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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 09:50
L’Homme invisible selon Westlake : il est plus drôle que celui de Welles. Souvent franchement désopilant !
 Ne se promène pas avec des bandages mais des masques : tantôt Bart Simpson Tantôt Dick Tracy  tantôt Frankenstein…des masques que lui a procuré son amie déconcertée par sa nouvelle non-apparence…
Freddie Urbain Noon ,  jeune voleur professionnel, s’est introduit dans un institut de recherches pour dérober du matériel informatique. Deux scientifiques en pleine activité  viennent de tester sur leurs chats un produit qui décolore les pigments de la peau (   ce serait pour prévenir le mélanome). Leurs animaux fantôme sont une attraction pour les visiteurs . Mais cela ne leur suffit pas. I lest nécessaire de tester un sujet humain.
  Ils surprennent Freddie le kidnappent, profitent  de la situation pour lui faire ingurgiter un peu de la substance.  L’habile cambrioleur réussit à s’échapper mais frappé d’invisibilité car il a bu trop de potion magique.
Prenant les choses du bon côté, il se sert de son infirmité pour exercer son métier, et faire des farces,  recherché activement par les deux toubibs qui veulent poursuivre l’expérience, un délinquant haut placé qui  rêve de l’employer à faire de l’espionnage industriel, un flic menacé qui veut en faire son tueur à gages …
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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 10:52


1954.

Cadavre d’une jeune fille trouvé sur un boulevard parisien. Remontant  la trace de cette pauvre Louise d’abord prise pour une prostituée si ce n’est qu’elle est encore vierge ; Louise venait de Nice où sa mère joueuse au casino ne s’occupait pas d’elle. Arrivée dans la capitale elle loge chez une amie qu’elle s’est faite dans le train. Son amie se débrouille mais Louise se fait renvoyer de tous les emplois ( timide et non débrouillarde) . Situation d’extrême précarité, elle finit par se cacher chez son amie qui a changé de logeuse. Chassée elle retrouve encore un job et une chambre chez une odieuse vieille fille, perd à nouveau son emploi, est encore chassée, va quémander de l’argent à son amie le soir de ses noces , puis se fait assassiner après un mystérieux coup de fil.

Ce qui transforme cette triste existence en cas pour la police n’est pas trop convaincant. Mais la pauvre jeune fille telle que Maigret la dévoile au cours de ses investigations est un de ces personnages de losers qu’il a très bien dépeint. L’inspecteur  Lorgnon qui enquête au-delà de ce qu’on lui demande, à la fois servile, zélé, et  très orgueilleux, inquiète Maigret lui fait pitié, puis le rend jaloux avant de le navrer à nouveau…

 

Pas mal…

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 09:28

Editions de la branche noire.
Dans une petite bourgade entre Morlaix et St Brieuc, les flics ont ramassé le vieux Gildas, ivre , qui raconte que les « Infernaux » lui ont bourré la gueule près de la chapelle de St Baldoan. Personne ne le croit sauf Armand Le Fur, qui sait que le vieux ne tète plus depuis longtemps. Journaliste de dernière catégorie à Ouest-France, responsable d’une fanzine « Riff complet », Armand s’occupe du concert de Death Bobonne, le groupe infra-hard de Léon. Il va délaisser ses occupations habituelles pour enquêter en faveur de Gildas. Un archevêque progressiste a disparu cette nuit-là aux alentours de la même chapelle
Au dixième siècle, Balidon le Cruel grand pourfendeur de Satan et de l’Antéchrist a tué un grand nombre d’hérétiques et en ce lieu se réunissent tantôt les intégristes de la « Foi Blanche » tantôt une assemblée de « corbeaux gothiques ». Armand ne se voit pas affronter tout ce monde là mais il veut monter en grade. Il a découvert une boucle d’oreille de grande valeur. Une mystérieuse jeune motarde gothique jusqu’au bout des lèvres sillonne la région…

Langage truculent, drôle, recherché.

 

 

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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 15:51
le-loup-dans-la-bergerie.jpgGunnar Staalesen : Le loup dans la bergerie.( 1977)
A Bergen ( Norvège), ville portuaire, le privé Varg Veum ( le proscrit), divorcé, morose, couvert de petites dettes,  végète en attendant les clients. Un avocat se présente qui veut qu’on suive son épouse bien plus jeune que lui … Veum refuse rapport à sa morale. Le lendemain, il reçoit un autre individu qui veut que l’on retrouve sa sœur et bien sûr c’est la même femme. Cette fois, Varg, plutôt endetté, accepte.
 
Construit de la même façon qu’un Chandler dont il s’inspire, on note la même façon de décrire dans le menu une pièce où le narrateur vient d’entrer et la personne qui s’y trouve avant de notifier à la fin de l’exposé que l’occupant est présent sous forme de cadavre. Ou vivant, si le lecteur suppose le contraire. La déprime du privé qui tourne en rond dans son cabinet est très proche de Chandler aussi. Avec de l’aquavit en guise de whisky. Si quelqu’un y a déjà goûté qu’il me dise ses impressions…

En tout cas, le goût de ce livre n’est pas désagréable : Réflexions désabusées et cyniques sur la société corrompue (des années 70). Un certain sens de la métaphore :

«  Elle mâchouillait quelque chose de rose et posa sur moi un regard de poisson crevé… sa peau portait les traces de vieux boutons mais elle avait passé l’âge des boutons. A la place elle y avait placé une mouche qui ressemblait à une crotte de chien sur la neige, mais elle avait son charme »

«  Il voudrait bien revoir sa fille avant de refermer son parapluie ».

Une mélancolie sobre et ironique :  «  Le ciel était gris pâle, un peu sale, c’était un de ces jours gris sans visage, sans précipitation, qu’on oublie avant de les avoir vécus à moitié ».
 
Des façons métonymiques : «  la porte verte » désigne une maison close ou l’on échange de la drogue dans quoi notre détective va rôder.
 
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 15:49
avantgel.jpgHenning Mankell. Avant le gel .Seuil policiers : 2005.
 
    En Suède, à l’automne 2001, une secte menée par un ancien fabricant de sandales. Sacrifices d’animaux par le feu, incendies d’églises suivis de sacrifices humains, pendaisons, décapitations… le commissaire Kurt Wallander enquête avec l’aide de sa fille, Linda qui va entrer dans la police une semaine plus tard. Elle se révèle très utile à cause de son amie Anna qui disparaît, reparaît, dissimulant ses relations avec son père que l’on soupçonne fortement n’être autre que le gourou de la secte qui « rêve de renouer avec l’époque des premiers martyres chrétiens ».

   Le narrateur nous fait longuement pénétrer dans la conscience du Maître et partager sa délirante logique. Laquelle ne nous surprend pas. On a aussi droit en prime, aux élucubrations du premier disciple, nullement différentes. C’est carrément chiant ! Si vous avez déjà entendu des prédications et des sermons religieux, qu'ils émanent d'un psychopathe ou d'un bon chrétien,vous comprendrez ce que je veux dire...
 
  L’auteur veut nous montrer que le fanatisme religieux est un problème qui concerne aussi bien le monde chrétien que l’islam ; que c’est une plaie internationale. Lorsque l’enquête est enfin close, les protagonistes apprennent la catastrophe du 11 septembre qui vient de se produire.   

    Pour pimenter l’inquiétant propos , Linda se dispute avec son père : ils s’adorent, s’envoient des objets contondants à la figure, des gifles, et des insultes, se reprochant mutuellement leurs difficultés à se trouver des partenaires sexuels satisfaisants.
 
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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 10:41

un-jumeau-singulier.jpgDonald Westlake “Le Jumeau singulier” («  Two Much ») 2001 

 

« Vous êtes dans un marais sans fond, froid, verdâtre, et  l’eau fangeuse monte dans vos narines. Un ppetit crapaud visqueux s’introduit dans votre corps, dévore vos intestins, votre estomac, et laisse en vous un trou suintant de bile, qui s’étend de vos côtes fragiles à vos organes génitaux, brutalement mis à nu. » 

 

Qu’est-ce qui a pu mettre Art Dodge, dans cet état ?  Propriétaire d’une petite entreprise de cartes de vœux et d’anniversaire humoristiques  dont il compose lui-même le textes ( absolument désopilants),  criblé de dettes,  proche de la faillite, il n’en conservait pas moins un optimisme à toute épreuve. Il avait rencontré deux jumelles riches et démarré avec succès une seconde carrière de gigolo…

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 09:26
Vargas.jpg« Les Tridents de Neptune ». Viviane Hamy.
 
 Le serial killer est un vieux juge qui se fait passer pour mort. Il a tué père et mère et poursuit la série avec les gens qui l’inspirent en reprenant les figures du jeu de mah-jong.
Une figure diabolique et mythique qui concentre le Mal d’un seul côté. Je regrette un peu ce manichéisme. On espère toujours que l’assassin est quelqu’un d’autre pour avoir une petite surprise. Hélas, non. Les autres personnages sont tous trop « bons »et accumulent des performances invraisemblables.
Ce qu’on aime, c’est le langage québécois, utilisé, et peut-être réinventé ?
 
 
Dans les bois éternels, 2006. Viviane Hamy.
 
Le commissaire Adamsberg démarre une nouvelle enquête à propos d’un fantôme qui hante le grenier de la maison parisienne dont il vient de faire l’acquisition. Assassinée pendant la Révolution française, la Dame sanguinaire ne peut achever sa sinistre existence. Non contente de fréquenter nuitamment les combles, elle poursuit sa carrière dans le crime de sang…
On y apprend à fabriquer une potion(un thériaque) pour acquérir la vie éternelle. Pour le cas où cela vous tente tant il est vrai que « l’éternité c’est bien long surtout vers la fin »(disait Kafka).
 
 Le nouveau lieutenant d’Adamsberg,Veyrenc, parle en vers raciniens avec un parfait naturel. Cette performance langagière fait le charme du livre comme dans le précédent l’utilisation de la langue québécoise.
 
Les personnages de Fred Vargas sont toujours sympathiques, héroïques et d’une intelligence hors du commun, du premier rôle au plus simple figurant. Y compris le criminel puisque sa personnalité « dissociée «  l’exempte de toute responsabilité. C’est une humanité idéale et peu crédible que nous propose Fred Vargas. A vrai dire, elle nous fait rencontrer des figures mythiques plutôt que des personnages.
Mais pourquoi évoluent-ils dans un monde quotidien ? 
 
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 16:19

 

San-l-ombre-d-un-t--moin.jpg     L’arme du crime est un boîtier  métallique électrocuteur travesti en une innocente torche électrique.
C’est tout ce qu’il y a de neuf  dans ce polar qui exploite les filières en vogue du crime en série et de la pédophilie. Les suspects ne sont pas attachants on n’a même pas envie de savoir qui a fait le coup. 
On est content de savoir que Barbara va enfin nouer une relation privilégiée avec son voisin Pakistanais. On a moins envie de suivre Nkata dans ses tentatives d’approche d’une ancienne détenue. Le mauvais garçon repenti, c’est fou ce que ça me gonfle !

L’auteur envoie la femme de Lynley et sa progéniture ad patres à l’aide d’un hasard incroyable sans cause reliant à l’enquête. Le désir de l’auteur de débarrasser  Lynley de cette épouse frivole n’apparaît que trop clairement.
On sentait bien dans l’ouvrage précédent qu’elle n’allait pas permettre à Lynley d’avoir une progéniture, mais de là à le priver aussi de son épouse et de son travail… !!!

 

 

 

 

 

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 17:42

613S63AP1KL.-AA240-.jpg1-  Claude Amoz « Etoiles cannibales ».Rivages Noir, 2004. 

Le meurtre perpétré sur le jongleur bègue Nano ne  reçoit pas de réponse satisfaisante. Pas davantage les tortures qu’a subies la chienne à trois pattes. On ne soupçonne sérieusement ni la jeune droguée, ni l’éducateur. Pour les personnages, on est déçu que le Taleb ne soit autre que Mehdi, le vieillard qui rôde dans la cuisine d’Habiba et feint d’être gâteux. On le sait dès le départ ; on espérait autre chose. C’est sur lui qu’on misait. Il est vrai les personnages sont tous des exclus et des rejetés : c’est le monde habituel de Claude Amoz et on l’a aussi choisie pour cela. Son texte reste poétique et lorsqu’on rencontre des chiens dans ses livres on les aime même si dans la vie on les évite. On peut néanmoins préférer « Dans la tourbe », et «  L’ancien crime » ou « Le Caveau » plus habiles plus satisfaisants.

 

 

 

 

 

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 17:37

Granotier-Dodo.jpgSylvie Granotier «  Dodo » série noire, 1999.

 

L’héroïne s’est retrouvée SDF après une longue dépression.

 Cette clocharde est en fait très riche ce qui est une insulte à ceux qui se retrouvent dans la rue. L’intrigue est invraisemblable et le truc de la mère dénaturée, séduite par son fils qu’elle  rencontre adulte qui est serial-killer et qu’elle tue en légitime défense… c’est d’un romantisme échevelé ou peut-être kitsch je ne sais…

L’auteur se tire d’affaire parce qu’elle écrit d’une manière qui retient l’attention : humour noir,les jeux entre l’argot et la langage des romans roses et même d’autres langages provoquent un contraste à priori satisfaisant mais en fait un peu lassant et très fabriqué.

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  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
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