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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:54
The Swimmer, Frank Perry

1968 USA **** (français : le Plongeon)

Enreg 25 juin TMC

Avec Burt Lancaster.

Le scénario, tiré d’une nouvelle de John Cheever, est solide.

C’est un homme la quarantaine ;en slip de bain qui sort de la piscine de propriétaires aisés sirotant des cocktails sur leurs chaises longues. Ils sont contents de le revoir ce type, tiens il y a longtemps qu’on ne s’est vu. Ils évoquent des souvenirs d’adolescence. Ned Merril se fait offrir un verre. Il informe ses « copains » qu’il va rentrer chez lui en traversant toutes les piscines rencontrées sur sa route. Il appelle cela « swimming home ». ce sera le chemin « Lucinda » ( le prénom de sa femme).

Dans la seconde villa, il rencontre L’ex-baby –sitter de ses filles. La jeune fille a maintenant 20 ans, elle porte un joli deux-pièces vichy bleu et blanc. Il fait un bout de chemin avec elle. Elle veut l’accompagner. Cette fois on est dans le sous-bois ; pour étonner la jeune fille Ned saute des haies et se fait une entorse. Il va boiter tout le temps. Il veut l’embrasser, et elle s’enfuit. Ned se trouve devant une nouvelle piscine, vide celle-là à proximité d’un petit garçon qui vend de la limonade. Il n’a pas les 20 cents (on croit que c’est parce qu’il est en slip de bain…) et se fait offrir le verre. Avec le gamin, il parcourt la piscine vide en faisant mine de nager. Il exhorte l’enfant à le suivre chez lui. Il a besoin de compagnie. Refus. A partir de ce moment tout ira de plus en plus mal. Ned s’écorche et boite dans les sous-bois alentour, doit traverser une autoroute où la circulation est infernale, rencontre près d’une autre piscine, des gens qui font la fête, et se fait jeter et même taper, parce qu’il leur doit de l’argent. Ensuite, c’est une ancienne maîtresse du temps où il était avec sa femme( on comprend que ce temps est révolu). Puis le voilà à la piscine municipale,, juste avant « chez lui ». Là il rencontre d’autres créanciers mécontents, qui nous apprennent que ses filles le détestent pour la situation dans laquelle les parents les ont mises. Il se sauve, et arrive à une grille de jardin vieille et trouillée qu’il peine à ouvrir.

C’est « chez lui », en tout cas sa destination. Le jardin est en friche, le cours de tennis (où disait-il jouent ses filles) est désert, l’orage éclate, et des trombes d’eau se déversent. La maison est abandonnée, un carreau est cassé, l’intérieur est plongé dans l’obscurité, et l’homme essaie d’entrer, c'est-à-dire de forcer la porte d’entrée, dont visiblement il n’a pas la clef. On suppose que la maison lui a appartenu, on ne sait où en réalité il vit, pour le moment en tout cas nu, sous une pluie battante.

La mise en scène exagère les »ralentis » et les effets d’eau (trouble, floue,) les jeux de lumière et d’eau (on en était féru à cette époque, voir aussi Deep End…) mais l’ensemble est vraiment bon.

la nouvelle de Cheever est tirée d'un recueil intitulé " l'Ange sur le pont". Pour l'instant, je ne l'ai pas trouvé...

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Published by Dominique Poursin - dans Cinéma ni lu ni commenté"
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