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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 13:52

Folio-bilingue, 1993, 320 pages.

C’est le premier roman publié de Böll, en 1949, dans lequel il témoigne de son expérience car lui-même fut soldat de la Wehrmacht et déserta plusieurs fois…

Un  jeune soldat allemand, Andreas,  pendant la seconde guerre mondiale. Il est persuadé qu’il mourra dans peu de temps sans être retourné au front, pendant son voyage en train pour rejoindre le lieu des combats. C’est une obsession : il se voit encore vivant à Lemberg, mais pas à Czernowitz… que va-t-il se passer entre ces deux villes ?

Nous sommes en 1943, le train qui emmène les conscrits, est en territoire polonais, occupés par les Allemands, et la population juive y est impitoyablement déportée. A Lemberg, il y a toutefois un noyau de résistance. Andreas n’ignore rien de tout cela.

Le soldat fait connaissance deux deux autres jeunes hommes, traumatisés et désespérés comme lui ; il les surnomme «  le blond « et » le mal rasé, en attendant de savoir leurs noms. Ils parlent de mourir eux aussi, mais de leur part, c’est un souhait plus qu’une certitude délirante …. Notre narrateur, lui ne leur confie rien, ses pensées cahotent du bombardement d’Amiens où il fut blessé, à son incapacité à se représenter  l’avenir : son être est désormais inscrit dans l’espace des stations de train qui défilent, dans son livre de prière, et une carte de Galicie orientale où il cherche le lieu exact où il va trouver la mort…

Il partage cependant le vécu de ses compagnons : tous trois  se saoulent sans arrêt au schnaps et à la vodka ; chacun raconte sa déjà terrible expérience de la guerre. Puis à Lemberg, le «  mal rasé » les entraîne dans la ville, conduits par une voiture avec chauffeur….

Ce récit témoigne des horreurs de la guerre, du sacrifice d’une génération de jeunes gens, vu du côté allemand (ce qui ne change pas grand-chose, ces trois malheureux ne sont pas nazis, ils n’ont aucune idéologie, ils ne tiennent même plus à survivre).

Toutefois, dans le train, d'autres jeunes gens crient leur adhésion au führer, et se sentent chez eux, en territoire conquis!

 Le narrateur est malgré tout catholique, son meilleur ami qu’il a laissé derrière lui est aumônier, il prie beaucoup,  sans le faire savoir, en particulier pour les Juifs …

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commentaires

Sibylline 17/05/2019 17:22

Oh Merci!! :-D

Dominique Poursin 19/05/2019 11:06

son premier livre publié, je crois.

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