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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:20

Les Déferlantes de Claudie Gallay page 100.

Un récit d'atmosphère à la Hague (Cotentin) avec de la romance.

Très ennuyeux!

j'ai l'impression d'avoir lu semblable histoire un millier de fois... la mer est toujours aussi mauvaise, le gardien de phare toujours accusé à tort, les naufrages ont produit leurs cargaisons de fantômes, une vieille dame attend le retour de ceux qu'elle a perdu, un revenant vient pour réclamer des comptes au gardien injustement accusé, un sculpteur et une ornithologue en deuil eux aussi, tentent de survivre avec peine et courage.

Incroyablement conformiste, aussi bien dans le traitement de la langue !

j'attendais avec impatience cette plongée dans la Normandie sauvage... mais non, ça ne fonctionne pas.

 

Sous le règne de Bone de Russel Banks page 70 

celui-là , j'ai honte de l'avoir lâché...

j'ai lu avec intérêt deux romans de Banks et avec grand plaisir un excellent recueil de nouvelles et voilà que je ne peux plus le lire, il m'ennuie à mourir!

Bone est un récit picaresque : il rappelle Lazarillo de Tormes, Olivier Twist, et même le Rémi de Sans famille, évidemment ce n'est pas larmoyant comme certains de ces récits mais je n'accroche pas...

Le jeune garçon à la rue qui se débrouille, qui rencontre de drôles de gens, un musicien ambulant ça m’a plu et ce n’est plus pour moi : j’ai aussi abandonné les Aventures d’Augie March de Bellow … pourtant je suis sûre que ce sont de bons livres…

 

Le Domaine des murmures ( Carole Martinez) abandon très rapide !

L’écriture est léchée, d’un lyrisme exacerbé, l’auteur donne l’impression d’être dans son trip et d’avoir oublié le lecteur. Ce sont des exercices de style qui ont certainement demandé beaucoup de travail à l’auteur, mais qui paraissent totalement artificiels, artificiels au premier degré : tout artifice réussi suppose une distance, une ironie, ou de l’humour montrant qu’on a cherché à être au-delà d’une bonne copie…sinon l’artifice sonne faux, c’est le cas ici.

 

L’Annonce ( Marie-Hélène Lafon)

j’ai bien aimé Marie-Héléne Lafon lorsqu’elle oppose sa vie citadine et sa vie chez ses ancêtres agriculteurs : en revanche je ne réussis pas à lire les romans où elle ne parle que des problèmes de personnages ruraux, là, l’écriture ne me parle pas suffisamment.

 

Herman Koch cher Monsieur M. 

été jusqu'à la fin, en passant beaucoup de pages.

Belfond 2016, 470 pages.

D’abord, nous lisons une lettre (non envoyée) d’un narrateur à un certain Monsieur M., écrivain presque octogénaire. le genre d’écrivain qui sait trousser une intrigue, mais ne se pique pas de littérature, suppose-t-on.

Le narrateur de la lettre est le voisin du dessous de M. On croit comprendre qu’il ne l’est pas par hasard. Il le surveille. Il le hait et veut se venger.

Il ressasse son passé de lycéen sa liaison avec une autre élève Laura, prenant ainsi la suite du professeur d’histoire Grein ( jeux de mots lourdement appuyés sur graine) . Ce premier chapitre porte comme titre « Morts en série chez les professeurs ». En effet, l’auteur de la lettre raconte les décès simultanés de plusieurs enseignants de cette classe, dans un temps très bref. On a l’impression que l’auteur de la lettre est pour quelque chose dans ces décès. En tout cas, il prend plaisir à le suggérer…les enseignants sont caricaturés ; ça se veut drôle, et ne l’est pas…

L’auteur de la lettre en arrive à son sujet principal après beaucoup de circonlocutions cyniques et haineuses envers M., et tout le reste du monde d’ailleurs. Il est aigri.

M. a écrit un roman « Règlement de compte ». Dans ce récit, Laura et son copain ont tué le professeur, ex-amant de Laura, qui s’était rendu dans la maison de vacances où elle passait noël avec son nouvel amant.

dans la réalité, on ne sait pas ce qui s’est passé…le pauvre Grein a disparu.

Le deuxième chapitre « Pourquoi écrivez-vous » est narré par M. l’écrivain lui-même. Nous apprenons à le connaître. Il écrit surtout des romans historiques influencé par l’extrême droite, (son père était collaborateur et il l'apprécie) M. est vraiment antipathique.

Il parle de son travail, des ventes qui ont baissé, des séances de dédicaces, d’une certain Marie-Claude qui l’enregistre pour une interview. Il ne se gêne pas pour dire des choses très choquantes. Il déteste tout le monde ( un peu comme le premier narrateur…).Il est très bavard et nous ennuie aussi. Bref, c’est dommage, mais on n’a pas envie d’en savoir plus !

Pourtant, j’ai continué : Le troisième chapitre ( la Vie avant la mort) met en scène Laura à l’époque du lycée et sa rencontre avec Herman ( l’auteur de la lettre). Nous faisons connaissance avec le groupe des amis de Laura ; nous partageons sa liaison avec le professeur Grein, puis Herman. Nous apprenons qu’il se livrait à des blagues extrêmement douteuses…. Ce chapitre est plutôt bon. Les adolescents sont bien mis en scène, chacun avec ses préoccupations. Le professeur est ridicule, Herman est odieux et infantile, Laura n’est pas trop  sympathique non plus. Il faut les supporter, tout de même…

Hélas le roman ne s’arrête pas là ! le dernier et très long chapitre revient sur les élucubrations et déboires du romancier détestable ! Interviews, séances de dédicaces à nouveau… je n’en peux plus ! je vais directement aux ultimes pages (on veut savoir ce qui est réellement arrivé au professeur...)

Dommage j’avais aimé Le Dîner et la Piscine. Mais lorsqu’un auteur se met à tirer à la ligne, ça passe ou ça casse ! Cette histoire aurait été intéressante avec deux fois moins de pages…

 

 

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Published by Dominique Poursin - dans Abandon de lectures
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 14:25

Trois livres que j'ai eu honte d'abandonner car ils sont de grande qualité...

Nathalie Azoulai Titus n’aimait pas Bérénice

POL, 2015 .

Abandon au milieu du livre.

A partir d’un chagrin d’amour, une femme se plonge dans les œuvres de Racine pour s’occuper.

Bientôt la vie et la formation culturelle du dramaturge lui fournit le dérivatif voulu. Elle va nous raconter Racine à la 3me personne, son éducation à Port Royal, son érudition précoce et exceptionnelle, son apprentissage ( cinq langues dont l’italien et l’espagnol en plus du latin et du grec !) ses livres défendus, son maître qui lui interdit les livres d’amour ( et se nomme… Lancelot !) le médecin Hamon, d’autres amis plus mondains qui l’introduisent à la cour, sa rencontre avec les auteurs de son temps, leurs échanges ( entre Baroque et Classicisme) comment il a lu imité et suivi les dramaturges ses aînés ( Molière, Corneille) , et comment il l’est devenu lui-même : tout un programme bien développé, et qui devrait être passionnant pour une littéraire, qui aime Racine et relit une pièce de temps à autre…

pourquoi donc m’ennuyai -je à ce point et décidai -je d’arrêter ?

Nicolas Mathieu Aux animaux la guerre

Babel Noir

Abandon au terme d'une centaine de pages.

Un roman qui ressemble à Didier Daeninkcx : la vie des gens, ( ici dans les Vosges), étude de mœurs : petits délinquants au chômage, ancien de l’OAS qui finit sa vie , sa fille et sa petite fille recluses elles aussi, et leurs réactions, une inspectrice du travail Rita, et ses journées bien remplies, une jeune fille en fuite qu’elle récupère et héberge, probablement une prostituée…

tous ces gens sont intéressants, mais l’ennui prime, car J' attends du divertissement d’un polar, et on n’a pas cela ici.

Marie N’Diaye Ladivine ***

Gallimard, 2013, 403 pages.

Abandon, page 300.

Malinka a honte de sa mère , femme de ménage, et noire. Elle s’exaspère aussi que sa mère fasse semblant d’attendre que le père de Malinka revienne.

Tôt Malinka quitte sa mère « la servante » pour devenir serveuse dans un restaurant en province ( Bordeaux). Elle l’évite, puis accepte de la voir tous les mois à date fixe, mais ne lui dit rien de sa vie. Elle a changé de nom, s’appelle désormais Clarisse et va épouser Richard Rivière qui vend des voitures. Curieusement, bien qu’on nous dise qu’elle est mariée, Richard ne sait pas qu’elle s’appelle Malinka ! Elle n’a tout de même pas pu changer de nom à l’état civil… ???

Ils ont une fille, Ladivine, et là encore la mère de Malinka ne sait rien, et Clarisse –Malinka a prétendu que ses parents étaient morts.

Mais bientôt, la malédiction s’abat sur Malinka et une partie de se descendance ; Richard la quitte, elle recueille un sans-logis, qui se révèle assassin, son beau-père se fait dévorer par un chien, et Ladivine qui s’est mariée et établie à Berlin connaît elle aussi un sort funeste : perdue avec mari et enfants dans un pays étranger ( celui dont vient Malinka, non nommé) elle disparaît ; lors du difficile retour à Berlin, sa fille Annika considère qu’elle s’est métamorphosée en chien ; ce grand chien qui apparaît souvent dans le récit. Or Ladivine s’est mariée ave un homme qui s’appelle Berger et qui est allemand ( l’allusion est plutôt grossière ???). la façon dont les noms sont distribués avec des sous-entendus trop évidents ( aussi Ladivine pour Ludivine ?? ) me laisse bien songeuse.

Une lecture éprouvante ; les êtres y sont toujours malheureux, effrayés angoissés, ils font semblant d’avoir une vie de famille normale, et le malheur leur retombe dessus, une atmosphère fantastique et des événements surnaturels font irruption ; le malaise, l’effroi, la peur, de brefs moments d’allégresse aussitôt démentis sont présents tout le temps dans le récit dans les petits détails réalistes, notamment ( ces belles sandales dorées avec des talons de pied jaunâtres et crevassés dedans, que regrette Ladivine, la fille).

Le titre désigne la grand-mère aussi bien que la petite fille : elles ne sauront jamais rien l’une de l’autre d’ailleurs. Le fait que Malinka ait rejeté et tu sa mère et son ascendance rejaillit sur la lignée comme une vengeance … divine ?

Par ailleurs, la façon qu’a l’auteur de montrer comment et à quel point les êtres se mentent à eux-mêmes est très réussie.

Abandons de lecture 6
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:01

Laurent Mauvignier Autour du monde : un couple est entraîné par la vague de Fukushima , ensuite ça se passe sur un navire ( mais plus du tout à Fukushima….) et ainsi plein d’histoires se situant dans le monde en des lieux différents toujours au même moment ( Fukushima) mais seule la première histoire a un rapport et encore on ne sait pas ce qui advient de la survivante, comment sa vie reprend son cours. Je ne sais pas trop ce que Mauvignier a voulu faire là, mais ça ne m’intéresse pas ( c’est la première fois que j’abandonne un de ses livres !)

Catherine Cusset La Haine de la famille. Là aussi c’est la 1ere fois que je lâche un de ses romans. Dès le premier chapitre, j’ai détesté parce qu’on sent l’esprit « clan ».

Katherine O’ Riordan le garçon dans la lune : elle fait mourir le petit garçon, et ceci bien trop vite, et alors qu’on s’est déjà attaché à lui !

Jeannette Winterson pourquoi être heureux quand on peut être normal : je n’ai pas aimé cette autobiographie d’une romancière décrivant un milieu familial désastreux ; à cause en particulier de sa mère adoptive confite en dévotion. Et marâtre. Certes jeannette fut bien malheureuse, mais la façon dont est décrite cette mère est trop caricaturale et en même temps prévisible. Il me semble que la situation devait être un peu plus complexe que ce qu’elle relate. On dirait que cette femme n’a jamsi aimé cette enfant. Mais pourquoi l’adopter ? Au départ elle a bien dû en attendre quelque chose. De toute façon je ne suis pas convaincue.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 10:26

 

Ozick Cynthia Le Messie de Stockholm

Un journaliste littéraire orphelin, Lars, réfugié polonais, se prend pour le fils de Bruno Schulz (y croit-t-il vraiment) avec l’aide d’une vieille libraire un peu fêlée elle aussi, Mme Eklund, et son mystérieux époux. Le héros voit marcher dans ses plates-bandes une femme de son âge, qui se prend pour la fille de Schulz et porte le nom d’Adela, une de ses héroïnes.

Que de progéniture pour un homme de lettres qui ne s’en souciait guère !

Adela trimbale dans un vieux sac un encore plus vieux manuscrit censé être le Messie, dernier ouvrage de l’auteur disparu.

Le récit consiste en de nombreux dialogues courts et peu accrocheurs, des joutes verbales sans finesse, du baratin, on entretient un mystère qui ne prend pas.

Je dois dire qu’on attend la fin du livre avec impatience, pas pour savoir la chute, on s’en doute, mais pour finir le pensum. Des pages se tournent à grande vitesse.

Que c’est ennuyeux ! Moi qui avais aimé Un monde vacillant…

Il me reste à lire Le Châle, de cet auteur. Il est court, j’espère l’apprécier davantage.

 

Chez les heureux du monde Edith Wharton.

Société étriquée. Petit microcosme. Ennui. Lily Bart, orpheline pauvre aux goûts de luxe, cherche à épouser un homme riche qu’elle n’aime pas. Plutôt qu’un autre homme, avocat, par qui elle est attirée, et lui aussi,et qui n'est nullement pauvre... Attitude difficile à comprendre en dépit du passé de Lily (une mère obsédée par l’artificiel, un père nié, considéré comme devant rapporter de l’argent, rien d’autre, personnalité faible, ruine…).

Les nombreux papotages de bonnes femmes sont pénibles. Abandon page 100 environ. Coup d’œil sur la fin. L’homme qui s’intéressait à elle (et réciproquement) se dit qu’ils ont vécu un moment d’amour de quelques instants.

Henry James a écrit de bonnes choses sur ce sujet. Edith Wharton reste un cran en dessous.

 

Krauss Nicole Histoire de l'amour

Lu jusqu'à la page 200 environ : le vieux monsieur Léon Gursky me plaisait, son attente humoristique de la mort, sa liberté de penser. Son histoire amoureuse, oui, sauf que son fils étant devenu un écrivain renommé et cela le rend parfois sérieux et sentimental.

La jeune Alma et son frère Bird, leurs efforts désespérés pour retrouver un compagnon à leur mère, tout cela était sympathique et touchant.  Ce qui vient tout gâcher, c'est ce bouquin l'Histoire de l'amour, qui ne m'intéresse absolument pas, dont il est cité des extraits de plus en plus importants, et dont on raconte l'histoire, hélas...puis un troisième personnage fait son apparition, et je l’ai tout de suite détesté…

 

Céline Minard « Faillir être flingué »

C’est un roman qui est sorti il y a peu, et dont divers organes de presse, et un certain nombre de bons blogueurs disent le plus grand bien. J’ai persisté jusqu’à la page 150, rien à faire, je ne m’intéresse pas à cette histoire ! Je n’aime pas les westerns : sauf les westerns parodiques au cinéma ( Sergio Leone ; Tarentino, les Coen…) . Je ne sais pas si le récit de Céline Minard est ou non parodique. Je n’accroche pas, c’est tout ! Les personnages me paraissent trop héroïques. La guérisseuse, qui aurait dû me plaire, m'énerve. Il y a trop de magie dans l'air. Et en dépit de leurs aptitudes à manier les flingues, ils ne sont pas violents et ne se veulent que du bien. Et alors ? Tant mieux, non ? Non… car j’aime mieux que les gens soient un peu méchants, un peu vains, un peu moches. Ambigus.

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:01


Maudit soit Dostoïevski d’Atiq Rahimi

POL, 2010.

  Atiq Rahimi


Rassoul est revenu à Kaboul, après avoir étudié à Leningrad, appris le russe, et être devenu fan de Dostoïevski. Kaboul est ravagé par la guerre civile. Talibans, Moudjahid extrémistes de tout poil contre simples citoyens. Rassoul travaille  à la bibliothèque de l’université, il n’a pas d’argent. Pour payer son loyer, une chambre minuscule et visiblement pas très salubre, il va voir une vieille usurière qui lui doit des sous. Elle n’a pas voulu les lui donner et il l’a tuée.

Il se dit qu’il est en train de copier Raskolnikov dont il connaît bien l’histoire. D’autant plus qu’il est amoureux de Souphia…

Cela ressemble vraiment trop à Dostoïevski même transposé dans l’Afghanistan actuel, dont on a l’occasion sur 70 pages avant abandon, de déplorer la destruction épouvantable des populations…

 

 

 


La Compagnie des loups d’Angela Carter

Points, romans 1996.

Angela Carter


L’auteur revisite les contes de Perrault en en faisant de vraies nouvelles. J’ai lu la première «  Cabinet sanglant ». Une jeune fille de 17 ans au milieu du 20eme siècle épouse un vieux monsieur patibulaire contre l’avis de sa mère et de sa nourrice. Il a une belle fortune un château en Bretagne. Un homme plusieurs fois veuf…

Il la déflore, lui offre des bijoux et un trousseau de clefs avec la consigne de ne pas se servir de celle du petit cabinet bien connu…

La jeune fille est cette fois sauvée par sa mère ( et non par une sœur Anne) et un accordeur de piano, aussitôt devenu son petit ami, car il adore l’entendre jouer.

Je n’ai pas été surprise par ce traitement de la Barbe bleue. J’ai trouvé l’écriture choisie, riche, un peu précieuse. Je n’ai pas eu envie de lire le reste.

Cause des abandons : ces livres au demeurant très bien écrits, ressemblent trop à leurs modèles, et à mon sens, ne les renouvellent pas…

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 12:36

Arni Thorarinsson Le Temps de la sorcière à la centième page.

Cet auteur de polar islandais est moins bon qu’Indridason. Dans  Le Temps de la sorcière, un journaliste s’installe dans une ville de province dans la maison où vit l’un de ses collègues, un homme soumis à sa mégère de femme et  à un chien adoré. Le narrateur lui-même dort avec une perruche (il préférerait une femme). Sa fille arrive bientôt avec son petit ami noir et la mère de celui-ci que le narrateur est pressé de revoir. Hélas pour lui, ils ne viendront pas. Le narrateur couvre plusieurs événements locaux rixes et bagarres dans les boîtes  de nuit,  recherche le clébard de son collègue, enquête sur une femme tombée par-dessus bord lors d’un rafting dans un lac. Décédée. Peut-être un meurtre. Mais au bout de 100 pages l’intrigue n’a pas démarré, et  le propos reste anecdotique.

 

 

Abandon  John Riel  La vierge de glace.


La première nouvelle met en scène  deux hommes un jeune et un vieux qui passent l’hiver sous une tente (ou un igloo ? )au Groenland. Le plus âgé dort presque tout le temps, le plus jeune aimerait bien avoir des relations sexuelles mais les filles sont  trop loin. Le vieux lui raconte l’histoire d’un autre homme qui  plongeait dans la mer à la recherche des phoques. Il lui recommande pour ses envies sexuelles de courir nu face au vent pendant plusieurs kilomètres. L’autre fait l’essai mais le vent tombe. On ne peut pas faire confiance au vent pas plus qu’aux femmes dit le vieux. Bof ! de la mysoginie au premier degré.


Dans laseconde histoire, l'un des personnages passe l'hiver avec un coq ; on plaint beaucoup la pauvre bête! un coq au pôle! Je ne veux pas savoir comment il finit.

 

Décidément, je ne m'y fais pas...

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 13:22

Hu Ya Un amour classique

Recueil de nouvelles 

  Actes-sud.

 


La première nouvelle « une certaine réalité » me cause un choc.


La Chine de nos jours. Une famille dont les membres vivent ensemble dans la plus parfaite indifférence, les uns pour les autres. Sauf que, derrière ces silences, les plaintes de la vieille dame, et les hurlements du gamin de quatre ans, se dissimule une violence féroce et meurtrière qui ne demande qu’à s’exacerber.

 En fin de compte, l’enfant de quatre ans tue son petit cousin, le bébé, le père de la petite victime assassine son neveu, le père du gamin riposte et  tue son frère avec l’assentiment de la femme, la vieille que l’on espérait seulement hypocondriaque meurt également, les deux femmes quittent la maison, et le père de l’enfant meurtrier devient fou, passe des années en taule, et est exécuté à la fin.

Tous ceux qui meurent souffrent beaucoup et on nous régale d’une grande quantité de détails.

 

Je n’ai pas lu les autres nouvelles…

Ce texte est très fort, et pourtant, je n'ai pas pu continuer...

 

 

Yoko Ogawa La Mer, recueil de nouvelles.

 

J’ai lu 3 nouvelles. La première, très courte, concerne un séjour que la narrateur fait dans la famille de son amie. Elle a eu le mal de mer en bus. Le narrateur dort dans la même chambre que le frère et admire un bateau qu’il a confectionné. Ce bateau est fait d’écailles de poisson, de divers éléments issus d’une vessie natatoire de baleine.  Il ne peut fonctionner qu’au bord de la mer ; seule la mer et le vent  font produire des sons à cet instrument.  J’ai pensé à l’instrument que Vendredi fabrique (dans « les limbes du Pacifique » de Tournier) mais Vendredi se servait d’une peau de bouc et l’intérêt était nettement  lié à une fête rituelle.

Ici, l’intérêt, on ne le saisit pas…


La seconde : Une étudiante s’est rendue en Autriche pour son voyage de fin d’étude.  Elle doit aller à la Pinacothèque, au palais Schönbrunn, bref tout ce qu’un touriste visite à Vienne. Mais sa compagne de chambre à l’hôtel, une femme âgée, est venue revoir un homme qu’elle a connu longtemps auparavant. Il l’a laissée tomber, mais elle a appris qu’il était à l’hospice et veut le revoir.

L’étudiante l’accompagne à l’hospice, et toutes deux veillent le vieillard jusqu’à sa mort, plusieurs jours se passent. La jeune femme a renoncé à ses visites, elle ne le regrette pas, même si  la situation n’a rien d’agréable. Pire encore, après la mort du vieux monsieur , sa nouvelle amie va se rendre compte que ce n’était pas le bon. Le vrai n’est pas encore décédé…. ! L’étudiante chaque fois qu’elle sort un billet de banque ne manque pas de mentionner que la tête de Freud y figure (l’euro n’est pas encore passé par là). Quelle signification ?


3 Cette fois, il s’agit d’une jeune secrétaire d'autrefois, du temps des machines à écrire. Des machines à écrire les caractères chinois, évidemment bien plus complexes que les occidentales…

 Elle a cassé un de ses caractères en tapant toujours le même mot. Elle dactylographie des comptes-rendus  de maladies concernant la prostate et le système urinaire et reproducteur des hommes, des comptes rendus de médecins plein de mots techniques. Elle casse plusieurs caractères et va les faire remplacer par l’imprimeur à l’étage supérieur, s’amourache de l’imprimeur qu’elle ne voit pourtant pas, il reste dissimulé derrière le guichet, mais elle aime sa voix et ses doigts de main. Elle finit par casser un caractère exprès, celui qui a un rapport net avec l’amour charnel.

Cette nouvelle a l’avantage de s’arrêter avant la conclusion amoureuse, d’ailleurs  pas certaine du tout…

 

Pourquoi j’ai arrêté ? Ça ne me disait rien, en dépit des qualités évidentes.

 


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