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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:45


 

Cauchemar américain

Gallimard (noire)

Stephen, irlandais de Galway, gagne sa vie avec peine.

Études correctes, mais famille délinquante et dépressive. Deux ans dans l'armée britannique lui ont appris la vie.

Il avait trouvé un job dans un magasin de disques. Son ami Tom l'a entraîné dans un

casse : il avait lui-même un ami encombrant en la personne  de Stapleton, membre de l'Ira et vrai truand sanguinaire.

L'affaire a mal tourné ,Tom a trouvé la mort, Stephen et Stapleton se sont battus, ce dernier a disparu mais Stephen craint son retour...


Il part aux USA, se faire oublier. Son amie Siobhan doit l'y rejoindre, dès qu'elle aura blanchi l'argent du casse.

 

Mais aux USA, Stephen est accueilli par Juan dont la maîtresse, Sherry lui plaît un peu trop. Sherry a toujours vécu dans l'adversité.Sortie d'une famille délinquante, elle s'est débrouillée pour acquérir une certaine indépendance, avec les moyens à sa portée, d'abord la prostitution, puis en devenant une femme fatale très agressive, autant que séduisante.

Stephen ne lui résiste pas... un combat à mort s'ensuit avec Juan....


 

Ce polar est parsemé de références musicales (pop, country et autres...), agréables au début mais  si nombreuses, qu'on en est saturé.

Sans compter les métaphores cinématographiques souvent un peu forcées.

D'ailleurs, c'est le gros défaut de Ken Bruen, dans tous ses livres, gonfler son texte de citations qui n'ont d'autre fonction que le remplissage...

Les méchants sont très méchants, et l'un d'entre eux, Dade, est le "mal incarné" ; pervers et psychopathe depuis l'enfance, en dépit d'une famille aimante...

J'aimerais prendre cela au second degré car le Mal intégral, je n'y crois pas. Il y a toujours une explication.


J'aurais bien aimé aussi que Bruen se focalise sur une histoire en particulier : Stephen, son ami Tom, et l'inquiétante Sherry, ou encore Stephen, le terrible Dade et Sherry, et que les autres personnages restent à l'arrière-plan. Le romancier s'éparpille et l'ensemble n'est pas franchement convaincant.

 

 

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 11:43

Robe de marié pierre Lemaître

Albin Michel, 2009.

Prix du polar 2009 de Montigny-les-Cormeilles

 

L'an dernier, Pascal Garnier, pour La Théorie du panda, a obtenu le prix.

 

Cette année je ne faisais pas partie du jury et ne suis donc pour rien dans ce choix.

Le titre m'a fait penser immédiatement à cette terrible scène du film « Falbalas » dans laquelle un homme se défenestre vêtu d'une robe de mariée.

 

Ce souvenir est d'ailleurs erroné : le malheureux héros de Falbalas se jette par la fenêtre en costume masculin, mais enlaçant un mannequin femme en robe de noce...

 

L'histoire nous fait partager les peines et péripéties de la pauvre Sophie Duguet

qui se réveille ce matins dans le brouillard le plus complet et la frayeur la plus stressante. Elle a rêvé que le petit garçon dont elle est la gouvernante, était assassiné. Et ce malheur a réellement eu lieu. Aucune morte ni fenêtre n'a été fracturée et Sophie était seule dans la maison...

Pourtant, elle aimait cet enfant...


Ce n'est pas nouveau! Quelques temps auparavant son existence si normale a basculé dans le cauchemar : sujette à des absences et des pertes de mémoire qui s'aggravent avec le temps, elle se sent responsable d'un certain nombre de deuils qui ont dernièrement assombri son vécu. Son mari, sa belle-mère, un bébé qu'elle a perdu...si bien qu'elle a dû quitter son emploi de cadre supérieur bien rémunéré, pour devenir baby sitter.

Mais la malchance lui colle à la peau, à moins que l'on doive accuser ses nouvelles pulsions destructrices ...

 

Elle s'enfuit, change d'identité, mène une vie de nomade, squatte des appartements, change de job toutes les semaines, (un itinéraire semé de cadavres...) poursuivie par une police aussi motivée qu'un gendarme cherchant le voleur de mobylette d'un citoyen inconnu du grand public...

 

Sophie, la femme qui souffre d'absences, et se trouve tout le temps dans les vapes, torturées par d'épouvantables cauchemars, se débrouille vraiment bien, dans ses stratégies de dissimulation, ma parole elle a une double personnalité...ou peut-être se souvient-elle de qui elle était avant?

mais voilà que Frantz entre en scène: On va peut-être comprendre?

 

Oui et non!

Ce que nous apprend le nouveau personnage, pour être astucieux, n'est guère plus vraisemblable que ce qui précède...

 

Par ailleurs, suspense et rebondissements en cascades, sont au rendez-vous jusqu'à la dernière page!


Il est possible de prendre un grand plaisir à cette lecture. En dévorant le roman, le plus vite possible, sans se poser de questions, prenant les choses comme elles viennent.

 

A lire aussi,  le billet de Cuné

 

 Pierre Lemaître au Salon du polar de Montigny les Cormeilles. Pierre Lemaître

 

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:00

In-the-Woods-Tana-French.jpg

 

Hodder paperback, 2005, 592 pages.

  titre français : La Mort dans les bois

 

Adam Ryan, 12 ans jouait dans la forêt avec ses amis Jamie et Peter en août 1984.

Le soir venu, on le retrouva agrippé à un arbre, du sang dans les chaussures. Ses amis avaient disparu et il ne se souvenait de rien.

Ainsi prit fin son enfance insouciante à Knockaree,  petite ville de la banlieue dublinoise.

Vingt ans plus tard, Adam a changé de nom, se fait passer pour un Anglais, et tente de vivre, tantôt sans son passé, tantôt avec des réminiscences insistantes. Sous le nom de Rob, il est devenu inspecteur de police. Son métier l'entraîne à nouveau sur le théâtre de son ancien traumatisme. Katy, une petite fille de douze ans est retrouvée assassinée dans cette même forêt, par des archéologues qui travaillent sur un chantier de fouilles. Le corps gisait sur une tombe druidique, un autel pour d'anciens sacrifices.

Avec l'aide de Cassie sa collègue préférée, à qui il a confié son aventure passée, Adam enquête, et malgré lui, cherche un lien entre cette affaire et celle, non élucidée, à laquelle il s'est autrefois trouvée mêlé.

Pour me replonger dans un bain d' l'anglais, j'ai choisi un peu par hasard, ce roman dont l'écriture paraissait assez simple, et l'intrigue prometteuse.

Voilà qui s'est révélé un vrai pensum! Bien que l'enquête criminelle portant sur l'assassinat de Katy soit correctement menée et plausible, le roman croule sous les répétitions et redites inutiles, interrogatoires interminables, nombreuses fausses pistes, qui se prolongent bien après que le lecteur les ait abandonnées.

Les dialogues aussi paraissent longs. Tous les éléments de dialogue sont rapportés, même les plus dénués de signification.

C'est peu de dire que Tana French tire à la ligne! Les longueurs ne font que souligner la faiblesse psychologique du propos, qui, avec un texte plus court, ne m'aurait pas vraiment gênée.

Lorsque Adam passe une nuit dans la forêt, et se remémore la dernière journée passée avec ses amis, pour tenter d'avoir un souvenir ou de trouver un indice, c'en est trop pour lui, et  il s'enfuit, poursuivi par les fantômes, de sa propre terreur.  Ce passage ne m'a pas bouleversée; j'ai même ressenti de l'irritation contre Adam. Il m'a énervée aussi à se laisser séduire plus que de raison par une jeune fille aux ruses  assez minables...

L'enquête d'Adam  sur la disparition de ses amis serait une très bonne chose si cette affaire classée se résolvait elle aussi. Or il n'en est rien!

Cette déception infligée au lecteur ne devrait pas exister dans un roman policier, ou un thriller psychologique...

Sauf si l'auteur écrit particulièrement bien!  Un exemple me vient à l'esprit : dans son roman « La Lune sous le caniveau »,  David Goodis ne donne jamais la solution de l'énigme ( on ne saura pas qui a violé et désespéré sa sœur, on en reste aux suppositions) et cela ne nous manque pas, car le récit est poétique et davantage focalisé sur l'ambiance que sur l'enquête.

Dans ce roman là, l'ambiance joue aussi un rôle important,  mais Tana French n'écrit pas si bien que cela, et de ce fait, on attend autre chose qui ne vient pas. 

La lecturede Karine  qui a aimé davantage que moi. Le roman lui a rappelé Dona Tartt " Le Maître des illusions".A présent, j'ai l'impression de ne pas avoir tout assimilé...

 

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:19

Aztèques dansants

titre original «  Dansing Aztecs » 1976.

 

Payot-Rivages poches, 1997, 484 pages.

 


 

Jerry Manelli a réceptionné la mauvaise caisse!

L'Hispanique lui avait dit « la caisse E » et Jerry qui est de langue anglaise a compris « la caisse A ».

 

le travail de Jerry est de faire passer, à bord de sa camionnette, de la marchandise illégale à l'aéroport de New-York. La caisse illégale contenait seize statuettes figurant un prêtre aztèque en train d'effectuer une danse rituelle. L'une d'entre elle est en or massif( 1 million de dollars) les autres sont des copies.

Elles proviennent du Descalzo, un pays d'Amérique latine dont je n'avais jamais entendu parler ( vous non plus !!) où sévit un régime de dictature digne de Pinochet. Au musée National se trouve tout de même quelques objets d'art, dont cette statuette, fierté nationale... Le gouvernement avait confié à l'artisan Carracha le soin d'effectuer des copies conformes pour les vendre aux USA. Se trouvant en possession de l'original, Carracha et ses amis Edwardo et Pedro en ont profité pour simuler un cambriolage et prétendre avoir sauvé la statuette en or, qu'en réalité ils ont effectivement expédiée aux USA avec des copies. Le subterfuge ne pouvant être que passager, ils vont devoir émigrer...pas une petite affaire, avec Pedro qui ne pige rien!

 

C'est le Comité du Sport pour Tous dirigé par Oscar Green, qui a hérité de la vraie statuette, sans le savoir. Au cours d'un dîner d'amitié, il distribue les prêtres aztèques dansants au membres de son club pour resserrer les liens...

 

Mais très vite les seize bénéficiaires vont avoir des problèmes. En effet, plusieurs groupes

cherchent à récupérer la statuette, sans compter quelque quidam se trouvant par hasard au courant...

 

Cette course à la statuette fait parfois songer au «  Faucon de Malte » de Dashiell Hammett. Le sujet est presque le même! D'ailleurs, le facétieux Westlake n'hésite pas, au milieu du récit, à confier la narration à un faucon véritable, très critique envers tous ces gens qui s'agitent en tous sens, mus par l'appât du gain.

 

Mais le monde de Westlake est très différent de celui d'Hammett,beaucoup moins noir, et ses personnages aussi sympathiques que ceux d'Hammett sont odieux.

Le roman use avec bonheur de différents procédés comiques ( situation, geste, caractère, mots...) penche parfois vers la farce ( de nombreux fous rires sont à prévoir) et le reste du temps vers la satire sociale : Westllake est un fin observateur des mœurs de son pays.

 

Par ailleurs, le roman ne manque ni d'action ni de suspense ni de rebondissements, ni de surprise finale...

 

Toutes les raisons sont donc réunies pour passer de joyeuse fêtes en compagnie de l'Aztèque dansant et de Westlake, décédé il y a un an,mais bien vivant dans ses oeuvres.

 

 

 

 

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 00:45

Actes-sud( Babel Noir) 2005

( titre original portugais Achados e perdidos, 1998)

 

Rio de Janeiro, à Noël sous une chaleur tropicale.

L'ex-commissaire Viera était saoul ce soir-là lorsque Magalie( alias Lucimar) la prostituée dont il est l'amant et le protecteur attitré, est retrouvée morte sur son lit attachée par les jambes avec sa propre ceinture, un sac plastique autour de la tête. Viera n'a aucun souvenir de cette soirée, mais il es le principal suspect.



En plus de Magali, il a perdu son porte feuille où se trouvait sa carte de policier. Pendant que son cadet Espinosa enquête sur ce meurtre, Viera devient l'amant et protecteur de Flor, meilleure amie de Magali.

Elle  lui avait laissé en héritage ce vieux flic alcoolo mais sympa et généreux( en échange de nombreux câlinset dorlotages divers), au cas où il lui arriverait malheur...



Un individu utilise la carte de Viera pour racketter des drogués. L'argent du porte-feuille est entre les mains d'un gamin des rues qui ne saurait l'utiliser sans paraître suspect. Le gamin suit l'homme détenteur de la carte, puis se sentant en danger en appelle à Clodoaldo , l'éducateur qui suit les orphelins SDF, puis à Espinosa, ami de cet éducateur. Et les assassinats continuent...

 

Un bon opus de Garcia-Roza, auteur brésilien, dont j'avais aussi aimé


« Bon anniversaire Gabriel » chroniqué sur ce blog.



 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:56

Editions Trabucaire, 2009.

406 pages.

 

Un polar régional se déroulant dans la région de Perpignan.

 

Le héros, Ivan Medvédrine, prof de lycée, écrit des romans noirs depuis plusieurs années, espérant un jour vivre de sa plume.

Il s'attaque à la Vénus d'Ille de Mérimée, voulant en proposer une autre lecture. A vrai dire il ne s'agit rien moins que de découvrir le véritable assassin qui ne saurait être une statue!


Ivan fait part de son projet à Slava, jeune chorégraphe canadienne qui organise un spectacle de danse sur le même sujet. Tous deux se mettent en quête d'un carnet écrit par un ecclésiastique au dix-neuvième siècle dans lequel seraient révélés des secrets; mais c'est Jean Héléna ( auteur de romans policiers dans la réalité), un de ses collègues de lycée, collectionneur acharné, qui l'a obtenu...

 

Pendant ce temps le serial killer opère sur des jeunes femmes de la région, muni d'un scalpel et d'un sens artistique renversant...

 

Un polar de grande qualité, foisonnant de références littéraires et artistiques, art du suspense consommé, souvent ironique et humoristique.

 

L'auteur Marion Poirson-Dechaune est professeur d'art cinématographique à l'université de Perpignan.

Elle s'est inspirée d'une affaire criminelle réelle ( les disparues de Perpignan) en la modifiant de façon très habile.

Dans son roman, elle s'inspire de nombreux auteurs de romans policiers et réussit ) mélanger plusieurs genres.

 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 10:24

Michael Prescott le Tueur des bois ( «  Come the Dark » ) Pygmalion, 2002.

 

Erica a trente ans, elle est très belle, vends des statues antiques,et sort avec l'inspecteur de police récemment muté de New-York, dans une petite ville de Pennsylvanie.

Son frère Robert occupe dans les bois, une cabane qu'il s'est confectionnée. Il est ermite et considéré comme fou.

Aussi lorsqu'une jeune fille est retrouvée étranglée dans la rivière c'est lui que l'on soupçonne...


Autrefois Erica et Robert, enfants ont perdu leur mère et son amant retrouvés égorgés dans la maison familiale. Ils auraient assisté au meurtre...


Prescott a voulu écrire une version d'Electre avec des personnages ordinaires qui sont plongés dans la folie et l'héroïsme. Electre est une fillette et Oreste son petite frère.... puis ils grandissent...

l'idée n'est pas mauvaise le rythme est soutenu. Les délires du fou ne sont pas trop longs. On éprouve du plaisir à cette lecture.

Un thriller bien mené avec beaucoup d'invraisemblances qui font sourire après coup: L'inspecteur amoureux reconnaît le rouge à lèvre d'Erica, avec lequel elle a tracé des flèches dans la grotte, pour se repérer!

Jusque là c'était le parfum qui laissait les meilleures traces de l'aimée....

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 11:56

 

Métailié Suite ; noir



Monologue d'une femme quadragénaire à Turin, alcoolique au vermouth ; Elle est employée de maison mal payée son mari est au chômage. Elle est dépressive depuis longtemps, Elle vient de tuer sa fille de vingt ans qui la narguait en collectionnant des bibelots en plastique.


Cette jeune fille énervait sa mère, qui, intoxiquée par la télé, voulait qu'elle se présente à plusieurs émissions pour avoir une chance de devenir actrice ou mannequin de publicité. Ou encore qu'elle se dégote un mari riche. La fille ne veut pas  se prostituer ,la mère devient folle de voir que sa fille reste pauvre comme elle ; elle l'a aussi privé de son ami marocain sans-papier en le dénonçant à la police.

Un affrontement a eu lieu. La mère a tué la fille ; elle est ivre et délire : elle croit que la télé les avocats, les curieux sont derrière la porte à tenter de l'enfoncer et leur livre un discours qui est ce monologue désespéré que nous lisons.

 

C'est terrible! On a peine  à y croire... et si ce n'était  qu'un délire? Mais à mesure que le récit avance, on est pleinement convaincu.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 16:50

Point-Policiers.


Une femme qui , n'ayant pu venger sa mère victime de tueurs intégristes illuminés en Algérie, s'en prend à des hommes qui ont dû la faire souffrir, car elle dispose d'une liste et coche des noms...

 

Un vieux monsieur solitaire passionné par les oiseaux  se retrouve empalé dans un fossé... un fleuriste amoureux des orchidées  agonise lentement dans un four hermétiquement clos. Et ce n'est pas fini! 


L'inspecteur Harry ( Harry comment ? J'ai l'impression que tous les inspecteurs s'appellent Harry...) , enquête,  et en même temps s'inquiète de son futur bonheur avec une certaine Baiba plus présente dans ses rêves que dans la réalité.

Il enterre son père, qui ne peindra plus jamais un coucher de soleil avec un coq de bruyère, et laissera le dernier inachevé.

 

Quel rapport existe-t-il entre les deux victimes ?

La femme que l'on sait criminelle, s'introduit dans un service de maternité..où il n'y a pas d'homme... va-t-elle s'en prendre à des femmes, veut-elle voler un enfant?


Ce roman est bien fait, le suspense est correct, mais quelque chose de pesant et lourd provoque l'ennui...le mécanisme de l'histoire est excellent mais je n'ai pas réussi à m'intéresser  aux personnages...ni les victimes, ni les enquêteurs, ni même la criminelle!

Vraiment, je me demande pourquoi....

 

 


 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 10:42

( Titre original "The Minotaure")

 

Kirsten Kvist, 24 ans,  vient passer un an en Angleterre pour se rapprocher de son ami londonien.

Nous sommes à la fin des années 60, elle se fait embaucher dans une famille bourgeoise qui possède une grand propriété dans l'Essex.

Elle est censée s'occuper du fils de la famille, estampillé schizophrène.

Kirsten a un diplôme de lettres et d'infirmière ( une combinaison plutôt rare) et s'intéresse à la pathologie mentale. Le " schizophrène" , John, a trente neuf ans, il ne parle guère , ne veut pas qu'on le touche, présente des symptômes obssessionnels. Il est gavé de médicaments par sa mère et le docteur de sa mère. Trois des soeurs, autour de quarante ans, sont aussi au foyer et se cherchent encore des amants et des époux . La quatrième a fait un riche mariage et monnaye chèrement ses services à  ce petit monde sur le point d'exploser, rongé par les haines les rivalités et les frustrations.

La jeune fille observe avec curiosité les moeurs de cette famille  provinciale qui lui semble un peu attardée pour l'époque.

 

La description des femmes de la famille,de leurs sentiments, mais aussi du pasteur et  du peintre, est bien faite, agréable, crédible.

Là où Ruth Rendell n'aurait pas dû s'aventurer c'est dans le labyrhinte... ! Cette bibliothèque, qu'elle tente de décrire et son occupant, manque de souffle, car on est obligé de penser à des auteurs comme Borges ou Eco, voire Perez-Reverte( Club Dumas) avec qui elle ne supporte pas la comparaison.

 

Et le traducteur à dû saisir cela, qui a changé le titre pour mettre l'accent sur les conflits et les secrets familiaux ; en efffet c'est ce qui est le mieux vu.


Pour autant, ce roman n'est pas complètement raté. Il se lit avec plaisir...mais je suis très bon public pour cet auteur, et jamais très objective...


 

 

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