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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:23


Seuil, Policiers, 2010 (édition originale 2008)

Treize heures est  le dernier polar de cet auteur,  dont j’ai aimé Le Pic du Diable et Lemmer l’invisible ; moins « les soldats de l’aube », la vie du policier y étant trop convenue et trop longuement relatée.

Au Cap, une jeune américaine est en fuite, poursuivie par plusieurs tueurs implacables. Rachel a dix-neuf ans, elle terminait  un voyage organisé en Afrique.  « Ils » ont déjà tué son amie Erin… que lui veulent-ils, et qui sont-ils ?

Une enquête difficile pour Benny Griessel ; une enquête qui va durer treize heures comme l’indique le titre. Le roman est centré sur le processus policier, l’urgence  de sauver la fille et démasquer les coupables… et pour cela comprendre ce qui s’est passé, en très peu de temps.  Ce qui donne au récit un bon suspense et un rythme rapide. Pour moi c’est un bon roman. Certains lecteurs ont regretté que le contexte social soit ici moins présent que dans les autres livres de Deon Meyer. Ce n’est pas tout à fait mon sentiment. L’affaire bien conduite et vraisemblable, ne manque pas d’implication sociale.

Le fait que l’on ne raconte pas trop longuement  le passé de l’inspecteur Griessel, juste quelques états d’âme, est un plus !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 09:33

PARCE QUE LE SANG N'oublie pasRouergue (Noir) 2011.

344 pages.

Fin 1937, pendant la guerre sino-japonaise, Hong Shaozu, charpentier de son état s’installe à Nankin avec ses sœur s, son beau-frère instituteur et sa petite nièce, sous la protection de ‘l’université notamment de la directrice, qui a prêté des locaux pour que les anciens étudiants s’y réfugient avec les leurs.

Le général Tchang Kai Chek a fui, et la ville est livrée aux armées japonaises…

Lors du massacre de Nankin,  les japonais débarquent chez Hong, et se rendent coupables d’épouvantables exactions. Hong et son apprenti sont réquisitionnés pour fabriquer des cercueils, destinés aux soldats japonais, car les chinois eux finissent à la fosse commune.

Au début de 1938, un gradé nommé Omura et ses subordonnés, les emmènent  tous deux  faire une besogne encore plus effroyable que d’ordinaire. ..

Cinquante ans plus tard, Thomas Kessler journaliste parisien pour le China Daily, travaille à Pékin. Son collègue Donald Wu lui donne pour mission de retrouver Omura ce criminel de guerre qui a participé de façon odieuse au massacre de Nankin. Omura, non content d’avoir fait des milliers de victimes, s’est emparé d’une grande quantité d’objets précieux.

Thomas part pour Tokyo. Avec l’aide d’un autre collègue Mizano, il recherche des descendants survivants d’Omura, mais aussi de ses victimes, avec une sinistre photo publiée dans un journal où un officier, le criminel présumé, pose avec en arrière-plan, une rangée de « massacres » ( têtes coupées). 

Ils vont interroger Sendogu, nonagénaire, qui a été l’ordonnance d’un Omura, et son fils Ichiro.

Tous deux s’occupent d’un dojo, sont spécialistes de Kendo, attachés aux valeurs traditionnelles du Japon, proches des milieux d’extrême droite, et sont fiers de leur aïeux…

 

Un roman historique, pas vraiment policier, à la narration impeccable,  qui renseigne sur la guerre sino-japonaise.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 23:01

l'automne à CubaPaisaje de Otoño, 1998***

Métailié , 1999.

 

Ce roman est la quatrième d’une série policière des quatre saisons, qui a commencé en hiver avec Pasado Perfecto (1991).


En automne, Mario Conde n’estpas au mieux de sa forme. Il vient de donner sa démission de la police.

 Son chef Ranger aété débouté de ses fonctions, parce que certains de ses subordonnés étaient convaincus de corruption. Mario ne veut pas continuer sans Ranger…

Il se saoule, en attendant le cyclone Félix qui passe tous les ans à La Havane, plus ou moins fort. Il l’attend et l’espère, comme pouvant laver la métropole de ses abjections, balayant  sur son passage tout le mal pour laisser place à un avenir. le passage du cyplone doit correspondre avec son 36 eme anniversaire. 


Il rêve et déprime, mais son nouveau chef le réclame : on a trouvé dans la mer le corps de Miguel Forcade blessé mortellement à la tête, et castré.  Forcade était un homme politique autrefois chargé à Cuba de missions importantes telles que la confiscation d’objets d’art et de décoration appartenant à la classe possédante. Et bien sûr, Miguel en avait profité pour se livrer à toutes sorte de trafisc illégaux, s’était exilé. Revenu depuis une semaine à la Havane avec sa jeune épouse Miriam, pour une raison inconnue, il a aussitôt été assassiné. Mario soupçonne un riche propriétaire qu’il déteste ; Miguel aurait tenté de lui voler un tableau de maître qu’il exhibe indécemment… mais un objet peut en cacher un autre, et un suspect aussi…

L’Automne à Cuba exploite le thème du Faucon de Malte : un objet d’art, suscitant mille convoitises passe de main en main des siècles durant provoquant la mort et / ou la fortune de ceux qui s’en emparent illégalement.

 

Héritier du polar américain Hard Boiled , d’Hammett et de Chandler, ce roman en a la plupart des caractéristiques, les meilleures comme les moins bonnes. L’intrigue est parfaitement bien menée, le regard sur la société est violemment critique, et désabusé ( mais pas cynique comme c’est le cas chez les maîtres du genre), et le style est bien, parfois poétique…

qu’y –a-t-il de moins bon ?

C’est un monde d’hommes machistes, à la mentalité étroite. Les femmes ne paraissent dans le récit que sous la forme de mères au grand cœur excellentes cuisinière, voire infirmières pour ces messieurs, ou de  belles putes corrompues. Si elles sont jeunes, et pas très belles, il ne leur reste que le statut d’épouse-servantes-cuisinières.


Bon, cen'est pas pour rien que Padura aime profondément Hemingway....

Un conformisme  vraiment désagréable.

 

Lire aussi Les Brumes du passé, que j'ai aimé davantage, en dépit de certains charabias dans la traduction

 

 

Le mois cubain est organisé par Cryssilda et Lamalie

 

  Le mois cubain

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 23:59

 

 Actes-sud noir, 2011, 332 pages  

 

Le pays oublié du temps 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1936 deux explorateurs, Robert Ballancourt et Fernand Delorme, font route à bord de la Marie-Jeanne, un superbe voilier, en Nouvelle Guinée sur le fleuve Tepik. Ils recherchent des objets particuliers, des têtes réduites et  décorées, des trophées mais aussi des têtes d’ancêtres. Le voyage les entraîne chez des tribus papoues qui  n’ont pas encore vu d’hommes blancs…

Bien plus tard l’un de ces explorateur qui termine paisiblement sa vie à Marseille, entouré de ses objets préférés, trouve la mort d’une façon étrange. On lui a percé le front d’un morceau de flèche. Une citation concernant la vengeance des fils à l'encontre des pères, figure sur le cadavre en guise de signature...

Une tête réduite d’ancêtre, la plus précieuse de sa collection, a été volée.

Le commissaire de Palma, proche de la retraite, est chargé de l’affaire.  La victime, Delorme,n'avait déjà plus de fils, mais une petite fille, Béatrice, ethnologue comme son grand-père...

Bientôt d’autres  ethnologues , à Paris, cette fois, vont subir le même sort.

De Palma soupçonne un trafic d’objets d’art, et une vengeance mais ne sait de qui elle pourrait venir.

La petite fille de Delorme l’entretient des voyages de son grand-père. Il serait revenu au début des années 60 dans les contrées  déjà  explorées, pour des missions passionnantes mais dangereuses…

 

L’auteur se tire bien d’un sujet  qui attire par son exotisme, et sur lequel  il s’est documenté suffisamment pour être crédible. L’intrigue aussi est bien conduite, cohérente, les personnages intéressent.  Sauf que la vie privée de Palma, amateur de boulangère et de pâtisseries, non intégrées à l’histoire principale, apparaît vraiment superflue et sans relief. Mais il ne s’agit que d’une vingtaine de pages sans importance !

 

Lu aussi par Dominique qui l'a également apprécié !

 

Quand aux têtes réduites, à présent, elles me fascinent. J'en ai contemplé une bonne dizaine sur Internet.Comment ai-je pu ignorer cet art aussi longtemps?

 

 

mundurica

 

 

 

 

02-2009 - Adelaide (102) Papouasie

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:00

l'echo des morts

 

 

Albin Michel, 2010 ( 1re publication en 2008)

408 pages.


Joakim et Katrine Westin  ont quitté Stockholm avec leurs deux jeunes enfants pour vivre « au vert »( je devrais dire « au blanc » vu la belle et terrible tempête de neige  à laquelle on assistera),  dans l’île d’Öland,  au sud-est de la Suède. 

Ils rénovent une grande propriété au bord de la mer, avec  plusieurs dépendances, dont ces deux phares, dont l’un est toujours allumé l’autre éteint, sauf en des circonstances particulières…

Peu après l' installation, Joakim a la douleur de perdre sa femme, qui s’est noyée pendant qu’il passait la journée à Stockholm.  Il ne croit pas à l’accident, non plus que Tilda, jeune inspectrice de police qui vient de débuter dans la profession.

  Il semble que la propriété porte malheur.  D’anciennes histoires de morts violentes  sont rapportées dans un livre, que la mère de Katrine avait écrit. La vieux Gerlof,  maintenant en maison de retraite, se souvient aussi, de sorte que le passé, très chargé, vient peser sur le présent. Plusieurs des protagonistes entendent des chuchotements et des bruits dans les murs. Au début de la lecture, on se demande  s’il faut admettre le surnaturel  dans ce récit. Il n’y aura pas de réponse nette, car tout est nuancé, le style y compris.

Joakim fait preuve d’un mélange de rationalité et de superstition, de calme et de détresse. Jour après jour, on s’achemine, lentement mais sûrement, vers une issue plausible.

Ce n’est pas un thriller, comme je l’ai lu parfois, mais un roman d’atmosphère avec énigme écrit simplement mais avec des termes choisis. La beauté et l’étrangeté du lieu, les états d’âme des personnages, comptent  autant que l’enquête policière.  Il est vrai que sur la fin, on a des scènes d’action rapide qui d’ailleurs surprennent un peu, qui n’étaient pas nécessaires peut-être.

Dans l’ensemble, je suis enchantée et prête pour un autre séjour inquiétant à Öland.

 

 

 

Johann Theorin au salon du livre de Paris, Mars 2011.

 

Johan Theorin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:18

 

 

 

ron-rash-un-pied-au-paradis,M25887

 

Edition Le Masque, trad de l’américain.

 

 

Oconee une petite ville de Caroline du sud, dont les environs sont condamnés à plus ou moins brève échéance.  Carolina Power une entreprise hydro-électrique a annoncé qu’elle noierait  les terres alentour  pour en faire un lac artificiel. Les villageois  ignorent quand,  mais ils en sont déjà affectés.

Le shérif Alexander est  à la  recherche  d’Holland Winchester. La veille, Holland s’est saoulé dans un bar, a provoqué une rixe et exhibé des oreilles humaines qu’il se vante d’avoir tranchés à des ennemis lors de la guerre.

Le soir même, il a disparu.

Alexander suspecte Billy,  paysan pauvre et travailleur, voisin d’Holland. La mère de l’ex-soldat  a entendu un coup de feu venant de chez Billy. Elle prétend que  la femme de Billy très avenante, «  avait des relations avec Holland ». Crime passionnel, pense Alexander. Mais Billy  n’a rien à dire, continue à bêcher son champ, et le supposé cadavre reste introuvable…

Dans la deuxième partie la femme de Billy, Amy, raconte l’histoire de son point de vue, évidemment bien différent. Son mari et elle furent confrontés à un grave problème, et , pour son malheur, elle s’en fut demander conseil à la veuve Glendower, qui passe pour une sorcière…

 Trois autres protagonistes vont à leur tour rendre compte de l’histoire, chacun à sa manière, les deux derniers, vingt ans après les faits,  au moment où le pays tant aimé est noyé sous les flots.

 

Récit  bien fait, belle langue, poésie simple, rurale et  émouvante, très bon suspense. Davantage qu’un simple roman policier, un très bon roman.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 14:40

Hypothermie

 

 

Arnaldur Indridason Hypothermie ***

Métailié(Noir) 2007, 295 pages.

 

L’enquête d’Erlendur concerne Maria, une femme retrouvée pendue dans son chalet près d’un lac magnifique ( Thingvellir).  

Venir en si bel endroit pour mourir, what a shame !

(Erlendur fronce le sourcil, car il déteste les anglicismes, et voue un culte respectueux à sa langue natale).

Longtemps auparavant, le père  de Maria s’était noyé dans ce lac si pur, dans des circonstances fort troubles.  Sa mère aussi, venait de mourir.

Orpheline, Maria ? Oui, mais à trente ou trente cinq ans, historienne de renom,  et mariée à un homme qui  vit avec elle, cela devrait atténuer le deuil.

Hélas, Maria restait très dépendante de ses  chers défunts, et fascinée parla mort.  Elle croyait en l’au-delà, et guettait les signes que ceux qui l’avaient quittée devaient lui transmettre.  Et de là à penser qu’elle puisse faire  bout de chemin  vers eux pour mieux capter leurs messages…


Erlendur la comprends bien, car lui-même ne pense qu’à son jeune frère disparu dans une tempête de neige, et dont on n’a jamais retrouvé le corps. Lui aussi  médite sur les morts, et s’occupe peu des vivants, qui viennent le rappeler à l’ordre (enfants, ex-femme, nouvelle amie), sans trop de succès. Heureusement,  il a l’esprit rationnel.

Voilà une nouvelle enquête à l’ambiance très mortifère, encore davantage que d’habitude.

On devine très vite comment  tout cela va se terminer. Les enquêtes (il y en a trois en fait), rejoignent les obsessions d’Erlendur … et cela fait boule de neige si j’ose dire, neige très sombre…

 

thingvellir-islande-1361919571-1382382

 

 

 

 

 

 

Camilla  Läckberg Le Tailleur de pierre **

 

 


le tailleur de pierreActes-sud –Noir, 2009, 476 pages. (Première publication en suédois en 2005).

 

La petite Sara est retrouvée dans la mer, noyée.  Elle était partie jouer chez Frida sa copine, et n’est jamais arrivée.

 

L'autopsie révèle un acte criminel...

 

Patrik Hedström,  l’inspecteur, et Martin son collègue préféré, enquêtent : Sara vivait avec Charlotte, sa mère dépressive, Niklas, son père , médecin  et volage  , Albin son petit frère, Lilian sa grand-mère colérique, et Stig , son grand-père, alité pour de mystérieux troubles intestinaux. Sans compter les voisins,  pas clairs non plus…

Erika , amie de Charlotte, et mère depuis peu, d’un nourrisson insatiable,  contribue aussi à l’enquête, comme à l’ordinaire.

En alternance, nous est contée l’histoire du tailleur de pierre, au début du vingtième siècle. Ouvrier de grande valeur, le vaillant petit tailleur Anders fréquente la très méchante Agnes,  une fille de la haute bourgeoisie, que son père répudie.  Un couple très mal assorti, dont  les malheurs ont sans doute à voir avec  le crime actuel.

 

 

L’auteur nous égare  avec un certain nombre de suspects potentiels, et l'énigme se dévoile petit à petit.Le lecteur ne devine pas qui est le coupable,  ce qui est le but de toute histoire policière.

 

Une histoire bien conduite et structurée correctement... si l'on fait abstraction de beaucoup de longueurs.

 

1) le commissaire Melberg, ses états d'âme, et son fils n’ont rien de passionnant, 2)  l'auteur envoie plusieurs personnages dans l'autre monde, sans que ces décès ne servent l'enquête, en aucune façon. 3) l'histoire du tailleur commence bien, mais devient vite irritante, car la psychologie des personnages reste très rudimentaire, et pire encore, certains éléments de cette histoire sont complètement invraisemblables.Je pense que Läckberg aurait très bien pu mener son histoire à bien sans celle du tailleur....

 

Dans l'ensemble, on  passe un assez bon moment, mais je ne suis pas trop convaincue par cette auteure...

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 12:20

le cercle de Dante  

 

 

 ***

Robert Laffont Best Sellers

 


En 1865, à Boston, le poète Longfellow est en train d’achever sa traduction de la Divine Comédie la première qui verra le jour aux USA. Il en est aux derniers chants de l’Enfer. Tous les mercredis il réunit ses amis  pour discuter de la traduction en cours : Lowell est professeur de langues à Harvard. Holmes y enseigne la médecine, mais lui aussi est passionné de littérature et spécialiste d’italien. Fields édite les textes de ces messieurs. Le pasteur Greene assiste aux réunions car il aime s’inspirer de Dante pour ses sermons.

Le petit groupe est secoué par le meurtre du Juge Healey,  retrouvé mort, dévoré par des larves de mouches cannibales. En effet ce type de châtiment est décrit par Dante comme celui réservé aux Indifférents… un second crime aura lieu avec un autre  supplice toujours dantesque… l’inspecteur Nicholas Rey se doute que les aficionados du poète italien pourraient l’aider à y voir clair mais ceux-ci voudraient élucider eux-mêmes une énigme qui les concerne au premier chef.

Ce thriller est intéressant pour le rendu d’une période de l’histoire littéraire aux USA. Epoque lointaine où de grands écrivains et des lettrés se passionnaient pour la littérature européenne !

Le côté policier de l’affaire m’a laissée un peu froide ; ça se passe en hiver et  le châtiment des Traitres est de mourir pris dans les glaces. En outre, les victimes, les enquêteurs, et le coupable ( que je n’ai pas eu envie de chercher) font pâle figure à côté des personnages principaux.


 

dante enfer pic5Les LâchesDante l'Enfer ( Blake) les lâches bouffés par des mouches cannibales

 


les simoniaqueSles Simoniaques


 

dante enfer Les Traîtres pic21les traîtres qui gèlent au neuvième cercle

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:48

Princesse des glaces

Actes sud noir, 2008 , 380 pages

1er volume de la série dont j’ai lu déjà le Prédicateur l’an passé.

 

Au plus fort de l’hiver, dans la petite station balnéaire de Fällbacka, une jeune femme morte est découverte dans sa baignoire, meurtrie par le sang et la glace. C’est Erica son amie d’enfance, qui fait cette macabre découverte.

La Princesse des glaces est choquante, mais belle dans sa baignoire. On dirait un tableau.

On ne tarde pas  à découvrir que cette princesse  avait déjà 35 ans, et une vie sentimentale compliquée, son époux n’étant qu’un des nombreux hommes problématiques avec qui elle s’était impliquée.

 

Et des ennemis, elle n’en manquait pas non plus  chez les femmes ! A commencer  par sa propre sœur…

Erika est biographe. Elle écrit la vie de Selma Lägerlof. Pauvre Selma, vite abandonnée !

L’envie d’écrire sur son amie défunte la démange à présent.

Alex, son amie d’enfance, qui a brusquement déménagé avec sa famille à l’âge de douze ans et qu’elle ne fréquentait plus…

Voilà qui la mène à s’occuper activement de l’enquête, en duo avec Patrik  inspecteur de police, lui aussi ami d’enfance qu’elle n’avait pas revu depuis longtemps. Le monde est petit à Fjällbacka…

 

J’ai préféré le roman suivant « le Prédicateur » que j’ai lu avant celui-là.

Ici même si l’enquête ne manque pas d’intérêt, l’assassin me semble peu crédible.

 

 Les amours d’Erika et Patrik heureusement nous divertissent. Lisez le passage où Erika, réussit à enlever sa culotte de maintien( destinée à améliorer sa silhouette vêtue, mais qui la dessert en petite tenue)  pour la remplacer par un slip sexy, sans que Patrik le remarque !

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 14:49

 

Le Masque

 

La narration est présentée sous forme alternée par  trois femmes.

 

  Madeleine son journal en 1930, mariée enceinte, à un homme qu’elle ne connaît pas, par son père, vit avec cet individu dans une grande maison isolée et pense à son amant enfui « le cheminot »…

 

  Marie, une lettre à sa fille, pour expliquer ses faits et gestes : installée avec son mari dans les années 60 dans la grande maison qu’ils ont achetée. Cette demeure est rebaptisée «  Le Cheminot » car bien sûr il s’y est déroulé plusieurs drames du temps de Madeleine. Et Marie n’est pas non plus heureuse en ménage…

 

  Manon, fille de Marie, de nos jours. Son journal. Elle vient d’emménager avec Eric son ami dans un appartement en ville. Eric et elle s’aiment. Elle est nerveuse car elle n’arrive pas à procréer. Et il y a ce vieux monsieur, Darmont, qui loge au-dessus d’eux et qui est vraiment trop envahissant. Qu’est ce qu’il leur veut ?

 

Cette construction est habile.

 

Le défaut de ce thriller psychologique, c’est que l’on devine assez vite les secrets ( en gros ! certains petits détails résistent).

L'ensemble est plaisant, et l'auteur ne manque pas d'imagination!

 

 

 

 

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