Andrée Michaud Baignades ****+
A l'inverse de " Bondrée", dilué dans trop de digressions, il n'y a dans ce roman psychologique à suspense, pas un mot de trop. L'autrice est au mieux de sa forme... !
Un couple et une petite fille au bord d'un lac : Max, Laurence, et la petite Charlie. Elle part se baigner nue , elle a cinq ans. Mais c'est un terrain de camping, il y a du monde autour, et le propriétaire se dit choqué. Plus tard, un campeur prend la défense de la famille, mais se met à caresser la fillette ! C'en est trop. Chassé du Paradis, le couple se sauve en pleine nuit, vivement stressé, se trompe de route et , perdus dans une forêt hostile, rencontrent d'effrayants obstacles... une succession de quiproquos, de mauvais choix, et de hasards malencontreux bientôt c'est le drame
suspense garanti et montée de l'angoisse ...
Puis une deuxième partie, met en scène les deux rescapées Laurence et Charlie en famille. Laurence présente son nouveau compagnon, que sa mère ( une femme âgée autoritaire, à qui on sent que toute la famille obéit sans trop broncher) n'apprécie guère, Max ayant fait figure de gendre idéal... et à nouveau le suspense s'installe et le drame couve...
1974, Boston ; un quartier pauvre de blancs. A côté, un quartier habité par des noirs pas mieux lotis mais beaucoup plus ostracisés.
L'existence y est dangereuse( imaginons les quartiers nord de Marseille...)
Le sénateur Ted Kennedy a décidé que les blancs et les noirs fréquenteraient les mêmes écoles à la rentrée ; nous sommes en août : les blancs pauvres sont très remontés contre cette mesure ; ils sont extrêmement racistes: "nous, descendants d'Irlandais , avons nos coutumes et rien à voir avec ces nègres."
Ils préparent une manifestation : la tension monte et un jeune noir trouve la mort. Poussé sous un train ? Ou est-il tombé tout seul?
le personnage principal Mary-Pat , une femme de 40 ans aide-soignante à l'hospice, élève seule sa fille de 17 ans que, ce soir , elle ne voit pas rentrer... elle a déjà perdu son fils Noel, tué par les drogues dures qui circulent dans le quartier.. Elle va enquêter sur la disparition de sa fille, Jules; aidée par un inspecteur...
sa vengeance sera terrible (pas complète cependant)
Un sujet intéressant, plutôt bien mis en valeur, et pourtant l'auteur tire à la ligne : les courts dialogues de banalités qui s'étirent sur des pages et des pages...
je ne m'attendais pas à ce type de récit où l'on accumule les perversions minutieusement et longuement décrites dans un style terriblement plat ; on s'ennuie alors qu'on devrait être horrifié ; on sait que c'est possible et pourtant on n'y croit pas. Plus l'auteur surenchérit moins j'y crois. Je ne m'y attendais pas car, après tout les éditions Rivages, c'est pas de la m... paraît-il ?
après un prologue où une jeune fille se fait sauvagement torturer avant de rendre l'âme,scène vue par les yeux du tortionnaire, pas totalement assouvi , débute le premier chapitre d'une histoire contée en alternance par plusieurs narrateurs.
Chloé 17 ans vient d'arriver au Cap avec trois autres ados l'une seulement est majeure. Les parents les ont laissé partir pour les vacances d'hiver (10-15 jours ) ; la maison est louée à une ressortissante Afrikaane revêche , les filles seront surveillées discrètement par Albert un ami de la mère de Chloé ,qu'on devine ému par ces mignonnes, surtout par Thaïs ,la pin-up du groupe. Il leur a loué une voiture que Juliette qui est majeure conduira.
Le récit de Chloé met en scène une fille superficielle, qui aligne des banalités sur ses copines et elle-même. Les descriptions de sorties ne dépaysent pas. Même le Cap de Bonne espérance, on n'y est pas l'auteur aurait pu potasser un minimum de guides touristiques...
Chloé est lycéenne à Henri iv ; vraiment ? Elle lit le "Seigneur des porcheries" ,vraiment ? Enfin, bon, elle s'endort dessus...
A l'opposé, elle enchaîne les films d'horreur à la TV avec ses comparses. Elles vont au Night club avec deux potes à Thaïs dont Chloé ne sait rien et qui n'ont pas de relief particulier à nos yeux ... elles se perdent dans la nature se font piquer leur voiture , ça on y croit : l'intérêt renaît ; puis Manon disparaît :pourquoi elle ? ça devrait être Thaïs...non?
Deuxième chapitre une certaine Béatrice , la mère de Manon, à Paris dans le sixième; zut! on a quitté le Cap sans avoir vraiment visité... elle paie pour se faire mettre ,qu'est-ce qu'on en a à faire ? Toujours la première personne , toujours le présent simple, descriptions plates et banales ... puis vient le mari Raphaël et sa maison d'éditions, ses maîtresses , les ghost writers, les jeunes auteurs inquiets de leur avenir, toujours rien de surprenant... arrive la soeur Béatrice, non c'est Florence et là on comprend qu'on a une famille "tuyau d'poêle " , ce qui ne nous émeut guère, vu que les personnages sont peu caractérisés: ah mais c'est qu'ils sont aussi des criminels notoires !
le chapitre Wayne donne un petit regain d'intérêt : les faubourgs pauvres du Cap, le racisme toujours très présent, la recherche du coupable que Wayne désigne sans avoir de preuves (il nous déçoit)
la suite, je l'ai lue en diagonale en passant beaucoup de pages ; de la façon dont c'est décrit très scolaire (mais non sans faute de grammaire) et sans aucun relief, on n'arrive pas à s'y intéresser.
un roman choral dont l'action se déroule dans le causse (le Causse Méjean?)proche d'une petite ville(j'imagine Florac mais les lieux ne sont pas nommés ). Evelyne Ducat, une quadragénaire épouse d'un notable de la ville, a dsiparu, au cours d'une randonnée un soir de tempête.
Alice l'assitante sociale soupçonne Joseph un paysan qu'elle a visité pendant quelques temps ; il vit solitaire au milieu de ses brebis , Alice l'aidait à remplir ses papiers, lui faisait la conversation, et plus car affinités (de sa part à elle, en tout cas...) ; un jour, Il n'y a pas si longtemps , Joseph a refusé de la voir, et elle a trouvé l'homme et le contexte, bizarre,changé...Alice esten plein désarroi ; elle aussi souffre de la solitude, son mari et elle ne se disent plus rien depuis longtemps
Ensuite c'est Joseph qui parle de sa vie, nous révélant bien des choses qu'Alice n'aurait jamais imaginées, des façons étranges , mortifères , de s'acccomoder de sa solitude...etcomme il dit si je ne sais pas m'exprimer oralement,penser , observer, ça je sais faire, et il a remarqué aussi des choses bien curieuses...
Le troisième narrateur Michel, l'époux d'Alice, se confie à son tour : il a surtout épousé l'élevage de vaches du père d'Alice qui lui mène la vie dure, et il rêve aussi d'un ailleurs...
Viennent deux autres narrateurs , un jeune courturière , qui s'est installée dans le coin, par amour , mais l'amour ça ne dure pas...et un jeune homme habitant un pays d'Afrique, qui exerce la profession de brouteur et a trouvé à se faire pas mal de fric, mais pourcela il doit réaliser des " sacrifices" demandés par un féticheur, et ses sacrifices se révèlent de plus en plus intolérables...
C'est très original pour un polar, et fort bien écrit; question suspense et rebondissements on est parfaitement servis! Le roman parle de la solitude,avant toute chose, chaque narrataeur y est confronté, seul avec son troupeau, en couple, quitté par son amour, esseulé par la pauvreté, chacun doit trouver des solutions pour survivre, des solutions qui souvent vont mener au drame le titre " seules les bêtes"indique que les animaux sont seuls à ne pas souffrir de la solitude.
Séduisante autant qu’intriguante, Elsa de Charmoy a été assassinée dans son appartement.
Martin, son ex-amant qui rôdait près de l’immeuble à l’heure du crime, a été arrêté. Le dossier semble bouclé… Sauf pour Van der Valk, du Bureau Central de Police d’Amsterdam.
En dépit du nombre de preuves qui accusent le suspect, l’inspecteur doute de sa culpabilité.
Dans cette nouvelle enquête, le « cousin hollandais de Maigret » prend son temps pour appréhender la psychologie d’Elsa. Un détour nécessaire dans le passé bien sombre de la victime pour démêler le vrai du faux.
lu pour se mettre dans le bain de la ville. Mais quelle déception! je peinais à suivre. C'est vrai qu'on se romène dans la ville, et que le style de description nous y plonge et donne une certaine atmosphère. Mais Le narrateur ( que ce soit Van der Walk ou Martin) est imbuvable, pédant,cynique, misogyne au dernier degré, faisant des phrases , emberllificotant le lecteur! les personnages sont très antipathiques , et la fin est décevante. On ne connaît pas le meurtrier, il n'apparaît qu'à la fin...Aucun rapport avec Maigret qui est nettement plus sympathique.
Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme.
La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au cœur de ténèbres venues du fond des âges.
Un petit garçon quitte son lit et suit son chien qui est attiré par l’odeur du sang. Un homme avec un masque de bouc fleuri vient d’achever une victime ; le gamin ne parlera jamais de ce crime mais on comprend assez vite que cela l’a influencé pour entrer dans la police… toutefois nul n’a jamais osé s’attaquer aux Ladu , une tribu marginale qui vit dans une région désertique de l’île de Sardaigne.
les conditions rudes dans lesquels ils vivent les ont rendus très résistants ; ils n'aiment pas qu'on les contrarie!. En fait, on sait qu’ils existent mais on les craint et on se contente de les éviter…
En parallèle se déroule une intrigue beaucoup plus classique ; une jeune fille a été violée et mise à mort ; elle participait à des séances d’orgie et de drogue , dans une secte dont les membre imitent les vieilles traditions du pays. Volontairement ou non ? en tout cas elle l’a payé de sa vie.
Les enquêtrices Eva ( venue de Milan ) et Mara ( indigène adorant parer sarde ) soupçonnent un professeur d’anthropologie qui étudiait ces pratiques ( et sans doute y participait…) ; les crimes de la tribu des Ladu intéressent aussi le vieil inspecteur qui supervise les deux jeunes femmes.
Les paysages sont bien décrits, la tribu sanguinaire ancestrale fait froid dans le dos, on se demande si elle existe ? l’autre partie du récit ( le roman policier proprement dit) est d’intérêt moyen. Les deux inspectrices font semblant de se détester alors qu’elles s’apprécient, c’est un peu convenu ; les interrogatoires sont bien trop longs et les dialogues faiblards. On ajoute du pathos ( le drame d’Eva , la maladie du vieux policier) qui ne servent pas l’intrigue.
Jorn Lier Horst Le Code de Katharina
Gallimard (noire) 2021,464 pages.
Cela fait vingt-quatre ans que Katharina Haugen a disparu. Depuis, William Wisting explore obstinément les archives de ce dossier non élucidé. Et personne n’a jamais pu déchiffrer ce qu’on appelle le code de Katharina : des chiffres, des lignes et une croix que la jeune femme avait griffonnés sur une feuille trouvée dans sa cuisine.
L’ouverture d’une enquête sur son mari, Martin, suspecté d’avoir jadis été impliqué dans l’enlèvement de la fille d’un industriel milliardaire, laisse envisager un lien entre les deux affaires. Mais tout cela remonte à si longtemps… Wisting sera t-il capable d’arracher des aveux à un homme avec qui, sans être tout à fait son ami, il pratique parfois la pêche au lancer et à la foëne ?
Une très agréable lecture, écriture précise , personnages suffisamment complexes pour qu'on les suive, bien rendus dans leurs soucis quotidiens, habitudes, occupations professionnelles, méticuleusement décrits jusque dans les petits détails. Une ambiance réelle. Une intrigue qui se développe lentement mais sûrement avec un supense savoureux. Un digne héritier de Mankell.
Jacques Expert Qui ? ***
Sonatine 2012 ( édition du Livre de poche)384 pages
Dix –neuf ans après le viol et l’assassinat de Laetitia Doussaint 10 ans, une émission télévisée reprend l’affaire : malgré plusieurs gardes à vue, de multiples interrogatoires, et l’arrestation d’un suspect qui s’est révélé innocent, on cherche toujours le coupable. Les quatre principaux suspects sont devant leur TV avec leurs épouses respectives à regarder l’émission. On sait bientôt que l’une des épouses collabore avec un commissaire appelé « Grosse tête » pour faire tomber son assassin de mari.
La construction du roman ce sont de court chapitres mettant en scène tantôt l’un des suspects, tantôt sa femme, avec en tête de chapitre l’heure à laquelle a lieu la scène, tantôt la femme qui s’apprête à la faire tomber ( « elle ») ou le tueur lui-même( « lui »).
Le jeu consiste à deviner qui est le coupable des quatre types. Au début, cela fonctionne assez bien. On élimine les suspects au fur et à mesure que des indices sont dévoilés. On note leurs similarités fort nombreuses, d’autant plus que chacune des épouses semble soupçonner son conjoint.
Cependant la lassitude s’installe au dernier tiers, même si on n’abandonne pas la lecture. Le coupable est à ce moment évident…
Le portrait de cette petite société est très noir : les suspects, coupables ou non, sont insupportables en tête l’horrible Antoine Vasseur, qui bat son épouse, et fanfaronne à tout va. Les personnages répètent à l’envi que la peine de mort devrait être rétablie, tout le monde est terriblement vulgaire, et sans éducation ni culture, même l’instituteur, dont on attendrait un peu d’humanité est raciste ; on dirait un repaire du Front national, c’est ce qu’on appelait autrefois « la France profonde « (l’appellation est un peu abandonnée).
Des qualités, donc, essayer un autre titre éventuellement.
Jane Smiley Un siècle américain 1 « Nos premiers jours « ***+
Rivages poche, 583 pages
Walter Langdon rêve d'avoir sa ferme et d'obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d'acheter une exploitation agricole dans l'Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l'aube de la dépression, jusqu'en 1953.
Un pavé solide et des personnages sympathiques ; un côté positif ! Chacun tire le meilleur de lui-même ; c’est plutôt rare ! L’auteure se met dans la tête des enfants même tous petits et ça sonne plutôt juste.
On dénote un certain angélisme : les Langdon sont tous d’honnêtes travailleurs, surdoués dans tous les domaines, durs à la tâche courageux, réussissant à peu près tout ce qu’ils entreprennent… C’est un peu too much !
A suivre, tout de même, éventuellement.
Liane Moriarty Neuf parfait étrangers ***
LP, 672 pages.
A Tranquillum House neuf personnes viennent s’offrir dix jours de « détox yoga bien être et pleine conscience « une expérience plutôt mouvementée…menée par Malka une femme russe qui a autrefois fait une expérience de mort imminente.
Elle donne à ses pensionnaires « détox » de très bons smoothies ( qu’ils boivent lentement, ils n’ont pas grand-chose d’autre à consommer) mais au bout de quelques jours de « yoga » au clair de lune, méditation, smoothie, et marches dans le parc, ( ennui profond garanti pour moi, mais ils supportent bien) vient une nouvelle séance où Malka a forcé la dose ; l’une des pensionnaire , sage-femme de son état s’écrie « vous nous avez drogués ! »
L’intrigue est bien menée les personnages correctement campés. Mais je trouve qu’après le stage, finalement ils sont tous contents de leur sort, alors que j’espérais une critique de ces stages Détox-Zen et ça semblait parti pour… mais ce n’est finalement pas ce que je croyais…
Reste l’histoire en elle –même, qui divertit, on ne peut le nier…
1882 ; William Trenchard un peu plus de trente ans est marié à Constance ; ils vivent dans une belle propriété à St John’s Wood. William appartient à la haute bourgeoisie et est associé à l’entreprise familiale Trenchard and Leavitt ; le métier ne lui plaît guère. Constance est la fille d’un chanoine qui officie à la cathédrale de Salisbury. Ils sont mariés depuis 7 ans et ont une petite fille bizarrement appelée « Patience » . Onze ans plus tôt Constance a perdu son fiancé sir James Davenall ; il a laissé un mot annonçant son suicide sans en donner la raison.
Voilà qu’arrive au logis des Trenchard un individu qui prétend être le fiancé disparu.
Cependant , Constance qui aime toujours James a très envie que ce soit lui…
Le prétendu James Davenall s’est également présenté dans sa « famille « chez sa mère, son frère , son oncle … dans leurs demeures respectives ; Il ressemble beaucoup à James,mais ceux qui l’ont connu s’accordent à repousser l’idée que ce serait lui…
Trenchard doit entrer en contact avec la famille aristocratique du prétendu James. Un milieu dans lequel il n’aurait pas été reçu sans cette étrange affaire, et s’y trouve gêné.
Le médecin de famille est convoqué , fait des révélations troublantes...
Le conflit ne fait que s’envenimer, tandis que Constance se rapproche de plus en plus de son prétendu ex fiancé !
l’affaire prend une drôle de tournure, James veut un procès espérant se faire reconnaître pour l’héritier Davenall… et écarter l’époux légitime de Constance .
William entreprend une enquête serrée pour démasquer l’imposteur. Il découvre quelques indices intéressants, mais a affaire à forte partie…
Un gros pavé ! Parfait pour l'été il se lit très bien, en dépit de certains personnages agaçants comme le nommé Plon-Plon le descendant de Napoléon, présenté comme un fainéant bavard et hédoniste, et qui, c'est un comble! ne sert pas l’intrigue… les descriptions sont scolaires mais soignées, les personnages plus ou moins stéréotypés : les femmes ne font rien d’intéressant ( en même temps on est dans l’époque victorienne…).
Comment est le dernier Joël Dicker? Comme d’habitude. Une fois ouvert le pavé de presque 600 pages, on plonge dedans comme dans une série. Les chapitres défilent aussi prestement que des épisodes d’un soap opera, rythmés par des dialogues nerveux, des scènes visuelles et nébuleuses. Liaisons secrètes, rendez-vous ratés, coups de théâtre, jeux de dupes et vies parallèles… Les mensonges éclatent comme du pop-corn. Le suspense croustille à chaque page. Le mélodrame vire au thriller. On est tour à tour dupé, éreinté et captivé. L’auteur de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert maîtrise les codes du genre. Cette fois-ci, il a choisi de quitter les États-Unis et situe son intrigue en Suisse, sa terre natale.
(critique le Figaro )
l'Ecrivain et sa muse attterrissent dans un hôtel (le Palace) à Genève, et trouvent étrange que la chambre qui devrait porterle titre "622" soit désignée comme 621 bis . Ils apprennent qu'un crime a été commis un an auparavant dan la 622 et que le propriètaire à présent décédé a décidé ne plus vouloir de la 622!
le duo se met à enquêter ; l'Ecrivain se met au travail.. dès lors qu'on fait connaissance avec le trio de banquiers suisse : Macaire(l'héritier naïf et cossard) jean-Béné(son cousin pas très malin ) et Lev, le stagiaire qui tire les ficelles, les deux filles à marier de la vendeuse qui en veut , on se doute qu'on ne va pas s'embêter!
En effet, ce roman est amusant, même si souvent invraisemblable( et peut-être à cause de cela.).. sauf que l'hommage à l'éditeur, sans doute un passage obligé, ne s'intégre pas à ce récit ; on est tenté de zapper ces pages ( heureusement il y en a peu...)
le rythme est enlevé, les pages se tournent bien... on a l'impression d'une énorme farce ; le clin d'oeil à la Chambre jaune est évident mais le roman est plus drôle que le livre de Gaston Leroux ( sauf si l'on considère les adaptations filmées des romans de Leroux qui sont aussi des comédies réussies ) ; Joël Dicker a trouvé sa voie : c'est bien celle de la comédie policière. On pense aussi à Rocambole... Les critiques de ce roman ont été plutôt mauvaises, alors que cette prestation je la trouve plus réussie que d'ordinaire !
les noms et les accessoires sont particulièrement bien choisis : Ebezner,Macaire, Tarnogol, le Verbier, hôtel des Bergues, Edmond Rose, Jean-Béné , les filles von Lacht, le chemin de Ruth... existant ou pas ,ces noms sont parlants,et finalement on se fiche que les personnages ne soient pas décrits et que le style et le vocabulaire restent pauvres.
Le cadavre d’une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène. Très vite, les croyances basques surgissent : et si toute cette horreur était l’oeuvre du basajaun, un être mythologique ? L’inspectrice Amaia Salazar, femme de tête en charge de l’enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu’elle a tenté de fuir toute sa vie durant.
Jonglant entre les techniques d’investigation scientifique modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d’Elizondo.
L’intérêt du roman est de nous faire découvrir le Pays basque espagnol, la Navarre, la vallée de la Baztan ( Bidassoa ) ses grandes forêts de légende : Un être mythologique bienveillant, mi-homme mi animal velu et mesurant deux mètres le basajaun, fait des apparitions et l’on est prié de croire au surnaturel car des caméras de surveillance l’ont filmé. Amaia verra aussi une femme près d’une grotte qui lui enjoint d’y laisser une pierre pour booster sa fertilité.
En effet Amaia voudrait un bébé de son compagnon James ( et lui encore davantage) mais elle ne veut pas de ces traitements barbares ( la fécondation in vitro…) .
On recherche un serial killer comme le dit la couverture, et on sait qu’il est du village d’Elizondo où Amaia est revenue pour enquêter. Elle y a laissé de mauvais souvenirs : sa mère , perturbée psychiquement l’avait prise comme souffre-douleur. Sa sœur aînée Flora qui a repris l’usine familale de fabrication de pâtisseries locales ( des txatxingorri , on apprend que ça le goût des madeleines )
C’est un policier thriller plutôt classique. Certains personnages sont sympathiques ( Amaia, ses sœurs, sa tante) les hommes sont en dessous de tout, ou alors assez fades, et le compagnon d’Amaia trop parfait pour retenir l’attention.
Malgré des qualités des narration et de description, ça manque d’originalité…
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Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr