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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 12:32

2012 pour la version française ) Gallimard, 290 pages.

Sept nouvelles excellentes ! Préférences pour « la maison dans la forêt », «  Bach à Rügen » et «  Voyage vers le sud ».

Des narrateurs qui cherchent la vérité de ce qu’ils ont vécu et finissent par renoncer à leur fantasme du début …

ou pas ( la maison dans la forêt un couple reclus avec une petite fille, le mari possessif est prêt à tout pour empêcher sa femme et sa fille de sortir… ).

Bach à Rügen : le fils invite son père à un week end à Rügen : ils entendront trois concerts de musique de Bach, du religieux du profane… le fils espère en apprendre davantage sur son père ( sa vie privée, sa première femme qui fut aussi la mère dont il ne parle guère). Mais le père parle de Bach, de musique, et de considérations générales : un homme cultivé réfléchi, compagnie agréable , pour moi… mais pas vraiment pour son fils qui attend on ne sait quoi…

Voyage vers le sud : une femme âgée que sa petite fille, chargée de veiller sur elle pendant sa convalescence, emmène dans la ville où la femme a connu autrefois un jeune homme qu’elle regrette d’avoir lâché pour un mariage arrangé 

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 12:04

 

Page à page, 190 pages.

J’ai été un peu surprise que Véronique Ovaldé signe la préface de ce livre, je m’en étonne moins au lu du contenu.

Plusieurs de ces nouvelles appartiennent au genre fantastique, ou plutôt s’en réclament, mais ce fantastique là pour moi c’est du grand n’importe quoi : Notre père,  la maîtresse de quelqu’un l’épouse de quelqu’un, la virée, la saisie, la barge, tu va mourir, vieil homme disparu, les prisonniers » … je n’ai pas du tout accroché, le surnaturel survient trop vite, l’atmosphère ne s’installe pas, elle est déjà là au début de la lecture, et ce n’est pas vraiment  une atmosphère, c’est une suite de saynètes qui semblent écrites au fil de la plume… même si ce n’est sûrement pas vrai, c’est l’impression que ça me laisse. Les autres nouvelles ( Mona, Melody, ça doit être comme ça en enfer, si un inconnu vous aborde… » appartiennent à un genre proche du réalisme, elle sont assez bien écrites, fourmillent de métaphores suffisamment inventives pour rendre une certaine réalité mentale, mais je ne les trouve pas tellement convaincantes pour autant.

 De cette auteure , j’aime les romans, en principe ( quoique le tout premier Suspicious River m’ait agacée) et certains tel « Esprit d’hiver » m’ont fait grand effet, mais ces nouvelles ne me plaisent pas. Dans le second récit «  Melody » bien construit, autour de quelques leitmotivs, tel le bourdonnement des câbles électriques, la petite fille aimée et mal acceptée, le rapport ambivalent aux femmes, et les retours au passé, il manque toutefois un rythme : la colère du narrateur est d’intensité égale du début à la fin, sans progression, ni palier ni chute , comme un ligne mélodique lisse, même si de haute tension, ou un encéphalogramme presque plat ( voilà que je cherche des métaphores surprenantes moi aussi !) ce n’est pas mélodique ( et ça s’intitule Melody… !) et son propos est répétitif aussi, à ce monsieur… pourtant cette nouvelle est sans doute la meilleure (ou la moins mauvaise).  

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 18:10

Se rendre invisible : c’est ce qu’a réussi à faire un jeune chimiste impécunieux, dans ce célèbre roman considéré comme un classique de la science-fiction.

Griffin, comme il l’expliquera à un de ses condisciples retrouvé, dont il espère faire son complice,  s’est focalisé sur ce type de recherche, parce qu’il est albinos : cette anomalie le conduit à faire des recherches sur les phénomènes de réflexion et réfraction des rayons lumineux et  les mécanismes  de ce qu'on appelle perception visuelle. L’absence chez un individu comme lui de mélatonine aurait favorisé son devenir « invisible »!

Au-delà de  ses théories loufoques,  les albinos étant mis à l’écart, voire persécutés, on sent bien qu’il aspire à l’invisibilité pour ne plus être remarqué. C’est pourtant l’inverse qui se produira. Et l’urgence de tester sa découverte sur lui-même, lui est dictée par le désir d’échapper aux nombreuses dettes qu’il a contractées…

L’homme invisible est d’abord un homme en fuite, et le récit est largement l’histoire de sa cavale.  le début de l'intrigue, son séjour à l'auberge d'Iping, petite ville du sud de l'Angleterre, est un mélange de burlesque et d'humour noir, ses agissements, et les réactions des  gens vont d'abord amuser le lecteur ; l'effet d'étrangeté qui, peut-être prévalait il y a un siècle, n'est plus guère de mise de nos jours. Cependant, le roman va vite devenir une haletante course-poursuite très bien menée.

L'intérêt est relancé lorsque  Griffin se révèle  un dangereux délinquant, rêvant de devenir maître du monde !

Etre invisible, voir sans être vu, est un fantasme vieux comme le monde.  On ne peut s'empêcher  d'évoquer  la légende grecque de l’anneau de Gygès : ce berger tombant par hasard sur un anneau qui rend invisible réussit à s’emparer du trône et à en évincer le roi.  La destinée de Griffin qu’on relit avec un mélange de peine et de soulagement est bien différente…

Un personnage complexe, des second rôles bien campés,  de l'action et du suspens, c'est là un classique qui vieillit plutôt bien.

 

retrouvez  Herbert-George Wells sur Lecture-écriture

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 12:27

L’Olivier, 2017 ( The Fates and Furies)

Ce gros roman touffu relate le vécu d’un couple sur les quelques vingt cinq ans qu’ils ont enduré ensemble, sans se lasser l’un de l’autre, et sans enfants pour faire diversion. C’est une réussite, et cela mérite un récit. Dans la première partie, nous avons le point de vue de Lotto ( Lancelot) né en Floride , d’un père riche, qui a su exploiter des sources sur ses terres pour la vendre en bouteilles, et d’une mère extrêmement possessive… à 16 ans, on l’envoie dans une pension bien cotée du New Hamshire pour le séparer de ses copains délinquants du sud. Quelques années plus tard, il rencontre Malthide ,ils se plaisent et se marient presque aussitôt. Lotto veut devenir comédien ,il rêve de jouer du Shakespeare, mais c’est comme dramaturge qu’il s’accomplira. Mathilde, semble discrète à ses côtés, d’abord employée à divers travaux mal payés, elle devient « épouse » à plein temps lorsque Lotto commence à réussir. C’est un couple à l’ancienne, mais bien équilibré, non seulement ils se plaisent sur le long terme, mais ils ont des échanges intellectuels. Autour d’eux gravite une petite cour d’amis plus ou moins fidèles, et Rachel la sœur de Lotto.

Dans une seconde partie, nous sauront la vie difficile de Mathilde avant qu’elle ne rencontre son mari  qui ne l’a jamais tellement interrogée sur son passé : il ne voulait rien savoir, et faisait en somme comme si elle était apparue sur terre le jour où il avait posé les yeux sur elle, comme s’il l’avait conçue …attitude typiquement masculine ! mais Mathilde résiste et existe , en particulier, en lui refusant d’avoir des enfants.

Agréable au début, le récit devient ennuyeux aux deux tiers et j’ai eu  du mal à le terminer… dommage pour Mathilde !

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7 juin 2018 4 07 /06 /juin /2018 10:05

Verticales (Minimales), 128 pages, 2012.

Dans le Transsibérien se dirigeant vers la Sibérie, Un appelé, Aliocha, à peine majeur, songe à déserter . la future vie de caserne lui fait horreur, d’autres soldats plus âgés l’ont déjà tabassé… Il rencontre une française deux fois plus âgée que lui, Hélène, qui fuit une existence contraignante. Elle est montée à Irkoutsk, et n veut s’arrêter qu’au terminus à Valdivostock.  Il la force un petit peu à le cacher dans son compartiment de première classe. Traqués par l’adjudant chef Letchov,  et un sale type qui veut les dénoncer, Hélène et Aliocha, avec l’aide d’une employée du train, tentent  d’échapper à leurs poursuivants… Nous sommes dans la Russie actuelle, et l’on sent que l’URSS survit…

 

C’est une longue nouvelle, dan laquelle l’auteure parvient, comme elle sait toujours y faire, à insuffler un sentiment d’urgence, notre sympathie pour des personnages hors du commun, du suspense bien dosé, et  témoigner de la beauté de paysages naturels, le lac Baïkal y jouant un grand rôle, même si seulement aperçu de loin.

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 23:03

Actes sud, 2012, 252 pages

Un jeune marocain de vingt ans, chassé par sa famille : il a couché avec sa cousine on les a surpris. La fille est envoyée quelque part au loin. Le garçon, Lakhdar, mène une vie errante, vagabondage, petits boulots, et finit par trouver une place fixe dans une communauté religieuse dirigée par le cheikh Nourredine : attiré par la chose écrite, il apprécie de vendre des livres de morale et préceptes religieux, et des Corans bon marché. Avec son ami de toujours, il va draguer et se fait une amie de Barcelone, Elena avec qui il réussit à nouer une relation sérieuse.

Mais la communauté du Cheikh, lors des soulèvements du printemps arabe, choisit le camp de la répression, et la veut plutôt sanglante… Lahkdar, qui n’a pour ami, que le Cheikh et Bassam,  choisit de fermer les yeux ; pourtant, la librairie explose, et il doit chercher ailleurs de quoi subsister…

 

C’est là un roman que je situerai dans la tradition picaresque, le héros part de rien, sa liaison avec sa cousine tourne à la  tragédie, à cause des mœurs rétrogrades de sa famille, il va d’aventures en aventures, vivant d’expédients, apprend peu à peu à ouvrir les yeux sur des vérités gênantes, et à choisir son camp… pour autant tout n’est pas recevable dans ce récit ; la fin me laisse dubitative. Les nombreuses références littéraires ne sont pas désagréables, ponctuant le récit de la triste vie quotidienne du héros, un peu répétitive. L’ensemble m’a plu.   Ce roman est davantage structuré que «  Boussole », qui avait aussi ses charmes. Le meilleur, pour moi, reste «  Parle leur de batailles de  rois et d’éléphants " mais je suis loin d'avoir tout lu de cet auteur !

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 23:13

 

2017 , Gallmeister, 301 pages, 1ere publication 1996.  USA

Journal d’une jeune fille de 17 ans, Pénélope, (surnommée tantôt Nell, tantôt Pumpkin…) qui vit dans la propriété de ses parents avec sa sœur Eva (18 ans) sur une période d’un an. Les deux filles sont dans une situation critique : à 50 km de San Francisco, et 15 de Redwood, la ville la plus proche, elles vivent seules, orphelines depuis environ six mois.

Les parents sont morts l’un après l’autre et, en même temps, (comme si c’en était la métaphore), la qualité de vie aux USA s’est détériorée  à toute allure : coupures d’électricité, puis cessation complète de distribution, y compris  d’eau, et d’essence, magasins qui se vident et ferment, gens qui abandonnent leurs maisons et s’en vont à l’aventure, parfois chassés par des bandes de pillards. Une guerre (ou plusieurs) ont mis le pays KO, on ne sait trop s’il y a encore un gouvernement et ce qu’il fait… la vie se dégrade à tel point, que les gens meurent de maladie faute de médecins et de médicaments, introuvables…. Toute cette situation de science fiction reste dans le flou : guerre, épidémies, assorties de catastrophes nucléaires et naturelles localisées mais répétitives. La romancière se saisit de la dégradation de la société comme argument pour son récit, mais ne se préoccupe pas de nous expliquer le pourquoi de cette sorte de « fin du monde » : on pense au roman « la Route » de Mc Carthy ; ma lecture est lointaine, il me semble que «  La Route » avait davantage de puissance, mais il faudrait que je le relise…

Les deux filles sont restées chez elles, et se sont débrouillées ; car avant le désastre, la famille pratiquait  déjà une quasi- autarcie : loin de tout, à la lisière d’une forêt ; leurs parents avaient développé une façon spéciale de vivre : la mère avait délaissé sa carrière à la naissance du premier enfant, le père étant seul à avoir un lien social d’ailleurs modeste. Ils n’ont pas envoyé leurs filles à l’école et les ont éduquées à la maison, les jeunes de leur âge, elles les voyaient peu, et n’en fréquentaient pas  sérieusement.   C’est de l’expérience de leurs parents disparus qu’elles vont tirer leurs ressources. Il y a dans ce récit un côté « parents exemplaires, filles qui marchent sur leurs traces ».

 Apparemment cette éducation leur permet de se débrouiller plutôt mieux et différemment  des  autres …pour ce qu’elles en savent, et autrui quant il se manifeste représente une menace ou une option vaine ( le personnage d’Eli par exemple) …

La narratrice est très attachante et on s’identifie à elle ; l’intrigue progresse bien, et

La façon dont les filles  tirent parti des plus petites choses, et des situations critiques, avec courage et adresse, rendent la lecture agréable. La puissante relation sororale ajoute à l’intensité du texte. cette relation influence la fin de cette histoire; on aura l'impression que c'est la soeur qui gagne; la soeur dont les tendances schizophrènes sont renforcées par la situation

La traduction est globalement bonne, et l’original, on le sent bien, écrit avec un bon sens du suspens, des descriptions soignées, parfois inventives, bref on ne peut pas s’empêcher d’aimer ce texte, même si  dans la deuxième partie, la romancière ajoute une péripétie un peu trop romanesque, inutile, et peu convaincante.

La fin nous fait réfléchir : le retour à l’état sauvage étant impossible, le retour à la civilisation également, on se demande comment la situation pourrait évoluer. Je n'ai pas digéré que

Nell renonce à l’encyclopédie  qui la reliait au monde, c’est moche.

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 09:58

 

Points, Grands romans, 804 pages.

1 ère publication 2009, actuelle en poche 2014

Trois récits en alternance : 1 ) Ivan, écrivain cubain exilé et devenu vétérinaire, raconte sa vie, et notamment sa rencontre, pas si fortuite,  de l’homme qui aimait les chiens...  Tous les protagonistes aiment les chiens dans ce récit, c'est ce qui les rapproche...et tous les personnages élèvent des " Barzoï " y compris Ramon Lopez Mercader: ce chien, un lévrier russe à poils longs, n'est pas n’importe quel chien. C'est une race qu’élevait traditionnellement la noblesse russe. Nos protagonistes, tous prolétaires, ou/ et révolutionnaires, vénèrent ces chiens... !

Yvan apprend de ce curieux homme malade accompagné de ses chiens, une incroyable histoire qu'il finira par écrire et dont nous avons le contenu dans les deux autres récits. augmenté de ses recherches sur le personnage de Trotski;  et de son vécu personnel très pénible à Cuba, dont le socialisme vieillit mal très mal.

2)  l’exil et le fuite de Trotski (Lev Davidovvitch) depuis son séjour forcé en Sibérie à Ama-Alta jusqu’à son assassinat près de Mexico le 20 août 1940 ; entre les deux les séjours en Turquie, puis en France (rapide et anxiogène) où résidait son fils, en Norvège, et au Mexique près de Frida Kalho et son compagnon Rivera entre autres.

Son travail acharné, ses écrits, son étonnement, ses remords de certaines décisions malencontreuses pour ne pas dire tragique. Les purges staliniennes sans fin, et la mort de tous ses enfants ; son effort pour regrouper ce qui lui reste de famille.

3) la vie et les œuvres de Ramon Mercader, assassin de Trotski : catalan, membre du PCE ainsi que sa mère et son frère, il devient résolument stalinien après une enfance et jeunesse chaotique. Le lent travail d’entraînement (physique et psychologique) auquel il se soumet, pour devenir agent infiltré et approcher sa victime, sous les ordres d’un certain Kotov ( qui change de nom tout le temps aussi) et de sa mère. Mercader a passé 20 ans en prison avant de rejoindre Moscou où il fut plutôt bien traité ( mieux que son mentor). Lorsque Ivan  le rencontre à Cuba, il semble avoir compris qu’on l’a manipulé et n’est plus si fier de son geste…

Un roman très bien documenté, où l’on plonge en pleine guerre civile d’Espagne, et où l’on comprend que toutes ces factions de gauche (socialiste, communistes, anarchistes, républicains, trotskistes) se faisaient la guerre entre eux , d’où comment s’étonner que Franco ait fini par gagner ?! On ressent que Mercader en se soumettant à sa mère et à son amant, n’a jamais réussi, ni cherché à être indépendant, se croyant un héros.

Le personnage de Trotski est plutôt bien vu, pas idéalisé, mais pas non plus antipathique, l’auteur a su être assez subtil. Staline apparaît comme un stratège rusé et efficace, puis comme un monstre, et aussi comme un rustre, sans culture ni éducation. Trotski aurait échoué parce qu'il  était trop intellectuel. C'est déjà l'idée qu'on s'en faisait.

Il ya tout de même beaucoup de répétitions (interminables les rencontres à Moscou entre Mercader et son mentor, qui n’avancent pas beaucoup dans le réflexion.

Un ensemble intéressant, plein d'informations sur Trotski, sur la vie à Cuba dans les très difficiles années 80, sur le lent et implacable travail pour devenir un agent infiltré, et un assassin...

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 11:21

Albin Michel, 2017, 403 pages.

Henrietta vient de perdre son mari, et elle est encore toute déboussolée. Oona , sa fille, vient de se séparer de son mari, et est venue vivre chez sa mère. Lydia fille d’Oona, 15 ans, quitte un collège BCBG, dans le Vermont. Son petit ami lui a volé une photo d’elle nue et la fait circuler sur le net avec diverses variantes.

Toutes trois vont affronter leurs problèmes respectifs et améliorer leur ordinaire en s’entre aidant.

Il ya quelques invraisemblances dans cette histoire. Henrietta, et son mari tenaient à la fois une ferme et un restaurant haut de gamme (qui a périclité quelques temps avant le décès du mari). On se demande comment Henrietta pouvait élever les bêtes (dont la viande servait au restaurant), s’occuper du potager (idem pour les légumes) et du verger, toute seule ??? ça me paraît difficile d’autant que cette femme nous est présentée comme passionnée par les objets et les livres (elle était professeur dans on jeune temps) et n’a rien d’une fermière. Pour dîner, elle commande des plats indiens !

Autrefois, Henrietta , en plus de s’occuper de la ferme, a écrit un roman érotique, qu’elle envisage de republier pour éponger les nombreuses dettes contractées avec son époux. On ne sait pas trop pourquoi elle a eu besoin d’écrire ce roman, ni pourquoi son mari n’avait pas d’opinion là-dessus ???

La fille Oona , chirurgienne orthopédique, n’a pas une minute à elle, au début du roman ; puis elle semble avoir tout son temps subitement, pour s’occuper de sa mère et de sa fille.

Le papa de Lydia est franchement pénible, et les amours éphémères d’Oona avec un psy d’opérette ne tiennent pas debout !  Seule l’histoire et la personnalité de Lydia la lycéenne, entubée par son copain pervers, et malmenée par un groupe de filles dans une pension pas très honnête, a quelques cohérences. Dans l’ensemble, je me suis ennuyée, et l’auteur n’a pas su me faire avaler ses couleuvres.

Abandons : La Daronne Hannelore Cayre ( pouvait faire un bon sketch ou une courte nouvelle mais pour un roman même court, la lassitude vient vite).

Le Temps est assassin Michel Bussi.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 10:38

Laffont, Pavillons 2011 (1ere publication 1986)205 pages.

Au début de la 2 eme guerre mondiale, les Shepard père et fils se rendent dans une clinique d’optométrie au sud de Manhattan, pour tenter d’améliorer la mauvaise vue de Charles, le père. Ils n’y arriveront pas, la voiture tombe en panne dans le Queens. Bien qu’Evan, le fils soit mécanicien, il faut sonner chez les gens pour téléphoner à un garage. Ils tombent sur la famille Drake !

 Gloria est une femme de 50 ans, bavarde et esseulée, et ne veut pas laisser repartir les deux hommes. Sa fille Rachel est jolie, quoique effacée et intimidée. Phil le jeune frère de 16 ans, s’ennuie mortellement pendant les vacances, cherche un homme plus âgé à admirer... Tous trois sont subjugués par Evan, bien de sa personne, et Gloria mise sur le père. Les deux hommes se laissent plus ou moins faire. A Cold Spring, leur demeure, ils ne sont pas à la noce  avec la maman alcoolo-neurasthénique. Evan a déjà contracté un mariage,  est divorcé avec une petite fille qu’il voit toutes les semaines.

La situation s’envenime, lorsqu’Evan accepte d’épouser Rachel, et qu’ils louent une maison à Cold Spring avec la fatigante Gloria…

Ces deux familles sont très bien mises en scène avec leurs défauts, leur banalité, leurs manques divers, et assez souvent une certaine bonne volonté plus ou moins mise à mal. Le jeune Phil est presque le personnage que j’ai préféré, mais tout le monde est très bien, et cette humanité rend triste. Ces hommes qui ne pensent qu’à partir au front pour … devenir ou redevenir « des hommes » ! Ces femmes qui tournicotent dans leur logis, boivent, bavardent, perdent la tête… ! L’auteur est un admirateur de Raymond Carver et cela se sent.

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