
Lors d’un goûter d’anniversaire, le héros de la petite fête délaisse ses cadeaux pour une jolie petite pierre de forme curieuse, et la prête à sa sœur d’un an qui la suce avec énergie. Las ! le jouet inédit atterrit entre les mains d’adultes qui y reconnaissent un os humain…
L'inspecteur Erlendur enquête sur le squelette auquel l’os appartient, découvert dans les environs de Reykjavik, alors que l'on creuse des fondations pour une nouvelle demeure…
Il pressent un crime qui remonte à un demi-siècle environ. Nous étions en pleine guerre, et l'on va interroger des soldats anglais et américains de l'époque, témoins de faits anormaux, ainsi que des familles, alors affectées par des disparitions inexpliquées..
L’inspectrice Elinborg entend le témoignage d’un vieux monsieur qui a vu à plusieurs reprises une mystérieuse femme en vert hanter des massifs de groseilliers proche du lieu suspect, comme une âme spectrale tourmentée cherchant le repos en vain.
Un archéologue est dépêché sur les lieux et tous les jours, émerge un élément supplémentaire, vrai ou faux indice…
En récit alterné, nous assistons à un drame conjugal survenu autrefois : à l’horreur du supplice s’ajoute son incroyable longévité.
Erlendur doit aussi s'occuper de sa progéniture en détresse ce qui ne fait que rendre plus sinistre l'atmosphère actuelle, qui ne le cède en rien aux tragédies du siècle précédent.
La description de toutes ces souffrances montre à l’évidence des services sociaux complètement impuissants à soulager la misère sociale et psychologique des populations dans les pays dits « développés », ainsi qu’à lutter contre la délinquance.
Un polar pessimiste et réaliste qui ne manque pas de suspense et de rebondissements avec une dose d'humour noir, un peu de mélodrame, et la présence de personnages parfois un peu manichéens : des Victimes absolument immolées, des Persécuteurs absolument monstrueux, des rescapés exemplaires, des bons trop bons et des méchants trop méchants.
commenter cet article …
" 
Année de publication : 1943
J’ai vu beaucoup de « Maigret » en téléfilms principalement avec Bruno Cremer de sorte qu’il est difficile d’imaginer Maigret autrement. Mais je n’en ai pas tellement lu et quand
c’était le cas le commissaire était toujours en déplacement (L’ami de Maigret à Porquerolles ; ou la Nuit du carrefour ; le chien jaune) se sorte que je ne sais rien du commissaire
dans ses pénates ; ici on le voit comme un vieil enfant de la façon dont sa femme s’occupe de lui : pantoufles, thermomètre ( dans la bouche), conversations axées sur la nourriture
la santé et la sécurité et le confort . Les rêves de Maigret sont tous en relation avec la satisfaction orale (bonne pipe, appréciation du menu des repas, souvenirs de repas d’enfance) ;
tout cela paraît un peu caricatural. Le couple Maigret est un duo replié sur lui-même un nid de bonne soupe plutôt que d’amour ; qu’est ce qui a causé cette régression ? Simenon
expliquait (1975) que lorsqu’il avait créé Maigret, il vivait avec une femme qui n’aurait su ou pu avoir d’enfants. Que pour cette raison il n’avait pu imaginer pour Maigret la
progéniture qu’il n’avait pas ; en conséquence le couple Maigret s’est trouvé stérile et a dû le rester alors même que dans la réalité Simenon a connu une autre vie conjugale bien
différente.
Titre français : la Maison biscornue.