Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 11:17

Derrière ce titre français véritablement idiot, se dissimule «  Shroud For A Nightingale » l'original : Linceul pour un rossignol ? Où «  linceul pour une (Florence) Nightingale » ?


Florence Nightingale fut une infirmière salutiste et bienfaitrice. ;  On a donné son nom à une école d'infirmière installée dans une maison victorienne, proche d'une petite ville à 80 kilomètres de Londres. Une école et aussi un hôpital aussi somptueux et peu fonctionnels que possible entourés d'un beau parc et  nichés dans une forêt touffue. Il n'y a que PD James pour ériger là de tels bâtiments ! on se souvient aussi d'une maison d'édition sise dans un palais vénitien au bord de la Tamise dans «  Péché originel ».


L'inspectrice qui vient d'assister à un cours donné à des élèves infirmières de deuxième année, assiste en fait à un meurtre. La victime est une élève qui devait se prêter à une simulation d'alimentation à la sonde. Deux semaines plus tard une seconde élève décède dans des conditions un peu semblables.


Peu pressée de faire avancer l'action l'auteur brosse les portraits psychologiques des jeunes femmes, faisant de leurs caractéristiques autant de pistes que possibles. Puis veinnent les monitrices, le couple surprenant formé par Mary Taylor, directrice de l'établissement, belle femme énigmatique qui vit retirée  au lieu d'exercer dans la capitale, et Effi son aide principale étroite d'esprit sans attrait connue pour son dévouement remarquable aux malades.

Un dévouement qui  exhibe aussi le désir d'exercer une certaine puissance, et de défier la mort. Elle développe une croyance superstitieuse en son pouvoir. En quoi la compagnie d'Effi peut-elle bien satisfaire Mary Taylor, cultivée, tellement différente ? Pourquoi les deux femmes ne se quittent-elles jamais ? Adam Dalgliesh observe les deux femmes et leurs collègues.. L'intrigue est complexe et chaque point acquis se trouve remis en question bien vite... un très bon livre !

Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 00:57


(Prayers For Rain 1999)

Rivages Thriller, 2004, 361 pages.

 

Patrick Kenzie, policier à Boston,  vient au secours d'une jeune femme BCBG, Karen Nichols, harcelée par un nommé Cody obsédé sexuel. Avec l'aide de Bubba Rogowski, son acolyte, il  convainc le violeur de la laisser tranquille. Mais quelques mois plus tard, Karen Nichols se jette nue du 26 éme étage d'une tour. Patrick apprend qu'elle avait perdu son fiancé dans  un accident de la circulation, qu'elle était déprimée, et avait sombré en peu de temps dans la déchéance la plus complète. Persuadé de lui devoir quelque chose il se lance à nouveau à la poursuite de Cody, enquête sur les circonstances de l'accident du fiancé, visite les lieux où Karen survivait,  interroge les témoins, puis la mère de la victime Carrie Dawe et son beau-père...

Il se rend compte que derrière le violeur, il y a beaucoup de zones d'ombre, et la famille de Karen semble louche...

 

Avec son ex-amie Angie et Bubba, il mène une enquête particulièrement difficile pour retrouver un ou plusieurs psychopathe dont les motivations, les identités, les buts sont loin d'être clairs.

 

Je note beaucoup d'action violente, de suspense, des rebondissements à foison, du machiavélisme à souhait, mais curieusement j'ai eu peine à m'intéresser à l'histoire. L'écriture m'a parue sans surprise, les dialogues trop longs, les rêves du policier sans grand intérêt, les criminels (plus ou moins psychopathes) peu crédibles, les relations des enquêteurs trop prévisibles... brefs j'ai eu du mal à terminer, moi qui m'étais passionnée pour Shutter Island !

 

En fait, dans ce roman je n'arrive pas à croire à la manipulation psychologique telle qu'elle est présentée. A u contraire dans Shutter Island, j'avais adhéré totalement à l'histoire !    

 

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 00:29


 Gallimard (noire)


J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération « masse critique » organisée par Babelio.


La petite ville de Wesley aux USA. Eric et Meredith vivent avec Keith leur fils unique. Il tient un magasin de photographie, elle est professeur au collège de la ville. Keith est un adolescent timide, renfermé, sans ami, en état d'échec scolaire relatif. Il passe tout son temps enfermé dans sa chambre, scotché à son ordinateur. Les parents sont déçus et inquiets mais ne savent que faire.  Un soir, Keith va faire du baby-sitting chez les Giordano, garder leur petite fille de sept ans. Le lendemain la fillette a disparu. Keith est suspecté...


Le récit est assez court et l'argument simple.

Chaque chapitre se compose d'une narration des faits, simple et réaliste, et d'une évocation en italique. C'est Eric, le père du garçon, narrateur de l'histoire, qui s'adresse à lui-même longtemps après les faits, à la deuxième personne du singulier.  Ces évocations sont fort mélancoliques. L'homme, qui a tout perdu, attend encore quelqu'un (nous devinerons assez vite l'identité de cette personne), et pense au drame qu'il a vécu, et  à toutes ces photos de familles qu'il développait dans son magasin, des photos qui veulent prouver que la famille est heureuse, et sur lesquelles tout le monde arbore un sourire éclatant. Ces témoignages de bonheur mentent, il en a fait l'expérience.


Ce qu'il y a de très bon dans le récit c'est davantage le déroulement de l'histoire, la manière dont Eric, de fil en aiguille, en vient à suspecter tous les membres de  son entourage, famille et proches, de méfaits divers, la façon dont il construit et reconstruit l'histoire de sa propre famille, et interprète les agissements de son fils sa femme son frère, dans un crescendo d'angoisse qui tient le lecteur en éveil. Le suspense est surtout psychologique et très bien entretenu.


Au final un roman très noir,  dont l'intérêt ne faiblit pas. 


De l'auteur, j'avais déjà lu " Les Ombres du passé" qui se déroule aussi dans une ville de province et concerne de même le conflit père/ fils, et la reconstitution d'un drame. J'en conseille aussi la lecture.


Lisez  aussi la chronique de Manu,  plus développée que celle-ci


Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 13:28

Il est plombier de son état, et travaille drôlement bien, tout le monde en redemande ! il ne s’appelle pas Joe et ne vient ni de l’Ohio ni de la Pologne, mais du quartier de La Butte aux cailles (c’est exotique aussi, croyez-moi !).


Il  vient de sortir de prison et s’appelle Arnaud Lécuyer. Jadis condamné pour le viol d’une vieille dame à qui il avait dérobé je ne sais quelle vieille breloque. Il avait aussi tué un certain nombre de garçonnets de 9  à 12 ans (les appâtant avec des tours de magie) effectuant le meurtre à l’aide d’un simple tournevis pointu qu’il a aiguisé pendant douze ans en cellule et avec lequel il a aussi buté quelques uns de ses condisciples, sans attirer l’attention…voyez un peu le genre ! 


Il a un gîte : l’appartement de ses parents dans le quartier de la Butte aux cailles. Ses parents sont morts (non, ce n’est pas lui qui les a tués… excusez du peu).


Il semble mener la vie d’un  ex-taulard sans histoire, ce sont les services sociaux qui l’ont placé comme  plombier dans une entreprise de dépannage. Parfois, il fait peur à cause de son regard «  chargé de haine » d’autre fois il passe inaperçu. Son psychologue le juge « coincé introverti ».


Mais dans son appartement sans hygiène il se livre à des jeux bizarres avec sa « collection », lové sous un tipi dans lequel, enfant il se mettait à l’abri. Et bien sûr, il reprend sa vie de serial killer ou plutôt de «  tueur systémique » dirait le lieutenant Mistral chargé de l’affaire, qui a étudié au FBI…


Il est  sympa ce Lécuyer, et m’intéresse, mais le côté tueur en série du personnage me laisse froide. Les policiers sont nuls, les tours de magie aussi, les victimes se laissent bêtement faire… avec ce Lécuyer il y avait matière à  mettre sur pied un bon roman réaliste, mais voilà que pour se vendre il faut donner dans le serial killing…. Dommage !

 

 

Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 10:48

En 1942, dans Paris occupé, les SS ont installé une équipe de Gestapo française au quai des Orfèvres : elle est constituée de délinquants grave autrefois condamnés pour crimes de sang proxénétisme vol corruptions en tout genre.  Ces criminels veulent se venger des policiers normaux et font la loi.  Xavier Dailans a arrêté des cheminots qui voulaient attaquer la gare de Brégny et fait avouer un suspect sous la torture.  L'attaque concerne un wagon rempli de toiles de maîtres volées à des juifs déportés, que des SS véhiculent clandestinement vers l'Allemagne. 

Le convoi part dans trois jours. Dailans obtient les renseignements nécessaires à faire le coup lui-même avec ses acolytes.

Cependant, la crime exécuté, et les toiles cachées, des policiers non délinquants, l'inspecteur Thomas Lavrenti, et le commandant SS Worminski s'occupent de l'affaire : Lavrenti a trouvé l'un des participants l'espagnol Maragal spécialisé dans le vol de tableaux. Mais Dailans et son chef Gaillac le font relâcher après avoir flanqué une correction au jeune flic.... 

L'Occupation en 1942, la collaboration française au sein de la police criminelle. Les tentatives de Résistance. A défaut d'être original le sujet n'est pas épuisé et un roman là-dessus est toujours le bienvenu s'il est pertinent. 

Il y a Worminski le SS « pas méchant », Thomas Lavrenti le jeune inspecteur (c'est le héros) pas du tout corrompu, Gaillac et Dailans son «  bras droit » mais les deux derniers se confondent un peu. Ils ont un caractère mais pas toujours de présence. Le personnage de Worminski sent un peu le cliché : Faut-il qu'un SS soit homosexuel pour n'être pas une brute ?

Les personnages de résistants sont assez bêtes (est-ce crédible ! ?) : les missions confiées à Jeanne pas bien claires. Où est l'intérêt de tuer l'inspecteur Lavrenti plutôt que Gaillac ? Pourquoi ne pas avoir confié à Jeanne l'élimination de sujets vraiment dangereux ? Pourquoi aussi doit-elle sacrifier une dizaine de résistants, pour «  sauver «  des centaines de vies ? Je n'ai pas compris ce raisonnement...

Vivacité, langue correcte, efficace. Des actions correctement décrites. Beaucoup de dialogues courts. L'emploi du présent de l'indicatif tout au long du récit est le bon choix pour ce type de roman. Précision dans les dates, les lieux les actions.

Pas de style personnel pour autant.


Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 10:43

Publié aux éditions Rivages en 2008.


Le sujet : des drames qui se sont déroulés au moment du Débarquement, et qui n'ont jamais été oubliés ni par les victimes ni par les  coupables. L'esprit de vengeance couve et certains n'ont pas la conscience tranquille.


Vollaville une petite bourgade  qui donne sur une plage du Débarquement.


On vient de fêter le cinquantenaire  et après la saison, un touriste allemand  est resté  au Red Dog l'hôtel restaurant  que dirigeait le vieil Alfred Fournier qui a maintenant passé la main à Raymond son fils et Madeleine sa femme. Cet allemand  inquiète Fournier,  sûr qu'il est venu percer un secret son secret...à force de fouiner partout dans les environs quelque chose va se passer...mais il n'est pas le seul. : Grangier s'est installé depuis longtemps dans un bunker et y vit en ermite. Autrefois sa mère a souffert de la guerre, et il  garde sa mémoire, ayant lâché femme et enfant. Il ne communique qu'avec le facteur Bruno et un jeune homme itinérant, veilleur de nuit sur un chantier. Le jeune homme sort avec Gilda la petite fille d'Alfred. Ils sont jeunes et les secrets douloureux de la guerre ne les préoccupent pas. Gilda veut quitter ce trou où elle n'a pas d'avenir, Tony  ne veut pas se laisser ruiner par la société comme son père, ancien mineur détruit par son travail.  Mais dans leur  hâte à se  chercher un avenir plausible, ils vont se trouver mêlés aux événements.

La morale de l'histoire serait qu'il faut toujours payer ses fautes et que la génération suivante, innocente, paye pour les fautes de ses descendants...


On peut dire que le récit est vif, alerte, ménageant des plages de descriptions courtes mais belles (des attitudes, des gens, du paysage de marais en automne) des passages de réflexion intelligentes, la plupart du temps l'auteur évite les clichés, dans une langue simple et souple.

Il s'enfonçait dans la perplexité, s'escrimait avec d'étranges visions : A quoi pouvait ressembler Otto avec son masque de souffrance ? Qu'était-il ? Bête ou intelligent, loyal ou tordu ? Etait-il rusé, machiavélique, malin, ou tout simplement brave type sans malice ? Tous ils étaient tous masqués, Suzanne avec sa tête de momie, Otto avec sa gueule massacrée, Gilda avec son visage d'ange, et lui-même...lui-même qui... il ne trouvait rien de ^précis  pour sa pomme, sauf qu'il se voyait bien déguisé.

A eux quatre, ils étaient le monde.

 

J'ai bien aimé ce roman, sélectionné pour le prix du polar de Montigny et je l'ai choisi dans ma sélection personnelle avec « Zulu » et La Théorie du panda.

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 14:35

La petite Magali Sablon est enlevée en pleine rue par un homme qui se sent  gravement persécuté et planquée dans le coffre d'une voirure.

Pour éviter que le ciel ne lui timbe sur la tête, le conducteur, fou mais pas chauffard,  récite des formules magiques dans un idiolecte particulier que le lecteur identifie, sans bien sûr en saisir le sens.  Le délinquant a élaboré un  plan criminel raisonné dont on saisit des bribes.


Le commissaire Massard est chargé de l'enquête ;  il ne pense qu'à sa promotion et à son estomac.

Ses agents  ( la Momie et  le zèbre) sont violents et bornés.L'un d'entre eux est actif dans une organisation d'extrême droite et adore le combat. Tous les deux sont plus ou moins délinquants;. Ils sont jaloux de Samuel Volopian, un agent de l'OCEDIF à qui on a fait appel en haut lieu et cherchent à le neutraliser. Tous les coups bas sont permis. Le ministère de l'Intérieur est l'un des plus calamiteux  que l'on ait connu ( l'action se déroule en 2005).


Cependant  Volopian, alcoolique et perturbé,  enquête avec passion et rage. On lui délègue un associé allemand expert en psychologie criminelle, pour le moins bizarre  ( il ne boit ni ne fume et parle d'une voix atonale) qui analyse intelligemment la situation, sans pour autant être efficace. 


L' équipe de Massard  se crêpe le chignon avec Volopian, qui se méfie de son « associé » , tout ce monde se déchire et pendant ce temps, le tueur continue ses crimes... Volopian cherche à comprendre son plan et fait appel à une ethnologue.


Ce ne serait pas si mal si la fin n'était pas décevante.


Je ne comprends pas qu'à l'issue du roman on ne sache pas clairement ce qu'est devenue la petite fille enlevée ni quelle est la dernière victime. La personnalité de Rächer "l'associé allemand" n'est  pas suffisamment élucidée pour mon goût. On pense que le roman a une suite mais ce n'est pas spécifié  sur la 4eme de couverture.


On parvient à  s'intéresser à Massard et ses acolytes, représentation réaliste de ce qu'est la police. Volopian nous attriste et nous ferre.  Le récit alterné est bien construit.

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 10:32

Johnny  Trouble  fabrique des disques vinyles pirates à partir de concert de rock  choisis qu'il enregistre sur place. Nous sommes dans les années 70, et son commerce marche bien car c'est un bon artisan et ses goûts en matière de rock sont très sûrs. Après nous avoir présenté sa bonne fortune,  il raconte son enfance quand il n'était encore que Jean Guillot dit Jeannot,  ses mauvaises notes à l'école,  l'adoption d'u pseudo en hommage à Johnny Hallyday le cogneur («  les coups ...quand ils vous arrivent... », son dépucelage avec Joséphine la prostituée-au grand-cœur,  et ses débuts rapides dans l'industrie frauduleuse du disque, suite à  la mort prématurée de son père. Voilà qui fait  roman d'apprentissage très convenu !

Puis c'est la chute : un des clients de Johnny, Léo le fait amocher par sa bande et  tue sa mère.... 

 


Après cinq ans de galères SDF alcoolisées à mort, Johnny  reprend du poil de la bête grâce à un nouvel associé, Patrick. Ils organisent une vengeance envers Léo...


Registre familier, écriture ordinaire. Le parlé est assez bien imité. Mais les conversations manquent de charme, les situations sont banales, on assiste à une grande quantité  de tabassages, de pugilats qui lassent.

 

En dépit de son nom Johnny ne me trouble pas le moins du monde et comme personnage il est plutôt limpide et exagérément prévisible.


Je me suis beaucoup ennuyée à cette lecture que je n'ai pas terminée d'ailleurs.


 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 15:11

Publié aux éditions du Rocher dans la collection le Rouge et le noir.

 

 

 


Jean Tobineau vient d'emménager dans un appartement étrange, dont les fenêtres ont été murées, et les murs peints en noir. Ajoutez à cela qu'il y règne une odeur pestilentielle, et que l'on entend derrière la cloison, des cris qui viennent de la cour.

Heureusement Jean n'est pas curieux. Ni très regardant... il ferait n'importe quoi en fait pour échapper à sa femme Agnès, qui depuis douze ans l'envahit de son amour à fleur de peau et de ses bavardages continuels... d'ailleurs, il n'a pas de chance avec les femmes . Poursuivi par Arielle Ténard la secrétaire, et Michelle Soubirou de l'Agence immobilière, toutes les deux sans charme ni grâce, il ne rêve que de «  Nathalie » la femme croisée tous les jours à l'arrêt de bus et dont il ne sait rien même pas son nom.

Jean n'est pas gâté : sa mère est «  un vieux mérou ménopausé » son père s'est pendu, la société où il travaille «  Figurines de France » magazine consacré aux modèles réduits, cherche à le mettre sur la paille depuis belle lurette. Et son psychanalyste Vignot se fait payer cher mais ignore  tout de l'analyse. C'est sans doute pourquoi Jean continue à le voir.

De temps à autre il cite  le «  Journal du séducteur » de Kierkegaard pour aider le lecteur à  supporter l'ordinaire de son quotidien dérisoire.

Car Jean a l'impression de ne rien désirer : s'il avait la lampe d'Aladin, il ne la toucherait pas, et n'aurait pas de vœu à faire ...

  Jusqu'à ce qu'il  aperçoive «  une femme de braise et de glacier qui s'adosse à la porte de son immeuble ». De quoi le rendre curieux des habitants qui vivent de l'autre côté de la cloison et qui poussent des cris de douleur  toutes les nuits... alors commence une aventure périlleuse  dont on se fiche bien  qu'il ne réchappe pas.


Sous son aspect déjanté, c'est un banal roman psychologique. Les personnages ne sont pas crédibles, tant ils sont dérisoires,  la narration extrêmement bavarde...

Il y a quelques dialogues rigolos, et la description d'une sorte de secte effrayante à laquelle on a peine à croire.

Ce livre fait partie d'une série de 12 romans qui sont sélectionnés pour le prix du polar de Montigny les Cormeilles (Val d'Oise). La cérémonie aura lieu le 5 décembre J'écrirai un article pour l'occasion.

Il va de soi que je ne voterai pas pour ce roman.




Partager cet article
Repost0
17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 13:58

Le Cherche-midi, 2008-363 pages

A Derville, dans une salle de classe, le 14 Août 1944, le soldat noir Robert Bradley, qui va être pendu à l'aube  suite à des accusations mensongères perpétrées par ses supérieurs, rédige un texte sur un cahier d'écolier, à propos de son expérience de soldat victime du plus odieux des racismes. Il reçoit l'aumônier dont il espère quelque chose...

Cinquante ans plus tard, Douglas Bradley, son petit-fils, a vingt-deux ans. Fils unique de William Bradley qui a fait fortune dans le coca-cola, il vit une jeunesse dorée au sein d'une famille ultraconservatrice. Idéaliste et  formaté par l'idéologie républicaine,  il  voudrait s'engager dans l'armée, mais  son excellent dossier est pourtant refusé par l'école militaire de Colorado Spring.

 A rechercher activement les causes de ce refus, il se découvre une famille en Floride, celle de sa tante Rosa, dont son père lui a caché l'existence, une famille ouverte aux problèmes de société, engagée politiquement, et qui  n'a pas honte du grand-père Bradley.

Accueilli avec méfiance d'abord, puis comme le digne  héritier spirituel des Bradley, Douglas  change  de vie et même de personnalité. Il va enquêter sur les causes réelles de l'exécution de ce grand-père dont il vient de découvrir l'existence. Ce faisant, il se met en danger de mort.


C'est un roman-témoignage, bien construit, non sans longueurs, mais ce  rapport sur le racisme dans l'armée pendant la guerre est  impressionnant et valait la peine d'être relaté.

  On n'arrive pas à croire que les services secrets de l'armée, de nos jours, soient encore enclins à supprimer ceux qui veulent témoigner d'exactions racistes survenues pendant la guerre!


Ce livre fait partie de la sélection pour le prix du polar de Montigny. Il ne manque pas d'intérêt. Je lui préfère Zulu et la Théorie du panda.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Nuagesetvent
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • Contact

Rechercher

Archives Récentes