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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 17:44

Denoël (Sueurs froides), 299 pages.

Comme dans «  Il reste la poussière » Sandrine Collette adopte  les procédés du récit d’aventure ; ce roman n’a rien de policier (même s’il y a un meurtre). C’est une robinsonnade.

Des inondations ont isolé une famille habitant sur une colline ; ils sont les seuls rescapés , tout le village a été englouti par une déferlante et l’eau continue à monter. Le père et la mère décident de partir en barque chercher du secours : mais l’esquif est trop petit, ils ne peuvent emmener tous leurs enfants.

 Cette idée aussi,  d’avoir engendré neuf mouflets !!

Bref ils ont laissé  Louie, Perrine et Noé, les « enfants du milieu » qui ont entre huit et onze ans. Ont emmené les deux ainés pour ramer efficacement, et les trois toutes petites filles dont un bébé, qui ne  peuvent se passer de leur mère.

 Mais il faut dire aussi que Louie a une jambe raide, que Perrine ne voit que d’un œil, et que Noé est atteint d’une forme atténuée de nanisme...

 Les trois enfants du milieu soupçonnent qu’on les a laissés parce qu’ils sont plus ou moins handicapés, et qu’on les aime moins que les autres. En réalité, le choix des parents, injuste, est  inévitable et réaliste mais… la mère a l’impression de les avoir abandonnés.

Tempêtes, navigation hasardeuse, mauvaises rencontres, survie ne tenant qu’à un, fil, débrouillardise… beaucoup de souffrance… et pourquoi pas rédemption ???

En dépit de passages distrayants ce roman est  tout de même trop plein de bons sentiments ; il n’a pas la force de «  il ne reste que poussière ». Le précédent ne m’avait pas trop convaincue non plus…

 Outre celui que j’ai cité, j’avais goûté particulièrement «  Un vent de cendres «très enlevé et stimulant,   et « Six fourmis blanches » dans lequel le climat de randonnée en montagne était bien rendu.

 Sandrine Collette n’a pas retrouvé l’inspiration  de ces trois opus…

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 13:47

«  Le passé c’est comme un chat ; si on le réveille, il vous griffe. »

Même s’il a été prévenu,  Paul Chavanne se plonge dans le passé de Lucienne sa femme ; et ne cesse de lui découvrir des activités fort déconcertantes qu'il n'aurait jamais pu imaginer .

Serveur dans un wagon-restaurant, aux beaux jours du Paris-Nice, avant les TGV, il avait écrit une lettre à Lucienne sa femme, pour lui parler divorce et avait coincé le mot dans un roman à la place du parque-page. Ce même jour, Lucienne a eu un accident de voiture, et la voilà dans le coma.

Ce n’est pas  à  cause de la lettre ! elle n’avait pas ouvert, le livre… elle avait mieux à faire que lire,  découvre Chavanne : poser pour un peintre , faire l’escort girl dans un appartement cossu au nom mystérieux de Dominique Loiseleur… rencontrer un certain Fred avec qui elle faisait des affaires lucratives mais lesquelles ???

et son accident n’est pas fortuit, selon le garagiste!

 

Très bonne intrigue!  ces vieux auteurs de polars me déçoivent rarement!

 

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 12:17

De Fallois, 2018, 635 pages.

Le pot de départ de l’inspecteur Jesse Rosenberg se termine sur une note frustrante : une jeune journaliste, Stéphanie Mailer vient lui dire que de source sûre, il s’est trompé de coupable, lui et Derek son acolyte déjà retraité, lorsqu’en 1994, ils ont pensé avoir résolu l’affaire du quadruple meurtre de la petite bourgade d’Orphea : ils n’ont pas trouvé le vrai coupable…

Au cours du festival de théâtre d’août de cette année là, une joggeuse a été abattue Meghan Padalin, ainsi que le maire Gordon son fils et sa femme, dont elle longeait la maison.

Vingt ans après, l’enquête reprend donc, d’autant plus que Stéphanie, qui en sait trop, disparaît.

Très sophistiquée, l’intrigue se tient ; on suit beaucoup de fausses pistes qui tiennent la route,  et on ne devine pas la solution, ce qui m’est fort agréable. Il y a beaucoup de personnages, la plupart sont utiles à l’intrigue mais pas tous. Il est dommage que les trois principaux enquêteurs soient très convenus…

Quelques personnages sont agréables à suivre : Kirk Harvey l’ancien chef de la police, amateur de théâtre et très fantasque, qui entreprend de refaire un festival de théâtre, avec une pièce dont il n’a que les premières répliques : le nom de l’assassin y sera donné, dit-il… les répétitions de la soi-disant pièce sont assez cocasses.  La jeune Dakota, personnage inutile à l’enquête, a  un peu d’épaisseur sans être très originale. L’histoire de Bergdorf et Alice est plaisante à suivre, et atteint des degrés de bouffonnerie sur la fin. Le petit chapitre mettant en scène les grands-parents de Jesse est très drôle, j’ai bien ri ! Dommage qu’il soit si court et qu’il faille attendre la page 490 pour en profiter. Joël Dicker a un certain talent pour le burlesque qu’il ne met pas assez en avant.

On s’en doute, malgré le tarabiscot de l’intrigue, il y a beaucoup de propos inutiles. Lorsqu’un personnage rapporte une information, un fait,  ou une conversation qu’il a eue avec un autre, hier ou vingt ans plus tôt, on peut très bien se contenter de ce propos. Mais souvent, il est repris au paragraphe suivant sous forme de scène avec des dialogues insipides. 

Dans l’ensemble, ce n’est pas déplaisant, sans être le polar de l’année.

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 10:09

Le Masque, 1961,

Comédie policière fort réussie !

 Lionel et Agnès en sont les narrateurs alternatifs : le premier est un « égyptologue «  spécialisé dans le déchiffrage des papyrus ; dans son petit appart du 1er arrondissement parisien, près des Halles, le bruit le gêne pour travailler : un plombier zingueur travaille dans un atelier dans la cour de l’immeuble ; une marchande des quatre-saisons crie à tue-tête, les chariots des commerçants des Halles, en pleine effervescence roulent dès potron-minet ; sa fille Marie-José écoute des disques modernes à plein-tube et donne des surboums…

Agnès est la femme qu’il rencontre à Paris, tout à fait par hasard ; pieuse, récemment veuve, divorcée à la suite de longue séparation de corps, elle apprécie de rencontrer un homme convenable qui s’attache à elle. Mais ce qui intéresse Lionel est son pavillon à Athis Mont, en pleine nature, agréable et silencieux (Pour moi Athis Mont est synonyme d’aéroport, avec avions et touristes … pas forcément silencieux, mais  à la fin des années 50 , il faut croire que l’activité y était encore modeste…)

Lionel fait sa demande en mariage : Agnès n’est pas convaincue : Lionel est prévenant, mais il n’aime pas «  faire la sieste » et n’a pas de charme physique ; en outre sa conversation elle n’y comprend rien ! Heureusement son vieux papa décide de venir habiter avec elle dans son pavillon… mais Lionel n’aime pas qu’on se pose en obstacle de ses décisions.

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 14:16

Sonatine, 2017.

Shaker Heights une cité pavillonnaire de haut standing dans la région de Cleveland.

Y vit une famille de la bourgeoisie aisée, les Richardson , traditionnelle et conformiste, père avocat, mère journaliste dans des journaux locaux avec tout de même un « mouton noir » , Izzy la benjamine, révoltée, sujette à des accès de violence, mal intégrée dans sa famille.

Les Richardson possèdent une maison dans une partie plus modeste du quartier : on loue  le sous-sol à un chinois conducteur de bus, et le 1er étage  à Mia et Pearl une femme, et sa fille. Mia fait de la photographie d’art depuis l’adolescence : elle prend des photos les retouche et les agrémente ou les modifie avec toute sorte d’objets… Pearl, devenue très vite l’amie de Moody, le garçon le plus modeste et le plus sage des Richardson , se met à fréquenter la famille, éblouie par leur richesse dans tous les sens du terme et leurs facilités.

La maîtresse de maison, Elena, condescendante et pleine de bons sentiments » offre à Mia de faire le ménage et la cuisine chez eux pour payer son loyer. Mia accepte, se disant qu’elle va les observer de plus près et en faire des sujets pour son art…

Les bonnes relations qu’entretiennent superficiellement les deux familles si différentes vont se gripper lorsqu’un bébé chinois se trouve écartelé entre deux mamans : L’ amie d’Elena qui s’en occupe depuis quelque temps et espère l’adopter ; la mère biologique, qui a du abandonner sa petite fille, et veut à présent la reprendre… un procès va avoir lieu : M. Richardson  défend la mère candidate à l’adoption , mais Mia soutient la mère biologique et lui trouve un avocat… en même temps, les filles Richardson se plaisent mieux chez  Mia que chez elles . Piquée,  Elena, journaliste, décide de fouiller le passé de Mia…

Roman psycho-social à suspense, bien fait, avec des personnages développés. Je l’ai davantage aimé que le précédent (Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, un peu larmoyant).

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 09:42

 

Deux adolescents Edmund et Erik vont passer leur vacances d’été  dans une maison délabrée « Tibériade »  à 200 km de Stockholm,  au bord d’un lac infesté de moustiques, ce fut ,  se souvient Erik , le narrateur, un été particulier ,  celui de la Catastrophe…

La mère d’Erik est hospitalisée ; le père est resté avec elle.  Edmund, l'ami d'Erik,   est content d'échapper à  sa mère à lui alcoolique ; son père gardien de prison n’a pas de vacances.

 Dans la petite bicoque près du lac, les deux adolescents sont livrés à eux-même ;  c’est presque le paradis ! puis voilà que Le frère ainé d’Erik , Henry, amène  une belle femme Eva Kaludis : les garçons la connaissent c’est une prof de leur collège (ils l’appellent  «  Kim Novak ») . Ils en sont évidemment très amoureux. Eva est imbriquée dans une histoire sentimentale compliquée : outre Henry, elle sort avec un joueur de handball jaloux et violent…

A la mi-roman la Catastrophe se produit. Un assassinat, bien sûr...

C’est pour cela qu’Erik se souvient. Car, il enquête toujours, des années après, pour  tâcher de saisir la vérité au moins pour lui.  

Les relations des deux adolescents et leur «  mental », leur façon de vivre une situation difficile, de chercher à sortir de leur condition sociale défavorisée, de profiter tout de même un peu des plaisirs de leur âge, tout cela est fort bien mis en scène ! C'est ce qui fait l'intérêt du roman.

L’intrigue policière n’est pas mal, mais on aurait pu s’en passer.

Curieusement, ce récit commence par être humoristique, même pince-sans rire, et de plus en plus à mesure qu’on progresse dans le récit, c’est le tragique qui domine ; je le regrette un peu.

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 23:32

Ed des Deux Terres, 2014

Titre original : the Saint-Zita Society, 2012.

Le quotidien des employés de maison de quelques bourgeois aisés de Hexam Place à Londres.

June, demoiselle de compagnie de la Princesse, 78 ans, décide de fonder un genre de syndicats qui se réunit au Dugong pub. Les autres membres le sont devenus pour lui faire plaisir...

Il y a Henry chauffeur de Lord Studley, qui passe son temps à attendre son maître, et le reste à faire des galipettes avec la gent féminine de la haute société.

Il ne s’en plaint pas trop, sauf qu’il a très peur d’être découvert, et que les  femmes ne font rien pour éviter de le compromettre… le docteur est très sympathique avec Jimmy parce que comme lui il a des origines roturières ; Beacon est le chauffeur noir des Still ( l’homme est banquier) il est outré par les mœurs de sa patronne.

Montserrat est catalane comme son nom l’indique ; elle est entrée au service des Still grâce à son père, et n’a rien à faire mis à part servir le thé, ouvrir une certaine porte à certaines heures et surveiller...

Rab est un acteur apprécié de séries télévisées médicales type « urgences » et le petit neveu de June ; la Princesse le reçoit aussi.

C’est Rabia une jeune pakistanaise, qui s’occupe des enfants Still notamment le petit Thomas qu’elle affectionne particulièrement car elle a perdu des enfants en bas âge.

On doit aussi mentionner Dex le jardinier : il adore les plantes et les fleurs et s’en occupe à la perfection.

Et Thea, une drôle de femme qui sert de domestique à tout le monde, tout en proclamant qu’elle n’est pas une domestique !! Sa culpabilité et son orgueil lui coûtent cher…

Le crime se commet à la moitié du roman, ne soyez pas trop pressés !

Un bon Rendell, des personnages divers et bien campés, une action lente mais agréable à suivre, un humour féroce, crime et assassinats au rendez-vous ; Rendell est toujours bonne lorsqu’elle fait évoluer des employés de maison…

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 16:42

Fleuve noir, 2014, 281 pages.

 

Exergue : « la folie est peut-être un chagrin qui n’évolue plus « Cioran.

 

De la folie là-dedans, il n’y a presque que cela ! On est servi en schizophrénie !

Dans une famille défavorisée, la violence règne : la mère est épuisée par le travail ; le père cogneur s’est fait la malle, et les enfants Sébastien six ans et Valérie 12, se détestent…

Un soir funeste, Valérie s’est retrouvée dans la cuisine avec un couteau dans le ventre. La mère accuse Sébastien, mais comment peut-on incriminer son petit garçon de six ans ?

Le petit Sébastien s’impute le crime lui aussi, puis se rétracte : à l’évidence c’est maman qui a poignardé sa fille. Prison ferme.

Valérie et Sébastien vont en foyer d’accueil. Lorsqu’ils sont mis en présence, Valérie terrorise son frère : le psychiatre qui s’occupe du garçon la fait enfermer  et permet à Sébastien d’être adopté. Il va devenir médecin, fonder une famille.

Lorsqu’il rencontre Claire, commissaire de police déprimée, mais prête à refaire sa vie, un tendre sentiment naît entre eux. Mais très vite, des meurtres se produisent au sein du service hospitalier de Sébastien.

Valérie n'est plus internée, et maman a disparu dans la nature...

Voilà un thriller abominable, avec de terribles courses-poursuites, des enfermements, et d’où tout happy- end semble impossible à mesure qu’on progresse dans la lecture ! Claire et le lecteur sont sans cesse aux prises avec des psychopathes avérés ou en herbe.

C'est pour  le perroquet gris du Gabon, également rendu fou, que je suis le plus triste!

Dans l'ensemble, je conseille ce truc de dingues ; on ne s 'ennuie pas une seconde.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:12

Flammarion, 2017, 476 pages

 

Le commissaire Adamsberg, réside en Islande depuis le roman précédent. Une petite île loin de la civilisation. Il accepte d’être rappelé à Paris pour résoudre une affaire criminelle qui lui prend peu de temps.

Puis meurent trois messieurs octogénaires, piqués chaque fois par une « recluse » un petite araignée qui ne s’attaque pourtant pas à l’humain, et si elle le fait, son venin est faiblement nuisible. Le commissaire trouve qu’il y a anicroche, et va  consulter un entomologiste au Museum d'histoire naturelle . Il en revient avec la certitude que les victimes de recluse, ont été assassinées. L’enquête commence, sans le concours de Danglard violemment opposé à cette procédure, tandis que le restant de l’équipe suit Adamsberg, en y croyant plus ou moins.

Je dois dire que c’est Danglard qui a raison, cette enquête n’aurait pas dû avoir lieu, je me suis ennuyée à la suivre. Le charme « Vargas » n’a pas opéré, cette fois ci sur moi. Je me demande pourquoi j’ai lu tout ce roman, alors même que de mystère il n’y en a pratiquement pas. On sait tout de suite, qui a tué, et comment, les explications du professeur le laissent facilement deviner ! Le pourquoi vient aussi assez vite…

Mais ce n’est pas pour cela qu’on lit Vargas, m’objecterez-vous, c’est parce que Adamsberg et son équipe sont tellement originaux et sympathiques… et leur monde si particulier… eh bien, cette fois, Adamsberg m’a carrément horripilée.L’auteur en rajoute avec son intuition extraordinaire, ses « proto-pensées », nous versons dans une ambiance ésotérique appuyée.

Et l’écriture ? mais l’écriture ne m’a pas plu, justement. Il y a beaucoup trop de dialogues, et de répétitions des mêmes informations et états d’âme du commissaire, dans ces propos auxquels Le lieutenant Veyrenc prête une oreille bien trop complaisante.

Et à l’opposé des précédents romans (ceux que j’ai lu tout au moins) manque l’évocation d’une légende, d’un monde autre… les araignées ne sont que de vulgaires insectes (non, je n’en ai pas peur, elles ne m’inspirent pas non plus…) le parcours du coupable est un peu trop héroïque, et ceux des victimes vraiment très méchants; qu'ajouter? C’est puéril.

A lire mes anciens comptes-rendus, j’avais pourtant déjà remarqué des défauts qui pouvaient paraître énervants chez les personnages de Vargas. Le moment est arrivé où je ne les supporte plus…

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 22:30

Le titre est inspiré de Zarathoustra ( le Pale criminel)

Bernd enquête en l’été 1938, de sinistre mémoire, sur les crimes en séries de jeunes filles de 16 ans, présentant un profil particulièrement « aryen » suivant les critères du régime national-socialiste. Ai-je besoin de développer?

Il découvre que dans la revue « Stürmer « un politique bavarois très offensif, attribue ces crimes aux juifs, et suspecte ce monsieur d’avoir orchestré ces exactions pour trouver un prétexte afin de se débarrasser des Juifs encore plus sûrement que d’ordinaire.

Mais au sein de la police du Reich les criminels ne manquent pas, il n’y a que l’embarras du choix. Bernd travaille pour des gens qui sont eux-mêmes des délinquants ( Himmler est chef de la police) et jusqu’à quel point ces crapules veulent-t-elles que les coupables soient découverts ?

Le détective sait jouer des mésententes entre ces messieurs pour se tirer d’affaire et tenter de faire régner un petit minimum de justice. Son métier est devenu très risqué : du jour au lendemain, sur un caprice de ses supérieurs il peut se retrouver « KZ » (interné dans un camp) comme cela lui est déjà arrivé, dans son enquête précédente, l’Eté de cristal, que j'ai lu également, sans en faire de chronique.

Philip Kerr s'est beaucoup documenté afin de retracer la situation politique et l'atmosphère du troisième Reich, et nous avons là de l'excellent polar qui fait froid dans le dos...

 

 

 

 

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