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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:00
Mrs Dalloway

 

LP ,2009, 218 pages.

1ère publication mai 1925.

 

Intéressée par "Ulysses" de Joyce, qu’elle a lu en 1920 et pas vraiment aimé, Virginia Woolf  souhaite s’essayer au même exercice, pour en tirer son œuvre à elle.

 

Elle raconte une journée de juin également, en 1923, l’action ayant lieu aussi dans la capitale de son pays, et même dans un espace restreint (le quartier de Westminster, et Regent’s Park). Les personnages  s’expriment  par monologues sans transition forte. Les personnages évoluent tantôt dehors( la rue, le Parc qui a beaucoup d’importance)  tantôt dedans( leurs demeures, un café un magasin, un autobus) en alternance. Toujours en mouvement, puisqu’en pensée.

 

 

Clarissa Dalloway 52 ans, s’apprête à donner une réception le soir , et sa journée est réservée à la préparation des festivités. En outre, elle rencontre Peter Walsch son ancien fiancé de retour des Indes, et tous deux  vont évoquer d’autres journée s d’été  trente ans auparavant, dans une propriété familiale du père de Clarissa, dernier été d’une jeunesse libre avant les contraintes du mariage et de l’exil.

En filigrane nous suivons la journée bien plus sombre, dans un récit qui n’est déjà point trop gai , de Septimus Warren-Smith,  ex-jeune soldat, revenu de  la Grande guerre encore toute proche, profondément traumatisé psychiquement. C’est un narrateur omniscient qui relatera son passé au milieu du récit car Septimus n’est pas connu du petit microcosme de la société où évolue Clarissa.

Bien d’autres personnages interviennent dans le récit monologué de cette journée, connaissances de Clarissa, femme de Septimus, simples passants.

 

On a dit que ce roman était dépourvu d’intrigue, et ce n’est pas vrai. Des intrigues, il y en a beaucoup dans ce récit !  des intrigues de leur défunte jeunesse que revivent Clarissa et  Peter chacun dans leur pensées, physiquement ensemble ou séparés. Une intrigue  qui concerne la fille de Clarissa, pour qui sa mère craint l’influence de certaine personne ; le devenir de Clarissa qui passe de l’inquiétude à un bonheur relatif, et inversement suivant les heures de la journée et ce qu’elles apportent. Le devenir de Septimus, progression vers une fin de journée que l’on devine difficile.

 

 

De ma première lecture interrompue (il y a …. bien des années) je ne me souvenais  que de Septimus et de  sa jeune femme. Ces personnages seuls, m’avaient intéressée à l’époque ! et pourtant   L’auteur  ne met en œuvre aucun effet dramatique appuyé, elle laisse s’écouler cette histoire avec beaucoup de pudeur.

J’avais interrompu ma lecture parce que Clarissa et Peter me saoulaient avec ce que j’appelais  leurs bavardages futiles incessants.  A présent, je serais bien moins sévère à leur sujet.  Clarissa doit remplir le vide de sa vie avec des réceptions, et elle réussit à transcender  ses occupations en y percevant un rituel religieux : les réceptions sont une « offrande » qu’elle fait «  à la vie ».

 

J’apprécie également les belles métaphores ( parfois effrayantes) qui sont en rapport avec la nature et les arbres.

Enfin la critique sociale est de la partie et elle est impitoyable. Dans ce registre aucun personnage ne sera épargné( le député balourd et paysan ; la gouvernante Quaker psychorigide et soi-disant mystique,  les médecins cruels et irresponsables…) vu qu’ils se jugent les uns les autres et que  nous avons beaucoup de points de vue différents.

 

Bref un beau livre redécouvert au cours d’une lecture commune avec Keisha, Mango, et Girl from Earth.

 

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 15:58

Voici le billet N° 773 ; on se rapproche du 777, un nombre qui donne envie de faire une pause vraiment prolongée ( tout comme le 666 qui m'attirait beaucoup).

 

Cela tombe bien! je n'ai plus guère envie de rédiger des articles en ce moment. La muse me déserte,  mon nègre rédacteur s'est fait kidnapper ( de toute façon il était vraiment nul, je ne le regretterai pas). Jen'aime plus que les têtes de nègres... pardon les meringues chocolatées.

 

 

 

 

 

 Pour l'enfance

 

La Chèvre de Seguin

 

 

Le premier livre que j'ai lu en entier : La  Chèvre de monsieur Seguin. C'était avant 1960, ce n'est pas d'hier... Ce texte se présentait sous la forme d'un album illustré, mais le texte était intégral à l'exception du petit laïus que Daudet adresse à un nommé Gringoire ( le début du texte).

J'ai vraiment adoré cette première lecture, j'ai admiré la chèvre, j'ai pleuré pour elle, j'ai appris le texte par coeur,et rencontré des mots inconnus tels que "digitales pourpres",houpelande , lambrusque, et tant d'autres mots. Les mots inconnus me fascinaient et je tardais à en regarder la signification dans le dictionnaire.

 

Je me suis identifiée à cette chèvre et cela dure encore!

 

 

 


La Fleur du Mékong aventures de sorcellerie et d'amour en pays asiatique

 

Cette jeune fille que vous voyez sur la première de couv s'appelle Ania, elle est capturée par un sorcier nommé Phipo et ses acolytes. Ils ne veulent pas la violer non pensez vous! on est dans la Bilbliothèque idéale, ils la croit douée de pouvoir spéciaux. elle doit pouvoir trouver la fleur noire... bref son ami réussit à la sauver. Et la fleur noire ? je ne sais pas : je connais la tulipe 'noire" qui est violette en fait et qu'on appelle "queen of the night".

L'action se passe à Luang-Prabang au Laos. C'était mon premier contact avec l'Asie, ensuite pendant une longue période je ne cessais plus d'imaginer et d'écrire des " aventures asiatiques"...

 

 

La Fleur du Mékong

 

 

 

Rose et ses sept cousins de Louisa May Alcott ( la plupart des lectrices ont préféré les 4 filles du Dr

March...)

 

Mais Rose avec sept cousins n'a que l'embarras du choix ( on peut se demander quel cousin elle épousera plus tard, je n'avais pas misé sur le bon...)

 

Rose et ses sept cousins

 


La Contesse de Ségur : je choisis les Deux nigauds parce que c'est son seul roman amusant.

 

 Quelle rigolade! Simplicie et Innocent quittent leur Bretagne natale our allet étudier à Paris . Innocent sera pensionnaire à l'Institution des jeunes savants (où bien sûr il n'apprend qu'à recevoir des gnons etse faire voler ses affaires) . Simplicie la fille n'a pas droit à l'étude, évidemment. Elle apprend à seconder sa tante dans les tâches ménagères. Elle se fait aider de sa bonne, terrifiée elle aussi d'avoir quitté sa cambrousse pour la dangerreuse capitale... mais le meilleur ce sont ces deux Polonais dont on ne retient pas les noms qui serventde chevaliers servants...

 

les deux nigauds

 

 

Heidi,  son grand-père , son pote le chevrier, son amie Clara, et le Docteur...

 

les Alpes, les chèvres, l'amitié avec Clara l'amie citadine.

Orpheline, Heidi va vivre de sa propre initiative avec son gran-père dans les Alpes suisses.

Elle boit beaucoup de lait, du lait de chèvre, des chèvres qu'elle garde en compagnie du chevrier ( Pierre?). J'aimais le lait que buvait Heidi, mais dans la réalité, je ne buvais que du soda citron et du chocolat ...

Heidi doit passer l'hiver à la ville chez son amie Clara et le Docteur. Clara vit seule avec son père ( comme Heidi avec le grand-père) mais elle est paralysée des jambes : c'est -à dire ai-je compris plus tard qu'elle souffre d'un genre d'hystérie, dont elle guérira mystérieusement chez Heidi et son papy "grâce au grand air de la montagne"...

Heidi reste attachée à la montagne et ne profite pas de la ville. La ville, ce peut-être Zürich, Genève, ou Vienne, de toute façon, elle n'estpas décrite.

Dans les albums suivants, Heidi devient grande.... elle enterre son papy...

J'ai été très surprise qu'elle épouse le chevrier, je n'aurais pas voulu d'un tel parti...

.

Heidi and her grandfather

 

 

les contes  de Perrault  ( La Barbe bleue surtout)

Barbe bleue

 

 

 

 

 

Pour  l'adolescence

La Mère de Pearl Buck

 

 

 

Sa majesté des mouches ( découvert à 15 ans)  enfin lu en anglais l'an passé

 

Samajesté des mouches livre de poche 1968

 

 

Le Lys de Brooklin de Betty Smith ( dans l'édition que voici, sortie du grenier de mes grands-parents à l'âge de 12 ans) j'y ai presque tout appris à l'époque. l'Amérique, ce que c'est qu'une vraie  famille, la découverte de la sexualité, l'alcoolisme,  la précarité sociale....!

 

 

 

Le Lys de Brooklingpeggy ann Garner Francie Nolan

Peggy Ann Gardner ( Francie Nolan) dans le film d'Elia Kazan adpté du Lys de Brooklyn

 

 

Les Misérables de Victor Hugo l'année suivante : là aussi, j'ai presque tout appris de la vie, en trois tomes...
( je n'ai pas retrouvé la couverture d'origine)

 

  miserables-1982-06-g

Lino Ventura (le meilleur Jean Valjean) et Cosette

 

Dostoïevski les Possédés ( maintenant je ne supporte plus ce bouquin...)

 

 

 

Kafka Franz La Métamorphose  (Edition livre de poche)

 

 

Stendhal Le Rouge et le noir (Folio classique)

 

 

Lautréamont



Maldoror 4






 

 

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:20

vann-Suckway Island

Gallmeister, 192 pages

 

    Jim et son fils de treize ans, Roy, sont partis vivre en Alaska sur une petite île , pour un an.  Une cabane les y attend.

 

Ni eau courante, ni électricité, un poêle rustique, et pour tous moyens de communications avec l'extérieur, une radio élémentaire, un avion d'approvisionnement qui passe de temps à autre, et  la possibilité d'allumer des feux de détresse.

Ils devront vivre de chasse et de pêche comme les anciens pionniers, apprivoiser l'île.

Ceci est présenté à Roy comme une aventure, mais le jeune garçon est loin de se sentir enthousiasmé. Son père et sa mère ont divorcé, il est à la garde de la mère, et, sans que l'on sache pourquoi, celle-ci l'a encouragé à partir avec son père, bien qu'elle n'ait nullement confiance en lui.

 

L'expédition n'a pas été bien préparée par le père, et dès l'arrivée, de multiples problèmes pratiques se posent, que Roy doit apprendre à résoudre aussi bien que Jim, comme un adulte.

 

Ce ne serait rien si le père ne souffrait d'une instabilité de caractère qui confine à la manie-dépressive. Toutes les nuits il pleure, raconte à Roy sa vie conjugale compliquée , exprime son désespoir. Le matin, il est de très bonne humeur, le soir il s'assombrit avec la tombée de la nuit.

Tantôt il parle beaucoup, tantôt il est silencieux pendant trop longtemps, mais Roy est sûr d'une chose : son père ne s'adresse jamais vraiment à lui, il ne fait que monologuer...Pire, il ne l'a pas intégré mentalement comme son fils, peut-être même pas comme un être humain à part entière...

Il s'absente fréquemment physiquement ou mentalement , organise des expéditions fort longues en plein hiver, et met leur vie en danger. Un jour, il tombe dans un ravin, chute probablement voulue... Roy se défend comme il peut, fait preuve de sans-froid et d'organisation.... mais on sent qu'un nouveau drame pourrait se produire.

 

J'ai bien aimé la première partie du roman. La relation impossible entre Jim et Roy est présentée avec justesse et intelligence. Le récit est sobre, sans effet de style, et sans beaucoup d'originalité non plus, mais les descriptions sont claires, les mots précis, les réflexions du jeune adolescent intéressantes. D'autre part on attend un événement et la tension entre Jim et son fils monte graduellement avec efficacité. On s'attache beaucoup à ce garçon, très lucide pour son âge.

 

Ce qui arrive à la fin de la première partie m'a beaucoup surprise. Effrayé et déstabilisé, Roy me paraissait  tout de même avoir suffisamment  de bon sens et de solidité...

La deuxième partie m'a semblé ennuyeuse, et je l'ai survolée plutôt que lue. Au début, le changement de situation présente de l'intérêt : comment Jim va-t-il réagir à propos de Roy? Nous avons quelques pages bien rendues, et assez insoutenables.

Si le récit s'interrompait là, nous aurions une longue nouvelle plutôt réussie.

 

Mais les errements de Jim continuent inlassablement, sans rien apporter de plus que dans la première partie. Il ne fait que se répéter. L'action progresse certes, mais je ne me suis pas intéressée au devenir de ce personnage, allez savoir pourquoi...!

l'écriture n'est pas suffisamment attrayante pour que l'on suive avec intérêt une deuxième partie dans laquelle il n'y a plus d'enjeu, et quasiment plus d'intrigue.

 

  De bons billets sur Sukwann Island :

 

In Cold Blog( interview de l'auteur)

 

Avis positifsMartine   

Ys

Keisha

Cuné  

 

Avis plutôt négatifs :  

Fashion 

  Mango 

 

 

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:46
Jack-O-Connell Dans les Limbes

( Rivages/ thriller)

Titre original : The resurrectionnist.

 

Un drame a eu lieu dans la vie de Sweeney pharmacien de son état. Son fils Danny 6 ans a été victime d'un accident qui l'a plongé dans le coma et sa femme Kerry s'est suicidée six mois plus tard.

Il y a un an que cet événement a eu lieu. Profondément déprimé, victime de stress et de crises de rage, Sweeney a quitté son emploi. Il s'est laissé persuader d'emmener Danny à la clinique de Quisiguamond, loin de chez lui. Là-bas, un certain Docteur Speck a réussi à réveiller des comateux, grâce à un traitement miracle. Sweeney emménage dans la clinique où on lui a attribué un appartement de fonction et un emploi quelque peu «  fictif » .

Il ne sait rien du traitement : le docteur, sa fille Alice, et les autres employés restent mystérieux là-dessus et tiennent des propos sibyllins.

Sweeney se dévoue à son fils, principalement en essayant de se rapprocher de lui. Avant son accident, Danny se passionnait pour une bande dessinée «  Limbo » qui relate la destinée d'une troupe de monstres de foire, poursuivis par un docteur maléfique et mystérieux. Le héros de la bande est Chick un garçon né avec un bec et des plumes de poulet. Danny s'identifiait intensément à ce héros, collectionnait une série d'objets vendus sous l'étiquette «  Limbo » et lisait et relisait les albums. A son chevet, Sweeney les lui raconte, et en fait profiter le lecteur. Il espère aussi apprendre quelque chose de plus sur les circonstances de l'accident arrivé à son fils, car nous comprenons qu'il en ignore les détails. La destinée des «  Limbo » semble parallèle à celle des personnages du roman.

Très vite, on se rend compte que le docteur Speck est assez bizarre. Il se livre à des activités illégales, en vue de faire avancer la « science », boit trop, et semble n'entretenir de bons rapports qu'avec une salamandre...

Sweeney rencontre une bande de jeunes gens exclus de la société, qui squatte une usine désaffectée où l'on a jadis fabriqué des prothèses. Cette bande que l'on nomme les «  bikers » ont des relations compliquées avec la clinique par le biais de l'infirmière Nadia...

 

 

Le résurrectionniste ( titre anglais) est originellement un individu qui vole des cadavres pour les revendre à un institut d'anatomie. Ici, ce personnage n'est pas central. Il est surtout question de ranimer le passé, et les presque morts que sont les comateux. «  Limbo » ce sont les limbes, le séjour des âmes des innocents, de celles qui attendent un mouvement de grâce pour cesser d'errer.

Le roman va-t-il se partager entre le commerce des corps et le sauvetage des âmes?

En fait, ce roman est profondément religieux, et de façon assez simpliste, ce qui me gêne quelque peu. Pourquoi Sweeney est-il obsédé par le pardon? A qui en veut-il? Les afficionados comprendront sûrement. Moi, tout ce qui touche à ce concept me laisse froide.

 

La quête de Sweeney pour comprendre son fils est plus intéressante. La manière dont il entre en relation avec l'histoire personnelle de Danny ne me convainc qu'à moitié. Ce processus aurait dû se faire par un travail d'investigation et d'élaboration, et par le biais de rêves à interpréter. D'ailleurs ce travail a lieu d'une certaine manière.... mais débouche dans un irrationnel un peu lourd. Il n'était nul besoin à mon sens de faire avaler à ce pauvre homme je ne sais quelle mixture de sorcière fabriquée par un illuminé.

 

Dans ce roman  l'histoire des Limbos,sonne comme une sorte de fable un peu gothique. Toutefois le récit des limbos manque d'originalité dans le style pour trancher avec le reste de l'histoire. Je veux dire que l'on n'a pas suffisamment l'impression d'un monde à part, d'un monde «  enchanté ».

En tant que "monstre", Quasimodo ou Gwynplaine m'ont, nagère,  fait bien davantage d'effetJack-O-Connell Dans les Limbes!


Les bikers sont des mauvais garçons, qui tentent de se refaire une morale et pourquoi pas, mais là encore, le sentiment religieux est assez primaire.


Le docteur Speck est un charlatan qui   se prend pour un génie. Cela est plutôt bien montré. Ses divagations avec la salamandre sont proches du comique ; quant à ses agissements sur les malades, ils pourraient faire peur...mais ce personnage appartient à une longue tradition de docteurs fous ( un des meillleurs exemples serait Frankenstein) et il est difficile de renouveler le sujet, et de fabriquer un nouveau personnage qui surprenne...


Au final, je trouve  que l'auteur s'est essayé à plusieurs genre ( la fable gothique, le savant fou, le conte onirique, le roman de suspense psychologique) et les a traités avec plus ou moins de bonheur, sans les renouveler sur le plan de la forme. Quant au contenu il reste assez naïf.


l' avis d'  Ys    

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:02

les jours de mon abandon Elena Ferrante

 

I giorni dell'abbandono, 2002

Gallimard, 2004, 225 pages

 

      Olga doit faire face à un grave problème conjugal. Son mari, Mario la quitte pour une jeune fille de 18 ans sa cadette. Elle va d'ailleurs découvrir qu'il la voyait en secret depuis plusieurs années.

Son existence  à Turin avec deux enfants de 7 et 10 ans Ilaria et Gianni,n'est pas de tout repos.

Olga  n'a pas d'emploi, mais aucun problème financier ni de logement. Ce qui est déjà beaucoup, mais pas suffisant pour affronter l'adversité.

 

Cette femme laissée seule avec ses enfants, nous relate les étapes qu'elle a dû franchir pour se faire à la situation et revivre normalement.

Un cheminement difficile qui passe par l'abattement, la dépression, l'auto-destruction, la violence, des situations de panique, des symptômes  de confusion mentale et quasi-démence, le refus obstiné de toute aide, des remontées d'enfance nauséeuses, et l'amélioration progressive de son mental.

 

 

 

Sur un thème très souvent traité, l'auteur sait se montrer originale et émouvante. Elle présente la situation à partir de petits faits parlants, une narration très concrète, vive et pleine de rebondissements.

La solitude, c'est une forme noire qui jaillit d'on ne sait où en pleine nuit et effraie la femme qui réveille les enfants et tue l'intrus. C'était un gros lézard noir...

Mais bientôt elle croira voir des fantômes : une femme abandonnée qu'elle croisait dans l'escalier, enfant, et qu'elle voit maintenant s'asseoir à son bureau et écrire.

Le jour où il est urgent qu'elle sorte de la maison pour appeler à l'aide, la clef ne tourne plus dans la serrure (elle ne fait plus qu'un avec le métal) et le chien, celui de son mari dont elle s'occupe à présent, se meurt : il semble que tout le mal qu'elle souffre et la violence qu'elle ressent se cristallise sur cet animal...

 

Une véritable réussite, un auteur que j'avais déjà découvert avec Poupée volée.

 

 

 

 

 

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 00:37

Les Brumes du passé

 Titre original : « La neblina del ayer, » 2003.

Publié chez Métailié ( bibliothèque hispano-américaine), en 2006; 350 pages.

 

 

La Havane, début du vingt-et unième siècle. Une grave crise économique sévit à Cuba. Une partie importante de la population, y compris des gens autrefois à l'aise, vivent dans la précarité et souffrent de malnutrition.

 

Mario Condé, qui fut policier, s'est reconverti dans le commerce noir du livre précieux. Il parcourt l'île à la recherche de livres rares recherchés par des bibliophiles. Ses amis les revendent et tous se partagent le bénéfice.

Il est tombé sur une bibliothèque fabuleuse, qui à elle seule, contient une partie essentielle du patrimoine de l'île de Cuba.

Ce trésor est gardé par Amalia et Dionisio Ferrerro, frère et sœur âgés, qui survivent difficilement à la crise. Les livres appartiennent à la famille Montes de Oca qui a quitté le pays depuis longtemps et dont les héritiers sont introuvables.

Mario a trouvé aussi dans un livre de cuisine coûteux une page de revue arrachée où figure la belle Violeta de Rio, ancienne chanteuse de boléro, qui n'a enregistré qu'un seul disque avant de quitter mystérieusement la scène. Mario ressent une attirance irrésistible pour Violeta. Il se souvient que son père écoutait souvent ce disque lorsqu'il était enfant.

 

 

Cette enquête, d'abord toute nostalgique, suit la piste de la chanteuse et plonge dans une époque révolue ( les années cinquante à Cuba) pour révéler des drames enfouis et remettre Mario sur la piste d'une intrigue criminelle...

 

L'écriture est à la fois ironique, nostalgique, un brin romantique. Le roman nous entraîne dans le vécu de la crise socio-économique actuelle à Cuba, et les souvenirs des années 50 qui apparaissent en regard comme un âge d'or à jamais disparu.

A cette époque, Le pouvoir était encore aux mains de Batista. La corruption régnait, mais aussi, semble-t-il, une certaine joie de vivre, du moins pour Mario et ses amis.

 

Les personnages sont sympathiques et vivants. Les dialogues sont fort agréables d'autant plus que dans la narration,  le style est souvent lourd, quelque peu indigeste:

 

 

«Au cours de son existence, Mario Conde s'était entraîné à vivre avec les idéalisations et les diabolisations du passé les plus variées, avec les réécritures opportunistes, les affabulations et les silences impénétrables, perpétrés parfois avec un soin dramatique ou de la façon la plus arbitraire.

Au long de cette cohabitation, il avait appris que, même contre son gré, chaque personne, chaque génération, chaque pays, tout le monde doit traîner, comme les fers d'une condamnation, ce passé qui est inévitablement le sien, avec toute la vacuité des maquillages flatteurs ou la laideur volontairement exacerbée. »

 



Le billet de Dasola est très enthousiaste!

 

 

 

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 16:12

 

1964, 535 pages ( édition Folio)

 

L' un des romans les plus célèbres de Saül Bellow( 1913-2005), romancier  américain juif et russe, prix Nobel de littérature 1976.

 

Moses Herzog, professeur à l'université de Philadelphie s'est mis en congé et a regagné le Berkshire, Ludeyville, où il a acheté une maison de campagne. Divorcé d'avec Madeleine, il s'inquiète de sa petite fille Junie, dont son ex-épouse a la garde.

Il ne fait pas confiance à Madeleine qu'il juge à présent  un produit navrant de l'intelligentsia américaine, ni à ses caprices, sa soudaine conversion théâtrale au catholicisme ayant précipité le divorce. Quant à son nouvel ami Gerbach, ce « poète des medias », c'est vraiment un pauvre type...

 

La principale activité d'Herzog est la pratique assidue du soliloque. Il revit son passé en zigzag, au hasard des rencontres et des idées qui lui traversent l'esprit.

Chaque soliloque aboutit à un début de lettre, un ou plusieurs pages: le destinataire est soit l'un de ses proches vivant ou mort, soit un de ses maîtres à penser qu'il a longtemps étudiés et dont il doute à présent. Des missives seront ansi destinées à Tocqueville, Nietzsche, Spengler, Roosevelt, Spinoza... et Dieu lui-même plus d'une fois!

 

Autrefois occupé à une thèse intitulée «  Romantisme et christianisme » , il en est détaché aussi. Il faisait confiance à Tocqueville , mais ne sait plus si les Romantiques ont vraiment tort , s'en lise dans les contradictions et se le répète. Il a » du mal » avec Hegel.

 

 

Subitement, il quitte le bled où il se morfondait, gagne Vineyyard, banlieue New-yorkaise , pour aller voir d' anciennes maîtresses, rumine de sombres pensées concernant sa fillette, qu'il suspecte de plus en plus d'être maltraitée. Il se rend chez son avocat Smirkin, pour lui demander son avis. En effet, lorsqu'il se sentait dépressif, Herzog a fait de Valentin le tuteur de sa fille, et l'a nommé exécuteur testamentaire. Grave erreur, se dit Moses, à présent persuadé que Madeleine et Valentin sont irresponsables et dangereux. Autrefois, c'était lui-même qu'il considérait comme irresponsable...

Dans la salle d'attente de Smirkin, il voit un couple accusé de tentative de meurtre sur leur enfant de trois ans qu'ils on fracassé contre un mur. Fortement secoué, Herzog décide soudain d'aller chercher Junie , décidé s'il le faut à tuer Madeleine et Valentin Gersbach...

 

Cinq jours de la vie d'Herzog nous sont ainsi relatées à la troisième ou à la première personnes, cinq journées décisives, en sept chapitres, une crise et son dénouement.

Les pensées d'Herzog, ses règlements de compte avec les penseurs qui forment son horizon intellectuels , et avec ses proches, se télescopent avec ses déplacements dans le réel. Il va d'un endroit à l'autre dans le réel comme dans ses souvenirs.

 

C'est un roman autobiographique ( celle du personnage Herzog, qui forcément, s'inspire de l'auteur).A partir de cette crise, c'est toute sa vie qu'Herzog évoque, ses parents, ses mariages ratés, son parcours intellectuel qui ne lui plaît pas. Nous avons un tableau des mœurs de son époque, de différents couches sociales, de personnages très variés. Le monde du spectacle est satirisé, représenté par Gersbach animateur de télé, et Madeleine, plus actrice dans la vie qu'à la scène, une très jeune femme qu'Herzog a épousée par attirance sexuelle, mais avec qui il ne pouvait guère s'entendre...

 

L'humour est la principale qualité d'un tel roman. Les lettres qu'Herzog commence à rédiger sont souvent à mourir de rire. Lui-même moque plus ou moins sa personne et son parcours. 

 

Saul Bellow est aussi l'auteur des " Avventures d'Augie March" roman picaresque, dont le héros est assez proche d'Huckleburry Finn.

 

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 Une autre lecture  sur le blog de Phil

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 00:57

Gallimard, collection l'Imginaire.Roman anglais, le plus simple mais non le moindre de Sylvia Towsend-Warner, excellent romancière, traduite, mais peu lue...

Suckey Bond est retirée de l'orphelinat à douze ans pour aller chez les Noman, des fermiers dans l'Essex. C'est un pays marécageux où les tourbières de confondent avec la mer. Mme Seaborn place régulièrement des écolières dans cette ferme.

Suckey adore Mme Seaborn la femme du pasteur qui lui semble être une déesse. Pourtant le sort de fille de ferme promis à cette enfant nous semble bien injuste. Suckey s'en acquitte avec zèle, passionnée par le paysage, par le fait qu'elle vit «  sur une île » et à cause de la présence d'Eric, énigmatique jeune garçon blond d'une grande beauté dont elle s'éprend.

Nul ne sait xe qu'Eric est censé faire à la ferme, ni pourquoi il y réside : il parle peu, semble indifférent, disparaît dans les alentours toute la journée mais éprouve du plaisir à traire les vaches le soir. Le lecteur le ressent plus ou moins autiste.

A sa manière, il fait des avances à Suckey ; il lui offre de petites pommes acides. Tous deux passent de bons moments ensemble, s'embrasent... ignorante, Suckey se croit enceinte alors qu'ils n'ont pas copulé. Elle veut Eric pour époux et lui demande de tuer un coq pour elle. Effrayé par le sang, Eric s'enfuit et a « une crise d'hystérie ».

Suckey doit quitter la ferme, et part en ville rechercher Eric que Mme Seaborn a emmené.

Elle a compris qu'Eric était son fils, et qu'effrayée par le penchant que Suckey manifeste à son égard, elle le séquestre désormais...

Suckey connaît de nombreuses tribulations avant de se trouver une place de gouvernante ménagère dans la ville voisine. Elle se fat une alliée de la nouvelle employée des Noman, parvient à retrouver Eric qui a perdu son père et dont la mère est devenue folle, persuade le tuteur d'Eric qui ne sait qu'en faire d'épouser ce jeune homme « un peu demeuré ».

Eric va se trouver une occupation l'apiculture à quoi il s'adonnera avec passion. Suckey s'occupera du domaine des Seaborn. Lorsque s'achève le roman, en proie à une plénitude presque mystique, Suckey va mettre au monde une fille... et ce sera Volupté car la romancière nous avait prévenu que le trio Mme Seaborn-Suckey-Eric c'est Vénus-Psyché-Amour.

Une façon originale de développer ce mythe : Junon qui est la patronne du mariage dirige un bordel : «  seules les maisons de tolérance pouvaient préserver la vertu des femmes chastes ».


Le livre ne manque pas d'ironie. Suckey aussi nous plaît par sa naïveté qui lui attire des aventures étranges. Comme toute fillette sortant du couvent, la Bible est son guide, et c'est là qu'elle va chercher la réponse aux questions qui se posent à elle. Son amour pour Eric, après des années de religion, lui parait une révélation, l'accès à un monde païen libre, qui préserve intacte la beauté.

Et, comme toujours Sylvia Townsend-Warner présente le destin d'une femme volontaire, seule, occupée de son désir et de sa singularité, en un cheminement qui lui est propre, au milieu d'une société victorienne rigide à laquelle elle ne comprend pas grand-chose, mais qu'elle parvient à utiliser à ses fins. L'autre point fort du roman ce sont plusieurs passages de prose poétique délicieuse : l'offrande des pommes, la romance de Suckey et Psyché...

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:23

 

 

1ere publication 1842 : Gogol a choisi lui-même l'ordre de parution de ses récits

mon édition est de 1999.



La Perspective Nevski

 

Cette avenue n’est pas l’équivalent des Champs-Elysées parisiens car on n’y trouve pas que des riches oisifs. Une bonne partie de la population de la ville y passe de temps à autre , des personnes de genres et conditions variées.

 

Cela donne l’occasion à l’auteur d’une satire sociale concernant divers groupes  : des nobles, des fonctionnaires, des allemands et des femmes.

La description s’interrompt pour laisser place au récit narrant les différentes destinées de deux jeunes hommes qui ont chacun voulu suivre une femme à leur goût.

Piskarev le peintre a suivi une jolie brune. Il se retrouve dans un bordel vétuste à un troisième étage avec des rombières et sa nouvelle copine qui fait partie de cette engeance, lui propose une passe.  Il se sauve et rentré chez lui, sombre dans un rêve stupéfiant....

Réveillé, Piskarev décide de retourner dans cette maison de tolérance. Sa brune est à peine dessaoulée. Lorsque Piskarev lui propose la mariage et une vie honnête, elle refuse, ne voulant pas faire la bobonne. Soi-disant que la prostitution c’est mieux…

 

Pigirov, lui, a suivi une blonde. Il est fonctionnaire, son destin sera burlesque et non tragique. La blonde est mariée à un cordonnier allemand. Pigirov tourne autour d’elle se fait faire des bottes extravagantes, par le dit cordonnier, s’introduit chez lui le dimanche, pendant qu’il est au cabaret....

 

Le Portrait

Un jeune peintre encore en apprentissage achète chez un brocanteur le portrait d’un homme portant des vêtements asiatiques. Ses yeux semblent vivants. Hanté par le personnage qui paraît sortir de sa toile, le peintre est troublé, et sa confusion augmente lorsque, son logeur venant réclamer le loyer qu’il ne peut pas payer, il trouve mille louis d’or entre la toile et le cadre.

 

Devenu riche, le peintre fait des portraits à la mode de nobles, et de hauts fonctionnaires, et son talent ne se développe pas. Après des années d’oisiveté, il tombe malade et meurt non sans avoir regretté son talent disparu et été longuement tourmenté par le cauchemar du tableau.

Ses biens sont vendus aux enchères : un jeune peintre veut s’approprier le tableau maudit et explique que le modèle était un vieil

usurier connu pour porter malheur. Quiconque lui empruntait même une petite somme sombrait dans la misère et on l’appelait le Diable.

Peu avant sa mort, il demande au père du jeune homme de le portraiturer. L’artiste se rend compte que les yeux sont trop vivants il prend peur et refuse de terminer le portrait…l’artiste cependant ne réussit plus à peindre que des gens au regard diabolique. Il se défait du portrait. Le nouveau possesseur sombre dans la déchéance. Le tableau passe entre diverses mains toujours causant le malheur. Le fils du peintre avait ordre de son père, de récupérer le’objet et de le  détruire. Ce qu’il fait…

 

 

Le journal d’un fou

Burlesque et tragique.

Un petit fonctionnaire amoureux de la femme du patron perd la tête. Il entend la chienne de la jeune fille s’entretenir avec une chienne amie en russe et parler des lettres qu’elle lui envoie. L’amoureux subtilise le courrier et apprend que la fille va faire un riche mariage et qu’elle le considère lui, comme un débile.

Il sombre dans la mélancolie, ne se rend au bureau que pour proclamer qu’il est devenu roi d’Espagne, se fait interner, croit voir dans les autres malades ses sujets, se sent persécuté, rêve de gagner une autre la nète… Le journal s’étend sur plusieurs mois…

 

Le Nez

Cette nouvelle est la plus célèbre.

On la tient avec raison pour la plus originale.

C’est un barbier qui trouve un nez à côté de son petit pain du matin. Sa femme prétend qu’il l’a arraché à un client dans son entrain ! Inquiet, le barbier se débarrasse de l’objet encombrant en le jetant dans le fleuve. Il a été vu…. Un haut-fonctionnaire se réveille sans nez… mais aucune plaie n’indique de blessure. Détails comiques : il cache son visage dans un foulard, va à la poste faire passer une annonce, pour faire rechercher son nez ! Il fait venir le médecin qui n’en peut mais...

 

Entre temps, le nez a été repêché et le barbier emprisonné. Le propriétaire se le recolle craignant qu’il ne retombe… on remarque l’absence de violence : le barbier a le nez de son client. Il ne l’a pas arraché. Pourtant il avait des raisons de lui en vouloir …

 

 

Le Manteau

Il manque  une partie du Manteau dans mon exemplaire fort décati! je parie que c'est Saint-Martin qui s'en est octroyé  la moitié! Il ne faut plus se gêner...!

 

  Un bon recueil qui me donne envie de lire un roman de l'auteur ...

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 11:10

A la fin du 19eme siècle, Michel Henchard, jeune botteleur de foin, personnalité ambitieuse, brouillonne, animée de sentiments excessifs, vend sa femme à un marin Newson , un soir d'ivresse, pour cinq guinées.

Il part pour Casterbridge gros bourg dans le Wessex situé à une vingtaine de kilomètres du lieu du délit. Il y devient négociant en grains et ne bois plus pendant 18 ans ayant fait un vœu.

Le voilà  maire de la ville. Mais ce que l'on nous raconte c'est l'histoire de sa déchéance...  


Sa femme Suzanne, que l'on dit simplette, a accepté la transaction commerciale dont elle est l'objet. Avait-elle pris son époux au mot ou espérait-elle gagner au change ? Elle fut heureuse mais très pauvre. Le marin ayant disparu en mer, Susan revient chez Henchard avec Elizabeth-Jane  la fille qu'elle a eue de Newson. Elle porte le même nom que l'enfant que Suzanne avait eu d'Henchard et qui  n'est plus.  

Henchard croit que c'est sa fille et l'on ne dément pas ... Belle, intelligente, cultivée, elle semble attendre son heure...


Deux ans plus tard, Newson réapparaît et  veut la reprendre...

Henchard a pris pour associé Donald Farfrae, jeune blond écossais, économe sans être avare, qui allie la froideur du calcul à la sentimentalité. Il fascine Henchard, qui laisse cet associé le supplanter, sans qu'aucun des deux ne l'ait souhaité.

Devenu pour Henchard un objet de haine, il manque périr sous sa main.


Henchard s'est aussi fait des ennemis : Une marchande témoin de la transaction qui se rend à Casterbridge, pour révéler la vérité et faire tomber Henchard , Jopp qui cherchait une place de régisseur et s'est fait évincer par Henchard se venge en divulguant des lettres qu'il a échangées avec sa maîtresse Lucetta.


Mais c'est Donald Farfrae qui, sans avoir de malice, lui prend tout. Sa place de maire, de premier négociant, sa maison, sa maîtresse Lucette qu'il épouse, sa fille adoptive... Henchard fait toujours ce qu'il faut pour tomber encore plus bas...


J'ai bien aimé ce roman qui  mêle l'analyse sociale et psychologique, en évitant la plupart des clichés. Les personnalités des deux hommes qui s'affrontent est intéressante.

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