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10 juillet 2025 4 10 /07 /juillet /2025 13:08

1974, Boston ; un quartier pauvre de blancs. A côté, un quartier habité par des noirs pas mieux lotis  mais beaucoup plus ostracisés. 
L'existence y est dangereuse( imaginons les quartiers nord de Marseille...)
Le sénateur Ted Kennedy a décidé que les blancs et les noirs fréquenteraient les mêmes écoles à la rentrée ; nous sommes en août : les blancs pauvres sont très remontés contre cette mesure ; ils sont extrêmement racistes: "nous, descendants d'Irlandais , avons nos coutumes et rien à voir avec ces nègres."

Ils   préparent une manifestation  : la tension monte et un jeune noir trouve la mort. Poussé sous un train ? Ou est-il tombé tout seul? 

le personnage principal Mary-Pat , une femme de 40 ans aide-soignante à l'hospice, élève seule sa fille de 17 ans que, ce soir , elle ne voit pas rentrer... elle a déjà perdu son fils Noel, tué par les drogues dures qui circulent dans le quartier.. Elle va enquêter sur la disparition de sa fille, Jules; aidée par un inspecteur...

sa vengeance sera terrible (pas complète cependant)


Un sujet intéressant, plutôt bien mis en valeur, et pourtant l'auteur tire à la ligne : les courts dialogues de banalités qui s'étirent sur des pages et des pages...

 

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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 12:30


Rivages, 504 pages 2023


je ne m'attendais pas à ce type de récit où l'on accumule les perversions minutieusement et longuement décrites dans un style terriblement plat ; on s'ennuie alors qu'on devrait être horrifié ; on sait que c'est possible et pourtant on n'y croit pas. Plus l'auteur surenchérit moins j'y crois. Je ne m'y attendais pas car, après tout les éditions Rivages, c'est pas de la m... paraît-il ?
après un prologue où une jeune fille se fait sauvagement torturer avant de rendre l'âme,scène vue par les yeux du tortionnaire, pas totalement assouvi , débute le premier chapitre d'une histoire contée en alternance par plusieurs narrateurs.
Chloé 17 ans vient d'arriver au Cap avec trois autres ados l'une seulement est majeure. Les parents les ont laissé partir pour les vacances d'hiver (10-15 jours ) ; la maison est louée à une ressortissante Afrikaane  revêche , les filles seront surveillées discrètement par Albert un ami de  la mère de Chloé ,qu'on devine ému par ces mignonnes, surtout par Thaïs ,la pin-up du groupe. Il leur a loué une voiture que Juliette qui est majeure conduira.
Le récit de Chloé met en scène une fille superficielle, qui aligne des banalités sur ses copines et elle-même. Les descriptions de sorties ne dépaysent pas. Même le Cap de Bonne espérance, on n'y est pas l'auteur aurait pu potasser un minimum de guides touristiques...  
Chloé est lycéenne à Henri iv ; vraiment ? Elle lit le "Seigneur des porcheries" ,vraiment ? Enfin, bon, elle s'endort dessus...
A l'opposé, elle enchaîne les films d'horreur à la TV avec ses comparses. Elles vont au Night club avec deux potes à Thaïs dont Chloé ne sait rien et qui n'ont pas de relief particulier à nos yeux ... elles se perdent dans la nature se font piquer leur voiture , ça on y croit : l'intérêt renaît ; puis Manon disparaît :pourquoi elle ? ça devrait être  Thaïs...non?
Deuxième chapitre une certaine Béatrice , la mère de Manon, à Paris  dans le sixième; zut! on a quitté le Cap sans avoir vraiment visité... elle paie pour se faire mettre ,qu'est-ce qu'on en a à faire ? Toujours la première personne , toujours le présent simple, descriptions plates et banales ... puis vient le mari Raphaël et sa maison d'éditions, ses maîtresses , les  ghost writers, les jeunes auteurs inquiets de leur avenir,  toujours rien de surprenant...  arrive la soeur Béatrice, non c'est Florence et là on comprend qu'on a une famille "tuyau d'poêle " , ce qui ne nous émeut guère, vu que les personnages sont peu caractérisés: ah mais c'est qu'ils sont aussi  des criminels notoires !
le chapitre Wayne donne un petit regain d'intérêt : les faubourgs pauvres du Cap, le racisme toujours très présent, la recherche du coupable que Wayne désigne sans avoir de preuves (il nous déçoit)
la suite, je l'ai lue en diagonale en passant beaucoup de pages ; de la façon dont c'est décrit très scolaire (mais non sans faute de grammaire) et sans aucun relief, on n'arrive pas à s'y intéresser.

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 12:11


Gallmeister 2021, 536 pages


Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme.


La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au cœur de ténèbres venues du fond des âges.

 

Un petit garçon quitte son lit et suit son chien qui est attiré par l’odeur du sang. Un homme avec un masque de bouc fleuri vient d’achever une victime ; le gamin ne parlera jamais de ce crime mais on comprend assez vite que cela l’a influencé pour entrer dans la police… toutefois nul n’a jamais osé s’attaquer aux Ladu , une tribu marginale qui vit dans une région désertique de l’île de Sardaigne.

les conditions rudes dans lesquels ils vivent les ont rendus très résistants ; ils n'aiment pas qu'on les contrarie!. En fait, on sait qu’ils existent mais on les craint et on se contente de les éviter…


En parallèle se déroule une intrigue beaucoup plus classique ; une jeune fille  a été violée et mise à mort ; elle participait à des  séances d’orgie et de drogue , dans une secte dont les membre imitent les vieilles traditions du pays. Volontairement ou non ? en tout cas elle l’a payé de sa vie.
Les enquêtrices Eva ( venue de Milan ) et Mara ( indigène adorant parer sarde ) soupçonnent un professeur d’anthropologie qui étudiait ces pratiques ( et sans doute y participait…) ; les crimes de la tribu des Ladu intéressent aussi le vieil inspecteur qui supervise les deux jeunes femmes.


Les paysages sont bien décrits, la tribu sanguinaire ancestrale fait froid dans le dos, on se demande si elle existe ? l’autre partie du récit ( le roman policier proprement dit) est d’intérêt moyen. Les deux inspectrices font semblant de se détester alors qu’elles s’apprécient, c’est un peu convenu ; les interrogatoires sont bien trop longs et  les  dialogues faiblards. On  ajoute du pathos ( le drame d’Eva , la maladie du vieux policier) qui ne servent pas l’intrigue.

 

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22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 14:02

Jorn Lier Horst Le Code de Katharina
Gallimard (noire) 2021,464 pages.


Cela fait vingt-quatre ans que Katharina Haugen a disparu. Depuis, William Wisting explore obstinément les archives de ce dossier non élucidé. Et personne n’a jamais pu déchiffrer ce qu’on appelle le code de Katharina : des chiffres, des lignes et une croix que la jeune femme avait griffonnés sur une feuille trouvée dans sa cuisine.
L’ouverture d’une enquête sur son mari, Martin, suspecté d’avoir jadis été impliqué dans l’enlèvement de la fille d’un industriel milliardaire, laisse envisager un lien entre les deux affaires. Mais tout cela remonte à si longtemps… Wisting sera t-il capable d’arracher des aveux à un homme avec qui, sans être tout à fait son ami, il pratique parfois la pêche au lancer et à la foëne ?


Une très agréable lecture, écriture précise , personnages suffisamment complexes pour qu'on les suive,  bien rendus dans leurs soucis quotidiens, habitudes, occupations professionnelles, méticuleusement décrits jusque dans les petits détails. Une ambiance réelle. Une intrigue qui se développe lentement mais sûrement avec un supense savoureux. Un digne héritier de Mankell.

 

 

Jacques Expert Qui ? ***
Sonatine 2012 ( édition du Livre de poche)384 pages

Qui ? par Expert
Dix –neuf ans après le viol et  l’assassinat de Laetitia Doussaint 10 ans, une émission télévisée reprend l’affaire : malgré plusieurs gardes à vue, de multiples interrogatoires, et l’arrestation d’un suspect qui s’est révélé innocent, on cherche toujours le coupable. Les quatre principaux suspects sont devant leur TV avec leurs épouses respectives à regarder l’émission. On sait bientôt que l’une des épouses collabore avec un commissaire appelé «  Grosse tête » pour faire tomber son assassin de mari.
La construction du roman ce sont de court chapitres mettant en scène tantôt l’un des suspects, tantôt sa femme, avec en tête de chapitre l’heure à laquelle a lieu la scène, tantôt la femme qui s’apprête à la faire tomber ( « elle ») ou le tueur lui-même( « lui »).
Le jeu consiste à deviner qui est le coupable des quatre types. Au début, cela fonctionne assez bien. On élimine les suspects au fur et à mesure que des indices sont dévoilés. On note leurs similarités  fort nombreuses, d’autant plus que chacune des épouses semble soupçonner son conjoint.
Cependant la lassitude s’installe au dernier tiers, même si on n’abandonne pas la lecture. Le coupable est à ce moment évident…
Le portrait de cette petite société est très noir : les suspects, coupables ou non, sont insupportables en tête l’horrible Antoine Vasseur, qui bat son épouse, et fanfaronne à tout va. Les personnages répètent à l’envi que la peine de mort devrait être rétablie, tout le monde est terriblement vulgaire, et sans éducation ni culture, même l’instituteur, dont on attendrait un peu d’humanité est raciste ;  on dirait un repaire du Front national, c’est ce qu’on appelait autrefois « la France profonde «  (l’appellation est un peu abandonnée).
Des qualités, donc, essayer un autre titre éventuellement.

 

 Jane Smiley Un siècle américain 1 «  Nos premiers jours « ***+

Nos premiers jours par Smiley
Rivages poche, 583 pages


Walter Langdon rêve d'avoir sa ferme et d'obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d'acheter une exploitation agricole dans l'Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l'aube de la dépression, jusqu'en 1953.
Un pavé solide et des personnages sympathiques ; un côté positif ! Chacun tire le meilleur de lui-même ; c’est plutôt rare ! L’auteure se met dans la tête des enfants même tous petits et ça sonne plutôt juste.
 On dénote un certain angélisme : les Langdon sont tous d’honnêtes travailleurs, surdoués dans tous les domaines, durs à la tâche courageux, réussissant à peu près tout ce qu’ils entreprennent… C’est un peu too much !
A suivre, tout de même, éventuellement.

 

Liane Moriarty Neuf parfait étrangers ***

Neuf parfaits étrangers par Moriarty

LP, 672 pages.


A Tranquillum House neuf personnes viennent s’offrir dix jours de «  détox yoga bien être et pleine conscience «  une expérience plutôt mouvementée…menée par Malka une femme russe qui a autrefois fait une expérience de mort imminente.
Elle donne à ses pensionnaires «  détox » de très bons smoothies ( qu’ils boivent lentement, ils n’ont pas grand-chose d’autre à consommer) mais au bout de quelques jours de « yoga » au clair de lune, méditation, smoothie, et marches dans le parc, ( ennui profond garanti pour moi,  mais ils supportent bien) vient une nouvelle séance où Malka a forcé la dose ; l’une des pensionnaire , sage-femme de son état s’écrie «  vous nous avez drogués ! »
L’intrigue est bien menée les personnages correctement campés. Mais je trouve qu’après le stage, finalement ils sont tous contents de leur sort, alors que j’espérais une critique de ces stages Détox-Zen et ça semblait parti pour… mais ce n’est finalement pas ce que je croyais…
Reste l’histoire en elle –même, qui divertit, on ne peut le nier…

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 18:44

LP, 1989, 856 pages

Titre original: Painting the Darkness

1882 ; William Trenchard un peu plus de trente ans est marié à Constance ; ils vivent dans une belle propriété à St John’s Wood. William appartient à la haute bourgeoisie et est associé à l’entreprise familiale Trenchard and Leavitt ; le métier ne  lui plaît guère. Constance est la fille d’un chanoine qui officie à la cathédrale de Salisbury.  Ils sont mariés depuis 7 ans et ont une petite fille bizarrement appelée « Patience » . Onze ans plus tôt Constance a perdu son fiancé sir James Davenall ; il a laissé un mot annonçant son suicide sans en donner la raison.

Voilà qu’arrive au logis des Trenchard un individu qui prétend être le fiancé disparu.

Cependant , Constance qui aime toujours James a très envie que ce soit lui…

Le prétendu James Davenall s’est également présenté dans sa « famille «  chez sa mère, son frère , son oncle … dans leurs demeures respectives ; Il ressemble beaucoup à James,mais  ceux qui l’ont connu s’accordent à repousser l’idée que ce serait lui…

Trenchard doit entrer en contact avec la famille aristocratique du prétendu James. Un milieu dans lequel il n’aurait pas été reçu sans cette étrange affaire, et s’y trouve gêné.

Le médecin de famille est convoqué , fait des révélations troublantes...

Le conflit ne fait que s’envenimer, tandis que Constance se rapproche de plus en plus de son prétendu ex fiancé  !

l’affaire prend une drôle de tournure, James veut un procès espérant se faire reconnaître pour l’héritier Davenall… et écarter l’époux légitime de Constance .

William entreprend une enquête serrée pour démasquer l’imposteur. Il découvre quelques indices intéressants, mais a affaire à forte partie…

Un gros pavé ! Parfait pour l'été  il se lit très bien, en dépit de certains personnages  agaçants  comme le nommé Plon-Plon le descendant de Napoléon, présenté comme un fainéant bavard et hédoniste, et qui, c'est un comble! ne sert pas l’intrigue… les descriptions sont  scolaires mais soignées, les personnages plus ou moins stéréotypés : les femmes ne font rien d’intéressant ( en même temps on est dans l’époque victorienne…).

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 14:43


De Fallois,2020


Comment est le dernier Joël Dicker? Comme d’habitude. Une fois ouvert le pavé de presque 600 pages, on plonge dedans comme dans une série. Les chapitres défilent aussi prestement que des épisodes d’un soap opera, rythmés par des dialogues nerveux, des scènes visuelles et nébuleuses. Liaisons secrètes, rendez-vous ratés, coups de théâtre, jeux de dupes et vies parallèles… Les mensonges éclatent comme du pop-corn. Le suspense croustille à chaque page. Le mélodrame vire au thriller. On est tour à tour dupé, éreinté et captivé. L’auteur de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert maîtrise les codes du genre. Cette fois-ci, il a choisi de quitter les États-Unis et situe son intrigue en Suisse, sa terre natale.
(critique le Figaro )


l'Ecrivain et sa muse attterrissent dans un hôtel (le Palace) à Genève, et trouvent étrange que la chambre qui devrait porterle titre "622" soit désignée comme 621 bis . Ils apprennent qu'un crime a été commis un an auparavant dan la 622 et que le propriètaire à présent décédé a décidé ne plus vouloir de la 622!
le duo se met à enquêter ; l'Ecrivain se met au travail.. dès lors qu'on fait connaissance avec le trio de banquiers suisse : Macaire(l'héritier naïf et cossard) jean-Béné(son cousin pas très malin ) et Lev, le stagiaire qui tire les ficelles,   les deux filles à marier de la vendeuse qui en veut , on se doute qu'on ne va pas s'embêter!
En effet, ce roman est amusant, même si souvent invraisemblable( et peut-être à cause de cela.).. sauf que l'hommage à l'éditeur, sans doute un passage obligé, ne s'intégre pas à ce récit ; on est tenté de zapper ces pages ( heureusement il y en a peu...)
le rythme est enlevé, les pages se tournent  bien... on a l'impression d'une énorme farce ; le clin d'oeil  à la Chambre jaune est évident mais le roman est plus drôle que le livre de Gaston Leroux ( sauf si l'on considère les adaptations filmées des romans de Leroux qui sont aussi des comédies réussies ) ; Joël Dicker a trouvé sa voie : c'est bien celle de la comédie policière. On pense aussi à Rocambole... Les critiques de ce roman ont été plutôt mauvaises, alors que  cette prestation je la trouve plus réussie que d'ordinaire !


les noms et les accessoires  sont particulièrement bien choisis : Ebezner,Macaire, Tarnogol, le Verbier, hôtel des Bergues, Edmond Rose, Jean-Béné , les filles von Lacht, le chemin de Ruth... existant ou pas ,ces noms sont parlants,et finalement on se fiche que les personnages ne soient pas décrits et que le style et le vocabulaire restent pauvres.

 

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 14:30

Folio-Policier, 519 pages.

Le cadavre d’une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène. Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l’oeuvre du basajaun, un être mythologique ? L’inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l’enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu’elle a tenté de fuir toute sa vie durant.
Jonglant entre les techniques d’investigation scientifique modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d’Elizondo.

L’intérêt du roman est de nous faire découvrir le Pays basque espagnol, la Navarre, la vallée de la Baztan ( Bidassoa )  ses grandes forêts de légende : Un être mythologique bienveillant, mi-homme mi animal velu et mesurant deux mètres le basajaun, fait des apparitions et l’on est prié de croire au surnaturel car des caméras de surveillance l’ont filmé. Amaia verra aussi une femme près d’une grotte qui lui enjoint d’y laisser une pierre pour booster sa fertilité.

En effet Amaia voudrait un bébé de son compagnon James ( et lui encore davantage) mais elle ne veut pas de ces traitements barbares ( la fécondation in vitro…) .

On recherche un serial killer comme le dit la couverture, et on sait qu’il est du village d’Elizondo où Amaia est revenue pour enquêter. Elle y a laissé de mauvais souvenirs : sa mère , perturbée psychiquement l’avait prise comme souffre-douleur. Sa sœur aînée Flora qui a repris l’usine familale de fabrication de pâtisseries locales ( des txatxingorri , on apprend que ça  le goût des madeleines )

C’est un policier thriller plutôt classique. Certains personnages sont sympathiques ( Amaia, ses sœurs, sa tante) les hommes sont en dessous de tout, ou alors assez fades, et le compagnon d’Amaia trop parfait pour retenir l’attention.

Malgré des qualités des narration et de description, ça manque d’originalité…

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 17:48

Folio-Policier thriller, 366  pages, 2019

Andrey Grimaud journaliste enquête sur les crimes de l’Empailleur, un taxidermiste qui dépèce ses victimes et les naturalise.

Enfant, elle vivait souvent au Hameau des Purs une secte, une existence à peu près comme les Amish( eh oui , la lampe à huile !) sans la religion car  ses grands parents Gabrielle et Abel (elle, la cuisine, surtout les crêpes, lui , sculptant les pipes…)y résidaient et elle aimait y passer dut temps.

Et pourtant, elle n’y était acceptée que du bout des lèvres ; le frère Bonaventure ne voulait plus d’elle mais le frère Hippolyte la protégeait. Elle y  fréquentait « le Gars » dont le vrai nom était Léman qui partageait la vie  de la Crochue, sa grand –mère.

Les gens de la secte sont parents avec les autres  habitants  du Hameau : on ne sait pas très bien qui est parent de qui…  Tout le monde est barjot, Audrey y compris…

Audrey raconte tout cela au commissaire Frank Tiberge, devenu son amant. Il y a eu un incendie chez les Purs (en effet « puros «  c’est le feu !!)  et les séquestrés de la cave ont été carbonisés.

A peine a-t-on eu le temps de voir Frank qu’il se fait dépecer lui aussi ! Audrey enquête chez une vieille  dame qui lui révèle plein de choses bizarres sur le taxidermiste ( un certain « Wenger », quasiment « Venger « façon suisse allemand) le père de Léman, qu’Audrey ne voit plus. La vieille se fait estourbir évidemment. Puis Audrey et son coéquipier tombent dans  un piège idiot concocté par un soi-disant confrère de la gazette locale.

La fin est plutôt ennuyeuse : on met du temps à comprendre ce qui s’est réellement passé pour Audrey. Quant au tueur, on le connaît peu, seulement par ouï dire, et lorsqu’on fait sa connaissance on est obligé de rechercher dans la seconde partie ce qu’on dit sur lui, tant ça ne rappelle rien… je suis héroïque d’avoir lu ça jusqu’au bout !

 

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 11:59


Le Passage (polar) 300 pages


Dario, Massimo, Gabriele. Trois amis d’enfance. Ils avaient cru s’en être sortis mais, vingt-cinq ans plus tard, advient ce qu’ils redoutaient depuis toujours : la nuit terrible de l’été de leurs 18 ans revient les hanter. Et lorsque la vérité de leur crime resté impuni risque d’éclater, c’est l’amitié d’autrefois qui éclate elle aussi. Ce sont désormais des hommes qui ont une position sociale, une réputation et une famille à défendre. Pour sauver leur présent, ils sont prêts à tout, même à l’impensable. Fuite en avant fatale, destins croisés et retournements : dans ce nouveau thriller lancé à cent à l’heure dans les rues de Rome, Gilda Piersanti démonte l’engrenage d’une violence irréversible et dévoile le retour des manipulations de jeunesse qui enfoncent ses protagonistes dans une spirale noircie par la trahison, le ressentiment et même la haine.

 


Polar psychologique avec un peu de sentimentalité.  Rien de neuf, mais bien construit, bon suspense, on apprécie le personnage de Dario et ses manipulations politicardes, très bien vues ! Les conflits de classe : Massimo toujours mis à l’écart et du coup, haineux vis-à-vis de tout le monde, haïssant sa dépendance à l’égard de Dario et Gabriele : c’est intéressant que ce soit lui qui finalement réussit à révéler la vérité… la famille des kidnappeurs est plus traditionnelle ;
une réussite !

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 13:35

La Martinière, 2018, 346 pages.

Ari Thor doit faire la lumière sur une affaire qui remonte à plus de 50 ans. Un homme Hesdin, vient lui demander ce qui a pu arriver à sa tante, Jorrun, qui est décédée quelques mois après sa naissance en ayant avalé de la mort aux rats en place de sucre dans son café.

Accident ou suicide ? L’affaire a été classée. A cette époque les parents de Hesdin son oncle et sa tante vivaient tous à Hedinfjördur, un endroit éloigné de Siglufjördur, la ville la plus proche, où Ari Thor  exerce son métier.

Les deux couples avaient repris une ancienne ferme, qu’ils ont rapidement quittée après le décès de Jorunn.  Une photo a été mise en circulation qui représente les deux couples et un jeune homme employé sans doute là, qui tient le bébé (on est en 1957 peu après la naissance de Hesdin).

Ari se fait aider de la journaliste Isrún,  dont on a fait la connaissance dans « Nátt « ; elle est très énergique et aide beaucoup à la résolution de l’enquête. Mais bien que ce personnage soit agréable, elle enquête sur une autre affaire sans rapport avec la première, ce qui gâche un peu les choses. Cette autre enquête est trop rapide, on n’a pas le temps de s’intéresser aux protagonistes qu’on ne fait qu’entrevoir et on préférerait être centré sur l’enquête d’Ari…

On remarque qu’Ari n’a pas encore d’enfant dans cet opus alors que dans « Mörck « que j'ai lu en second il est père… le livre paru en second est donc en fait le quatrième ; en effet, dans Nátt, Ari est séparé de Kristin, et n’a pas d’enfant. Dans Sôtt (le volume que j’ai en main) ils sont réconciliés et envisagent de procréer. Et dans Snjör, il vient de s’installer à Siglufjördur, avec Kristin, et a une aventure avec une autre femme, qui compromet cette relation.

Donc l’ordre des romans est 1) Snjör. 2) Nátt.  3) Sôtt. Et 4) Mörck ; (ce qui ne correspond nullement à l’ordre dans lequel les romans sont parus en français).   

ça n'a pas l'air, mais j'ai lu presque tous les Jonasson! ce ne sont pas des chef d'oeuvre loin de là, mais les intrigues sont correctes, je regrette cependant le manque de belles descriptions...

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  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
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