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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 17:06
Les Enfants de Dynmouth William Trevor ****

Phébus (littérature étrangère) 2014, 237 pages

Edition originale même titre 1976

Petit village dans le Dorset : 4000 âmes dont la moitié d’enfants. L’un d’entre eux, déjà adolescent de 15 ans, déscolarisé, passe le temps à errer dans les rues du village et alentour en espionnant ce qu’il peut d’une population, qui, visiblement, ne ferme pas ses fenêtres et se querelle au grand jour.

Timothy Gedge est livré à lui-même depuis longtemps. Il n’a pas de père. Sa mère et sa sœur aînée travaillent toute la journée et forment couple, n’ont jamais rien à lui dire lorsqu’elles rentrent le soir, ne lui achètent même pas suffisamment à manger. Il n’a que la télé pour compagne.

Bientôt c’est la kermesse de Pâques : les forains de la compagnie Ring’s Amusement vont s’installer sur la grand place. Il y aura entre autre un concours « les Talents de demain » ; chaque concurrent y présente un court spectacle : saynète, interprétation de chant ou chanson, prestidigitation…

Timothy a l’intention de présenter un sketch macabre dont l’humour noir n’apparaît qu’à lui ; assassin de trois femmes, il jaillira trois fois d’une baignoire en robe de mariée, puis procédera à un assassinat simulé des victimes en costume d’homme. L’argument lui est inspiré par un groupe de cire du musée Mme Tussaud’s .

Pour se procurer la baignoire, il va tenter de faire chanter Mr Plant le cabaretier, qui en possède une vieille dans sa cour : Plant sort avec sa mère, il les a surpris tous les deux… pour le costume, le rideau de scène, et la robe de mariée,il va aussi faire chanter diverses personnes, dont deux enfants de douze ans encore perturbés par un deuil récent... tout en exerçant son penchant pour la mythomanie,

D’emblée, nul ne rejette Timothy, qu’on sait être un pauvre garçon dont sa famille ne s’occupe pas.

Pourtant il se fait d’abord fraîchement éconduire par ses victimes ! Mais ce blond à l’air avenant, éternel sourire aux lèvres revient à l’attaque aussi longtemps qu’il le faut !

Il va même tenter se soutirer des confidences au pasteur, homme déçu par son métier, le peu d’enthousiasme qu’il suscite dans la paroisse et l’ennui des fêtes de charité.

D’’autres personnages gravitent autour, dont la femme du pasteur déprimée par une fausse couche, miss Lavant, une dame qui ne s’est pas mariée, le Dr Greenblade qu’elle couve des yeux… nous sommes dans une petite ville, les gens vivent un peu comme au 19 eme siècle, et certains d’entre eux sont naïfs.

De plus, Timothy n’invente pas totalement ce qu’il dit : il exagère des situations embarrassantes, y rajoutant des détails vraiment moches…

Roman à l’action très lente comme d’habitude, étude de mœurs bien amenée, personnages crédibles, ce n'est pas son meilleur livre, mais on retrouve les qualités de Trevor.

d'autres romans de Trevor :

En lisant Tourgueniev ( celui qui j'ai préféré)

Ma maison en Ombrie plutôt bien, à lire après le précédent .

Mourir l'été

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