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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 14:27

Pour l'année nouvelle, je vous souhaite

 

des chocolats

 

du vin et du chèvre

et même du Gorgonzola

 

du soleil
des chats

 

des livres si vous en avez,

mais pas d'écriture inclusive! chaque fois que j'entends parler de ça, je monte sur mes grands chevaux ( et mes grandes juments, donc?)

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 21:58

Bob Dylan prix Nobel de littérature : en définitive, c'est arrivé! " For having created new poetic expressions within the Great American tradition".

Des personnes de mauvaise foi se plaignent : les textes des chansons ne sont pas de la littérature, elles ne tiennent pas "toutes seules".

Evidemment que non!

une chanson n'est pleinement réalisée qu'interprétée , et accompagnée musicalement. Ce ne sont pas des textes que l'académie Nobel a voulu récompenser mais la chanson comme mode d'expression ; c'est de la littérature orale. La seule littérature qui soit accessible à tout le monde, même à ceux qui ne lisent pas.

Que l'on méprise cette forme de littérature, et qu'on le crie sur les toits, c'est vraiment bas. Comment une écrivaine telle qu'Annie Ernaux peut-elle s'en offusquer ? N'est-elle pas née dans un milieu populaire? N'est-elle pas en train de snober ses origines? Je comprendrais que des gens ayant bénéficié dès l'enfance d'une éducation très sélective dans un milieu exclusivement intellectuel aient peine à comprendre ce choix. Mais ils n'iraient pas hurler au scandale dans les medias.

D'autres personnes auraient voulu que ce soit Leonard Cohen. Je crois que si Dylan a été choisi c'est qu'il a essayé à peu près tous les styles de chansons significatifs aux USA : le blues ( parlé, chanté...) la ballade ( parlée , chantée) la chanson "Country", la protest song, le rock, et d'autres styles qui ne m'ont pas  plu ( le gospel par exemple ; ça ne lui allait pas à mon sens... la chanson de crooner, pareil)  , bref c'est en raison de cette variété, que justement il correspondait à ce que l'académie Nobel recherchait. 

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 17:25

Ouvert le 1er janvier 2006 pour me désennuyer quelque peu, car je n'avais pas la possibilité de m'offrir une occupation sérieuse et une vie sociale normale, le blog a rempli ses fonctions pendant plusieurs années, avec des hauts et des bas. Mais au fil des ans il s'est délité: les rubriques variées ( cinéma, séries TV, réflexions personnelles, jeux et parodies, écritures de textes, roman à épisodes, devinettes, photos avec ou sans légendes, et autres facéties) ont été abandonnées pour ne laisser place qu'à une longue suite monotone de chroniques de livres et rien d'autres ; le cœur n'y était plus. les amateurs de ces autres rubriques étaient très peu nombreux, il faut le dire. Bien que les chroniques de livres ont toujours tenu une grande place dans le blog, en faire un simple carnet de lecture ne suffit pas à me divertir.

La nouvelle version d'over-blog est calamiteuse; on ne peut plus rien faire, et cela ne vaut pas la peine d'en ouvrir un autre. Il n'y aura pas de visiteurs dans un autre, il faudra donc se faire connaître, se vendre, et cela me déplaît.

Il y a eu de moins en moins de visiteurs, le côté commentaires à rendre ou à laisser m'a pesé, et, quoique toujours alimenté, le blog n'existe plus vraiment.

En outre, cette année 2015 a été épouvantable sur le plan personnel.Le malheur a frappé certains de mes proches et le pire a été pour la fin de l'année. Cela a profondément altéré mes capacités de lecture. Je ne sais même plus ce que j'ai lu et pour l'instant je m'en fiche. On est le premier de l'an paraît-il mais pour moi c'est toujours le sinistre 2015 qui perdure, quelque soit le chiffre utilisé. Ce n'est pas facile de voir sur Facebook et ailleurs tous les gens se congratuler et publier des photos gaies lorsqu'on est dans la peine.

Voilà donc la fin d'un interminable blog, avec ses 1285 articles qui restent en ligne, jusqu'à ce qu'ils disparaissent.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:34

Laurent Mauvignier Dans la foule

Minuit, 2006, 373 pages.

A Bruxelles, le 28 mai 1985. Geoff et ses deux frères sont partis de Liverpool, leur ville, assister au match de football qui oppose Le club de cette ville, (dits les Reds) à la Juventus de Turin.

Les personnages sont complexes, travaillés par des élans conflictuels,

C’est un récit élégiaque, surtout dans la seconde partie. Certains paragraphes s’apparentent au genre de la déploration.

Une belle œuvre.

John Galbraith ( JK Rowling) L’Appel du coucou

2013, 570 pages. ( The Cuckoo Calling)

Lula Landry, mannequin célèbre, tombe du troisième étage de son appartement et s’écrase dans la neige de ce début de janvier. Nous sommes dans le quartier de Mayfair à Londres. La police considère qu’il s’agit d’un suicide. La victime souffrait de troubles maniaco-dépressifs.

William Trevor Mourir l’été

Phébus, 1999. 234 pages. Death in Summer, 1998.

Quincunx : une grande propriété dans la campagne anglaise. Thaddeus Davenant vient de perdre sa femme victime d’un accident de vélo. Elle laisse une petite fille de quatre mois Georgina.

Le choc de l’orpheline pauvre et sans repères, reçue par un homme aimable, dans une magnifique propriété, la vision du bébé, tout cela qui exaspère sa détresse, et précipite son malheur, est bien rendu et serre le cœur. Le drame vécu par Mrs Iveson et Thaddeus prend à la gorge. William Trevor sait fort bien installer des ambiances diversifiées, et brosse des portraits de personnages attachants. Les petits rôles sont très bien aussi.

Edouard Louis En finir avec Eddy Bellegueule

Seuil, 2014, 220 pages

Lorsqu’il entre au collège à dix ans, deux garçons plus âgés qu’il ne connaît pas, le coincent dans un couloir pour lui cracher dessus, l’insulter et le persécuter physiquement, au motif qu’il s’appelle « Bellegueule et qu’il est pédé ». A peine à l’école, il a déjà une réputation. Seul contre deux plus grands, Eddy ne peut se défendre ; il ne supplie pas qu’on arrête, et n’en parle à personne. Ce serait une humiliation supplémentaire. Le scénario se répète de nombreuses fois, et Eddy aura conscience d’une sorte de complicité avec ses bourreaux. Mais comment faire autrement ?

Van Gogh / Gauguin l’Atelier du midi

J’ai acheté ce catalogue de préférence à celui consacré à l’expo Van Gogh / Artaud que je venais de voir. En effet, je n’aime guère le commentaire d’Artaud en dépit de quelques phrases bien tournées et n’avais nul envie de retrouver dans un livre cette confrontation qui n’apporte rien à l’art de Van Gogh (Artaud ne parle que de lui, dans « le suicidé de la société »). Plus intéressant était le livre sur Van Gogh et Gauguin : ceux-là ont eu vraiment quelque chose à se dire, et leur rencontre quoique éphémère fut profitable à leur art.

Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau

Paul Baümer ; Katczinsky dit « Kat » ; Albert Kropp ; Detering ; Müller; Tjaden; Kemerich; Leer ( est-ce l’homme aux rats??); Haie Westhus : de 1916 à 1918 sur le front Ouest . Engagés volontaires, ou plutôt devançant l’appel, à 18 ans, conditionnés par leur instituteur Kantorek .

Comment ils sont tous morts, Paul Baümer le dernier, dans les tranchées. Kropp a seulement été amputé mais rien ne dit qu’il ne s’est pas suicidé. Wetering a été fusillé pour désertion. Peut-être que Tjaden n’est pas mort, je ne m’en souviens pas. Le narrateur parle du quotidien des soldats, chronologiquement, avec des réflexions. Un certain nombre de propos sont heureux. L’ensemble est plutôt banal dans son horreur quotidienne.

Remarque a été au front mais moins longtemps que son personnage ; il n’a pas eu le temps de mourir. Ancien instituteur, il a rapidement mis les bouts pour faire un peu tous les métiers. Exilé en Suisse puis aux USA liaison avec des actrices : Marlène Dietrich par exemple. Mariage avec Paulette Goddard ; sur Wikipaedia on dit qu’il était impuissant (est-ce à cause de blessures de guerre, ou de traumatisme lié à la guerre ???).

Nous avons ce livre depuis longtemps. Il me semble que Thibault l’avait eu à lire en classe ; je n’avais aucune envie de le lire. Erreur !

Claudia Pineiro Les Veuves du jeudi

Actes sud 2009, 317 pages

(Las Viudas de los Jueves, 2005 )

Les environs de Buenos Aires : un lotissement nommé « le Country » banlieue verte réservées à des familles de la bourgeoisie aisée. Ce ne sont pas des « bobos » car ils ne sont porteur d’aucun potentiel culturel. Les hommes sont ingénieurs, gérants de grosse société, les femmes au foyer, à l’exception de Virginia.

Une bonne étude de mœurs, très détaillée. Une belle réussite !

Sandrine Collette « Un vent de cendres »

Denoël Noir, 265 pages.

Les vendanges dans le domaine de Vaux où l’on fabrique le Champagne. Camille et Malo, deux étudiants frère et sœur, vont cueillir le raisin pendant huit jours de septembre en compagnie d’autres jeunes et de quelques paysans de la région.

L’auteur a bien su mettre en valeur l’opposition entre la joyeuse animation des vendanges et l’atmosphère de désespoir et de folie qui règne dans la demeure des propriétaires. La nature elle-même est tantôt bonne et généreuse dans les vignes, inquiétante et sinistre, là où Malo s’aventure, dans les bois près d’un étang. La tension dramatique est fort bien étudiée, l’angoisse, la frayeur, sont au rendez-vous, ainsi qu’une terrible ironie.

Pierre Bayard Enquête sur Hamlet, un dialogue de sourds

Minuit (Double) 2002, 205 pages

Dans la veine de Qui a tué Roger Ackroyd ? et L’Affaire du chien des Baskerville , Pierre Bayard avait aussi mené ses investigations à propos d’Hamlet.

Si, pour les deux autres il s’agissait de revenir à une affaire classée, il n’en est pas de même pour Hamlet. Son langage métaphorique, fourmillant d’expressions colorées, ses formules à sens multiples suscitent des débats toujours renouvelés.

Pourtant, l’on admet généralement que le meurtrier d’Hamlet-père dans la pièce de Shakespeare est Claudius, son frère, qui l’aurait assassiné pour épouser Gertrude et s’emparer de la couronne.

Pas si simple…

En 1917 un enseignant John Dover Wilson lit un article d’un confrère spécialiste d’Hamlet, Walter Greg, qui relève une bizarrerie, un élément illogique : lorsque la troupe de comédiens ambulants joue sur la demande d’Hamlet, « Le meurtre de Gonzague », une pièce dont l’intrigue est similaire au meurtre de son père, Claudius tarde à réagir à cette représentation. Il ne réagit même pas du tout à la pantomime qui précède la pièce laquelle reprend l’intrigue de façon très semblable et fort directe.

Doris Lessing Vaincue par la brousse

The Grass is Singing, 1950.

Années 40 Rhodésie. Dans une ferme en pleine brousse, Mary, la quarantaine, épouse du fermier Dick Turner, vient d’être assassinée par son serviteur noir Moïse.

Les Turner allaient quitter leur ferme, criblés de dettes, et en faillite depuis longtemps. Leur riche voisin Slatter venait de leur racheter leur bien, et de nommer un régisseur ( Tony Marston jeune britannique de 20 ans, fraîchement débarqué dans ce pays).

Tony a quelques idées sur les raisons de cet assassinat, mais il ne va pas pouvoir les dire.

Zygmunt Miloszewski les Impliqués

Mirobole Editions, 3013, 442 pages.

Le docteur Rudszki a organisé une thérapie de groupe dans la crypte d’une église de Varsovie. Cette crypte est aménagée pour l’hébergement, comporte des chambres-cellules, une salle d’eau, une cuisine.

Le ton du récit est plutôt ironique, et humoristique à ses heures… il ne se limite pas à l’énigme, mais brosse un aperçu, rapide mais attachant, de la société varsovienne en 2005. On se plaît dans la compagnie de Teo , heureusement , l’auteur ne le prend pas trop au sérieux.

Elisabeth Badinter Le Conflit : la femme et la mère.

LP, 220 pages ( 2010)

L’auteur nous renseigne là sur l’étonnant parcours de la Leche League, parti américain né en 1956, à priori pour inciter les femmes à allaiter leurs bébé. En fait, cela va beaucoup plus loin, c’est une véritable idéologie conservatrice, qu’elle appelle « l’offensive naturaliste ».

Il a donc nécessairement conflit entre femme et mère : c’est inévitable, le conflit est humain. Mais il faut combattre les politiques aliénatrices qui cherchent à endoctriner les femmes pour leur faire abandonner ce que des décennies de luttes chèrement menées leur ont fait acquérir. Un livre indispensable !

Violette Leduc La Bâtarde

LP, 1970, 610 pages

1ere publication en 1964

C’est un roman autobiographique car si Violette écrit à la première personne et se désigne par ses prénoms et patronyme authentiques, elle change les noms de certaines des personnes qu’elle met en scène. Elle écrit ce livre en 1963 dans un village du Vaucluse où elle s’est retirée et relate sa vie de la naissance en 1907 jusqu’en 1944, à la Libération, avec de fréquents retour à son quotidien de femme seule écrivant et vivant en milieu rural.

La narration est souple vivante, les dialogues, les descriptions nous plongent immédiatement dans le monde de l’auteur. Tout en maintenant le registre de la confidence au lecteur, elle n’est pas pour autant sentimentale, et se tient dans une familiarité humoristique. Elle nous fait aimer aussi bien la ville que la campagne, les cheminements sous la pluie, les querelles d’amoureux déçus, les comptes d’apothicaire. .. Un véritable écrivain.

Thomas H. Cook Les rues de feu

Folio-policier 1992 (1er publication 1989)

Birmingham, Alabama, avril 1963.

Le pasteur King organise des manifestations non-violentes et antiracistes dans cette ville qui est un bastion du ségrégationnisme. La population noire y est pauvre et maltraitée. Les manifestants sont sévèrement réprimées.la police est intégralement blanche.

L’inspecteur Ben Wellmann est envoyé dans les églises pour écouter et noter les discours de King, ainsi que dans les rues, bastonner les manifestants. Il commence à détester son job.

Je ne suis pas loin de penser que cet opus de Thomas Cook, bien qu’assez ancien, est son meilleur…

Maylis de Kerangal Réparer les vivants

Gallimard Verticales, 281 pages

Tout en pratiquant une prose exigeante et sans concession, l’auteur ne s’adresse pas à un petit groupe d’initiés. On sent qu’elle écrit pour toucher le plus grand nombre de lecteurs possibles avec beaucoup de générosité.

De longues phases bien charpentées, de belles métaphores, une ponctuation généreuse, un vocabulaire juste et précis, pas si technique qu’on l’a dit ( le minimum pour que l’on comprenne la situation) et d’une grande beauté esthétique.

Patrick Modiano La Petite Bijou

2001, 153 pages.

La narratrice évoque un moment de sa vie, la crise grave qu’elle traversa autrefois. C’est l’errance d’une très jeune femme, vivant dans une grande détresse morale mais aussi précarité matérielle , habitant un petite chambre près de la place Blanche, et n’ayant pour source de revenus qu’une place de baby-sitter préoccupante : en effet la petite fille qu’elle garde, vu l’abandon où elle est laissée lui fait penser à elle au même âge. Cette enfant vit prés du Bois de Boulogne, là où la narratrice, enfant, passa deux années décisives …

Mais ce ne serait rien si la jeune femme, incertaine de son identité ( cela faisait une douzaine d’années qu’on ne l’appelait plus « la Petite Bijou ») n’avait vu au métro Châtelet, une femme d’âge mur, dans un manteau jaune vieilli, une femme qui lui semble être sa mère. Elle n’en est pas absolument sûre, mais elle y croit.

Kamel Daoud Meursault contre-enquête

Actes-sud, 2014, 153 pages.

Le narrateur se présente comme étant le frère de cet « Arabe » que le Meursault de Camus, plus connu sous son célébrissime titre « l’Etranger », a tué sur une plage d’Oran à l’été 1942. Il semble d’abord prendre la parole pour dire qui était son frère, présenter sa famille, et dénoncer le scandale d’un livre qui oublie que Meursault est d’abord un Français meurtrier d’un Arabe.

C’est un livre singulier, à la fois réquisitoire contre la colonisation, critique de la société dans l’Algérie d’aujourd’hui, méditation sur la mort et le sens de la vie, exercice de style parodique, l’ensemble ne laisse pas indifférent.

Natsuo Kirino L’Ile de Tokyo

Seuil, 2013, 382 pages

Un couple d’âge mûr, Takashi et Kiyoko ont fait naufrage sur une île dans la mer des Philippines. Fini le tour du monde entrepris et même le retour à la civilisation, car l’île est déserte et aucun bateau ne passe à proximité, bien qu’ils y aient remarqué des bidons abandonnés sur une des plages, probablement des déchets.

Quelques temps plus tard, c’est un autre bateau qui s’échoue et une vingtaine de jeunes gens vont partager l’infortune des deux premiers. Des jeunes peu recommandables, des voyous, qui ont fui une autre ile où ils étaient en camp de travail.

Le récit témoigne d’une lutte pour la survie, du combats de pulsions opposées incarnées par les différents personnages, tantôt pour garder la civilisation et faire société tant bien que mal, tantôt pour se laisser aller à la folie ou à la destruction. Ce qui est bien observé aussi, c’est la lutte pour le pouvoir de chacun : un objet, un discours, un événement pouvant renverser les rôles et changer le meneur. Chacun craint de devenir l’exclu le bouc émissaire. Mais il y aura des renversements spectaculaires.

Jorge-Luis Borges Le Livre des êtres imaginaires

Avec la collaboration de Margarita Guerrero

Gallimard l’imaginaire1987 (1ere publication 1967) 235 pages.

Catalogue des images mythiques dont se nourrissent les hommes. Du Cerbère à l'Unicorne, en passant par le Dragon, qu'il soit chinois ou d'Occident, et le Golem, le Lièvre lunaire et la Salamandre, plus de cent-vingt créations hybrides se rassemblent en un bestiaire fabuleux

certaines de ces créatures ( licornes sirènes…) sont déjà célèbre et le commentaire ne vous apprendra peut-être rien mais vous serez heureux de penser à eux. D’autres sont totalement inconnues de vous et sont peut-être inventées par l’auteur…l’ensemble est tiré du Manuel de zoologie fantastique du même auteur, avec ajout de créatures supplémentaires pour nostre plus grand bonheur !

Silvia Avallone Marina Bellezza

Liana Levi, 2014, 540 pages.

Dans un petit village des Alpes piémontaises, en 2012, la crise économique frappe de plein fouets des jeunes gens qui ne discernent aucun avenir digne de ce nom.

Conflits, antagonismes, rivalités, sont les maîtres mots de ce roman violent , écrit d’une plume énergique, vigoureuse, pleine de sève, hommage à la combativité de ces jeunes gens, et aux magnifiques et rudes paysages du pays qui vit naître cette jeune romancière de trente ans, pleine de talent.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:27

Salon de coiffure je lis Paris-Match, comme toujours lorsque je me fais refaire ma couleur plus un petit flash de mèches plus claires, et un magazine féminin quelconque.

 

Je déteste aller chez le coiffeur. Bien sûr le toubib, c'est pire, mais le coiffeur déjà, cela me perturbe. Aujourd'hui n'aura pas fait exception! l'apprentie m'a m'a bouché les deux oreilles avec de l'eau savonneuse, et aspergé copieusement le chemisier.  Cela me déplait d'autant plus que je ne vais pas chez le coiffeur pour qu'on me lave les cheveux. Je sais le faire! je sais aussi choisir mon shampooing et décider si je veux ou non un "soin". J'ai déjà demandé qu'on ne me fasse pas de shampooing ; on a refusé. Cela ne se fait pas. Je n'aime pas non plus la couleur choisie pour couvrir les cheveux gris (une sorte de feux blond plutôt terne)  mais  lorsque j'en choisis une autre ce n'est pas pire. A le faire moi-même, je n'obtiens pas un résultat plus navrant, et j'économise.

La coupe ? c'est la seule chose que je souhaite, mais on ne veut pas me la faire seule. C'est pas assez cher... elles se ruineraient à ne faire de que des coupes ! C'est l'ensemble ou rien! un jour ce sera rien...

 

Je me console avec la lecture si enrichissante des magazines people féminins (ou non).

 

1)  Paris Match  Interview d’Almodovar : il  dit que les transsexuels sont des gens qui veulent corriger une erreur de la nature. La nature leur a donné un sexe qui ne correspond pas à leur identité sexuelle.

Y-a-t-il des  erreurs dans la nature ? Comment la nature pourrait-elle «  se tromper ». L’erreur est humaine dit le proverbe. Cela veut dire aussi que l’erreur ne concerne  que l' humaine condition; seuls les humains peuvent se tromper, car ils ont le pouvoir de juger ce qu’ils font, d’en fournir une appréciation. La nature n’a pas ce pouvoir.  Elle fait les choses comme ceci, comme cela, sans intention : elle est juste programmée pour se perpétuer, à l'aide de transformations pouvant paraître spectaculaires parfois. 

 Si l’on croit en une entité supérieure, on va dire qu'un dieu se trompe ou nous trompe ,éventuellement. Ou qu’il veut nous éprouver. Un dieu, pourquoi pas ! Mais la nature ????

 

La plupart du temps l’humain s’accommode du sexe que son corps arbore ; la nature le contraint à vivre avec.  Il lui trouve des avantages et, forcément aussi, des inconvénients, d’un point de vue physique et socioculturel. La plupart des gens vont jusqu'à se l'approprier. L’humain participe de la nature et de la culture dès le départ. Il ne PEUT pas faire abstraction de l’un ou de l’autre.  Il ne peut pas non plus oublier totalement qu’il a quelque chose de l’autre sexe, bien que, souvent, il le nie.

Pour vouloir changer de sexe, il faut ressentir que la nature et la culture peuvent et doivent absolument coïncider. Je veux dire que si je me sens "homme" alors que j'ai un sexe de femme, ce ressenti " homme" est forcément culturel. C'est de ma part un fantasme. Mon sexe réel,  lui, vient de la nature.  Si je me sens proche d'une entité que j'appelle "homme", je n'ai qu'à me conduire comme je pense qu'un homme le fait. En gros, s'habiller sobre, faire de gros travaux, prendre femme, ne pas enfanter...  Inutile de changer de sexe. Changer de sexe ne changerait rien justement! Sauf à abîmer mon corps. En outre, si l'on  est femme, et que l'on se conduit comme un homme, ce contraste peut être agréable, piquant, être ressenti comme un défi. Mais changer de sexe, c'est vouloir que la nature se conforme  à mon fantasme ( culturel). Cela ne se peut. On en arrive donc à d'horribles mutilations.

 

2)   Magazine féminin( j'oublie toujours le nom) :   Je déteste recevoir des conseils   à propos de la sexualité. Ils considèrent la sexualité comme un soin à apporter au corps !!!  Cela fait partie de l’hygiène, à présent. On vous propose des quizz pour tester votre libido : elle ne doit pas être « faible » sinon vous devez y remédier. 

Si vous n’avez pas tel nombre de relations sexuelles par semaine,  ou par mois, et que vous avez un partenaire à domicile, vous n’êtes pas normal, votre santé s’en ressentira. Si vous n’avez pas de partenaire, il faut absolument en trouver un !

On dirait que la libido est semblable à ces  appareils électriques que l’on doit recharger à l’aide de piles. Là, on vous recommande  les sex-toys,  les sites de rencontres, la méthode Coué, de faire appel à un partenaire doué (parce que voyez-vous, pour eux, la sexualité c’est aussi un sport, il faut s’entraîner) !

Nulle part il n’est question du désir.  Que vaut l’acte  sexuel, s’il n’est pas ressenti comme une effraction, le franchissement d’un interdit, une action prohibée, ou jugée répréhensible? Comment l’apprécier si l’on doit chercher à s’exciter à tout prix, d’une façon consciente, dans un but utilitaire ?

Tout dans ces magazines est fait pour que la sexualité soit réduite à une ennuyeuse routine. Même et surtout, le fameux conseil «  soyez surprenant » ou encore «  faites-lui la surprise » . Des surprises préparées à l’avance, ou attendues, n’en sont plus. La vraie surprise, c’est lorsque aucun des deux ne s’attend à se rencontrer sexuellement, et que , pourtant, ça leur tombe dessus.

Le désir ne se suscite pas, ne se prépare pas, ne s’apprivoise pas.

Vu l’ennuyeuse corvée à quoi ils réduisent la sexualité, je ne m’étonne pas, que, de nos jours, certains revendiquent l’asexualité .

 

3 ) Vieux magazine ( JDD?) Jospin est défavorable au mariage homosexuel " l'humanité est structurée par un rapport homme-femme".

personnellement,je pense que, oui, l'individu, dans les sociétés dont je suis ... membre?, se structure par l'attitude qu'il a face à la différence des sexes : négation, désaveu, ou rejet. Le désaveu implique souvent la perversion, le rejet la psychose. Ces pathologies sont tout aussi fréquentes chez les couples soi-disant  hétérosexuels que chez les homos.

Le problème du mariage, c'est d'abord le divorce, et la mésentente conjugale : les enfants habitués à vivre avec un couple,  hétéro ou pas, souffrent de les voir se haïr et / ou se séparer . On ne peut rien contre cela. Par conséquent  les gens peuvent se marier autant qu'ils veulent, ce sera toujours plus ou moins désastreux.

Depuis que je suis enfant, j'en ai vu des couples ( formés d'un homme et d'une femme); soit ils étaient malheureux, soit ils se détestaient, et je n'ai pas eu la chance que mes "parents" ne soient que névrosés.

c'était déjà l'époque où il était d'usage de prétendre que l'on se marie par amour!  dans ma famille, on n'osait pas le dire, tellement le contraire était évident. Mais d'autres couples faisaient d'infâmes simagrées auxquelles un enfant ne pouvait pas croire. Il serait judicieux de dire et redire que le mariage est une institution, qu'elle vise perpétuer un nom et à transmettre des trucs de famille, et n'a rien à voir avec  l'amour.Si tout le monde en était conscient cela découragerait des vocations.

si l'on permettait à n'importe quel individu majeur, soit l'adoption, soit la procréation assistée ( dans le cas d'une femme), on ne serait pas débarrassé pour autant du problème "couple". Car il y aura toujours, ou souvent, un conjoint. Je n'arrive pas à imaginer qu'un couple soit une bonne chose.

Mais cela existe, on me l'a dit. Il y a des couples heureux. La réussite d'un couple n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient ou non de même sexe.

 

Maintenant, la procréation

Par ailleurs, l'amour, c'est à dire le désir sexuel partagé entre deux êtres, n'a pas pour but la procréation. Bien au contraire !Je crois qu'un couple qui s'aime ne songe pas à avoir un enfant.  Cependant si un tel couple dure un certain temps, et si il s'agit d'un homme et d'une femme, une grossesse peut se produire. Dans ce que j'imagine de l'amour, un enfant n'est pas du tout nécessaire, mais le couple qui s'aime ne l'exclut pas. S'il arrive, ils sont contents. C'est une vraie surprise. S'il n'arrive pas, ça leur est égal, puisqu'ils s'aiment.

Le désir d'enfant conscient peut survenir lorsque le couple aborde une nouvelle phase. Ils s'aiment moins mais veulent rester ensemble.

 

Lu dans Psychologie Magazine:

les psychanalystes donnent leur avis sur "l'homparentalité".

Pourquoi se demandent certains, les homosexuels veulent-t-ils procréer? n'ont-t-ils pas choisi un amour sans enfantement?

Et bien la réponse, je viens de la donner plus haut. Aucun amour ni homo ni hétéro n'a la procréation pour but.

Lorsque survient le désir d'enfant, dit Michel Schneider, chez les homos " c'est faire du même avec du même"

"je ne fais aucune différence entre homoparentalité adoptive et procréative sur le plan du fantasme qui les sous-tend : faire du même avec du même." dans ce foutu magazine Psychologies, où aucun psychanalyse ne devrait accepter d'écrire... 

Enfin, il dit que le désir d'enfant homosexuel est un fantasme.

Le désir d'enfant, est toujours un fantasme à mon avis. Car le désir n'est pas naturel. Les animaux ne désirent pas de petits. Ils cherchent à en avoir instinctivement. Pas les humains. L'humain peut rêver d'avoir un enfant.  La façon dont ils parlent de ce désir révèle des fantasmes sous-jacent. Croire que les hétéros ( ou supposés tels) sont capables désirer "raisonnablement " un enfant, c'est prêter aux hétéros des vertus qu'ils n'ont pas!

 

Michel Schneider encore :

Un enfant est un sujet en devenir. Ce n’est ni un produit de consommation ni un bien produit par une combinaison génétique. Sa venue au monde n’est pas seulement de l’ordre de la demande, mais du désir. Et pour qu’il puisse à son tour désirer, il faut qu’il puisse se représenter sa vie comme ayant été désirée.

Donc, MS dénie aux homosexuels de pouvoir "désirer". Selon lui, on ne désire un enfant que de l'autre sexe. Une femme qui veut un enfant et ne veut pas coucher avec un homme  pour l'avoir, ne le désire pas réellement, ou n'a pas le droit de l'avoir.

Bien des femmes ont couché avec un homme uniquement pour avoir un enfant. En se fichant pas mal de ce qu'était cet homme et en ne voulant plus le revoir, et surtout pas! l'informer de sa paternité. Cet acte, autrefois assez fréquent, maintenant plus rare( coucher avec un homme qu'on connaît peu ou pas sans protection au temps du sida fait hésiter), cet acte, fût-t-il de procréation naturelle, n'est pas différent d'une PMA. La différence c'est que cela peut se faire sans autorisation.

Il y a même des femmes qui se sont mariées uniquement pour avoir des enfants, et ont vécu avec le géniteur sans tenir aucun compte de lui. Sans compter ce que peuvent faire les hommes.

La vérité, c'est que la société ayant banni l'homosexualité, les gens s'apparient majoritairement entre homme et femme, parce que la société le veut. Parmi ces couples soi-disant hétérosexuels, la plupart ne le sont pas réellement. Ils n'en savent rien d'ailleurs, et ne veulent pas le savoir. La plupart n'ont pas d'orientation sexuelle définie. Ils se sont plus ou moins conformés à ce que l'on attend d'eux. La différence des sexes est tout aussi ignorée par les couples soi-disant hétéros que par les couples homosexuels.

Conclusions de Michel Schneider :

L’enfant n’est pas produit pour satisfaire le comblement narcissique de ses parents. Cela arrive dans les couples hétérosexuels.

Cela arrive tout le temps!  Je ne vois aucun cas d'enfant qui ne soit conçu, en partie, et souvent en totalité, pour autre chose que satisfaire le narcissisme du parent! Sauf peut-être l'enfant du couple qui s'aime, et qui arrive "par hasard" comme une bonne surprise. Il est vrai qu'un enfant ne tombe pas entre les bras d'un couple homo si facilement, de nos jours...

Mais pourquoi faudrait-il que ceux qui n’ont su trouver leur identité et leur place dans la différence des sexes érigent leur symptôme en norme sociale ? »

Ceux qui n'ont pas su trouver leur identité et leur place.... ce sont souvent ceux qui n'ont pas réussi à être aussi hypocrites que la société l'exigeait d'eux.

D'autres psychanalystes donnent des avis dans Psychologie Magazine. Je pense que malgré tout Schneider est le seul honnête. Même si je ne suis pas trop d'accord avec lui.

Et la coupe de cheveux est ratée comme d'habitude.

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 10:51

 

Autrefois , on utilisait beaucoup la cuvette du lavabo : on se savonnait  le soir , de pied en cap avec un ustensile appelé «  gant de toilette » (un carré en tissu éponge) : il ya avait le gant « pour le visage » et le corps et celui  pour les parties inférieures ( dit «  le gant pour les fesses » dans le meilleur des cas). Le gant était lavé et essoré à la machine avec le reste du linge, tous les trois quatre jours ( ou moins ?). les serviettes de toilette pareil et si l’on était chic on les coordonnait. En principe le gant et la serviette « pour le visage » était plus claires de couleur que les autres.

 et un savon ou une savonnette ; le savon était toujours solide. Seul le shampoing existait couramment sous forme de gel ou de liquide.

Le matin on se débarbouillait, pas plus. Sauf si on n’avait pas école. Là on était censé en faire davantage.

La cuvette du lavabo servait aussi à baigner des poupées ou des créatures diverses en caoutchouc, mais pas toujours.  A vrai dire on y foutait n’importe quel jouet. Il fallait bien qu’ils goûtent eux aussi les joies de l’eau. S’ils se noyaient ou avaient froid on les ensevelissait dans la serviette de toilette (celle des fesses). Il faut dire qu’en ces temps là, lorsqu’on remplissait la cuvette du lavabo, et qu’on obturait l’orifice de vidange… miracle !...l’eau restait dans la cuvette le temps qu’on voulait. Ça ne fuyait que très peu.  

Pour faire naviguer de petits bateaux et mimer des expéditions en mer, on utilisait le bidet. Soit un appareil sanitaire court sur pattes, qui obligeait à se baisser, mais rendait les mêmes services que le lavabo. On croyait à tort que le bidet avait plus de contenance que le lavabo. Ce même bidet servait à se laver les pieds en cas de besoin. La nuit, on allait faire pipi dedans, les toilettes étaient toujours trop loin. Les adultes s’y lavaient les parties. On voyait ça dans le trou de la serrure. Quelle drôle d’idée ! Quelquefois l’adulte fonçait sur nous en pleine journée : « je voudrais mon bidet, enlevez-moi tous ces trucs ! «  L’adulte faisait aussi tremper du petit linge, ou des chaussettes dans le bidet.

Chez mes grands-parents, on rêvait de capturer une des poules et de la baigner dans le bidet. Problème les poules étaient dans un enclos relativement loin de la maison et la salle de bain au premier étage. On n’a pas réussi.

Maintenant, cela n’existe plus. Pourtant, j’ai rencontré un bidet il y a deux ans dans un studio de location à Rome. J’y ai fait tremper du petit linge, mais pour le reste, j’en avais perdu l’usage.

On se lavait les cheveux (on disait plus souvent « se laver la tête ») au-dessus de la baignoire avec l’aide de la douche.

On se prenait un bain le jeudi en matinée (pour ceux du Primaire) et en fin d’après midi ( pour ceux du Secondaire).  Le dimanche, on prenait un bain aussi. Le matin ou le soir. On avait la radio allumée quelque part assez loin de la baignoire, sur un guéridon sec. Souvent Europe 1, SLC ou Campus. On rêvassait une heure ou plus dans cette baignoire. La douche servait à se rincer ( et à laver la tête).

On se douchait parfois dans la semaine, en certaines occasions. Si on avait eu Gym et que pour une fois on n’avait pas séché. Si on avait couru longtemps pour quelque raison que ce soit. Si on s’était occupé du jardin ( chez les grands-parents) si on était tombé dans un flaque sur un truc boueux. Si on avait parcouru la capitale en tous sens ( soit pour des visites, soit pour le shopping)  car cela fait suer.

Si on avait fait des efforts physiques n’importe lesquels…

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 00:01

 

Depuis Janvier 2006, il y a donc eu 1000 billets sur ce blog.  C’est beaucoup ! 

Par ailleurs le nombre de blogs a nettement augmenté…


Il me semble avoir cessé de « blogguer » depuis un certain temps. C’est vrai que des articles sont toujours publiés, mais la bloggeuse n’est plus la même. Elle s’ennuie sur son blog. Elle n’a plus de motivation .  Depuis quand ? Je n’en sais rien. 


Et pourquoi y-t-il toujours des billets ? Ça, c’est bizarre…


Les raisons ?


Cela fait deux, trois ans que je « connais des blogueurs », la plupart sans même savoir à quoi ils ressemblent, et souvent sans même connaître leurs vrais noms !!!

Pour évoluer, les relations virtuelles  doivent déboucher sur des rencontres réelles. Cela n'a pas pu avoir lieu. 


 Pourtant, on peut se contenter d’échanges virtuels :  lorsque l’on travaille avec une personne sur un projet. En principe, c’est professionnel… Ou si l’on échange des mails réguliers avec quelqu’un. Mais cela signifie que chacun s’intéresse réellement à ce que dit l’autre.  


Participer à un challenge, c’est tentant, mais ...

Lorsque tu as fait ton billet sur le livre en question, et que tu as fait apparaître le logo sur ton blog et mis en lien l’organisateur (trice)du challenge, tu es satisfaite. Mais bientôt tu te rends compte qu’il faudrait aussi aller sur le billet de l’organisateur ( trice) et mettre mon billet en lien. Arrivée là, je me rends compte qu’il y a beaucoup de participants. C’est curieux, mon enthousiasme retombe.

Organiser un challenge, c’est bien pire… ! Tu passes ton temps à mettre des liens partout.


Catégories du blog  les catégories autre que littérature sont peu visitées. Le désir de les alimenter m’a déserté. J’ai même failli les supprimer.  

Mais bon, en fait, tout reste en l’état…


Donc les livres, et seulement les livres???


Certains livres me prennent du temps à les lire (ou les relire): ce sont souvent les plus intéressants. Je prends une multitude de notes, et ensuite je ne peux pas les reporter sur le blog. Il faudrait faire une synthèse. C’est beaucoup de travail !!! ….

Certains auteurs ne plaisent décidément pas à ceux qui lisent le blog. Donc, je ne les chronique plus.

Certains auteurs ne sont pas ou peu chroniqués ; j’en fais une chronique, je constate qu’il il n’y a guère de visiteurs… donc je ne les chronique plus.

Certains auteurs sont bien appréciés des visiteurs. Cela m’a entraînée à les lire et les chroniquer davantage que je n’aurais voulu…

Certains livres  sont chroniqués sur beaucoup de blogs et de sites. A quoi bon mettre le sien en plus ?

Les lecteurs du blog n’aiment pas les critiques négatives. Encore moins qu’on se fâche  après un livre ou un auteur. Ce que, moi, j’adore… Donc, plus de critiques négatives.

 

Ce blog n'est pas subversif. Il n'a pas d'enjeu.


Pour être plus motivé, Il faudrait chroniquer des livres-découvertes, des petits éditeurs, se consacrer à un thème, à un auteur…. Mais cela demande du temps, de l’argent, les livres peu diffusés ne se trouvent pas en bibliothèque, et cela demande aussi des convictions particulières de suivre un auteur dont on a aimé tel livre, mais pas le second ou le troisième...

 

De lire surtout les productions des petites maisons d’édition.  Pour cela, il faut se convaincre que leurs  productions sont meilleures que celles des grandes maisons !

 

Je n’ai pas l’esprit militant.


Il n’y a que les romans policiers (et un certain nombre de  romans du même genre mais non répertoriés en « polar ») qui plaisent à presque tout le monde. Et ils sont faciles à chroniquer. Mais ce n’est pas satisfaisant de ne parler que de ceux-là.


Sur mes cahiers, autrefois, j’ai consacré tantôt une, tantôt 30 pages,  ou plus, à parler d’un livre ou d’autre chose. J’étais libre ! Mais je n’avais pas de blog. Depuis que  j’en ai un,  je compte : va-t-on me lire ? Comment et combien ? Je n’écris plus pour moi…


Et puis, il me faudrait un correcteur, pour relire systématiquement tous mes billets. Gratuitement, bien sûr, car je ne suis pas payée pour tenir un blog !


Donc, conclusion, le blog  n’est plus depuis je ne sais combien de temps, mais il continue à s'alimenter, avec un investissement extrêmement faible. Du moins, ça en a tout l’air.


Je continue à aller sur d’autres blogs, mais je commente  peu, et uniquement si l’envie m’en prend.  Cette comptabilité requise, untel m’a fait trois commentaires, je le lui en dois au moins deux…. C’est terrible !

Si hélas, je continue à poster des billets, je ne puis plus me résoudre à répondre à des commentaires.


Tchüss !

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 16:09

    J’avais une dizaine d’années ( 1963 environ) lorsque mon grand-père acheta un poste de télévision à ma grand-mère pour son anniversaire, afin de lui procurer davantage de distractions.

Nous arrivâmes à midi. L’appareil était livré depuis peu.

 Il fut installé dans l’entrée à gauche de l’armoire à bibliothèque contre une portion du mur qui s’interrompait un peu plus loin pour laisser place au couloir menant au séjour.

Peu après le repas du soir, mon grand-père annonça que l’on regarderait les informations sur la première chaîne.
Lorsqu’il eut branché le téléviseur, nous vîmes l’écran tacheté de petits points gris et troublé de corpuscules semblables à ces bulles d’air qui se forment dans l’eau d’un aquarium lorsque l’on souffle dans un tuyau immergé dans le liquide. Puis l’écran joua au ciel orageux, s’assombrit et des zébrures le traversèrent tandis que l’appareil émettait tantôt des sifflements de serpents, tantôt des grésillements de friteuse ou des chuchotements de machine à vapeur.

 

Les spectateurs se gaussaient de mon grand-père, qui, tout spécialiste qu’il fût ( il avait été ingénieur  à  L' EDF du temps de sa " vie active" )   ne parvenait point à régler la chose. Enfin, l’on vit apparaître des mots et des images sur ce fond brouillé et l’on devina tant bien que mal qu’il s’agirait d’un  film de fiction.

Et ce n'était certainement pas la première chaîne! Où était-elle passée?

 

L’histoire m’impressionna fort : pour ce que j’en saisis, le héros était condamné à la vie éternelle sur terre et devait servir le Diable en accomplissant toute sorte de méfaits ; il tentait de refiler son immortalité à diverses personnes qu’il menait à l’agonie mais nul ne voulait échanger son sort contre le sien. Tantôt l’homme avait l’air extrêmement mélancolique, tantôt il se composait un visage démoniaque ; les effets spéciaux ne manquaient pas et peut-être cette variation faustienne était-elle mise en scène dans le goût de l’expressionnisme allemand.

Il s’écoula encore une dizaine d’années pendant lesquelles je m’interrogeais périodiquement sur cette histoire ; je la reconnus par hasard en feuilletant « Melmoth », dans une bibliothèque universitaire. Alors je lus dans sa totalité ce gros roman touffu. Il me sembla que pendant tout ce temps j’avais erré sans relâche à la recherche de cet étrange et terrible personnage.La seule différence était que dans mon souvenir le personnage en question évoluait dans des salons et jamais dans la nature, dans une société de type 18-19eme siècle quasiment tout

le temps.

Récemment, j'ai cherché la trace d'un tel téléfilm en interrogeant Google. J'ai trouvé sur Noosfère, une encyclopédie en ligne, la mention d'un téléfilm de G. Lacombe " Melmoth réconcilié"diffusé  en 1964.

Il s'agit sans doute de cet opus, et ce serait donc la nouvelle de Balzac que j'aurais vue adaptée et non pas le Melmoth d'origine...je chercherai à lire le texte de Balzac aussitôt que possible!  Après tout, c'est peut-être une variation du Raphaël de La Peau de chagrin.



Pour moi la TV c'est resté de la fiction, et quelquefois du documentaire.Aussi y ai-je toujours recherché les films, voire le théâtre filmé ( plus fréquent en ce temps là), et quelques feuilletons.

Après mai 68,résolue à me cultiver un peu sérieusement, je n'ai plus regardé d'émissions de variétés et de blabla.

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:00

Ce pauvre petit blog a péniblement galéré jusqu'à la fin de son quinquennat, sans tambour ni trompette.

 

 

Il a cependant  bien mérité un beau gâteau d'anniversaire, somptueux et esthétique. 

 

 

 

gâteau d'anniversaire de Gaudi

 

Vous le connaissez peut-être ce gâteau?


 

En tout cas, merci à mes fidèles lecteurs ( voir la liste dans "liens") et un grand bonjour à ceux qui passent.

 


Joyeux Noël,  Bonne et heureuse année 2011!

 

Vous avez là 845 billets dont 300 n'ont jamais été visités.

 

Je pars en hibernation. 

 

A un de ces jours!

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:24

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  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
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