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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:00

 

  Relecture.

Hedda Gabler, pièce en quatre actes.

Composée en 1890.

 

Hedda vient d’épouser Georges  Tesman professeur d’histoire. De retour chez eux, elle trouve George pantouflard et ne s’intéresse pas à ses  recherches historiques non plus qu’à sa personne.  La tante Julie qui vit ave ceux, ennuie Hedda avec ses  manières envers Georges, raisonnables, maternelles, et puériles.

Son ancien amoureux Lövborg vient d’écrire un très bon livre avec l’aide de Théa Elvsted une amie qui lui sert de secrétaire. Jouer un tel rôle ennuierait Hedda profondément, mais elle est tout de même jalouse de Théa et va s’employer à faire chuter l’idylle entre lui et Lövsborg qui se laisse faire.

Elle le pousse à boire, alors qu’il avait cessé. Il finit par accompagner Georges au bistrot avec le conseiller Brack , envers qui les Tesman ont des dettes et qui a proposé à Hedda de coucher avec lui pour les effacer.

Au cours de cette nuit de beuverie, Lövsborg perd son manuscrit  que Georges récupère et qu’il donne à Hedda. Elle le jette au feu «  je brûle ton enfant Théa ! » . Hedda est enceinte pour de vrai mais cet enfant est de George, et elle n’en veut pas.

Hedda crie tout le temps qu’elle s’ennuie ; elle est vouée à l’ennui…

Elle donne à Lövsborg le pistolet du Général Gabler son défunt père,  pour qu’il se tue. Il se fait tuer…

Ayant tout détruit de Lovsborg et de Théa un peu trop facilement  pour croire vraiment  avoir joué un rôle, elle contemple le résultat : Théa devient la secrétaire de Georges ; ils essaient de réécrire le livre de Lövsborg d’après ses notes.

Hedda subit un nouveau chantage de la part de Brack.  Elle reçoit le conseiller à coups de pistolets, sans le tuer, puis ne voyant plus d’issue, retourne l’arme contre elle-même.  Les derniers mots sont de Brack «  Cela ne se fait pas ».

 

Hedda ressemble à une femme entourée de gens faibles et ennuyeux. Pas à son niveau. A moins que ce ne soit le contraire?

 

Ce n'est pas clair.

 

 

 

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 19:47

 

Cette  pièce radiophonique ( créée en 1959) est devenue une nouvelle.


Alfredo Traps, représentant de commerce en tissu indéformables, naïf, bon vivant, et « parti de rien », profite d'une panne de voiture dans une petite ville pour y chercher un bon restaurant et une aventure sexuelle, tout en pensant à sa famille ( une femme et quatre fils ) avec des sentiments mélangés.


Tout est fermé. Il accepte l'invitation de quatre vieux messieurs retraités âgés de 77 à 86 ans qui se réunissent touts les soirs pour rejouer leurs anciens métiers : le premier était  procureur, le second avocat de la défense, les troisième juge, le dernier bourreau. L'ex- bourreau tient une brasserie et fournit le vin à volonté.

Les retraités rejouent d'anciens procès  célèbres. Et même exemplaires et quasi-mythique : ils commencent toujours par Socrate... et changent le verdict, si la procédure jouée par eux tourne autrement que dans l'histoire.

Ce soir ils ont un invité : Alfredo accepte de jouer à l'accusé, soirée originale avec de la bonne chère,  bien arrosée.

Les vieux sont de bons convives rigolards... en même temps Alfredo leur trouve de temps à autre un petit quelque chose de diabolique. Traps remarque des détails qui le gênent comme l'éclat violent des verresde lunettes de l'avocat.


Le lecteur s'inquiète davantage qu'Alfredo : les vieux ne sont-ils pas un peu fous, voire pervers ? Mais ils ont aussi l'air de pauvres créatures qui radotent, tout en émettant des idées intéressantes. Ils ont l'esprit logique, et, pour spécieux que soient leurs arguments, ils se tiennent.


A grand coups de sophismes, les rhéteurs finissent par  suggérer  à  Alfredo que si son supérieur, dont il a pris la place récemment, a succombé à une crise cardiaque, il n'y est pas pour rien.

 

Alfredo est tout content de se sentir assassin : le voilà pénétré par la grandeur de son acte !

Hélas, l'avocat de la défense  le fait déchanter....

 

La Panne est un chef d'oeuvre à la langue simple et d'une grande vérité, sans temps mort,

à la fois tragédie et humour noir cruel.


 

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