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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:56

le bel Age


Le Bel âge de Laurent Perreau avec Michel Piccoli et Pauline Etienne***

 

Un homme âgé, ancien résistant, et sa petite fille Claire, championne de natation, un tantinet exhibitionniste, qui se jette au cou des types sans trop savoir pourquoi.

 


Cette jeune fille est digne de son grand-père. Le film leur permet de le découvrir progressivement.


Bon traitement du clair obscur, de la couleur, de la clarté.


Bonne performances des acteurs en particulier Pauline Etienne.

Mes scène préférées : lorsque Claire pédale dans l'obscurité et heurte un objet en travers de la route que l'on découvrira être la dépouille mortelle de son chien.

Lorsque Claire fait la cuisine chez son ami qui lui lit du Melville, et laisse choir une poêle pleine d'œufs.

Mauvais : Claire fait des longueurs dans la piscine : scènes de natation répétitives qui lassent.

 


 

  Pour un premier film, c'est vraiment bien!

________________________________________________________________________ 

 

Serge Gainsbourg (une vie héroïque) de Johan Sfar ***



 Gainsbourg

Petit, il en impose aux adultes et ses sœurs l'écoutent religieusement...

Adulte, il fait de la peinture, puis renonce, et écrit des chansons.

Il rencontre une ribambelle de femmes, qu'il fait chanter, et se saoule toutes les nuits (le jour aussi.)

 

Le metteur en scène s'est souvenu de «  Jeckyll et Hyde » ( qui n'est pas chantée pendant le film).

Il a concocté à Gainsbourg un double maléfique, une drôle de marionnette qui évoque certains dessins animés...

 

Meilleures scènes : Le double maléfique entraine Gainsbourg par la fenêtre et le fait voler au-dessus des toits ( on pense à Mary Poppins, à Tim Burton, à Peter Pan...)

Toutes les scènes avec le double m'ont plu.

 

Mauvais : Il n'y a pas une seule femme qui résiste à Gainsbourg. Voilà qui n'est guère crédible...

Lorsque Serge se déshabille entièrement( pour une scène avec la Bardot) on se rend compte que le comédien, assez gringalet, est très différent de son modèle...sa prestation n'en est d'ailleurs que ...plus héroïque!


  Nostalgie : A entendre Baby Pop, je me suis souvenue que je l'avais chantée à douze ans environ, pendant des mois, et qu'à l'époque, cette chanson m'avait tellement émue.

 

  Chante,danse Baby pop, comme si au petit matin , Baby pop, tu devais mourir

 

 

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:04

Les nuits de la pleine lune Pascale Ogier

Eric Rohmer Les nuits de la pleine lune( 1984)

 

« Qui a deux femmes perd son âme,qui a deux maison perd sa raison »

 

   Louise (Pascale Ogier) travaille dans une entreprise de décoration. Elle partage un appartement avec Rémi ( Tchery Karyo) à Marne-la-Vallée, proche de la station terminus du RER. Cette station de métro symbolise pour elle la liberté. Elle peut s'y rendre à Paris d'une traite, Paris où elle a loué un studio. Elle informe Rémi qu'elle y passera désormais la semaine et le rejoindra le samedi matin. Une existence de rêve qui lui permettra des activités que son ami ne peut partager avec elle. Cet arrangement a lieu après qu'elle ait été avec lui dans une soirée dansante où il s'est ennuyé.

 

Pourtant Louise ne fait que troquer cet être un peu frustre pour Octave ( Fabrice Luchini) qui passe le temps à pérorer dans les cafés prétendant être à la fois écrivain et journaliste. Il égrène à bonne allure une somme de clichés montrant une culture superficielle, non sans donner à toutes ses phrases des allures de citations( on a une première approche de ce qu'on appelle à présent les cafés littéraires, ce qu'y s'y dit ,le ton adopté...) . Les spectateur s'amusent, mais Louise pas du tout.

Dans son petit studio, elle tourne en rond, se met à téléphoner sans cesse à partir d'un carnet d'adresse bien rempli mais où, visiblement, ne se trouvent pas les bons contacts...

La voilà finalement avec un petit chanteur de rock quelconque avec qui elle tente de se persuader avoir du plaisir, en vain. Se lève,exaspérée, fait sa valise, et dégoûtée de la vie parisienne, retourne chez Rémi.

C'est samedi,une nuit de pleine lune, elle prend le premier RER du matin, après avoir conté sa vie à un clochard qui se donne comme peintre et fait son portrait sur un napperon dans l'estaminet où ils s'offrent la première boisson de la journée.

Ils conviennent que les nuits de pleine lune, on recherche l'étreinte...

 

Une aube dans un petit café admirablement filmée, une nuit presque palpable. L'exaltation un peu factice que l'on ressent lorsque l'on est éveillé et dehors, à l'aube.

 

Puis vient la surprise finale...

 

Les deux personnages principaux la jeune fille insatisfaite et le snob ( Fabrice Luchini fait rire avec un jeu très outré à la limite de la caricature) sont d'une grande naïveté . Louise tente d'affirmer sa personnalité, Octave aussi, et chacun tombe dans la banalité. Quant à Rémi, physiquement et moralement, c'est un vrai bloc de béton.

 

Derrière cette satire de la petite bourgeoisie, il y a le pathétique de Louise, le corps maigre, gracieux, qu'elle vêt de toilettes noires à dentelles, le chignon noir aux mèches disparates, sa façon de  percher haut sa voix en y distillant des nuances et des intonations mi-raisonnables, mi-évaporées. Elle voudrait être un bel objet, pour elle-même, et ne rencontre que des hommes vraiment minables. Le plaisir qu'elle aura connu se limite à quelques pas de danse et quelques instants d'étourdissements. 

 

 

 

 

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 22:27
Ma nuit chez Maud

 

Le narrateur et personnage principal Jean-Louis( Jean-Louis Trintignant) est un mathématicien ingénieur qui revient d'Amérique Latine pour se réinstaller en France, à Clermont-Ferrant où l'appelle son nouvel emploi. Clermontparce que c'est la patrie de Pascal. Les « Pensées «  accompagnent le film, alimentant les conversations, servent au narrateur à se définir face aux autres.

 

Il a environ trente-cinq ans et songe à se marier. Se demande aussi comment se forger une régle de conduite morale qui lui convienne sans trop l'éloigner de la communauté catholique dans laquelle il veut continuer à être accepté.

C'est à la messe qu'il rencontre sa future femme avec l'immédiate certitude que ce sera la sienne. Il croit à la prédestination de la façon suivante «  dieu a décidé conjointement avec moi » et j'y mettrai du mien autant qu'il sera possible. »

la future femme est Françoise une jeune blonde méfiante et culpabilisée ( on saura pourquoi plus tard) interprétée par Marie-Christine Barrault.

 

en 1969,le personnage de Jean-Louis me parut très original, pour ne pas dire non conformiste! Toutes ces préoccupations, ce langage, si loin de mon univers de lycéenne contestataire, exerçait un fort attrait, avait le charme de l'exotisme.

 

Et maintenant? Ce film paraît très sobre. La caméra est discrète, derrière les conversations philosophiques et l'espèce de marivaudage pascalien qui donne le ton à l'intrigue.

 

Jean-Louis est invité par son ami Vidal ( un prof de philo qui porte le nom d'un dictionnaire de médecine) chez Maud ( Françoise Fabian) une jeune femme divorcée. Vidal et elle ne savent pas s'ils veulent l'un de l'autre. Ils sont athées et tentent de jouer un tour à Jean-Louis qui prétend ne jamais coucher avec une femme sans lendemain même si celle-ci est séduisante.

Maud lui lance un défi : résistera-t-il en passant la nuit dan le même lit qu'elle? L'ambiguïté de Jean-Louis charmeur et moralisant, sa fausse naïveté plaisent à cette femme.

La moitié de la nuit se passe, et l'ingénieur soutient alors que s'il ne s'est rien passé entre eux, c'est l'effet de sa volonté naturelle. Il n' réprimé aucune impulsion par devoir religieux.

Maud exige alors qu'ils se dévêtent. Nous souffrons avec elle de la tranquillité de l'homme couché à ses côtés, qui rien ne paraît troubler. A l'aube, elle l'enlace et il ne sait plus très bien...

Suivant la logique des « contes moraux » il doit être à deux doigts de succomber à la femme qui vient prendre la place de celle qui s'est absentée au début du film ( la blonde qu'il avait abordée à la messe, Mais il doit résister avec l'aide du hasard ou ici de Dieu. A la fin il retrouve celle qui compte.

 

La position où se trouve Jean-Louis est déplacée par rapport à celle réservée aux hommes : résister ou se donner, c'est , dans ce film là l'affaire de l'homme. Maud joue le rôle de la séductrice. Couvre-lit en fourrure, belle femme nue, voilà à quoi Jean-Louis doit renoncer pour Françoise, une chambre d'étudiante aseptisée, une femme qui ne lui a rien promis, se dérobe et dont il sent qu'elle a quelque chose à cacher.

Doit-il être fier d'avoir résisté à Maud? Non, car à Françoise, il prétendra avoir eu une aventure avec Maud.

 

 

Rôle de la nature : la partie avec Maud a lieu dans un cadre de montagne enneigée, la fin du film quelques années plus tard nous emmène sur une plage de sable où les protagonistes se revoient,

Un film intelligent et ironique que l'on revoit toujours avec plaisir.

 

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 14:09

  Les+Herbes+Folles+Photocall+Cannes+Film+Festival+8lBfk5efnS

Avec Sabine Azéma, Anne Consigny, Emmanuelle Devos, les trois grâces..

 

Sabine a perdu son sac et se trouve dépourvue. Azéma se balade avec une permanente de cheveux rouges hérissés du plus mauvais goût.

Dussolier qui rêve de femmes trouve le portefeuille de la belle et apprécie la photo sur sa carte de pilote d'avion. Rien que pour cette photo ( et pour l'avion?) il va  chercher à la revoir.

Se rend au commissariat, après hésitation, et se montre réellement effrayé, comme un vieux monsieur qui aurait perdu la tête ou un type qui craindrait qu'on le reconnaisse.

Le portefeuille retrouve sa propriétaire, et Dussolier commence à la harceler pour provoquer une rencontre.

Par ailleurs, il vit avec une femme (Anne Consigny) bien plus jeune que lui, mais qui couche sur la canapé de la maison laquelle paraît spacieuse pourtant. Elle se conduit à son égard comme une amie bienveillante, parfois agacée, sa sollicitude sonne parfois comme celle d'une infirmière vigilante.

 

Il n'y a pas de vraie cohérence dans cette histoire de fous. Mieux vaut apprécier les scènes que chercher à comprendre. Lorsque Resnais filme un portefeuille banal, des objets indifférents, ils ont une présence indéniable.

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 14:06

 Mademoiselle Chambon  

 

 

 

avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain

 

Vincent Lindon( Jean) est un maçon remarquable: on dirait qu'il a fait cela toute sa vie!

Les deux protagonistes( Véronique et Jean) se regardent dans le blanc des yeux. On n'arrive pas à croire qu'ils se plaisent dès le début. Surtout pas elle.

Il me semble que dans le récit de Holder, ils n'avaient pas de relation sexuelle?

Le film est contraint d'en venir là parce que la caméra est impuissante ici à dire l'implicite des sentiments entre Jean et l'institutrice.

Par ailleurs, il y a d'excellentes choses : lorsque Jean lave rituellement les pieds de son père, lorsque tous deux vont choisir un cercueil pour ce vieux père. Est-il habituel que l'on choisisse son cercueil avant de trépasser? Scène étonnante! D'autant plus qu'ensuite, Jean va choisir un berceau pour son futur second rejeton.


Je m'éloigne du propos initial, mais ce qui est réussi dans ce film n'est justement pas le récit majeur, mais les  scènes secondaires. Dans «  je ne suis pas là  pour être aimé » la relation avec le père était déjà fort importante et l'histoire d'amour plus conventionnelle...

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 00:52

 

C'est le onzième long-métrage d'Haneke, et son premier film noir et blanc. Un grande réussite esthétique avant tout. La photographie est très belle, sobre et réaliste. Les personnages, notamment les enfants sont filmés magnifiquement. On n'oublie pas certaines scènes: par exemple, la femme du paysan sur son lit de mort dans une minuscule pièce lépreuse étouffante, cette morte dont on ne voit que les jambes lavées par une embaumeuse. Certaines scènes ont quelque chose de hiératique.

 

 

 

Un homme âgé, sans doute dans les année 30 pendant la montée du nazisme, et sûrement hanté par les brassards nazis, se souvient des rubans blancs que portaient, les enfants du Pasteur dans le village où il fut instituteur juste avant la première guerre mondiale. Des rubans destinés à leur faire retrouver la « pureté ». un geste qui suppose l'existence de l'innocence.

 

Il se souvient aussi d'une série de violence perpétrés à l'encontre de certaines personnes du village.

 

Le médecin qui fit une chute de cheval due à un câble tendu entre deux arbres à l'endroit où il avait coutume de passer. Sa fille Anna reste seule à s'occuper du petit Rudi son frère. Ils ont une conversation à propos de la mort. La jeune fille est honnête : elle présente la mort comme la cessation de la vie très laïquement, sans la moindre référence à un au-delà.

 

D'autres accidents se produisent. La femme d'une famille de paysans que fait travailler le Baron, tombe dans la scierie à travers le plancher en triste état, et se tue. Son fils saccage les plantations de ce notable... le père de famille se pend.

Cependant le Baron ne reste pas impuni. Son chérubin de fils est ligoté et torturé, sa grange prend feu. C'est peu de chose, et les paysans n'en sont pas moins démunis.

 

Le Pasteur est un tyran domestique et un bourreau d'enfants. Il persécute les siens à coups de sermons et de verges à la moindre occasion...

 

Le malaise s'accentue. L'instituteur découvre que certains de ses élèves ont un comportement qui laisse présager qu'ils seraient liés aux méfaits commis.

 

Et voilà que le médecin revient de l'hôpital et le spectateur ne tarde pas à comprendre qu'on avait d'excellentes raisons de lui en vouloir...

 

La violence vient de conflits d'ordre divers: vengeance de pauvres contre les riches qui les font travailler comme des bêtes dangereusement.

Vengeance d'enfants jaloux de la naissance d'un autre, vengeance contre des parents indignes et /ou incestueux. La plupart des adultes sont sans foi ni loi, les enfants le deviennent aussi, privés des repères les plus importants, et rien ne peut s'arranger.

 

Un film important. Cependant je n'ai pas compris tout le système de la narration: l'instituteur narrateur de dont il a été témoin, ne peut pas avoir vu toutes les scènes qui nous sont montrées. En particulier les scènes privées entre le médecin et la sage-femme, entre le médecin et sa fille etc...

Comment a-t-il eu connaissance de ces scènes, récit par un autre, imagination, nous n'en savons rien.

 

L'avis de Dasola
et Leuname qui ont aimé le film également.

 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 16:48

le-vent-nous-emportera.jpgEt le vent nous emportera.

Abbas Kiarostami.

Film iranien.

 

Bezhouz part dans la montagne vers un petit village au bout du monde pour lui qui est citadin avec une équipe de travail pour photographier l’agonie d’une centenaire ; et surtout la cérémonie de deuil qui s’en suivra afin de faire une étude sur les rites funéraires. C’est un travail professionnel mais, pour ne pas dévoiler ce qui passerait aux yeux des villageois pour un inacceptable exhibitionnisme, il se fait appeler « l’ingénieur » et loge dans la famille d’un petit garçon Farhaz avec qui il communique en priorité pour se mettre en contact avec les gens du coin.

Disons : c’est ce que j’ai compris ; car c’est très elliptique.

 

 

 

 

Les manœuvres d’approches restent délicates. Il fait demander des nouvelles de la vieille dame (on ne lui dit pas d’entrer…) par Farhaz, comme s’il s’intéressait à elle, non sans avoir l’air d’attendre sa mort. Enchanté et méfiant, l’enfant lui sert d’intermédiaire en diverses occasions. Bezhouz ne ressemble pas au père qu’il aurait pu avoir, cependant des liens se créent.

Lorsqu’il est prié d’aller chercher son lait dans une famille du village, Bezhouz a l’occasion de faire la connaissance d’une jeune fille voilée, terrée dans une cave, consignée là pour traire les vaches. L’homme n’a pas le droit de voir son visage, et lui parle pendant la traite, recueillant quelque parole hésitante de femme traquée, déjà fiancée, qui ne voit guère la lumière du jour. Il lui lit des poèmes pendant qu’elle tire sur les pis. L’un de ces poèmes sur le temps qui passe et la mort, comporte le vers qui donne son titre au film.

 

 

Tous les jours, Bezhouz grimpe sur la colline à proximité du village et appelle au téléphone une femme responsable principale du film documentaire qui doit être tourné à l’occasion des obsèques de la doyenne du village, pour lui donner des nouvelles. Des nouvelles, il n’y en a pas puisque la vieille dame tarde à décéder et que l’équipe cinématographique est regardée bizarrement par ces villageois qui ne vivent pas tout à fait dans le même monde.

Berzhouz s’entretient avec un homme qui travaille au fond d’un puits (fiancé de la jeune fermière) et qu’il ne voit pas davantage qu’elle. Il connaîtra visuellement son interlocuteur lorsque celui-ci, victime d’un éboulement dans le puits où il travaille, sera ramené à l’air libre inconscient mais vivant. Bezhouz part alors en tournée avec le médecin en moto à travers la montagne pour apprendre quelque chose sur les mentalités des villageois et rendre quelques services. Belle équipée durant laquelle ils devisent sur la vie et la mort. Bezhouz apprend en outre que l’état de la centenaire s’améliore et que l’on ne peut prévoir l’issue fatale à brève échéance.

Film beau et habile où l’on réussit à marier l’esthétique et les préoccupations sociales le documentaire et la fiction, la beauté de la photographie (qui vise à la transcendance) et le réalisme.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:56

 

 

Le film s'ordonne autour d'un lieu : un hôtel minable de Memphis, trois chambres, où vont séjourner l'espace d'une même nuit, deux couples et un trio d'hommes. Les trois récits sont présentés à la suite les uns des autres et non en alternance.

 

Un couple de très jeunes japonais venus là parce que la fille est amoureuse d'Elvis. Son ami fai ce qu'il peut : il se coiffe comme le chanteur. Ce petit couple désargenté se promène avec unegrosse valise rouge qui contient essentiellement la collection de tee-shirt de la jeune fille.

Ils traversent des quartiers urbains peu caractéristiques, visitent un studio où Elvis et d'autres ont enregistré. Au matin, ils entendent un coup de feu et le garçon s'écrit «  bah, normal c'est l'Amérique... »

 

Mystery Train


Le deuxième couple se compose de deux femmes dont une italienne qui voyage avec son mari défunt dans un cercueil qu'elle rapatrie à Rome. Elle rencontre une jeune femme très bavarde qui vient de lâcher son petit ami alcoolique et va quitter la ville pour se réfugier chez une cousine. Elles partagent une chambre ne voulant pas rester seule. Le fantôme d'Elvis apparaît à la plus rationnelle des deux femmeset s'excuse d'être là...

 

Mystery Train. 3

 

 

 

 

Mystery train 4

 

 

le trio des compose de trois hommes, un black et deux frères blancs, dont l'un Charlie est lâché par lDee Dee son amie bavarde. Finalement ses deux acolytes boivent autant que lui et tous trois sont surexités. La manie de Charlie de placer périodiquement son révolver sur sa tempe, provoquera deux blessures sérieuses par balle, tandis que lui restera indemme.

 

mystery train 5


Les trois groupes entendent évidemment la même radio «  ici Memphis, 2 heures 17 » et le même Blue Moon, chanté par Elvis, le m^me coup de feu ( diversement apprécié) qu blesse le frère de Charlie, se postent à des fenêtre similaires par lesquelles ils voient un lampadaire, une rue , des bâtiments au loin, une nuit bleue. Les employés d'hôtel ont un gros cafard sur le bureau des admissions en guise de décorum.

Mystery Train. 2

 


 

Le film est triste, ironique, plein d'humour noir.

 

 

 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 23:05

 

 

  Film de 1999

 

 

Un afro-américain de 15 ans environ ( Forest Whitakker, c'est la première fois que je le vois, et j'en suis bien contente!), vivant à la rue,est devenu tueur à gages à sa manière pour le compte de Louis, un truand qui lui a un jour sauvé la vie.


Devenu Ghost Dog a maintenant 20 ans il habite sur un toit, un campement de fortune bien aménagé. Il communique avec Louis par l'intermédiaire de ses pigeons voyageurs. C'est un bon ouvrier. Ses contrats sont payés « au début de l'automne ». Il a idéalisé la philosophie du samouraï japonais , un ouvrage de conseils de sagesse qu'il lit et médite tous les jours, et dont nous voyons les préceptes s'afficher sur l'écran. Noir sur blanc. Il a outre un code de l'honneur, des leçons de vie et d'action.



Ghost Dog doit tuer un homme qui est devenu l'amant de Louise, la fille d'un truand mafieux.

Il trouve sa victime assise devant un dessin animé à la télé. L'adolescente séduite, lit « Rashomon et autres contes" de Ryonosuke Atagawa .

Lorsque Ghost Dog a éliminé l'homme , elle l'interroge «  c'est papa qui t'envoie? ».

GD repart avec le livre de Rynosuke.

Tout cela n'a pas plu à la bande de mafieux ( je ne sais pas pourquoi...) et ils s'en prennent à Louis, exigeant qu'on élimine le tueur à gage.

Ghost Dog va exécuter tous les truands les uns après les autres, des truands assez bêtes, qui passent leur temps à regarder des dessins animés pour enfants à la télé. Plusieurs d'entre eux sont tellement typés que l'on suppose que les acteurs portent des masques de carnaval.

Louise qui reste seule en vie avec Louis( le " bienfaiteur" de Ghost Dog), souhaite aussi la mort de Ghost Dog,  qui va sa laisser faire.

La voie du samouraï suppose que l'on vive chaque jour comme si c'était le dernier, et que l'on paie de sa vie certaines dettes pour que la mort ait une signification.


Ghost Dog est un personnage sympathique et émouvant. Un gosse des rues qui a réussi à sublimer son existence. Le fait qu'il soit tueur, la façon dont c'est présenté,  paraît  au spectateur davantage un métier que des actes de délinquance grave. Sutout que les victimes sont ridicules,avant même d'être antipathiques.


Il a pour ami un marchand de glace et de sandwiches qui parle un dialecte le « yoruba ». Ils se parlent et se comprennent sans avoir besoin de parler la même langue( Avant Babel, tout le monde se comprenait).

GD a aussi sympathisé avec une petite fille dans un parc; ils parlent de livres. Avant de mourir, GD confie les préceptes du samouraï à la très jeune lectrice, et les contes de Ryunosuke reviennent à Louis.

La fillette, Pearl, lit la philosophie du samouraï chez elle, pendant que sa mère vaque aux tâches ménagères et nous comprenons que Pearl aura un destin tout différent de sa pauvre maman.


La circulation d'œuvres classiques entre Ghost Dog et ses « amis », au milieu d'un monde difficile sans espoir, sans repos, est l'indice d'une résistance durable.

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 10:48

Arte, film diffusé le 16 juillet.


L'histoire : Fontaine Leglou (Emmanuelle Devos) est infirmière psychiatrique. Elle s'occupe principalement d'un fou, médecin gastro-entérologue dans la vie, et qui va être appelé à s'en souvenir pour servir les intérêts de Fontaine, à défaut d'engager une relation avec elle.


Fontaine aimerait bien se séparer de son ami Michel ( Bruno Todeschini) surtout lorsqu'il la demande en mariage et annonce sa mutation professionnelle ... au pôle nord!


Tout paraît  bon  à Fontaine pour espérer une échappatoire à cet intolérable destin.

Elle croit qu'un homme la suit dans la rue, l'accoste violemment, et parvient à  persuader cet homme qu'il la reluquait. Mais, lorsqu'il lui propose de passer une heure à l'hôtel ( est-il sincère?), elle ne peut accepter la proposition de ce malotru. Nous nous demandons lequel des deux a commencé?

Remarquant que son ami  a invité une petite voisine à prendre le thé, elle l'accuse de pédophilie, refusant à tout prix d'y voir un désir de procréation. .. Cependant le film nous entraîne vite ailleurs.

Ces deux premières séquences sont véritablement comiques, surtout parce qu'ils entraînent la confusion totale dans les sentiments des protagonistes.



Fontaine se rend chez ses futurs beau-parents ( Bulle Ogier et Michel Lonsdale, très bons) un couple chaleureux, à qui l'on annonce le futur mariage. Ils sont contents mais ont oublié de faire les courses et n'ont que des yaourts nature à offrir au jeune couple. Bruno laisse tomber un anneau de fiançailles dans le pot réservé à Fontaine. Elle ne veut pas l'exhiber, ni feindre ne pas l'avoir trouvé et se fâcher avec son ami.

Vous auriez fait quoi?

Elle l'avale( variation sur Peau d'Ane?), avant d'écouter les délires de son futur beau-père qui lui avoue avoir été mis à la porte par sa femme, sans ressources et contraint à mendier deux ans de suite en bas de chez elle.

Malgré ou à cause de ces révélations alarmantes sur les aléas de la vie de couple, Fontaine va se tourner vers le patient ( le médecin fou) dont elle doit s'occuper. Le patient ( Lambert Wilson) est plutôt bien de sa personne, au moins autant que son ami.

Pourtant, sans pitié,il déclare à cette Fontaine ne pouvoir boire de son eau, tandis qu'elle lui confie quelques détails à propos de l'anneau qu'elle a avalé.

Alors il lui suggère de s'occuper de cet objet plutôt que de lui.


Et nous voilà confrontés à une scène pénible : Fontaine décide de récupérer la bague au terme du trajet que ce bijou a, dans son corps effectué, au moment deviné d'un rejet signifiant qu'il n'est point comestible.

Elle n'a pour témoin qu'un chat ( la présence de l'animal impassible est censé faire ajouter une discrète touche de comique), qui assiste à la récupération dont on nous fait grâce.

Fontaine fait glouglouter la chasse d'eau, prend des mesures d'hygiène, et se met finalement la bague au doigt. Elle se résigne. N'est-elle pas trop gentille?


Un film basé sur les lapsus et les actes manqués. Idée originale sinon courageuse, d'où une somme de sketches burlesques utilisant les mécanismes du théâtre de l'absurde, autour de la personne de Fontaine Leglou, nom qui renvoie à Fontaine/ Igloo un contraste et une contradiction entre le solide et le liquide, entre l'intarissable et une possible construction. ...

L'igloo, Fontaine y consent à la fin du film, prête à s'embarquer pour le pôle nord avec son ami. Un igloo et un cœur, c'est possible?



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