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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 23:35

10 / 18 , 356 pages

A  Trondheim , petite localité de Norvège, une ferme, où vit Tor, quinquagénaire qui élève des porcs ou plutôt des truies. Il les aime, et s'en occupe de façon touchante. Il aime aussi sa mère mais voilà qu’elle ne se lève plus.

Tor ne voulait pas aller chercher le médecin. Il se raconte n'importe quoi pour ne pas voir que sa mère va mal ... et elle ne dément pas. La situation de déni est bien observée!

...le reste de la famille arrive pour les derniers instants, et les funérailles : Margido le second frère entrepreneur de pompes funèbres, vieux garçon sans doute puceau et passionné par les rites funéraires ( le temps passé avec lui dans le roman , je veux dire où il est narrateur m’a semblé long ) ; puis vient Erlend le petit dernier qui vit à Copenhague avec son compagnon et travaille comme décorateur de vitrines. Un portrait sympathique, mais tout de même assez chargé : Erlend est un grand enfant, obsédé par sa collection de figurines en verre (figurez-vous que la licorne a perdu sa corne, c’est un drame..)  et c’est un peu exagéré ...

enfin Torunn, la fille que Tor eut dans sa jeunesse ; ils sont restés éloignés.   Elle travaille  dans une clinique vétérinaire. (lui c’est les porcs, elle les chiens, …)

Tout ce monde va se retrouver pour l’enterrement . Elle avait un mari  qu’on appelle « le père » : il ne parle  pas beaucoup, ne se lave plus, et paraît indifférent à tout. Il aura quelque chose à dire au repas de Noël. Et ce «  secret » dont on se doutait un peu, ne devrait pas changer grand-chose.

Un roman qui se laisse lire en dépit de longueurs déjà mentionnées. J'ai trouvé de bons passages : en fait, ces bons moments concernent Tor et Torunn sa fille, les autres personnages m'ennuient. Le secret révélé du papa me déçoit. C'est tellement convenu!

Ce vieux monsieur est plus intéressant quand il ne dit rien, et se comporte de façon asociale et  irrévérencieuse.

Il y a une suite, et même deux, mais je ne vais pas continuer à suivre ces personnages.

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 09:42

 

Deux adolescents Edmund et Erik vont passer leur vacances d’été  dans une maison délabrée « Tibériade »  à 200 km de Stockholm,  au bord d’un lac infesté de moustiques, ce fut ,  se souvient Erik , le narrateur, un été particulier ,  celui de la Catastrophe…

La mère d’Erik est hospitalisée ; le père est resté avec elle.  Edmund, l'ami d'Erik,   est content d'échapper à  sa mère à lui alcoolique ; son père gardien de prison n’a pas de vacances.

 Dans la petite bicoque près du lac, les deux adolescents sont livrés à eux-même ;  c’est presque le paradis ! puis voilà que Le frère ainé d’Erik , Henry, amène  une belle femme Eva Kaludis : les garçons la connaissent c’est une prof de leur collège (ils l’appellent  «  Kim Novak ») . Ils en sont évidemment très amoureux. Eva est imbriquée dans une histoire sentimentale compliquée : outre Henry, elle sort avec un joueur de handball jaloux et violent…

A la mi-roman la Catastrophe se produit. Un assassinat, bien sûr...

C’est pour cela qu’Erik se souvient. Car, il enquête toujours, des années après, pour  tâcher de saisir la vérité au moins pour lui.  

Les relations des deux adolescents et leur «  mental », leur façon de vivre une situation difficile, de chercher à sortir de leur condition sociale défavorisée, de profiter tout de même un peu des plaisirs de leur âge, tout cela est fort bien mis en scène ! C'est ce qui fait l'intérêt du roman.

L’intrigue policière n’est pas mal, mais on aurait pu s’en passer.

Curieusement, ce récit commence par être humoristique, même pince-sans rire, et de plus en plus à mesure qu’on progresse dans le récit, c’est le tragique qui domine ; je le regrette un peu.

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:07

Folio-policier, 846 pages.2011, pour la traduction.

C’est le 8 eme volume des aventures policières d’Harry Hole, flic d’Oslo dont les enquêtes sont toujours très mouvementées, éprouvantes et à multiples rebondissements. Ce n’est pas mon style de polar préféré, mais de temps à autre, je me laisse tenter.

J’avais lu le précédent « Le Bonhomme de neige », mais en lisant les références à ce roman, dans celui-ci, je me rends compte que j’ai oublié les détails.

Harry est à Hong-Kong plongé dans les brouillards de l’opium. Une collègue Kaja Solness vient l’y rechercher ; on a besoin de lui pour attraper un nouveau tueur qui a assassiné déjà trois ou quatre femmes (on n’est pas sûr).

L’arme du crime est originale : il s’agit de la pomme de Léopold, le sanguinaire roi de Belgique, variante de la poire d’angoisse, mais en plus sophistiqué. La boule que l’on enfonce dans la bouche de la victime, est rattachée à un cordon, que la malheureuse voudra tirer dans l’espoir de sortir l’objet qui l’étouffe ; et là… je vous laisse apprécier !

A peine Harry se penche t’il sur ces crimes, qu’une nouvelle victime est découverte Marit Olsen, députée travailliste, retrouvée dans la piscine vide d’un grand parc. Elle faisait du jogging le soir, pour ne pas être vue…

Entre elle et les précédentes victimes, Harry se rend compte que la seule chose qui les relie est un séjour dans un chalet de montagne quelques temps auparavant.

Son enquête va mener Harry au Congo, pour différentes raisons notamment la recherche de l’arme du crime chez un collectionneur belge, de la lave retrouvée sur le corps qui vient d’un volcan en éruption là-bas, et d’un métal que l’on y exploite. Mais aussi dans les montagnes norvégiennes vers le chalet où ont séjourné les victimes, ainsi que dans une corderie près d’un lac, et à l’hôpital d’Oslo, où son père vit ses derniers moments.

Harry est aidé et entravé à la fois par les flics de la Kripos notamment Mickaël Bellman, personnage récurrent, et certains de ses sous-fifres, et est accompagné de Kaja, un réconfort certain. Les suspects sont nombreux. Harry se met dans des situations impossibles et frôle la mort plusieurs fois.

Il m’a fait l’effet de n‘avoir pas beaucoup réfléchi, lors qu’il décide de tendre un piège au tueur en l’attirant vers le chalet : il fait savoir à la presse qu’un témoin clef, une femme, va venir d’Australie pour faire une reconstitution de ce qui s’est passé dans ce chalet où elle séjournait le fameux soir. Lui Kaja ( qui jouera le rôle de ce témoin ) Harry et un flic de la Kripos, se tiendront dans le chalet à attendre le tueur, tandis qu’une escouade d’autres flics armés, se tiendront autour dissimulés dans la neige.

L’idée est bonne, mais Harry et Kaja n’avaient aucune raison de venir pour de bon dans le chalet ; ils auraient pu rester aux alentours ; dès que le tueur se serait approché, il suffisait de lui tirer dans les jambes… toutefois, être pris dans une avalanche avec sa chérie et devoir frôler la mort est un agrément sans pareil !

En tout cas, l’on continue à lire ; au 3/4 du livre, un suspect sérieux est arrêté ; mais l’enquête se poursuivra…

Un bon divertissement, en dépit des nombreuses invraisemblances, le sens du suspens et du rebondissement, des fils d’intrigue complexe, l’invention de cette pomme de Léopold, l’ensemble est tout de même bien fait.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 14:03

montecore Small  

Le roman se présente comme la biographie du père de l’auteur, que l’on connaîtra sous le nom d’Abbas Khemiri.

Le héros est né en Algérie dans les années 50, et a vécu en Tunisie, rencontré Pernilla, une suédoise, émigré à Stockholm, et vécu une existence de travailleur immigré, père de famille, mal intégré, rêvant de devenir photographe comme Robert Capa ou Robert Frank, et s’y préparant avec obstination, tâche qu’il fait partager à son fils Jonas. La seconde partie sera consacrée au conflit père / fils, que Kadir pourrait éventuellement atténuer.

  

Le récit, ce sont deux voix principales : Jonas fils d’Abbas, et Kadir « le plus vieil ami de ton père ». Le prologue fortement ironique à propos de son père ce héros, est de Jonas, et l’épilogue, fort  contrarié,  de Kadir. Le récit, c’est aussi, accessoirement, quelques lettres d’Abbas traduites par Kadir, donc un troisième narrateur, qui parle à peu près comme Kadir.

Le contraste entre ces deux voix nous est agréable : Kadir s’exprime dans un suédois mâtiné d’arabe, rempli de métaphores inédites et d’inexactitudes linguistiques qui sont autant d’inventions.

«  Ne sois pas un péage sur la large autoroute que l’on appelle amour »

«  Je me suis promené le long de ma vie comme on se promène le long d’un corridor fraîchement coloré »

Jonas s’exprime à la deuxième personne du singulier et nomme son père « les papas », écrit un langage plus vif, au débit plus rapide, violent,  avec de l’ironie, (quand Kadir préfère largement l’humour…). Tout cela pour exprimer le désarroi  d’un petit  garçon qui se rend compte, en fréquentant l’école, que son père est très différent des autres : tempérament méditerranéen, expansif, bavard, bruyant, qui parle un suédois si étrange que Jonas l’appelle «  le Khémirois ,  une langue qui mélange toutes les langues, une langue où il y a de tout, des semi-voyelles et des noms propres composés… une langue faite de gros mots arabes d’interrogatifs espagnols, de déclarations d’amour françaises, de citations de photographes anglaises et de jeux de mots suédois. Une langue où le « g » et le « h » grommèlent tout bas dans le ventre… »

 

Les emails de Kadir sont très variés, exhortations  pour que Jonas s’attelle à la biographie de son père, souvenirs de l’enfance et du jeune âge de Kadir et Abbas en Tunisie,  des conseils pour l’écriture du futur roman de Jonas, et des textes que Kadir veut voir figurer tels quels dans ce récit :

«  Écris ceci : « A Jendouba, se trouvaient des immans et des figues, des femmes moustachues et du houx, des bœufs fatigués et des tempêtes désertiques régulières… »

 

Le texte voulu par Kadir apparaît donc dans le récit final, mais l’injonction n’est pas supprimée, ce qui produit sur le lecteur divers effets (comiques surtout…).

 

Les deux biographes se contredisent, s’accusant mutuellement et avec impétuosité, d’exagérer, voire de mentir, et ce que nous avons comme récit terminé, est également un échange de propos conflictuel, et un récit en construction, dont l’exactitude ( «  la vérité de la réalité » dit Kadir) est loin d’être avérée.

 

Au final, une œuvre  vraiment intéressante, beaucoup d’habileté dans la construction, un récit dynamique et dense, des propos  truculents,  une lecture qui semble facile à première vue, mais est plus complexe qu’il n’y paraît.

 

Un livre conseillé par Keisha, et que j’avais aussitôt noté….

 

Et le tigre, le tigre du titre ??? Eh bien, non, je ne me souviens d’aucun tigre. Les animaux qui jouent un rôle dans l’histoire (et pas des moindres) sont des chiens. Le tigre, je ne vois pas… j’ai dû rater quelque chose!

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 18:27
Johann Theorin Fin d’été ****+

Albin Michel, 2013

Retour à Öland ; le vieux Gerlof sort de sa maison de retraite pour l’été ; il commence à trouver le temps long.

Il y a 70 ans, début des années 30, il aidait le fossoyeur pour se faire un peu d’argent l’été. On enterrait Edvard Kloss , mort écrasé sous un mur d’une dépendance de sa maison. Mort sûrement pas accidentelle… au moment de la descente en terre un gamin de douze ans Aron Fredh apparaît pour aider à descendre le cercueil. Des coups sourds, pendant l’ensevelissement font croire qu’il est vivant. On le ressort, mais le docteur Blom est formel : bien mort… on le ré enterre et les coups reprennent…

Ce n’est qu’à la fin du roman que Gerlof entrevoit une explication rationnelle.

Entre temps il aura à aider pour sauver des vies dans une histoire de vengeance. Aron Fred ( dit le Revenant) 70 ans plus tard est de retour au pays et cherche à se venger des Kloss.

Mais il y a des « bons Kloss » le petit Jonas, confident de Gerlof, qui a vu des morts vivants ! et son papa Niklas frère cadet de Kent Kloss, descendant tout aussi méchant qu’Edvard le mort des années 30…

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé cet auteur . je regrette un peu qu'il soit retourné à l’île d’Öland, son précédent roman nous avait transporté ailleurs... toutefois, l'intrigue est très intéressante, et l'on a aussi la terrible expérience du goulag ( ce n'est pas Ivan Denissovitch mais c'est très bien tout de même).

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 10:27

2011, 396 pages.

Hannah jeune fille de 18 ans, tout au nord de la Suède. Famille pauvre, la mère ne peut plus la garder. La confie à Jonathan Forsman qui a du bien, et ne lui fera pas de mal « car il est converti ». Hannan part pour la ville, devient servante de Joanthan, puis est admise sur un navire en partance pour l’Australie pour y être cuisinière. Forsman possède la chargement, et la protège encore ; de fait, elle ne se fait pas violer, mais rencontre un jeune marin timide et agréable. Ils se marient. Hélas, l’idylle dure peu car il attrape une fièvre mortelle.

Hannah est choquée, elle ne peut plus reste sur la navire, débarque clandestinement au Mozambique, dans le premier port où ‘s’arrête le navire. Elle s’installe dans un hôtel tout près du port. C’est un bordel mais d’abord elle n’en sait rien ! elle est malade, reste longtemps alitée, et là encore, on la protège ( son statut de blanche ainsi que sa forte personnalité …) car le bordel est tenu par un portugais Vaz qui fait travailler des Noires, et qui témoigne un grand respect à cette jeune femme seule qui vient d'arriver...

Ecrit simplement, bien structuré, ce roman ausculte le racisme anti-noir au début du 20eme siècle en Afrique, les tentatives de révolte des populations odieusement soumises, leurs stratégies de défense, les superstitions des blancs et celles des noirs.

Il m’a plu. C’est même le roman de Mankell que j’ai préféré.

L'héroïne a un côté " vierge intouchable" qui n'est peut-être pas tout à fait crédible... on doit imaginer que sa personnalité, quelque chose en elle force le respect... outre le fait qu'elle est blanche.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 21:12
Olivier Truc Le Détroit du Loup **+

Métailié, Noir 2014, 410 pages.

Nord de la Norvège, exploitation pétrolière et gazière en mer de Barents. Le jeune Nils Sormi travaille comme plongeur pour le compte de l’entreprise Norgoil. C’est un métier dangereux et peu plaisant aux yeux du lecteur (il ne s’agit pas de contempler les fonds marins ni de les photographier, encore moins de chercher des fossiles ou des épaves…) mais il en est très fier et il est considéré à l’égal d’une star… pas chercher à comprendre, les mœurs sont très différents d’ici.

Dans le coin, il y a une activité rurale intense toujours en conflit avec l’industrielle. C’est celle des éleveurs de rennes. Ils ont besoin des pâturages.

Justement nous sommes en avril, et les bêtes vont commencer leur transhumance ; pour gagner le plateau à présent libéré de neige, le troupeau du jeune Erik (autrefois ami de classe de Nils) doit traverser le fameux détroit du Loup. Mais pendant cette délicate traversée, un individu perché sur un rocher, que les éleveurs tiennent pour sacré, et où ils déposent des offrandes, un individu disais-je, fait des signes qui effraient les rennes et les affolent : le troupeau tourne en rond, bien des bêtes risquent de se noyer. Erik se précipite dans le détroit avec sa barque… et c’est lui qui se noie…

Cet accident n’est que le début d’une suite de morts suspectes d’anciens plongeurs , d’hommes d’affaires liés à l’industrie pétrolière. Nina et Klemet ont de quoi enquêter.

Un peu plus ennuyeux que le Dernier Lapon… le personnage de Nina s’affirme comme principal au détriment de Klemet, réduit à jouer les utilités. Ensemble correct.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 11:32

le Chinois 

Livre de poche policier

 

 

Dix-neuf personnes âgées ont été retrouvées mortes, sauvagement assassinées dans un petit village au nord de la Suède. L’équipe policière cherche encore à identifier les victimes, que Birgitta (juge de son état, la cinquantaine), vivant à Stockholm, se rend compte que le vieux couple Andrès, du nombre des victimes, furent les parents adoptifs de sa mère, à présent décédée.

Par intérêt pour le village où sa mère a grandi, et la vie qui fut la sienne, dont elle est restée à presque tout ignorer, elle se rend sur les lieux, profitant de quelques jours de liberté dans son emploi du temps.

Là-bas, elle furète dans la maison des Andrès, et y trouve un vieux journal intime, rédigé par un ancêtre de la famille, demeurant aux Etats-Unis.Un siècle et demi plus tôt, Il y était contremaître, et dirigeait des Noirs, des Indiens, et des Chinois, pour construire une voie ferrée.

Sans le vouloir vraiment, Birgitta se met à enquêter, trouve une vraie piste, alors que la police piétine.

 

Dans une seconde partie, le narrateur est un Chinois vivant au 19 eme siècle dans d’épouvantables conditions traité comme une bête. Après d'épouvantables tribulations,  le voilà aux Etas Unis avec un de ses frère, sous la direction de James le contremaître du journal lu par Birgitta...

Ce récit débute bien comme un roman policier, avec une brillante scène de crime, et les trouvailles de Birgitta, sont pleines de promesses.

Ensuite, c’est davantage un roman historique, relaté par le menu. La vie du Chinois, en question, les mauvais traitements, le désir de vengeance, sa fréquentation de deux missionnaires qui lui sauvent la vie, l’instruisent, tout en le frustrant. Après ce très long intermède, pas inintéressant, mais où l’on délaisse l’aspect policier, l’enquête de Birgitta va reprendre, et le lecteur se réveiller d’une certaine somnolence. Mais là encore, le récit historique reprend vite ses droits : on nous détaille cent ans d’histoire de la Chine, avec pour héros, si l’on peut dire, des descendants du Chinois initial, et leurs querelles mortifères, au sein d’un régime corrompu.  La fin tarde à venir. Elle n’est pas mal,mais il faut être patient. Le mobile des crimes n’apparaît pas clairement, la solution ne nous satisfait pas. Le récit historique est très documenté mais raconté de façon ennuyeuse à mon goût.

Mankell n’aurait pas dû vouloir jongler entre Histoire et récit policier.

Ni l’un ni l’autre n’ont ici à y gagner.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:32

froid mortel

 

 

Albin Michel, 450 pages.

 

L’auteur a quitté le domaine du roman policier ; enfin plus ou moins ! Il s’agit encore d’un roman criminel. Mais pas dans une collection noire.

Quitté aussi l’île d’Öland, pour Valla une petite localité de la région de Göteborg.


Jan Hauger se présente à la Clairière, une école maternelle. Les enfants qui la fréquentent, ont des parents internés dans l’hôpital Sainte-Barbe, contiguë. Une structure assez particulière ; les enfants vivent à mi-temps, ou un peu plus, dans des familles d’accueil, et le reste du temps à La Clairière. Ils vont visiter leur parent interné une fois la semaine.

Jan veut se fait embaucher comme assistant ; il a de bonnes références mais  espère qu’on ne va pas téléphoner à l’école du Lynx où il a travaillé autrefois. Il y avait fait quelque chose de vraiment moche….

Ici, il espère retrouver Alice Rami. Rami tout court. Enfermée à Ste Barbe. Elle avait enregistré un disque. Un seul, qu’il connaît par cœur. Rami est  même la seule personne qui compte vraiment pour lui, en dehors des enfants avec qui il se sent bien. Il compte pouvoir s’introduire dans l'asile et communiquer avec elle.

Mais d’autres employés semblent aussi intéressés par Ste Barbe, les assistantes maternelles,  un chanteur de cabaret également employé là-bas comme agent de sécurité. Tous semblent avoir quelque chose à cacher. Sainte-Barge , comme on l’appelle en catimini, a pour patients quelques individus réputés dangereux…

Jan accepte de faire le facteur ; il s’introduit dans l’enceinte de l’asile et y ramasse du courrier interdit adressé à certains patients, pour le poster, et dépose les réponses. Il veut y glisser un message pour Rami…


Voilà un roman d’atmosphère, un roman psychologique aussi, où le suspense bien réel, se distille par petites touches. On s’interroge sur le passé de Jan, pas clair au début (dans quelle mesure connaît-il cette « Rami » ? Quel genre de connerie a-t-il faite autrefois ?) Sur les motivations réelles des autres employés, sur l’identité de certains patients… Chaque pas dans l’intrigue apporte des éléments neufs, non sans opacifier le reste en même temps, ce qui est assez habile. le style de l’auteur est très personnel, sur le mode mineur, petits détails, petits faits et gestes de tous les jours, révélateurs d’ambiance ou d’autre chose , humour discret mais constamment présent : les fameuse séances de motivation de chaque matin, orchestrées par une certaine Marie-Louise. «  Tout va bien, aujourd’hui ? », lorsqu’à l’évidence tout va au plus mal pour les différents protagonistes, qui ne peuvent que le masquer.

La fin de l’histoire  s’avère assez conventionnelle, par rapport à ce que j’espérais. L’ensemble est cependant intéressant. 

Johann Theorin écrit un peu comme une romancière anglaise, dans ce livre. Désormais son style plaît davantage aux femmes.


Yv s’est ennuyé à cette lecture.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:30

Ciel cruel

 

 

Actes sud, 1998. 347 pages.

1ere parution 1986.

 

 

C’est le troisième et dernier livre de l’histoire de Tora. Nous sommes en 1958. La jeune fille ne se remet pas de son accouchement d’un bébé mort, fruit du viol de son beau-père. Le lecteur la plaint tout en l’admirant. Physiquement elle est malade, fiévreuse et saignant trop. Moralement, elle est désespérée et délirante. On a remarqué dès le premier tome qu’elle était sujette aux visions,  ses récentes épreuves ont aggravé la situation. Une poésie sombre se dégage de ses divagations. Et pourtant, elle parvient à dissimuler ce qui lui arrive, à sa logeuse, ses professeurs et ses camarades de classe. Elle parvient même à travailler correctement au cours complémentaire et à obtenir de très bons résultats. 

Tora finit par se confier à sa tante Rakel, venue lui rendre visite à Breiland. Rakel l’entoure d’affection, la sort de son isolement, lui répète qu’elle n’est responsable de rien, et que son épreuve la rendra plus forte.  On  ne peut rien dévoiler par égard pour Ingrid ; Henrik restera impuni, mais Rakel réussit à l’effrayer : les conséquences seront positives non seulement pour Tora qu’il n’approche plus, mais pour Ingrid. Son époux devient sobre et se met à travailler !!

 

Hélas, Rakel n’a plus longtemps à vivre. Elle confie à Tora de singulières pensées : que les êtres humains ne font qu’un et que la conscience d’être une individualité séparée n’est qu’une illusion, de même que la perception du temps. On comprend que Rakel aie voulu s’armer contre l’épreuve ultime avec cette pensée mystique.

D’ailleurs, une atmosphère mystique, de communion avec les éléments naturels, et de communication entre les êtres sans se parler, imprègne l’intégralité du « livre de Tora ».  

 

Mais ici la jeune fille s’enfonce dans les hallucinations, et s’imagine entrer dans la peau des gens qu’elle connaît. Vivre dans la tête de Tora délirante désespère le lecteur et finit même par l’ennuyer… les autres personnages, eux, continuent d’évoluer et de nous intéresser. Dans l’ensemble ce récit est plutôt moins bon que les deux précédents, mais reste de grande qualité.

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