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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 12:30


Rivages, 504 pages 2023


je ne m'attendais pas à ce type de récit où l'on accumule les perversions minutieusement et longuement décrites dans un style terriblement plat ; on s'ennuie alors qu'on devrait être horrifié ; on sait que c'est possible et pourtant on n'y croit pas. Plus l'auteur surenchérit moins j'y crois. Je ne m'y attendais pas car, après tout les éditions Rivages, c'est pas de la m... paraît-il ?
après un prologue où une jeune fille se fait sauvagement torturer avant de rendre l'âme,scène vue par les yeux du tortionnaire, pas totalement assouvi , débute le premier chapitre d'une histoire contée en alternance par plusieurs narrateurs.
Chloé 17 ans vient d'arriver au Cap avec trois autres ados l'une seulement est majeure. Les parents les ont laissé partir pour les vacances d'hiver (10-15 jours ) ; la maison est louée à une ressortissante Afrikaane  revêche , les filles seront surveillées discrètement par Albert un ami de  la mère de Chloé ,qu'on devine ému par ces mignonnes, surtout par Thaïs ,la pin-up du groupe. Il leur a loué une voiture que Juliette qui est majeure conduira.
Le récit de Chloé met en scène une fille superficielle, qui aligne des banalités sur ses copines et elle-même. Les descriptions de sorties ne dépaysent pas. Même le Cap de Bonne espérance, on n'y est pas l'auteur aurait pu potasser un minimum de guides touristiques...  
Chloé est lycéenne à Henri iv ; vraiment ? Elle lit le "Seigneur des porcheries" ,vraiment ? Enfin, bon, elle s'endort dessus...
A l'opposé, elle enchaîne les films d'horreur à la TV avec ses comparses. Elles vont au Night club avec deux potes à Thaïs dont Chloé ne sait rien et qui n'ont pas de relief particulier à nos yeux ... elles se perdent dans la nature se font piquer leur voiture , ça on y croit : l'intérêt renaît ; puis Manon disparaît :pourquoi elle ? ça devrait être  Thaïs...non?
Deuxième chapitre une certaine Béatrice , la mère de Manon, à Paris  dans le sixième; zut! on a quitté le Cap sans avoir vraiment visité... elle paie pour se faire mettre ,qu'est-ce qu'on en a à faire ? Toujours la première personne , toujours le présent simple, descriptions plates et banales ... puis vient le mari Raphaël et sa maison d'éditions, ses maîtresses , les  ghost writers, les jeunes auteurs inquiets de leur avenir,  toujours rien de surprenant...  arrive la soeur Béatrice, non c'est Florence et là on comprend qu'on a une famille "tuyau d'poêle " , ce qui ne nous émeut guère, vu que les personnages sont peu caractérisés: ah mais c'est qu'ils sont aussi  des criminels notoires !
le chapitre Wayne donne un petit regain d'intérêt : les faubourgs pauvres du Cap, le racisme toujours très présent, la recherche du coupable que Wayne désigne sans avoir de preuves (il nous déçoit)
la suite, je l'ai lue en diagonale en passant beaucoup de pages ; de la façon dont c'est décrit très scolaire (mais non sans faute de grammaire) et sans aucun relief, on n'arrive pas à s'y intéresser.

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 17:48

Folio-Policier thriller, 366  pages, 2019

Andrey Grimaud journaliste enquête sur les crimes de l’Empailleur, un taxidermiste qui dépèce ses victimes et les naturalise.

Enfant, elle vivait souvent au Hameau des Purs une secte, une existence à peu près comme les Amish( eh oui , la lampe à huile !) sans la religion car  ses grands parents Gabrielle et Abel (elle, la cuisine, surtout les crêpes, lui , sculptant les pipes…)y résidaient et elle aimait y passer dut temps.

Et pourtant, elle n’y était acceptée que du bout des lèvres ; le frère Bonaventure ne voulait plus d’elle mais le frère Hippolyte la protégeait. Elle y  fréquentait « le Gars » dont le vrai nom était Léman qui partageait la vie  de la Crochue, sa grand –mère.

Les gens de la secte sont parents avec les autres  habitants  du Hameau : on ne sait pas très bien qui est parent de qui…  Tout le monde est barjot, Audrey y compris…

Audrey raconte tout cela au commissaire Frank Tiberge, devenu son amant. Il y a eu un incendie chez les Purs (en effet « puros «  c’est le feu !!)  et les séquestrés de la cave ont été carbonisés.

A peine a-t-on eu le temps de voir Frank qu’il se fait dépecer lui aussi ! Audrey enquête chez une vieille  dame qui lui révèle plein de choses bizarres sur le taxidermiste ( un certain « Wenger », quasiment « Venger « façon suisse allemand) le père de Léman, qu’Audrey ne voit plus. La vieille se fait estourbir évidemment. Puis Audrey et son coéquipier tombent dans  un piège idiot concocté par un soi-disant confrère de la gazette locale.

La fin est plutôt ennuyeuse : on met du temps à comprendre ce qui s’est réellement passé pour Audrey. Quant au tueur, on le connaît peu, seulement par ouï dire, et lorsqu’on fait sa connaissance on est obligé de rechercher dans la seconde partie ce qu’on dit sur lui, tant ça ne rappelle rien… je suis héroïque d’avoir lu ça jusqu’au bout !

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 12:50

 

un pavé pour l'été !

 

Grasset, 695 pages.

Ça commence par un mariage, qui n’aurait pas dû avoir lieu d’après Cormoran qui est de la noce et s’y ennuie ; et nous sommes du même avis. Robin épouse ce malotru de Matthew ! Et peu après nous avons droit au voyage de noces. Toutes ces réjouissances sont désastreuses ! Pas de doute : Robin est masochiste au dernier degré…

Enfin, Cormoran a regagné son deux-pièces et reçoit Billy, un jeune homme effrayé et souffrant de tics nerveux : il est persuadé d’avoir assisté à un meurtre : « ils » ont étranglé et enseveli une petite fille ! » Cela fait vingt ans qu’il revit cela… aidez moi !

Billy est le frère de Jimmy, militant d’extrême gauche, que Cormoran aborde dans un de ses meetings : Billy déraille, il va devoir le faire interner. Non, il n’y a jamais eu de meurtre, il a des hallucinations !

Mais Cormoran a pour client le ministre de la culture Chiswell,  que deux personnes font chanter… Chiswell, un homme qui adore les citations latines. Un homme malheureux aussi : son fils aîné a perdu la vie à la guerre, l’autre est un voyou, sa énième femme lui fait la vie dure… et les maîtres chanteur s ne sont autres que Jimmy (autrefois employé avec sa famille au domaine du ministre) et  Geraint Wils , l’époux de la ministre des sports .  On va enquêter sur les maîtres chanteurs ! Mais, dit Robin, enfin de retour, qu’a-t-il fait de mal Chiswell  pour qu’on le fasse chanter ? Il ne veut pas le dire ! Mais il prétend qu’autrefois c’était permis et maintenant non, car une loi est passée… ça ne peut être si grave décide Cormoran…

Robin est infiltrée à la Chambre des Communes ; elle feindra d’être stagiaire au bureau de Chiswell et glanera ainsi des informations.

C’est une enquête longue et complexe ! L’auteur multiplie les personnages et les informations, pour nous perdre ; Ce que Billy a vu enfant, est-il  en rapport avec tout cela ?

Il y aura un meurtre pendant l’enquête, mais pas tout de suite, soyons patients.  Je n’ai pas compris avant la fin, la solution pourtant évidente était noyée sous une masse d’informations, de propos contradictoires, de séjours dans des endroits divers ( Palais de Westminster, meetings gauchistes, somptueux domaines, et petits appartements miteux, écuries, pubs chics et pubs mal famés, cérémonies diverses, avec de nombreuses incursions dans les toilettes …)

 

et  d’intermèdes concernant la vie privée de Robin, voire celle de Cormoran…

C’est très long ! Mais si c’était plus resserré, on trouverait trop vite ! Je déplore seulement que la vie privée des détectives ne soit guère passionnante. Vont-ils se décider à larguer définitivement leurs encombrants conjoints ?

 

 

 

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:12

Flammarion, 2017, 476 pages

 

Le commissaire Adamsberg, réside en Islande depuis le roman précédent. Une petite île loin de la civilisation. Il accepte d’être rappelé à Paris pour résoudre une affaire criminelle qui lui prend peu de temps.

Puis meurent trois messieurs octogénaires, piqués chaque fois par une « recluse » un petite araignée qui ne s’attaque pourtant pas à l’humain, et si elle le fait, son venin est faiblement nuisible. Le commissaire trouve qu’il y a anicroche, et va  consulter un entomologiste au Museum d'histoire naturelle . Il en revient avec la certitude que les victimes de recluse, ont été assassinées. L’enquête commence, sans le concours de Danglard violemment opposé à cette procédure, tandis que le restant de l’équipe suit Adamsberg, en y croyant plus ou moins.

Je dois dire que c’est Danglard qui a raison, cette enquête n’aurait pas dû avoir lieu, je me suis ennuyée à la suivre. Le charme « Vargas » n’a pas opéré, cette fois ci sur moi. Je me demande pourquoi j’ai lu tout ce roman, alors même que de mystère il n’y en a pratiquement pas. On sait tout de suite, qui a tué, et comment, les explications du professeur le laissent facilement deviner ! Le pourquoi vient aussi assez vite…

Mais ce n’est pas pour cela qu’on lit Vargas, m’objecterez-vous, c’est parce que Adamsberg et son équipe sont tellement originaux et sympathiques… et leur monde si particulier… eh bien, cette fois, Adamsberg m’a carrément horripilée.L’auteur en rajoute avec son intuition extraordinaire, ses « proto-pensées », nous versons dans une ambiance ésotérique appuyée.

Et l’écriture ? mais l’écriture ne m’a pas plu, justement. Il y a beaucoup trop de dialogues, et de répétitions des mêmes informations et états d’âme du commissaire, dans ces propos auxquels Le lieutenant Veyrenc prête une oreille bien trop complaisante.

Et à l’opposé des précédents romans (ceux que j’ai lu tout au moins) manque l’évocation d’une légende, d’un monde autre… les araignées ne sont que de vulgaires insectes (non, je n’en ai pas peur, elles ne m’inspirent pas non plus…) le parcours du coupable est un peu trop héroïque, et ceux des victimes vraiment très méchants; qu'ajouter? C’est puéril.

A lire mes anciens comptes-rendus, j’avais pourtant déjà remarqué des défauts qui pouvaient paraître énervants chez les personnages de Vargas. Le moment est arrivé où je ne les supporte plus…

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 13:57
Maud Mayeras Reflex **

Anne Carrières, thriller, 364 pages.

Prix du polar de Montigny pour l’année 2014.

Iris , jeune femme de trente et des poussières, photographie les cadavres sur les scènes de crime. Bien sûr il y en a beaucoup, ce sont surtout des enfants, et leurs corps tuméfiés sont décrits par le menu : nous sommes dans un thriller, genre que j’apprécie peu : mais je lis toujours le polar primé à Montigny.

Iris a perdu son fils onze ans auparavant ; le gamin de six ans s’était enfui de la maison et son corps a été retrouvé par un simple d’esprit, accusé du meurtre et mis sous les verrous ; bien que dans la région où vivait Iris, les meurtres ont continué en particulier sur les enfants.

Iris est revenue dans la maison où elle vivait avec sa mère : elle cherche toujours l’assassin ; sa mère est devenue folle et vit en HP. Iris et elle se haïssent. Parfois Iris va prendre le thé chez la vieille Philco sa voisine. Qui est si prévenante. Trop peut-être ?

En parallèle nous suivons l’histoire de Julie Carville, violée à 13 ans, en 1919, enceinte et abandonnée chez les bonnes sœurs tortionnaires dans un établissement du genre « martyre des Magdeleine » ; sauf que pour celle qui s’est enfuie de ce lieu, la vie à l’extérieur n’a guère été meilleure… et sa descendance s’est révélée catastrophique…

Il y a une quantité inimaginable de supplices, de tortures, de cadavres, de malheurs sans nom, dans ce roman. Tous les personnages sont ou ont été victimes de maltraitance, et se vengent sur un autre, ou plusieurs autres ; tout le monde est plus ou moins fou, ou pervers, ou les deux à la fois ! Et tout cela décrit minutieusement ! Maud Mayeras a les reins solides et la plume impitoyable… rien ne nous sera épargné !

l'image de couverture m'avait plu cependant...

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