Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 18:44

LP, 1989, 856 pages

Titre original: Painting the Darkness

1882 ; William Trenchard un peu plus de trente ans est marié à Constance ; ils vivent dans une belle propriété à St John’s Wood. William appartient à la haute bourgeoisie et est associé à l’entreprise familiale Trenchard and Leavitt ; le métier ne  lui plaît guère. Constance est la fille d’un chanoine qui officie à la cathédrale de Salisbury.  Ils sont mariés depuis 7 ans et ont une petite fille bizarrement appelée « Patience » . Onze ans plus tôt Constance a perdu son fiancé sir James Davenall ; il a laissé un mot annonçant son suicide sans en donner la raison.

Voilà qu’arrive au logis des Trenchard un individu qui prétend être le fiancé disparu.

Cependant , Constance qui aime toujours James a très envie que ce soit lui…

Le prétendu James Davenall s’est également présenté dans sa « famille «  chez sa mère, son frère , son oncle … dans leurs demeures respectives ; Il ressemble beaucoup à James,mais  ceux qui l’ont connu s’accordent à repousser l’idée que ce serait lui…

Trenchard doit entrer en contact avec la famille aristocratique du prétendu James. Un milieu dans lequel il n’aurait pas été reçu sans cette étrange affaire, et s’y trouve gêné.

Le médecin de famille est convoqué , fait des révélations troublantes...

Le conflit ne fait que s’envenimer, tandis que Constance se rapproche de plus en plus de son prétendu ex fiancé  !

l’affaire prend une drôle de tournure, James veut un procès espérant se faire reconnaître pour l’héritier Davenall… et écarter l’époux légitime de Constance .

William entreprend une enquête serrée pour démasquer l’imposteur. Il découvre quelques indices intéressants, mais a affaire à forte partie…

Un gros pavé ! Parfait pour l'été  il se lit très bien, en dépit de certains personnages  agaçants  comme le nommé Plon-Plon le descendant de Napoléon, présenté comme un fainéant bavard et hédoniste, et qui, c'est un comble! ne sert pas l’intrigue… les descriptions sont  scolaires mais soignées, les personnages plus ou moins stéréotypés : les femmes ne font rien d’intéressant ( en même temps on est dans l’époque victorienne…).

Partager cet article
Repost0
20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 13:31

 ( de polichinelle les secrets !)

(The Confession, roman britannique.)

L’histoire se déroule sur deux périodes ( trois ans au début des années 80, et environ 1 an de 2017 à 2018. En 1980, Élise jeune fille de vingt ans, serveuse dans un bar à Pimlico et modèle au Royal College of Art, rencontre une femme Constance Holden , au cours d’un promenade à Hamstead Heath.  C’est le coup de foudre, pour chacune des deux. Elles entament une liaison.

Constance est romancière ( elle écrit des romans psychologiques ) et Élise en a lu au moins un » Cœur de cire » qu’elle a aimé. Le temps passe et Constance va partir à Los Angeles pour participer à l’adaptation cinématographique de son roman ; elle emmène avec elle Élise qui ne travaille plus et vit d’amour mais pas d’eau fraîche ( préférence pour les boissons fortes !).

Là-bas en Californie, la vie luxueuse et artificielle des stars de cinéma déroute Élise et plaît à Constance qui s’entiche de la comédienne Barbara Lowden ( Est-ce Barbara Loden qui a servi de modèle ? On ne saura pas…)

En 2017, Rosie , la fille d’Élise , est avec son papa au bord de la mer, en France. Elle n’en finit pas de s’interroger saur sa mère qu’elle n’a pas connue. Son père lui a dit qu’Élise avait disparu peu après sa naissance à New-York. Il l’ a élevée seul après être retourné en Angleterre.  Deux romans de Constance sont découverts par Rosie dont le fameux Cœur de cire.  De son père elle apprend que sa mère était proche de Constance ; voulant en savoir plus elle se fait embaucher comme secrétaire de la romancière, se présentant sous un faux nom.

Ce n’est pas, et de loin, le meilleur roman de cette auteure dont j’avais apprécié le Miniaturiste et les Filles au lion. Dès le départ j’ai eu du mal à croire à cette idylle entre les deux femmes. La faute en est à l’écriture vraiment plate, qui multiplie les états d’âme et les explications sans originalité des comportements. L’intrigue est classique et correcte, mais l’inspiration n’y est pas. Je n’ai pas réussi à m‘intéresser aux personnages.L’auteure ne les fait pas exister suffisamment. Même Hamstead Heath elle peine à la faire exister, faute de description un peu originale…

la finale est assez bien menée mais retombe à plat. Un feu d'artifice à la pyrotechnie faiblarde, et sans bouquet final.  C’est de la littérature de divertissement, et justement on en attend des surprises des coups de théâtre qui sont ici manqués.   

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 11:02

Charleston, 2020, 350 pages

Une réécriture d’une partie de la guerre de Troie du point de vue de Briséis, à partir du moment où  la captive d’Achille  dût partager la couche de celui-ci et la vie des prisonnière des Grecs. Le quotidien des femmes captives (les «  Troyennes »  en somme, mais celles d’Euripide sont ici personnages secondaires. ) Briséis parle à la première personne, et en alternance, une voix omnisciente conte le vécu d’Achille.

la vie quotidienne de Briséis est faite d'ennui et d'effroi; tout le jour tisser des vêtements et de la literie , servir à table, attendre qu'on vienne la chercher (ou non) pour le service sexuel et craindre à tout moment que son sort ne bascule dans une situation pire! Les hommes ont le droit de vie et de mort sur les captives ( mais sur les épouses et les soeurs également...) La jeune femme a le sentiment de ne rien contrôler, cependant au fil des jours, elle impose sa personnalité de façon imperceptible mais réelle...

Le langage adopté est moderne ce qui pourrait choquer les spécialistes des textes antiques ; les autres apprécieront de se sentir plus familiers avec l’Iliade, le récit est très bien documenté, L’histoire est rendue vraisemblable, et les personnages plausibles.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 17:57

 

 

De 2010 à 2018 : les personnages de «  Bienvenue au club » que l’on retrouve pour la troisième fois ; cette fois-ci ils ont 50 ans et des poussières. 

Benjamin vit dans un moulin sur la Severn ( rapport avec le Moulin sur la Floss ? ) et aime écouter le murmure de l’eau. Il vit seul et vient de terminer l’énorme livre qu’il voudrait publier … Des milliers de pages pour le roman proprement dit, un autre millier pour « le contexte socio-historique » et un troisième mille pour l’accompagnement musical de tout cela ! il faudra son ami Philip  devenu directeur d’un centre d’attraction et éditeur par la même occasion,  et toute sa bienveillance et d’autres volontaires amis (un ancien prof, un ancien condisciple retrouvé par hasard, Charlie, ) pour en tirer deux cent petites pages valables…Benjamin  pense toujours à son « seul amour » la fameuse Ciceley ( j’ai du mal à m’en rappeler personnellement !!) et donc il se vautre pleinement dans la nostalgie.

Pendant ce temps, Loïs sa sœur, elle aussi pense à son premier amour ( décédé dans un attentat dans le premier tome, ça je m’en souviens c’était un moment fort de ce roman)  et délaisse son époux avec qui elle ne vit pas.

 Sophie, sa fille, est un personnage important de cet opus. Nous allons suivre sa vie sentimentale : professeur d’histoire de l’art, elle en a marre des universitaires et s’éprend sérieusement d’un moniteur d’auto-école. les méandres de sa vie conjugale et professionnelle  la mène notamment à faire  une croisière très « bobo » en Scandinavie et pays Baltes , avec de sinistres personnages: je vous recommande cette croisière, c’est le passage que j’ai préféré dans ce roman ! Coe y est féroce et humoristique comme à son meilleur !

Enfin Doug, toujours journaliste politique, on nous le montre prenant des tuyaux d’un certain Nigel qu’il rencontre toutes les semaines dans un pub.

Les années passent, les parents âgés meurent, les héros n’évoluent guère : depuis l’adolescence ils vivent dans un microcosme (les anciens et anciennes  de King’s College) et y restent, le club reste le club, sauf que Benjamin est ami avec Charlie qui ne fréquentait pas King’s College, ni aucune public school , ce personnage permet une ouverture sur un autre monde.  

Arrive le Brexit qui surprend et horrifie les héros ; pourtant on a vu l’Anglais moyen se replier sur lui-même et haïr les « étrangers » même les plus intégrés. Les personnages du Rotter’s Club aussi restent dans leur « bulle «  même en quittant leur pays natal devenu invivable !

Dans l’ensemble j’avoue m’être un peu ennuyée : les personnages du Rotter’s Club tournent en rond. J’ai préféré l’univers de Sophie qui représente la descendance du fameux club, et la famille de Charlie qui sort de l’ordinaire.

Partager cet article
Repost0
28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 12:50

 

un pavé pour l'été !

 

Grasset, 695 pages.

Ça commence par un mariage, qui n’aurait pas dû avoir lieu d’après Cormoran qui est de la noce et s’y ennuie ; et nous sommes du même avis. Robin épouse ce malotru de Matthew ! Et peu après nous avons droit au voyage de noces. Toutes ces réjouissances sont désastreuses ! Pas de doute : Robin est masochiste au dernier degré…

Enfin, Cormoran a regagné son deux-pièces et reçoit Billy, un jeune homme effrayé et souffrant de tics nerveux : il est persuadé d’avoir assisté à un meurtre : « ils » ont étranglé et enseveli une petite fille ! » Cela fait vingt ans qu’il revit cela… aidez moi !

Billy est le frère de Jimmy, militant d’extrême gauche, que Cormoran aborde dans un de ses meetings : Billy déraille, il va devoir le faire interner. Non, il n’y a jamais eu de meurtre, il a des hallucinations !

Mais Cormoran a pour client le ministre de la culture Chiswell,  que deux personnes font chanter… Chiswell, un homme qui adore les citations latines. Un homme malheureux aussi : son fils aîné a perdu la vie à la guerre, l’autre est un voyou, sa énième femme lui fait la vie dure… et les maîtres chanteur s ne sont autres que Jimmy (autrefois employé avec sa famille au domaine du ministre) et  Geraint Wils , l’époux de la ministre des sports .  On va enquêter sur les maîtres chanteurs ! Mais, dit Robin, enfin de retour, qu’a-t-il fait de mal Chiswell  pour qu’on le fasse chanter ? Il ne veut pas le dire ! Mais il prétend qu’autrefois c’était permis et maintenant non, car une loi est passée… ça ne peut être si grave décide Cormoran…

Robin est infiltrée à la Chambre des Communes ; elle feindra d’être stagiaire au bureau de Chiswell et glanera ainsi des informations.

C’est une enquête longue et complexe ! L’auteur multiplie les personnages et les informations, pour nous perdre ; Ce que Billy a vu enfant, est-il  en rapport avec tout cela ?

Il y aura un meurtre pendant l’enquête, mais pas tout de suite, soyons patients.  Je n’ai pas compris avant la fin, la solution pourtant évidente était noyée sous une masse d’informations, de propos contradictoires, de séjours dans des endroits divers ( Palais de Westminster, meetings gauchistes, somptueux domaines, et petits appartements miteux, écuries, pubs chics et pubs mal famés, cérémonies diverses, avec de nombreuses incursions dans les toilettes …)

 

et  d’intermèdes concernant la vie privée de Robin, voire celle de Cormoran…

C’est très long ! Mais si c’était plus resserré, on trouverait trop vite ! Je déplore seulement que la vie privée des détectives ne soit guère passionnante. Vont-ils se décider à larguer définitivement leurs encombrants conjoints ?

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 23:51

L’Olivier,  2019, 280 pages ( titre original Warlight )

Rachel et Nathaniel, deux adolescents à Londres, juste après la guerre. Leurs parents disent partir pour Singapour et les laissent sous la surveillance de deux hommes que le narrateur ( Nathaniel) a surnommé « le Papillon de nuit «  et «  le Dard de Pimlico « !

Leurs parents sont partis « faire des affaires «  ( du commerce ? Du renseignement ? ) et les protecteurs, que font-ils dans leurs vies personnelles ?

Un jour, ils s’aperçoivent, les jeunes, que la malle que leur mère avait préparée avec soin , et dont elle avait commenté  certains objets devant les enfants, non sans leur raconter un souvenir de son enfance dans le Suffolk à propos d’un garçon couvreur « tombé du toit de leur maison », donc cette malle est restée à la maison remplie.

Leur mère n’est pas partie !  Où est-elle ? Les enfants se sentent trahis. Ils demandent des explications à leurs « protecteurs » Qui ne leur en donnent pas…Qui ne révèlent rien sur eux-mêmes, et restent « des personnages mystérieux «  par ailleurs plutôt bienveillants ; d’autres personnes deviennent des habitués de cet appartement londonien. Bientôt Rachel se prend de sympathie pour le Papillon de nuit , devenu en fait son éducateur , tandis que Nathaniel prend l’habitude de suivre le « Dard «  dans ses équipées clandestines sur la Tamise, faisant le trafic de lévriers qu’il introduit en Angleterre et conduit à des courses. Tout en sachant que ce n’est pas légal, et qu’il faut se dissimuler, Le narrateur prend plaisir à ces équipées ; il apprend nombre de choses et goûte l’atmosphère insolite et pleine de charme  : en même temps, il occupe un certain nombre de petits boulots et fait la connaissance d’Agnes une jeune fille originale et très délurée avec qui il passe des nuits dans des appartements où ils s’introduisent par effraction . Bientôt Agnes fera connaissance des lévriers et participera aussi aux expéditions sur la Tamise…

Dans une seconde partie, nous sommes transportés dans la campagne du Suffolk, Nathaniel, devenu adulte travaille au Foreign Office et recherche des dossiers pouvant le renseigner sur les occupations de sa mère ; il reste fasciné et traumatisé par son adolescence insolite et hasardeuse, et la vie à la campagne lui convient… à vrai dire cette seconde partie m’a plutôt déçue. L’action s’y traîne  en longueur, l’excitation induite dans la première partie retombe lentement.

Un roman crépusculaire (même si pas mal de scène très réussies ont lieu de jour, ou à l’aube…) qui devient diurne dans la seconde partie, sans éclairer davantage…

Partager cet article
Repost0
16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 10:39

Phébus, 403 pages.

"Après avoir accompli ses études, Grace Melbury est de retour dans son village natal Little Hintock. Elle est destinée à Giles Winterbone, en raison d'une promesse conclue entre son père et celui de Giles. Mais le séjour de Grace loin de la vie campagnarde l'a transformée, et son mariage avec Giles n'est plus aussi évident qu'autrefois... Quand de surcroît elle rencontre le nouveau médecin de la région, Edred Fitzpiers, ses certitudes et celles de son père vacillent.

Grace est une jeune fille indécise, perdue entre ses sentiments profonds et les rêves de son père, tellement fier de sa fille unique et de son éducation, aveuglé par son amour pour elle. Il fait peser un poids sur les épaules de sa fille, souhaitant le meilleur pour elle, sans évidemment savoir quel pourra être ce meilleur. Il pense que les études fournissent un bagage solide pour une jeune fille de l'époque, lui permettant de s'extraire de sa condition sociale de paysanne. Mais sait-on vraiment ce qui forge l'identité d'un être ? Les études peuvent-elles transformer profondément Grace ? Les valeurs des personnes cultivées valent-elles celles des gens simples et travailleurs de la camp"

( in le blog Lecturissime )que je vous invite à consulter.

 

Agréable au début, les Forestiers se révèlent vite un pensum plutôt ennuyeux. Les personnages finissent par lasser. Hardy met dans la bouche du médecin quelques citations philosophiques, puis dès qu’il s’éprend de Grace, puis de Felice, ce vernis disparaît, et on le trouve assez commun, semblable à tous les amoureux indécis et volages. De même Grace a de l’éducation et des manières, on lui a fait lire quelques pièces de Shakespeare, mais cela ne suffit pas à lui donner de la personnalité. Le personnage de Giles va se révéler christique. Cela ne me plait guère… Le vrai personnage c’est la forêt, la nature ( pour sa beauté et ses productions ).

On remarque les superstitions des gens de la campagne : un homme se croit menacé par l’arbre qui jouxte sa fenêtre ; on abat l’arbre, cause de l’obsession et  l’homme meurt au lieu d’abandonner ses craintes ! Son symptôme le maintenait en vie…

Une vieille dame a légué son crâne au docteur Fitzpiers (il le trouve spécialement grand et voudrait l’étudier après sa mort) contre une certaine somme ; mais elle en tombe malade. Tout cela est bien observé, mais ce roman vieillit plutôt mal. Le problème, c’est d’avoir trop mis l’accent sur les sentiments amoureux, de façon mélodramatique…

Partager cet article
Repost0
14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 10:28

LP 2017, 415 pages  (1ere édition française Stock)

Titre original : Swimming Lessons

Une petite île au large de la côte du Dorset, environs de l’île de Wight

récits en alternance : 1)Ingrid, épouse de Gil Coleman, romancier à succès d’un roman salace «  Lhomme de plaisir » imaginé par elle et rédigé par lui.

Dans des lettres disséminées  à l’intérieur de quelques uns de leurs nombreux livres , elle lui écrit en 1992 pour lui relater l’histoire de leur mariage de son point de vue à  elle. Une histoire qui débute en 1976 et va s’achever avec la disparition d’Ingrid annoncée dans l’ultime lettre.

2 ) Flora fille cadette d’Ingrid en 2003 ; elle a un peu plus de vingt ans , et se réveille brusquement du lit où elle dormait avec son copain Richard ; sa sœur Nan vient de l’appeler pour lui dire que son père avait fait une chute dans les rochers et qu’il est hospitalisé.  Les quelques semaines qui suivront verront la dispersion de cette famille, et la mort du père, entouré de son ex-maîtresse, de ses filles, de son ami Jonathan, de Richard, et de Gabriel, son fils non reconnu.

Flora, étudiante en art s’installe dans ce qui reste de la propriété, l’épilogue nous suggère que Ingrid refait son apparition.

On comprend que les lettres d’Ingrid , qui a disparu onze ans plus tôt, annoncent une mise en scène : elle laisse entendre  son prochain suicide ( son plaisir est de nager et d’aller plus loin qu’il ne faudrait) dit au revoir dans son ultime lettre et s’arrange pour qu’on la voit partir comme si elle allait nager, seule .

Gil ne s’y laisse prendre qu’à moitié, après avoir lu l’ultime lettre , il croit voir sa femme par la fenêtre et fait une chute en lui courant après…

On est surpris qu’en 1976, un professeur d’université londonienne et son étudiante se voient virés pour avoir eu une liaison et s’être mariés. On n’est pas aux USA tout de même…

Le récit se lit bien mais il est hyper-romanesque, très convenu…

Partager cet article
Repost0
29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 13:06

Belfond, 250 pages, (titre original : I am, I am, I am,  Seventeen Brushes with Death)

J’avais déjà feuilleté L’Etrange disparition d’Esmé Lennox et avais conclu que c’était trop exubérant et pas très crédible…

Pourtant me voilà de nouveau avec un livre de l’auteur, autobiographique cette fois, et je l’ai lu en entier.

En 17 chapitres l’auteur nous relate donc des moments où elle a échappé de peu à la mort : 16 chapitres en fait, l’ultime étant le récit du combat permanent pour sauver sa propre fille victime d’une faiblesse du système immunitaire depuis la naissance, se manifestant par des allergies sévères en particulier.

Mais bien sûr la narratrice a elle-même beaucoup souffert : principalement à l’âge de huit ans, d’une encéphalite qui l’a sévèrement handicapée pendant plusieurs années ; elle se présente comme un cas très particulier : elle aurait dû mourir, elle a survécu, elle aurait dû rester handicapée moteur grave, elle vit presque normalement avec des séquelles ennuyeuses mais gérables. Autrement dit c’est ce type de femme qui met en défaut les meilleurs spécialistes … une hystérique à grand spectacle, avec de grosses pathologies, une hystérie un peu à l’ancienne ?

Les points forts impressionnants de son récit, outre cette encéphalite, c’est son terrible accouchement : elle avait dit à un toubib très bien coté, que les séquelles de son mal ne lui permettaient pas d’accoucher normalement et qu’il lui fallait une césarienne. Qu’il ne voulut pas programmer : d’où une césarienne tardive « chaotique » et sanglante, où le bébé et elles manquèrent y rester.

Les autres chapitres témoignent d’un tempérament de rébellion chez l’auteur, du goût de se mettre en danger, d’autant plus tentant que ses « déficiences neurologiques «  entrent en jeu. Accident manqué en se jetant devant les voitures, agressions de la part d’hommes voleurs, voire criminels, même en présence de son compagnon  qui ne peut rien faire… chaque chapitre est précédé d’un schéma précis d’un ou de plusieurs organes du corps humain, celui qui va être en danger, ou attaqué par la maladie ; des maladies qui sont très bien expliquées avec de nombreux détails. Une écriture oralisée, précise, le sens de la mise en scène,  des comparaison inédites, parfois poétiques ( le délire de la fillette atteinte d’encéphalite… Le verbe est exubérant, comme je l’avais déjà remarqué. Il y a de temps à autre des trouvailles (le récit du voyage scolaire à Rome…).

Plusieurs accidents se produisent dans l’eau, dans la mer : la narratrice a plusieurs fois manqué se noyer ( une fois avec son fils ! ) elle ne cache pas qu’elle est attirée par les profondeurs ce goudron noir et fascinant

Vu tout ce qu’elle a vécu, on a envie de féliciter l’auteur d’être toujours en vie (ainsi que sa fille) et, inévitablement elle est une héroïne dans le sens de « phénomène rare», ainsi que « incroyablement courageuse «. 

Tout cela est un peu agaçant.

Les  pages sur la fausse couche sont assez intéressantes, il y a des questions pertinentes «  est-on  encore enceinte lorsque le fœtus est mort ? « comment traiter ce type de situation…

 

Partager cet article
Repost0
10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 12:51

LP, 2004, 412 pages.

Titre original : Case Histories

 

D’abord, nous avons les exposés de trois cas de disparition et/ ou assassinats à des époques et dans des familles très différentes  qui ne se connaissaient pas.

Les Land : une nuit de canicule, Olivia trois ans , benjamine d’une famille de 4 fillettes, disparaît pendant une nuit qu’elle passait sous une tente dans le jardin familial avec sa sœur Amelia.

Elle a disparu avec son doudou  la fameuse « souris bleue » ; nous sommes en 1970, et ces quelques pages nous brossent un tableau rapide d’une famille perturbée, avec des parents «  toxiques «  comme on dit à présent. Le père, toujours enfermé dans son bureau, à faire des maths (mais pas seulement devine-t-on…) , la mère , ex-infirmière, enceinte de son cinquième enfant, elle aussi retirée dans un monde à part, s’occupe des gosses… pour leur donner une aspirine tous les matins !! La fille aînée, Sylvia , entend des voix, celle de dieu précisément , et l’a dit à sa mère que ça n’a pas troublé, et qui a répondu «  c’est gentil »…

En 1994, un avocat Théo, a perdu sa fille de 18 ans , Laura. Un individu s’est présenté au bureau du père , l’a demandé et a abattu la jeune fille, qui y travaillait… on ne l’a aps retrouvé…

En 1979, c’est à la campagne dans une ferme, que Michelle a fendu le crâne de son époux ; elle était en colère, d’avoir dû lâcher ses études pour devenir épouse et mère…

En 2004, Jackson, détective, fait une filature ( une femme soupçonnée d’infidélité). Il s’ennuie, mais bientôt, il va avoir un vrai travail. Les deux sœurs  les moins perturbées de la petite Olivia , vident la maison après le décès de leur père. Elles retrouvent « la souris bleue » dans son secrétaire fermé à clef. Elles veulent aussi retrouver la petite fille… où ce qui en reste… Jackson va devoir chercher ce qui lui est arrivé…

Mais Théo vient aussi consulter le détective, pour qu’il enquête sur l’assassinat de sa fille. Inconsolable, Théo a pris beaucoup de poids, mauvaise santé, grosse déprime… Cependant, il  s’intéresse à une SDF «  aux cheveux jaune canari «  qui a plus ou moins l’âge que sa  fille aurait…

Enfin, voilà une certaine Caroline, qui a refait sa vie,  mais est prête à sauter encore le pas, avec  le pasteur de la paroisse, qui est vraiment irrésistible…

Les enquêtes se croisent et se complexifient, car Jackson est lui aussi poursuivi par un drôle de type… et doit s’occuper de sa fille, Marlee, huit ans.

On parle de ce roman comme d’un récit humoristique, mais j’ai trouvé personnellement que c’était l le côté sombre qui prévalait largement.  La mort est omniprésente, même Jackson  souffre de plusieurs deuils ( mère sœur frère tous disparus lorsqu’il était jeune… il passe aussi beaucoup de temps au cimetière…) ; il est vrai que fort heureusement, les survivants ont droit, après maintes souffrances à  des happys-ends relatifs mais réels et qui surviennent un peu comme des cheveux sur la soupe.

Il y a beaucoup de personnages ; l’auteure les multiplie comme les pains ! on finit par les confondre : qui est Emma ? se demande-t-on avant de revenir en arrière pour retrouver le petit passage où elle nous est rapidement présentée comme une amie de lycée de l’infortunée Laura. Les chats et chiens qui sont assez nombreux on les confond aussi ; Poppy , c’est un chien ou un chat ? Et qui donc est son maître ? Ou sa maîtresse ?  Les personnages principaux ont une psychologie assez banale , ils ne surprennent pas.  Le nombre de mauvaises rencontres qu’ils font, évidemment, c’est la fiction qui veut ça mais de mon point de vue, ce n’est pas amené de façon très futée. 

Les moments amusants sont en fait rares : le duo des deux femmes ( Julia et Amelia) amené comme un des morceaux de choix du roman, m’a plu pendant vingt ou trente pages, ensuite ça se répète.   La pauvre pécheresse schizophrène, abusée et maltraitée pendant l’enfance, qui  se réfugie dans un couvent, c’est très convenu… Le destin de cette pauvre Laura est d’une banalité absolue.  Michelle était plus intéressante, mais il lui aurait fallu un roman pour elle toute seule !

Marlee la fillette de Jackson est pratiquement la seule qui m’ait fait rire, et qui a fait des réflexions surprenantes.

Entrecroiser plusieurs intrigues n’est pas facile : l’auteure les a bien structurées, mais le suspens n’est pas au rendez-vous, car on sait bien avant Jackson de quoi il retourne ou à peu près.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Nuagesetvent
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • Contact

Rechercher