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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 18:27
Femme-en-vert.jpg
La Femme en vert. Folio-policier, 2003.
 

Lors d’un goûter d’anniversaire, le héros de la petite fête délaisse ses cadeaux pour une jolie petite pierre de forme curieuse, et la prête à sa sœur d’un an qui la suce avec énergie. Las ! le jouet inédit atterrit entre les mains d’adultes qui y reconnaissent un os humain…

L'inspecteur Erlendur enquête sur le squelette auquel l’os appartient, découvert dans les environs de Reykjavik, alors que l'on creuse des fondations pour une nouvelle demeure…

Il pressent un crime qui remonte à un demi-siècle environ. Nous étions en pleine guerre, et l'on va interroger des soldats anglais et américains de l'époque, témoins de faits anormaux, ainsi que des familles, alors affectées par des disparitions inexpliquées..

L’inspectrice Elinborg entend le témoignage d’un vieux monsieur qui a vu à plusieurs reprises une mystérieuse femme en vert hanter des massifs de groseilliers proche du lieu suspect, comme une âme spectrale tourmentée cherchant le repos en vain.

 

Un archéologue est dépêché sur les lieux et tous les jours, émerge un élément supplémentaire, vrai ou faux indice…

En récit alterné, nous assistons à un drame conjugal survenu autrefois : à l’horreur du supplice s’ajoute son incroyable longévité.

Erlendur doit aussi s'occuper de sa progéniture en détresse ce qui ne fait que rendre plus sinistre l'atmosphère actuelle, qui ne le cède en rien aux tragédies du siècle précédent.

La description de toutes ces souffrances montre à l’évidence des services sociaux complètement impuissants à soulager la misère sociale et psychologique des populations dans les pays dits « développés », ainsi qu’à lutter contre la délinquance.

Un polar pessimiste et réaliste qui ne manque pas de suspense et de rebondissements avec une dose d'humour noir, un peu de mélodrame, et la présence de personnages parfois un peu manichéens : des Victimes absolument immolées, des Persécuteurs absolument monstrueux, des rescapés exemplaires, des bons trop bons et des méchants trop méchants.

 
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 14:42
Serge Brussolo.

Un roman d’aventures, un polar et un thriller.publié chez Flammarion.

Un vieux couple a l’habitude de kidnapper des  bébés et de les faire vivre dans un univers de rêve où ils se prennent pour les héritiers d’une famille royale échappée de Russie et menacée par les bolcheviks.  Aux premiers signes de puberté,  ils les relâchent dans la nature avec un peu d’argent les yeux bandés pour qu’ils ne puissent pas révéler d’où ils viennent.

Car, dès qu’ils ont passé l’enfance, la vieille dame ne les supporte plus.

 Pour jouer le jeu, les vieux embauchent des serviteurs mexicains sans papier (nous sommes au Nouveau Mexique) qui finissent par disparaître mystérieusement.

David, la troisième victime de ces pratiques, se retrouve dans la rue, âgé de dix ans et retrouve sa famille. Un grand-père puritain et fou qui fait le chef de gare dans une gare désaffectée et embauche David  pour  astiquer les rails, au risque d’être électrocuté par un éclair de chaleur, une mère veuve qui confectionne et vend pour survivre des confitures de mûres, trois frères et sœurs qui ont vécu dans la nature sans surveillance ; lui a étudié sérieusement à l’ancienne avec l’aide de ses parents adoptifs kidnappeurs lettrés et sait même le latin !

Il continue de croire à la fable qui lui fut racontée, et cherche à retrouver le passé qui lui fut ravi…

Ajoutez à cela qu'il est assez actif pour profiter de circonstances où son papy féroce tombe dans les vapes

Et que, progressivement dessillé, il va chercher à rencontrer ses autres frères adoptifs les précédentes victimes du couple de bobos délinquants...

 

Ce roman hautement invraisemblable et auquel on croit de bon cœur repose sur un fantasme enfantin : l’enfant victime d’un rapt qui ne reconnaît pas ses parents comme tels. Fantasme qui, disait Dolto par exemple, témoigne du fait que l’enfant grandit et qu’il désire être moins dépendant de ses parents.

Brussolo brode avec mæstria sur cette fantaisie, inventant  une multitude  d’aventures et de rebondissements pour provoquer une lecture réjouissante où l’on se sent vraiment rajeunir.

 
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 14:17

la-cit---des-jarres-.gif" La Cité des jarres" est disponible en Folio-policier pour huit euros. Il a été traduit en 2005, mais est paru en 2000 dans son pays d'origine.


Un chauffeur routier de 69 ans est tué dans son appartement à Reykjavik d’un coup de cendrier. On retrouve un papier où le meurtrier a écrit «  je suis LUI ». crise d’identité ? Cas de clonage ? et la photo d’une tombe d’enfant dans un cimetière.

La victime a de vilains antécédents. Viol, filiation non reconnue…

L’enquêteur Erlendur fait autopsier des cadavres, part à la recherche d’organes volés conservés dans la cité des jarres où l’on fait des recherches sur les maladies génétiques à moins que l’on ne collectionne les viscères chez soi.

 

Reykjavik en automne, il  pleut il vente, on ne verra pas le soleil. Erlendur ne rentre chez lui que pour avoir affaire aux ennemis de sa fille un peu délinquante. Il dort tout habillé se réveille en sursaut quand le téléphone sonne…

Atmosphère sombre, au début pleine d’intrigues, au milieu on a déjà tout compris, et la fin ne surprend pas. La morale implicite de cette histoire ,c'est que la descendance d’un violeur est inapte à la vie et vouée à la mort au désespoir… dans un autre roman publié en 1987 « Crocodile Bird », la romancière anglaise Ruth Rendell faisait le pari inverse. Son héroïne, produit d'un viol, se tirait d’affaire et prenait de la distance avec les parents défaillants.

 

J’ajoute à cela que le style m’a paru plat comme un trottoir de rue ; sans doute la traduction passe mal. Eva Lind la fille du commissaire Erlendur surprend un peu au départ par son langage cru, ses manières hystériques ; elle ajoute du piment à l’affaire. Mais vers la fin, elle devient sentimentale ! Moi qui ai acheté aussi « la femme en vert » parce qu’on disait tellement de bien de ces romans islandais !!!

J’attendrais un certain temps pour tenter de me plonger dans l’autre.

 
 
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 14:14

naevi.jpgNaevi est publié chez Buchet-Chastel dans la collection noire ; c'est un roman français.

Un tueur en série s’en prend à des femmes qui possèdent des grains de beauté à un endroit bien précis, les tue avant de découper un morceau de chair à l’endroit où se situe la tache convoitée ; le commissaire Gouirand fantasme sur l’affaire d’autant plus qu’il aime taquiner la truite avec des mouches qu’il fabrique lui-même et que ces mouches renvoient aux grains de beauté… Il aime les cadavres féminins les appelle Natacha, leur parle à la morgue sous les rires gênés des collègues.

Mais pourquoi le tueur découpe t’il toujours le même triangle de chair avec la même dimension précise au millimètre près ?


Le suspense est bon mais l’auteur a la fâcheuse manie de nous présenter un monde où les femmes ne pensent qu’à copuler avec un représentant de son sexe, à moins qu’elles n’attendent leur compagnon à la maison, à la plage, n’importe où en brûlant de se faire baiser… un monde comme celui de Jean-Paul Dubois (une vie française).


Le nom choisi pour l’écrivain, un des protagonistes du roman, est Louis Poirier ( on sait que c’est le vrai nom de Julien Gracq) et loin d’être un grand écrivain comme dans la réalités, il écrit des fadaises! Il est en relation fâcheuse avec un certain Maurice Dentet et un Michel Houle : on y reconnaît deux romanciers avec qui JG –Louis Poirier n ‘aurait sûrement pas l’idée de se comparer ni même de s’intéresser. Une autre fausse note.

Qu’est-ce que Nicolas Michel a voulu faire ? Est-il tombé amoureux de la célèbre verrue du maître ? Mais cela ne l’autorisait pas à utiliser son nom de jeune homme comme auteur de romans d’un érotisme sucré !!

 
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 14:31

Dessaint-bouche-ombre-G.jpg    Est-ce le ciel  ou le diable qui a envoyé Daniel  recueillir  Simon, SDF de son état,  gisant à moitié assommé rue du Fourbastard, et s’occuper activement de  réduire son agresseur à néant ?

  Voilà Simon  devenu chauffeur de taxi, sans horaires définis, et locataire d’une piaule.  Tous les matins l'attendent la silhouette  affolante d’Elvire derrière le rideau au premier étage,   et l 'imposante  voiture  de   son bienfaiteur qui stationne dans la rue.

 Il tourne en rond pendant des heures, des boules Quiès dans les oreilles, son client plongé dans  d’interminables conversations téléphoniques ; mais cela même est  moins inquiétant que  les stations au cours Dillon,  les  longues attentes pendant que Daniel hante les sous-bois,  sûrement pas pour aller aux champignons.

 Simon aurait presque préféré continuer à faire la manche. Même et surtout si Elvire  lui plaît…

Daniel est entré bizarrement dans la vie glauque de Julia, qui venait d’injurier sa mère pour la dernière fois avant qu’elle ne s’en aille ad patres. Julia ne les aime pas les hétéros, elle préfère se déguiser en mec, et la concurrence trop facile, elle la fuit,   mais, bon celui là…

Daniel est un vrai salaud ; il nique Elvire tant et plus ; lui pique  son porto sans quoi elle ne peut pas vivre.
Elvire réagit,  se fait des amis : Complice, la  mygale  chérie de Daniel, et Simon le nouvel employé.
  Daniel ne sait pas ce qui l’attend…
 

Moins ambitieux que «  mourir n’est pas la pire des choses », ce roman est plus réussi : il n’y a que trois personnages, qui n’ont pas l’air interchangeable, l’intrigue est mieux resserrée.

Pascal Dessaint
 "Bouche d'ombre" Rivage (noir) 1996.

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 09:06

mourirnestpeutetre-2.jpg    Bonobo vit dans une labyrinthe de pneus ; à circuler dans ces allées caoutchoutées vous arrivez jusqu’à un arbre, dans lequel se trouve une pièce, davantage qu’une cabane, une vraie chambre, un rêve d’enfant réalisé par un adulte .

  Bonobo possède aussi un pavillon bien  confortable et un système complexe d’écouteurs pour se brancher sur des variations de cris

d’animaux divers, de bruissements, de rires féminins.

Bonobo est aussi un bobo.

Réjane aime Bonobo... elle a peut-être tort?

Le carnet d’adresse de  Bobonobo   mène à Jérômine Gartner qui vient d’être trouvée morte chez elle. « Une bonne vieille strangulation » dit le légiste à Félix chargé de l’enquête, mais  accompagnée d’un rituel bizarre.


  Félix recueille petit Paul, l’orphelin de Jérômine, qui se nourrit de pétales de roses. Vraiment c’est coûteux, même si le petit Paul est un amour !


 Et  il enquête sur  les autres membres de cette communauté d’écologistes, amoureux de la nature,  très remontés  envers  l’homme, coupable de crime contre l’environnement, et prêts à toutes les audaces pour sauver une grenouille et son têtard.


Les chapitres se succèdent, alternant les points de vue des divers personnages, autant de « je » qui ont un peu de mal à se différencier ! On suit   mollement cette bande de vieux ados suicidaires et un peu pervers dans une chaleur torride de Toulouse à Manille, de Djakarta à Royan.

Il faudrait des caractères plus trempés et moins sentimentaux pour améliorer la qualité de l'environnement!

Quant à l'intrigue, il y en a eu de pires, de meilleures aussi...


  Pascal Dessaint ." Mourir n'est peut-être pas la pire de choses". Rivages ( Noir)  2003.**
 

 



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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 14:51
La-Dame-du-lac.jpgAnnée de publication : 1943

Edition : Gallimard- Folio , 1995.

Philip Marlowe est employé par Derace Kingsley, riche propriétaire d’une usine de parfum à Los Angeles. L’épouse bien trop jeune de ce monsieur, Crystal, est absente depuis plusieurs mois, et il craint qu’elle n’aie épousé un gigolo , Chris Lavery, et passé la frontière mexicaine. Pour divorcer et se remarier, il faut qu’il la retrouve : elle a un compte en banque bien garni.

 L'infaillible détective constate que le gigolo de Crystal s’est fait tuer et il se rend à Puma Point, un beau chalet dans la montagne, où résidait la disparue. Le gardien, Bill Chass lui apprend que sa femme à lui, Muriel, s’est volatilisée le même jour que Crystal, le 12 juin , un mois plus tôt.

Les deux hommes vont discuter en  buvant un petit jus bien raide près du lac.  Ce dernier semble  particulièrement beau mais il ne faut pas y regarder de trop près…

 Il y a bien une sorte de dame dans le roman, mais c’est un personnage secondaire Mlle Adrienne Frommsett, la maîtresse de Kingsley, à peu près honnête, distinguée, belle, une rareté chez Chandler le misogyne.

On sait que Lancelot reçut d’une dame , la fée Ninienne, un anneau d’or pour se protéger des maléfices et les déjouer. Mais dans le lac à Puma Point, se trouve une femme soumise aux lois de la décomposition, une vraie mortelle, qui fait penser à deux femmes différentes( et on ne peut se prononcer), bien peu dames par ailleurs. Tout de même Marlowe découvre un petit cœur en or ayant appartenu à la mauvaise femme du lac, et qui lui apprend son identité, le mettant définitivement sur la piste. Et cette troisième femme est encore pire que les deux premières .Pauvre chevalier !

On se rappelle que dans «  Le Grand sommeil » déjà, Marlowe était coincée entre Vivian et Carmen, tout un programme littéraire autant que policier.

 
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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 16:02
Maigret-et-le-marchand-de-vin.jpgJ’ai vu beaucoup de « Maigret » en téléfilms principalement avec Bruno Cremer de sorte qu’il est difficile d’imaginer Maigret autrement. Mais je n’en ai pas tellement lu et quand c’était le cas le commissaire était toujours en déplacement (L’ami de Maigret à Porquerolles ; ou la Nuit du carrefour ; le chien jaune) se sorte que je ne sais rien du commissaire dans ses pénates ; ici on le voit comme un vieil enfant de la façon dont sa femme s’occupe de lui : pantoufles, thermomètre ( dans la bouche), conversations axées sur la nourriture la santé et la sécurité et le confort . Les rêves de Maigret sont tous en relation avec la satisfaction orale (bonne pipe, appréciation du menu des repas, souvenirs de repas d’enfance) ; tout cela paraît un peu caricatural. Le couple Maigret est un duo replié sur lui-même un nid de bonne soupe plutôt que d’amour ; qu’est ce qui a causé cette régression ? Simenon expliquait (1975) que lorsqu’il avait créé Maigret, il vivait avec une femme qui n’aurait su ou pu avoir d’enfants. Que pour cette raison il n’avait pu imaginer pour Maigret la progéniture qu’il n’avait pas ; en conséquence le couple Maigret s’est trouvé stérile et a dû le rester alors même que dans la réalité Simenon a connu une autre vie conjugale bien différente.
 
Cette bonne soupe sera une soupe au vin. Maigret enquête sur l’assassinat de Chabut un entrepreneur arriviste qui était à la tête d’une entreprise fabrican du  « vin des Moines » un vin de table pas trop mauvais selon le restaurateur de Maigret.
Ce Chabut employait de secrétaires qui devaient coucher régulièrement avec lui cela faisait partie de leurs contrats. Maigret interroge la Sauterelle, une très jeune femme,   dernière arrivée, qui était aussi sa confidente. Chabut couchait avec « toutes » les femmes y compris les épouses de ses collaborateurs et relations amicales, des couples de beaufs qui se font un plaisir peut-être, un devoir en tous cas, de se tromper mutuellement. En face de Maigret que l’on présente asexué et probe un homme à femme, escroc arriviste. Les deux contraires.
 Le fantasme de toute puissance qui habitait Chabut ne cède pas à un examen rapide : aucune femme ne pouvait lui résister…moyennant finances, désir de vengeance envers un conjoint ou simplement pour faire comme tout le monde.
Le justicier se présente sous la forme d’un petit comptable humilié et renvoyé par ce patron qui voyait en lui ce qu’il avait été avant de bien vendre sa camelote. Maigret l'accueille bien, mais il l'envoie aux Assises, moi je ne l'aurais pas arrêté.  Pourquoi avoir des idées de vraie justice si l'on ne va pas jusqu'au bout? 
 
 
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 10:56
Sept-Cadrans.jpg Vous aimez le feuilleton "petits meurtres en famille" sur la 2?
Lisez les " Sept cadrans " c'est encore mieux!

Vous  n'aimez pas ce feuilleton? Lisez " les sept cadrans " pour finir l'année sur une bonne opinion d'Agatha ! 
 
    Sir Oswald et Lady Coote achèvent leur séjour dans l’immense château de Chimneys qu’ils avaient loué pour deux ans. Nous sommes le 22 septembre ; lady Coote est soulagée elle n’aimait pas cette armée de domestiques encore moins ce groupe de jeunes gens qui n’apparaissent pas à table avant midi : Ronny Bob, et Gérald qui travaillent au Foreign Office, Ruppert , secrétaire de Sir Oswald qui s’est mêlé à la bande, et Jimmy qui- c’est un comble -ne travaille même pas. Et les trois jeunes filles, un peu sottes.

    Pour ce dernier jour, on dépasse les bornes : à une heure moins vingt, Gérald Wade n’est pas encore descendu et un peu plus tard on le découvre  engagé dans une  grasse matinée  éternelle, fâché sans doute par la farce de ses amis, qui la veille, avaient placé un réveil matin dans chacune des chambres des locataires, tous  réglés pour sonner à dix minutes d’intervalles dès six heures du matin.
    Outre le sommeil  irréparable  de Gérald, sept des réveils matin ont déménagé pour venir s’aligner sur sa commode, et le huitième s’est défenestré et gît dans le jardin.
 
    Le lendemain le propriétaire des lieux arrive avec sa fille Bundle dont la chambre a été le théâtre de sinistres événements. Après avoir trouvé une pré posthume lettre de Gérald,   elle se lance dans une enquête criminelle amateur… elle ne sera pas la seule ! les détectives amateurs se font nombreux glanent  de multiples indices  et les interprètent à leurs façons. Plusieurs scènes de mystification achèvent de brouiller les pistes. Ce remarquable tissu d’imbroglios, et  le comique (parfois involontaire) des situations et des dialogues font de ce roman un excellent Agatha Christie, peut-être le meilleur.
 
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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 12:03
Crooked-House-Agatha-Christie--5314741.jpgTitre français : la Maison biscornue.

 
Ça fait maintenant trente ans que la doyenne du crime anglais  a rendu son âme vénéneuse ; Les teniggers et Roger Acrroc mis à part, on peut encore lire au moins trois Agaga sans s’ennuyer ni devenir Gaga ;  voici le premier :  
 
Fils d’un enquêteur haut placé à Scotland Yard, Charles est amoureux de Sophia Leonides,  belle fille bien bronzée, originaire de Smyrne et lui chante souvent «  sweet dark grape fruit ,I love your fruit ». Mais pour gagner le cœur de Sophia, il faut aller la demander au grand père Aristide Léonides vieux grec ancien escroc ( crook) aventurier à la retraite et tyran domestique.
A peine les amoureux sont-ils rendus aux «  Trois Pigeons » vieille bâtisse victorienne à l’architecture mal branlée (crooked) que Charles a déjà envie de tuer toute sa future belle famille : Roger le fils aîné et Clémency son épouse sont  d’une austérité suspecte. Philip le cadet se dit chercheur scientifique ( personne ne le croit) , Magda sa femme, actrice sur le retour  se prend tour à tour pour Ophélie Macbeth et Louise Brooks   débitant tirade sur tirade. On la soupçonne d’être un peu dérangée ( crooked). Et voila aussi les frère et sœur de Sophia, Eustace, adolescent ironique   à l’esprit tordu ( crooked), et Joséphine, dix ans c’est une vraie terreur, vous allez aimer ses répliques.  La tante Edith sœur du vieux s’occupe des enfants avec un étrange ( crooked) dévouement. Aristide Léo, comme beaucoup de vieux friqués  a épousé une jeune épouse Brenda, héritière présumée que les autres détestent.
Le vieux Léo meurt d’une injection d’insuline faite par son infirmière chérie.
Si vous votre esprit se plait en cheminements tortueux ( crooked) vous allez deviner qui est l’assassin mais pas nécessairement comment il a procédé. Le dénouement vous donnera de la satisfaction.
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