plus ou moins de succès, et des auteurs en herbe dont Owen avait prétendu apprécier les manuscrits mais qu’il ridiculise dans son méchant dernier roman…

Une enquête agréable à suivre en dépit de quelques longueurs. Je n’ai rien deviné quant à l’identité du coupable, et pourtant des indices peuvent mettre sur la voie ! Un bon point pour l’auteur car je n’aime pas comprendre trop vite ! La satire d’un certain milieu de l’édition est mordante. Cormoran se demande stupéfait « mais pourquoi y-a-t-il tant de gens qui écrivent ?? »

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 17:35
Paula Hawkins La Fille du train ****+

Sonatine, 2015, 450 pages.

Tous les jours Rachel monte dans le même wagon à Ashbury direction Euston. A la hauteur de la petite gare de Witney, le train ralentit , et a tout le loisir d’ observer un jeune couple installé sur son balcon. Ces jeunes gens elle les a baptisés Jess et Jason ; elle les chérit car ils sont beaux et ils s’aiment, pense-t-elle. Une raison d’espérer, car Rachel est en instance de divorce, son mari s’étant mis en ménage avec une autre femme, ce dont elle ne se console pas. D’ailleurs, elle est devenue alcoolique… toutefois cette image parfaite se ternit le jour où Rachel aperçoit Jess en compagnie d’un autre homme. Puis voilà que le réel fait irruption : Jess ( en réalité Megan) a disparu de son domicile. Rachel se sent partie prenante dans ce drame. D’autant plus qu’à quelques mètres de chez Megan vit son l’ ex-mari de Rachel et sa nouvelle compagne…

Un bon roman policier ; l’intrigue est intéressante et se développe bien. Il y a en fait trois narratrices , et c’est une bonne idée car cela agrémente le suspens. Ce n’est pas un roman à énigme, on devine bien avant la fin, mais le plaisir n’en est pas altéré. Ce roman a été très « lancé » et il mérite ces louanges.

la jeune romancière connaît ses classiques : elle s'est souvenue du "train de 16 h 40 pour Paddington", que prit Miss Marple, laquelle regardait aussi ce qui se passait dans la maison en face de la vitre du compartiment. On pense aussi un peu à Fenêtre sur cour...

D’autres premiers roman policiers anglais, aussi bons que celui-là ( Désordre » de Penny Handcock, et L’Oubli » d’Emma Healey) n’ont pas bénéficié de la même publicité, on se demande pourquoi ???

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:48
Fred Vargas Temps glaciaires ****

Flammarion, 497 pages

Au programme aventures dans le grand nord sur une petite île islandaise à la recherche d’indices concernant un drame survenu dix ans plus tôt le décès de deux touristes sur un groupe de 12 perdus dans une tempête. Et encore, représentations costumées des principaux événements de la révolution française pour autant qu’elles eurent Robespierre pour acteur principal. Et aussi variations sur l’enfance maltraitée.

Les touristes témoins du drame islandais participent aux représentations costumées de la Révolution comme acteurs ou comme spectateurs ; et ils commencent à trépasser l’un après l’autre : Alice Gauthier noyée dans son bain, Henri Masfauré suicidé d’un coup de pistolet, j’en passe et des meilleures.

Adamsberg va interroger les proches de Masfauré, dont l’un Victor était présent sur l’île, et l’autre Amédée a reçu une lettre d’Alice Gauthier avant qu’elle meure ; puis le président de l’association des amis de Robespierre qui organise les représentations théâtrales. Quel est le lien entre les deux ?

Il faudra bien qu’Adamsberg aille en Islande sur cette île perdue, bien que son équipe presque au complet s’y oppose ! Car ça le démange (ou plutôt ça le gratte comme dirait son voisin Lucio…) un Adamsberg de plus en plus hermétique (même son ami Danglard et sa protectrice Retancourt ne déchiffrent plus ses propos ésotériques) qui a rendez-vous avec l’Afturganga, mystérieux esprit islandais qui rôde sur l’île.

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 20:39
William Shaw Du sang sur Abbey Road.****

10/18 523 pages.

Une toute jeune fille retrouvée morte dans le quartier très bourgeois de St John ‘s Wood ; dans une des remises où les propriétaires rangent les affaires dont ils ne se servent pas. Toutes les remises avaient été fracturées.

Personne ne réclame la jeune fille…

Cathal Breen irlandais d’origine, se voit confier l’enquête. Pas très ami avec ses confrères ; accusé d’avoir fui lorsque l’un des leurs se faisait attaquer à coups de couteau dans un magasin. L’arrivée d’une nouvelle recrue venue d’une ferme de Cornouailles n’arrange pas les choses : Helen Toser est volontaire intelligente et déterminée. Les policiers collègues de Breen sont odieux, misogynes et la secrétaire est bête.

Breen interroge les gens du quartier persuadé que le meurtrier est l’un d’entre eux. Helen propose une autre piste : la victime faisait sûrement partie des fans des Beatles : il y a un club tout près, là où se trouve leur studio d’enregistrement. Il faut interroger ces groupies.

Pas mal malgré un début incroyablement lent : on ne voit pas ce que l’épisode du chat apporte à cette histoire. La « nounou » qui découvre le corps est bien campée mais ensuite elle ne sera qu’un personnage très secondaire, on attendait davantage… La société de l’époque : c’est la musique pop du Swinging London et l’apparition de communautés de jeunes soudés autour d’une musique qu’ils s’approprient. Sans compter le fétichisme pour certains types de vêtements. Breen a déjà trente ans en 1968 .C’est un peu âgé pour se sentir concerné par la pop music ; il devrait aimer le jazz, Elvis, ce genre de chose… mais il est plutôt solitaire.

Il se demande comment on peut s’intéresser à la pop : j’aurais aimé qu’il s’interroge vraiment sur les fondements du phénomène : son questionnement est trop superficiel. D’autres faits sont évoqués : la guerre du Biafra, le racisme anti-noir, la misogynie féroce, c’est pertinent, mais un peu rapide comme survol. Vous me direz, ce n’est qu’un polar, on ne va pas demander la Lune… ! Et pourquoi pas ?

L’enquête est bien conduite et cohérente.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 10:56
 Kishwai Desai Les Origines de l’amour***

L’Aube Noire, 2015, 450 pages.

A Bombay une clinique gynécologique dirigée par Anita et Pashwar : ils organisent la gestation pour autrui : les mères porteuses sont de jeunes indiennes illettrées et ayant un besoin urgent de quelques sous (pour leur famille nécessiteuses). Les embryons sont fournis par des couples indiens à l’aise financièrement, et le plus souvent par des couples étrangers surtout britanniques et australiens. La clinique pourvoit aux désirs d’enfants des homosexuels. Elle peut fournir des ovules, ou des spermatozoïdes,en cas de stérilité.

La sœur d’Anita, Singh est une assistante sociale rattachée à cette clinique. Elle s’occupe du bien-être des mères porteuses et des enfants qui naissent. Une petite Amelia a vu le jour, qui est séropositive ; sa mère porteuse a disparu et le couple anglais censé adopter l’enfant, a trouvé la mort dans un accident de voiture suspect. Singh enquête

C’est là un roman social plus qu’une enquête policière ; nous savons tout de suite qui est le coupable, et ce qui a pu se passer. On peut supposer certaines autres anomalies, concernant Kate et Ben, un jeune couple auquel on s’intéresse, mais elles n’existent que dans l’imagination du lecteur, et à la fin, ces personnages ne sont pas différents de ce qu’ils étaient au début ! Ils ne nous cachaient rien en quelque sorte !

Concernant les problèmes de la GPA et de certaines utilisations d’embryons humains, on n’apprend rien de plus que ce que l’on savait déjà. C’est bien écrit et le récit est correctement mené. On s’attache au personnage de Sonia, jeune mère porteuse indienne prisonnière d’un homme qui la bat, on regrette que le happy end final, ne soit pas également pour elle.

portrait de l'auteur et interview d'elle

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 13:57
Maud Mayeras Reflex **

Anne Carrières, thriller, 364 pages.

Prix du polar de Montigny pour l’année 2014.

Iris , jeune femme de trente et des poussières, photographie les cadavres sur les scènes de crime. Bien sûr il y en a beaucoup, ce sont surtout des enfants, et leurs corps tuméfiés sont décrits par le menu : nous sommes dans un thriller, genre que j’apprécie peu : mais je lis toujours le polar primé à Montigny.

Iris a perdu son fils onze ans auparavant ; le gamin de six ans s’était enfui de la maison et son corps a été retrouvé par un simple d’esprit, accusé du meurtre et mis sous les verrous ; bien que dans la région où vivait Iris, les meurtres ont continué en particulier sur les enfants.

Iris est revenue dans la maison où elle vivait avec sa mère : elle cherche toujours l’assassin ; sa mère est devenue folle et vit en HP. Iris et elle se haïssent. Parfois Iris va prendre le thé chez la vieille Philco sa voisine. Qui est si prévenante. Trop peut-être ?

En parallèle nous suivons l’histoire de Julie Carville, violée à 13 ans, en 1919, enceinte et abandonnée chez les bonnes sœurs tortionnaires dans un établissement du genre « martyre des Magdeleine » ; sauf que pour celle qui s’est enfuie de ce lieu, la vie à l’extérieur n’a guère été meilleure… et sa descendance s’est révélée catastrophique…

Il y a une quantité inimaginable de supplices, de tortures, de cadavres, de malheurs sans nom, dans ce roman. Tous les personnages sont ou ont été victimes de maltraitance, et se vengent sur un autre, ou plusieurs autres ; tout le monde est plus ou moins fou, ou pervers, ou les deux à la fois ! Et tout cela décrit minutieusement ! Maud Mayeras a les reins solides et la plume impitoyable… rien ne nous sera épargné !

l'image de couverture m'avait plu cependant...

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 21:18
Ann Granger Un intérêt particulier pour les morts ***

10/18 379 pages.

Titre original : A rare Intesrest for Corpses, publié en 2006.

Polar victorien, se déroulant en 1864.

Lizzie Martin, demoiselle de 30 ans pauvre et orpheline, se retrouve employée à Londres comme demoiselle de compagnie par une de ses tantes Mrs Parry. C’est une mesure de charité, et Lizzie ne se sent pas à l’aise.

A peine arrivée, elle croise un cadavre dans une carriole ; c’est celui de la précédente demoiselle de compagnie Madeleine Hexham, trouvée morte assassinée dans une maison en démolition sur le site d’Agar House, où l’on détruit les habitations pour édifier ce qui sera la gare et le chemin de fer de St Pancras…

Lizzie a une âme d’enquêtrice ! elle ne tarde pas à chercher le meurtrier de la pauvre Maddie , et apprend vite qu’elle était enceinte, et qu’elle a quitté la maison de Dorset House un matin, subitement sans emporter une seule affaire…

Elle aide efficacement l’inspecteur Ben Ross, qu’elle a connu petite. Son père, médecin était intervenu pour interdire les employeurs du futur inspecteur, de faire descendre cet enfant dans la mine de charbon où il travaillait…

La description de Londres mi-19 eme n’est pas mal ; les personnages (critiquables et pour certain très antipathiques) est bienvenue. Le suspense est mince, et il y a peu de rebondissements. Je n’ai pas aimé les passages où l’on raconte les souvenirs d’enfance de Lizzie et Ross ( banals et plein de bons sentiments…) je les ai passés ; le reste est honorable quoique sans grande originalité.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 10:45
Sandrine Collette Six fourmis blanches ****

Denoël Sueurs froides 2015, 276 pages

Mathias est sacrificateur de chèvres dans une contrée montagneuse en Albanie. Les paysans sont très superstitieux, et pour chaque événement ( naissance mariage baptême…) font appel à lui pour choisir dans le troupeau de la famille concernée une chèvre LA chèvre qui doit être sacrifiée. Mathias doit ressentir une certitude quant à l’animal choisi.

On dit qu’il a un don ( il le tient de son grand-père) ; c’est un homme solitaire, qui n’aime pas beaucoup son métier et ne croit qu’à moitié à sa mission. Il déteste jeter ces pauvres bêtes de la montagne… mais quoiqu’il en pense il doit continuer : le vieux Carche, tyran local a mainmise sur toute la contrée ; et voilà qu’il donne à Mathias, un de ses petits fils comme apprenti sacrificateur ; le garçon est un sacré voyou et Mathias est de plus en plus mal à l’aise...

Lou est une jeune femme de 25 ans ; elle et Elias son compagnon se préparent à une randonnée en haute montagne ; le groupe compte sept personnes en tout : les autres trekkeurs sont plus âgés ; aucun d’entre eux n’a l’expérience d’une telle randonnée. Lou se sent un peu stressée mais elle a confiance dans Vigan, leur guide, qu’elle trouve solide, avisé, bel homme en plus…

Cependant à la fin de la première journée le temps change très vite : une tempête s’abat sur la groupe : selon Vigan, il faut gérer la situation ; on va se diriger vers un refuge : hélas arrivés là de cette providentielle cabane il ne reste que deux pans de mur calcinés !

Des bruits étranges se font entendre : est-ce le vent ? n’y a-t-il pas un autre danger ? Des loups ?...

Lou et Mathias sont narrateurs de l’histoire, en alternance : on s’attend à ce qu’ils se rencontrent, on se demande comment. Le suspense est bien entretenu ; on participe aux déboires des personnages. Petit bémol, les sensations et pensées de Lou, ont tendance à se répéter un peu trop pendant cette fuite éperdue pour sa survie. Pourtant l’ensemble est réussi. Pour ceux qui n’aiment pas le « gore », ce récit l’est nettement moins que le précédent ( Un vent de cendres), mais il est presque aussi bon.

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  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
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