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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:00

( The Spinning Man) USA. Gallimard (série noire) 2005 Très bien.

 

Un professeur de philosophie spécialiste de  Wittgenstein est  accusé d’avoir enlevé une lycéenne de seize ans, Joyce Bonner.

 

Agé de 49 ans, le professeur  fait cours à Pearce University Pennsylvannie. Il a peu d’étudiants et aucun n’étudie sérieusement la philo. Ils prennent  cet enseignement pour compléter un cursus où il manque des points…Il faut dire que le professeur, très bel homme, que les étudiantes aiment à contempler, est assez ennuyeux à suivre pour des novices.

Il semble désespérément normal. En dépit de sa bonne mine, il ne se souvient pas d’avoir couché avec une étudiante ! Seule perversion connue : s’être mis un jour du rouge à lèvres de sa femme… Il s’occupe sérieusement de l’éducation de ses fils, des jumeaux unitellivins de 10 ans. Sa femme Ellen travaille  dans un institut  d’anthropologie et tente d’exploiter le potentiel intellectuel des chimpanzés…

 

Et pourtant le professeur se retrouve menotté un  soir et emmené au commissariat sous le regard médusé de ses garçons.

Il y a trois semaines que Joyce a disparu au parc d’Eastfield, et le  jour de la disparition on a vu sa voiture dans le par et lui-même en train de surveiller ou d’admirer le lac…

 

Petit à petit soupçons, et étranges coïncidences s’accumulent.  Le prof est aussi soupçonné par son épouse, il se retrouve isolé, ses fils perdent leurs amis, l’inspecteur Malloy ne le lâche pas, quitte à discuter sur Descartes et Wittgenstein pour tenter d’y voir clair. Le prof, lui, continue à réfléchir que peut-il être arrivé à la fille, comment se trouve-t-il impliqué ? Plus il réfléchit, plus il s’approche de la vérité, et plus il se met en position délicate…

 

Un délicieux roman d’enquête, plein de suspense, avec plusieurs personnages bien dessinés, pas  pour les amateurs d’action, mais intelligent et bien conduit

 

 

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:51

 un meurtre est-il facile

1957 ( Murder Is Easy)

 

 

Luke Fitzwilliam revient de l’étranger où il a exercé la profession d’inspecteur de police. Dans le train pour Londres,  une vieille dame Miss Pinkerton lui confie qu’elle se rend à Scotland Yard, car elle a remarqué un certain nombre de morts violentes dans son village, suspecte  quelqu’un d’assassinat, et craint la mort prochaine d’un docteur Humbleby.

 

Luke la juge un peu parano… mais quelques jours plus tard, il apprend le décès de cette dame renversée par un chauffard devant Scotland Yard et le décès du docteur Humbleby.

 

Il se rend  à Wydwich on Ashes  pour enquêter. Grâce à un ami Il se fait passer pour le lointain parent de la cousine Bridget, prétend écrire un livre sur la sorcellerie et devoir s’imprégner des coutumes locales.

Sitôt installé, il s’éprend de la cousine Bridget …belle comme certains types de sorcière! Comment l’empêcher d’épouser cet homme riche et âgé qui ne lui convient pas ?

Il fait le compte des morts suspectes : la femme du major Horton, Amy Gibbs jeune domestique, Carter un ex-pilier de bar, un méchant garnement laveur de vitres, un médecin phytothérapeute,…

Et les suspects sont aussi nombreux que les victimes !

C’est un bon cru ! la preuve, je n’ai pas trouvé le coupable avant la fin… et je me suis interrogée sur les « mobiles ». L’explication finale m’a paru vraisemblable. Il n’y a pas trop de blabla…

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:06

Titre français La Dernière énigme : LP, 1977. 1ere edition 1976. 250 pages.

Je crois que c'est le dernier Agatha Christie; il fut publié à titre posthume, en 1976, année de son décès, il y a  32 ans ce mois-ci...


 

la derniere enigme


 

Gwenda vient de se marier ; Giles et elle ont décidé de s’installer dans le sud de l’Angleterre . Genda a vécu en Nlle Zélande, dès le premier regard ; elle a le coup de foudre pour une propriété à Dillmouth sur la côte. S’y installant, elle a l’impression d’y avoir vécu….

Le début se veut donc nimbé d’un climat fantômatique ; même si le style de l’auteur est décidément trop concret pour faire durer l’ambiance.

Un soir au théâtre pendant une représentation de La Duchesse d’Amalfi de Webster, elle est terrorisée par une réplique prononcée par un criminel à propos de sa victime, et un nom lui vient à l’esprit «  Hélène ».

 

Cela peut nous rappeler «  Le  Miroir se brisa » où le nœud de l’histoire est également une phrase  célèbre et tragique prononcée par un personnage de la littérature, auquel le meurtrier s'est identifié . Je crois qu’Agatha es coutumière du fait, et ces incursions dans le tragique contribuent à installer une atmosphère de drame bienvenue.

 

Après enquête, il apparaît qu’Hélène fut la jeune belle-mère de Gwenda. Elle et son père ont vécu avec l’enfant au moins un an dans cette même maison.

Apparue opportunément,sous le prétexte d'aider au jardinage,  Miss Marple est certaine que Gwenda, alors tout enfant, a vu la victime et entendu le meurtrier. Pour  venger la pauvre Hélène, et savoir si le père de Gwenda qui s’est accusé du crime,fut réellement coupable, faut-il  dix-huit ans après s’occuper de ce crime « en sommeil » ?

Cette enquête, paraît assez complexe, Agatha l’a émaillée de petits faits intrigants, rebondissements, fausses pistes, et suspects nombreux. L’ensemble se lit avec plaisir, même si  j'ai compris un peu trop vite qui a fait le coup, et pourquoi, aucune fausse piste n’étant assez astucieuse pour me faire revenir sérieusement sur mon impression.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 23:38

 


l'heure troubleC’est le premier  roman traduit de cet auteur dont j’ai déjà lu l’Echo des morts.


En septembre 1972, sur l’île d’Öland,  le petit Jens s’est aventuré sur la lande, a rencontré un homme dans le brouillard, et n’a pas reparu.

Vingt ans plus tard, Julia sa mère, est en congé longue durée à perpétuité, menacée d’alccolisme, et aime à s’imaginer que Jens n’est pas mort, qu’il vit quelque part…

 

Elle se rend sur Öland, à Stenvik, où ses parents ont une maison et s’y installe. Gerlof, son vieux papa vit à Märnas dans  une maison de retraite. Ils refont connaissance. Gerlof ne demande qu’à engager une enquête. Il pense que l’enfant avait rencontré Nils Kant, un mauvais garçon du voisinage, en fuite à l’étranger. Seulement, Nils est mort,  enterré depuis longtemps, et l’inspecteur Lennart a assisté à l’enterrement... 

Qui donc Jens a rencontré sur la lande?  Que s’est-il réellement passé ?

Julia a vu de la lumière dans la propriété des Kant, où nul n’habite plus depuis longtemps. Persuadée d’y découvrir quelque chose, elle presse l’inspecteur Lennart de l’accompagner…

 

Le récit est agréablement alterné. Nous suivons les pensées et allées et venues de Julia et de son père ( un personnage destiné à devenir récurrent), puis de Nils Kant, cet individu délinquant, son existence aventureuse, ses exactions. En dépit d’un début un peu lent, on se passionne vite pour cette intrigue parfaitement menée.

Le charme de l'île d'Öland, rude, désertique, si belle pourtant, opére toujours.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 23:09

1996, LP, 500 pages.

 


Regent'sParkCe bel endroit et ses environs servent  de cadre à des intrigues  dont l’une est  policière.

L’auteur nous présente le Parc ( lui aussi héros du récit) parle de sa conception par l’architecte Nash, de sa topographie assez spéciale : trois cercles qui ne se recoupent pas. Elle parle de l’inachèvement du parc ; des endroits favoris des touristes, des habitants du quartier, des SDF qui y ont élu domicile.


Mary garde une maison rupine sise autour du parc, le vieux couple de résident étant parti aux USA en lui laissant aussi un chien du genre Shi-tzu. Elle vient de quitter Alistair devenu violent et désagréable lorsqu’elle a fait un don de moelle osseuse par l’intermédiaire d’une association.

Mary n’est pas pratiquante d’une religion, nul dans sa famille n’a eu besoin de greffe. Simplement, elle a fait ce don « pour justifier sa propre existence ».

Ce qui est un peu curieux c’est qu’elle va bientôt connaître le receveur de ce don ( il me semblait que ce devrait être anonyme). C’est un homme et bien sûr Alistair est jaloux.

 


C'est que Mary est talentueuse : elle a fondé avec une amie  un petit Musée annexe du Sherloc Holmes,  dédié à cette célèbre princesse de Bohème qu’aurait aimé le détective, et qui d’ailleurs n’a jamais existé. Leur affaire fonctionne très bien!

Dans sa nouvelle demeure elle s’aperçoit qu’un homme âgé, Bean, vient chercher son chien tous les jours pour le promener. Il en promène six de taille et races différentes trois fois par jours.

Lorsqu’elle va au musée, elle croise à présent, un curieux SDF, à l’accent d’Oxford, qui passe sont temps à lire ; volontairement à la rue depuis qu’il a perdu femme et enfants.

Peu importe, elle va rencontrer Léo Nash, celui qu’elle a sauvé…

Mais dès le lendemain, on retrouve un SDF empalé sur les grilles du Parc. Et Léo Nash s’avère une personnalité curieuse, irrésistible et fuyante à la fois...


C’est pour l’auteur l'occasionde décrire plusieurs milieux sociaux, en même temps que de plonger son lecteur dans des intrigues mêlées particulièrement retorses!  L’ensemble est plutôt bon.

 

 

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:24

(Seuil-Policier)2011


Titre original the Master of The Delta 2008

 

 

les Leçons du mal

 

Dans les années 50 à Lakeland, petite ville du Mississipi, Jack Branch, fils d’un riche propriétaire des environs, enseigne l’anglais au Lycée de la ville. Ici nous dirions qu’il s’agit d’un établissement scolaire classé en ZEP.  Il est fréquenté par des jeunes gens du quartier des Ponts, qui vivent dans une extrême précarité. Pour les intéresser, Jack a l’idée de faire un cours sur «  le mal » afin d' en préserver, ce public à risques. Le mal est une notion qui d’abord a un sens en philosophie et en religion. Jack ne peut aborder le mal de cette façon avec les adolescents. Comment fait-il ? Et bien,  il va donner des exemples concrets pris dans l’Histoire. Des exemples frappants tels que Jack l’Eventreur, le radeau de la Méduse, des cas de torture diverses. Il n’évite pas le sensationnalisme et, à l’opposé de ce qu’il voudrait, cela se résume à donner des cours de morale au premier degré.

 

Les élèves sont tenus de faire un devoir de fin d’année centré sur un personnage historique ou fictif qui serait l’incarnation du mal.

L’un de ces élèves, Eddie Miller, a eu un père criminel connu sous le nom du « tueur de l’étudiante ». Ce garçon tâche de passer inaperçu.

Un incident se produit, la disparition d’une élève, et Jack fait un faux témoignage contre Eddie, se rendant compte que lui aussi, involontairement, le considère comme suspect !

C’est un peu pour se racheter qu’il lui propose d’enquêter sur son père ! Curieuse idée… toutefois Eddie prend la proposition au sérieux, montre des dispositions pour l’écriture et l’investigation, intéresse tout le monde, y compris le vieux papa déprimé de Jack…

 

La narration est alternée ; nous passons d’une époque à une autre, Jack vieillissant se souvient et réfléchit, il met en scène un moment de cette éprouvante année scolaire, ou un autre, un procès qui suivit, des rencontres ultérieures liées au drame de cette année-là . Le récit passe avec fluidité , sans prévenir, d’un pan à l’autre de l’histoire, mêlant dialogues, narrations, citations d’auteur ( le père aime parler par citation ce qui fait penser à celui des Liens du sang), prose d’Eddie Miller sur son père… d’où une narration variée que l’on suit avec intérêt . Il n’y a pas pour autant de vrai suspens, nous savons très vite ce qui est arrivé ( mais pas le « comment »).

Un ensemble intéressant où Jack aurait pu s’interroger davantage sur les implications d’un cours sur le « mal » et la façon de le mettre... à bien.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:20

 

 

Viviane Hamy, 2011, 425 pages.

l'armée furieuse

 


Une femme de soixante ans timide et frêle, si l’on souffle dessus elle pourrait disparaître) vient voir le commissaire Adamsberg . Elle est d’Ordebec ( Calvados) et sa fille a vu l’Armée Furieuse un groupe de mort-vivants en état de décomposition plus ou moins avancée, mais filant à toute allure ,dans le sentier de Bonneval, menés par le Seigneur Hellequin, et emportant avec elle trois indigènes.

Cette vision horrifique signifie qu’ils vont bientôt mourir, car depuis le XIIIe me siècle l’Armée fait sa justice elle-même, se chargeant de dézinguer quelques criminels .

C’est du moins ce que Danglard, encyclopédie vivante, apprend à Adamsberg.

Lequel se rend à Ordebec et suit le fameux chemin de Bonneval. Il y rencontre une autre femme âgée grande et sûre d’elle, Léo, qui l’emmène chez elle, et lui  offre des cigares et un trou normand.

Ainsi commence la nouvelle enquête du commissaire, tout aussi étrange, loufoque, et facétieuse que d’ordinaire.

On y fréquente un pigeon blessé, un descendant du maréchal Davout, un incendiaire de voiture en fuite, une famille de gentils dont un homme à six doigts à chaque main, une femme aussi appétissante qu’un kouglof au miel (dans mon pays on le mange avec de la confiture de quetsches mais enfin….)et l’équipe extraordinaire d’Adamsberg, Veyrenc l’inspecteur versificateur, Retancourt dont la carrure et les décisions  sont aussi indiscutable que celle d’un Maigret.

Comme toujours les hommes ont quelque chose de féminin, e les dames des qualités masculines (sauf les méchants qui sont vraiment attachés aux attributs conventionnels de leur sexe), un petit monde enchanté aimablement et humoristiquement héroïque. Des personnages dont la mentalité est celle des adolescents : recueillir et soigner les animaux blessés, épater le monde en apprenant le dico par cœur, jouer au garçon vraiment pas manqué pour une fille, faire des vers en marchant … rêver à de vieilles légendes moyenâgeuses terrifiantes, cela ne vous rappelle rien ?


Techniquement, l’intrigue est très resserrée, bien centrée, supérieure à la précédente plus agréable à suivre. Un roman qui se dévore comme un kouglof, au miel si vous voulez…

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 14:16

Viviane Hamy, 2001   

 

 

 

Cette ruelle au nom prometteur se trouve en plein Paris dans le dixième arrondissement près du canal St Martin. Un quartier assez chouette...

Dans ce passage on peut se sustenter dans un restaurant «  Belles de jour comme

de nuit » tenu par Maxime Duchamps qui était autrefois reporter photographe et avant encore, marin....

Un homme exceptionnel qui a vécu plusieurs vies. Comme les autres personnages du livre...tous ont un passé chargé...

Malgré son titre, le restaurant ne sert que des plats cuisinés...



Ancienne commissaire, Lola Jost est pressentie pour reprendre du service. C'est une jeune américaine, Ingrid Diesel, qui le lui demande. Ingrid est inquiète pour Maxime Duchamps dont elle est amoureuse. Maxime est accusé du meurtre de Vanessa Ringer. Elle a été étranglée dans son lit de l'appartement qu'elle partageait avec Chloé et Kahdidja, dans le même passage du Désir...

 

C'est un polar mouvementé, avec de l'action, des rebondissements, beaucoup de personnages, souvent sympathiques, dont on a à peine le temps de faire la connaissance, car le nombre de pages est trop faible pour autant de gens qui ne font que passer... en émergent les deux héroïnes Lola et Ingrid dont la relation est savoureuse et les échanges de propos très amusants. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman.

 

Quoique les noms des personnages ne m'agréent pas toujours. Ingrid, très bien, mais pourquoi Diesel? Ce nom de carburant pour une belle femme "taillée comme un viking dans un drakkar "! ça ne l'empêchera pas de payer la taxe  sur le carbone, Ingrid.

Et Maxime Duchamps, ne me plaît pas non plus. Je pense contamment à Maxime Du Camps( copain de Flaubert)  ou à  Duchamps ( l'artiste) et ce personnage n'a rien à voir avec l'un ou l'autre de ces hommes -là, du coup je le saisis mal...

"Lola" pour une ancienne commissaire, c'est un peu caricatural.

 

 

L'aspect «  polar » est un peu artificiel, plaqué, quoique bien structuré. Le brusque changement de décor à quelques pages de la fin semble peu naturel. Le lecteur quitte la capitale pour une région montagneuse enneigée qu'il n'a pas le temps de bien intégrer. Ne parlons pas du criminel dont il a si peu entendu parler dans le corps du récit qu'il ne s'en souvient même pas, ce qui rend sa traque moins intéressante que prévu.

 

On aurait pu se passer d'une intrigue criminelle, et se contenter des intrigues « domestiques », le roman y aurait gagné en intérêt.

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 12:40

10/18.2005

Encore un polar scandinave. Mais pas trop mal!

 Erik Winter, commissaire à Göteborg, sud de la Suède ( la ville est plutôt bien présentée) enquête sur une affaire de meurtre. On a retrouvé  un certain Selberg assassiné dans la voiture de Jan Richardsson, politicien introuvable. Sa femme sait des choses qu’elle ne dit pas, pense Winter. Un jeune inspecteur a vu une autre voiture avec un impact de balle. Le propriétaire, Roger Edwards, se l’est fait voler parait-il.


Nous suivons, en narration alternées les pensées et actes de Winter, du jeune inspecteur , d’Halders un autre inspecteur ( qui a beaucoup d’ennuis en ménage), de Jacob Ademar qui écrit sur sa sœur Beatrice disparue, de Christer Tiger un gangster qui cherche, par ses activités criminelles, à venger son père sa petite amie et lui-même, d’exactions commises à leur encontre ,et enfin de Beatrice,  jeune nageuse en mauvaise posture…

 Il y a pas mal de longueurs tout de même ! La vie d’Erik Winter en famille ne nous intéresse pas trop. Psychologie sommaire… ni celle de son collègue Halders. Par contre les crises de migraine de Winter sont une bonne idée. Il voit la nuit, et le soleil, différemment, ce qui nous vaut quelques pages bien écrites.

Les dialogues sont trop longs, et style mitraillette. On tire à la ligne.  L’intrigue intéresse cependant, on ne lâche pas…la narration alternée est correctement menée.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 12:58


RuptureLe Masque, traduit del’anglais, 305 pages.

 

 

Dans un collège privé quartier de Sainsbury, un professeur d’histoire, Samuel Szajkowski , a tiré sur la foule des élèves et collègues lors d’une réunion globale et tué trois élèves et une professeur avant de retourner l’arme contre lui.

Lucia, jeune inspectrice de police enquête pour savoir ce qui a pu causer un tel drame. La version officielle que Szajkoswki était psychopathe et qu’on l’ignorait semble bien commode et ne suffit pas comme explication.

Le récit est constitué des réponses ( et non-réponses)faites à Lucia par les différents témoins qu’elle interroge : le directeur de l’établissement, le prof de sport TJ, (qui tous deux détestaient le meurtrier –victime), les parents d’un des gamins décédé, petit chef d’un groupe de persécuteurs impunis et même apprécié des adultes, des enfants du collège, victimes de persécution, et, pour apporter  des nuances, l’ex-amie de Szajkowski, sa sœur, d’autres témoins …


Lucia se sent proche du meurtrier-victime, car au commissariat où elle travaille, un de ses collègues la harcèle sexuellement de la plus ignoble façon, et jusqu’à la violence, avec l’assentiment du patron, tandis que deux des autres inspecteurs ferment les yeux , le dernier tentant timidement de lui venir en aide….

Une société de haine, racisme, abus de pouvoir, duplicités, ignorance, tout cela s’étale sous nos yeux, dans un style oral cru, maîtrisé, mais avec beaucoup de répétitions , comme si l’on voulait nous enfoncer quelque chose dans le crâne.Le narrateur réussit à créer un sentiment de fort malaise.

 

Surtout si l'on est femme, on ressent très bien, presque physiquement,  la situation intenable de Lucia, coincée dans son commissariat, aux prises avec des sales types qui se croient tout permis.

 

C'est un homme qui a écrit le roman(né en 1976), et ses remerciements la fin du roman s'adressent principalement à des femmes.


La plupart des témoins sont odieux, sinon bêtes, et l'on n'a pas grand chose à espérer d'une telle société.

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