Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 17:25

Ouvert le 1er janvier 2006 pour me désennuyer quelque peu, car je n'avais pas la possibilité de m'offrir une occupation sérieuse et une vie sociale normale, le blog a rempli ses fonctions pendant plusieurs années, avec des hauts et des bas. Mais au fil des ans il s'est délité: les rubriques variées ( cinéma, séries TV, réflexions personnelles, jeux et parodies, écritures de textes, roman à épisodes, devinettes, photos avec ou sans légendes, et autres facéties) ont été abandonnées pour ne laisser place qu'à une longue suite monotone de chroniques de livres et rien d'autres ; le cœur n'y était plus. les amateurs de ces autres rubriques étaient très peu nombreux, il faut le dire. Bien que les chroniques de livres ont toujours tenu une grande place dans le blog, en faire un simple carnet de lecture ne suffit pas à me divertir.

La nouvelle version d'over-blog est calamiteuse; on ne peut plus rien faire, et cela ne vaut pas la peine d'en ouvrir un autre. Il n'y aura pas de visiteurs dans un autre, il faudra donc se faire connaître, se vendre, et cela me déplaît.

Il y a eu de moins en moins de visiteurs, le côté commentaires à rendre ou à laisser m'a pesé, et, quoique toujours alimenté, le blog n'existe plus vraiment.

En outre, cette année 2015 a été épouvantable sur le plan personnel.Le malheur a frappé certains de mes proches et le pire a été pour la fin de l'année. Cela a profondément altéré mes capacités de lecture. Je ne sais même plus ce que j'ai lu et pour l'instant je m'en fiche. On est le premier de l'an paraît-il mais pour moi c'est toujours le sinistre 2015 qui perdure, quelque soit le chiffre utilisé. Ce n'est pas facile de voir sur Facebook et ailleurs tous les gens se congratuler et publier des photos gaies lorsqu'on est dans la peine.

Voilà donc la fin d'un interminable blog, avec ses 1285 articles qui restent en ligne, jusqu'à ce qu'ils disparaissent.

Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis
commenter cet article
26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:34

Laurent Mauvignier Dans la foule

Minuit, 2006, 373 pages.

A Bruxelles, le 28 mai 1985. Geoff et ses deux frères sont partis de Liverpool, leur ville, assister au match de football qui oppose Le club de cette ville, (dits les Reds) à la Juventus de Turin.

Les personnages sont complexes, travaillés par des élans conflictuels,

C’est un récit élégiaque, surtout dans la seconde partie. Certains paragraphes s’apparentent au genre de la déploration.

Une belle œuvre.

John Galbraith ( JK Rowling) L’Appel du coucou

2013, 570 pages. ( The Cuckoo Calling)

Lula Landry, mannequin célèbre, tombe du troisième étage de son appartement et s’écrase dans la neige de ce début de janvier. Nous sommes dans le quartier de Mayfair à Londres. La police considère qu’il s’agit d’un suicide. La victime souffrait de troubles maniaco-dépressifs.

William Trevor Mourir l’été

Phébus, 1999. 234 pages. Death in Summer, 1998.

Quincunx : une grande propriété dans la campagne anglaise. Thaddeus Davenant vient de perdre sa femme victime d’un accident de vélo. Elle laisse une petite fille de quatre mois Georgina.

Le choc de l’orpheline pauvre et sans repères, reçue par un homme aimable, dans une magnifique propriété, la vision du bébé, tout cela qui exaspère sa détresse, et précipite son malheur, est bien rendu et serre le cœur. Le drame vécu par Mrs Iveson et Thaddeus prend à la gorge. William Trevor sait fort bien installer des ambiances diversifiées, et brosse des portraits de personnages attachants. Les petits rôles sont très bien aussi.

Edouard Louis En finir avec Eddy Bellegueule

Seuil, 2014, 220 pages

Lorsqu’il entre au collège à dix ans, deux garçons plus âgés qu’il ne connaît pas, le coincent dans un couloir pour lui cracher dessus, l’insulter et le persécuter physiquement, au motif qu’il s’appelle « Bellegueule et qu’il est pédé ». A peine à l’école, il a déjà une réputation. Seul contre deux plus grands, Eddy ne peut se défendre ; il ne supplie pas qu’on arrête, et n’en parle à personne. Ce serait une humiliation supplémentaire. Le scénario se répète de nombreuses fois, et Eddy aura conscience d’une sorte de complicité avec ses bourreaux. Mais comment faire autrement ?

Van Gogh / Gauguin l’Atelier du midi

J’ai acheté ce catalogue de préférence à celui consacré à l’expo Van Gogh / Artaud que je venais de voir. En effet, je n’aime guère le commentaire d’Artaud en dépit de quelques phrases bien tournées et n’avais nul envie de retrouver dans un livre cette confrontation qui n’apporte rien à l’art de Van Gogh (Artaud ne parle que de lui, dans « le suicidé de la société »). Plus intéressant était le livre sur Van Gogh et Gauguin : ceux-là ont eu vraiment quelque chose à se dire, et leur rencontre quoique éphémère fut profitable à leur art.

Erich Maria Remarque A l’ouest rien de nouveau

Paul Baümer ; Katczinsky dit « Kat » ; Albert Kropp ; Detering ; Müller; Tjaden; Kemerich; Leer ( est-ce l’homme aux rats??); Haie Westhus : de 1916 à 1918 sur le front Ouest . Engagés volontaires, ou plutôt devançant l’appel, à 18 ans, conditionnés par leur instituteur Kantorek .

Comment ils sont tous morts, Paul Baümer le dernier, dans les tranchées. Kropp a seulement été amputé mais rien ne dit qu’il ne s’est pas suicidé. Wetering a été fusillé pour désertion. Peut-être que Tjaden n’est pas mort, je ne m’en souviens pas. Le narrateur parle du quotidien des soldats, chronologiquement, avec des réflexions. Un certain nombre de propos sont heureux. L’ensemble est plutôt banal dans son horreur quotidienne.

Remarque a été au front mais moins longtemps que son personnage ; il n’a pas eu le temps de mourir. Ancien instituteur, il a rapidement mis les bouts pour faire un peu tous les métiers. Exilé en Suisse puis aux USA liaison avec des actrices : Marlène Dietrich par exemple. Mariage avec Paulette Goddard ; sur Wikipaedia on dit qu’il était impuissant (est-ce à cause de blessures de guerre, ou de traumatisme lié à la guerre ???).

Nous avons ce livre depuis longtemps. Il me semble que Thibault l’avait eu à lire en classe ; je n’avais aucune envie de le lire. Erreur !

Claudia Pineiro Les Veuves du jeudi

Actes sud 2009, 317 pages

(Las Viudas de los Jueves, 2005 )

Les environs de Buenos Aires : un lotissement nommé « le Country » banlieue verte réservées à des familles de la bourgeoisie aisée. Ce ne sont pas des « bobos » car ils ne sont porteur d’aucun potentiel culturel. Les hommes sont ingénieurs, gérants de grosse société, les femmes au foyer, à l’exception de Virginia.

Une bonne étude de mœurs, très détaillée. Une belle réussite !

Sandrine Collette « Un vent de cendres »

Denoël Noir, 265 pages.

Les vendanges dans le domaine de Vaux où l’on fabrique le Champagne. Camille et Malo, deux étudiants frère et sœur, vont cueillir le raisin pendant huit jours de septembre en compagnie d’autres jeunes et de quelques paysans de la région.

L’auteur a bien su mettre en valeur l’opposition entre la joyeuse animation des vendanges et l’atmosphère de désespoir et de folie qui règne dans la demeure des propriétaires. La nature elle-même est tantôt bonne et généreuse dans les vignes, inquiétante et sinistre, là où Malo s’aventure, dans les bois près d’un étang. La tension dramatique est fort bien étudiée, l’angoisse, la frayeur, sont au rendez-vous, ainsi qu’une terrible ironie.

Pierre Bayard Enquête sur Hamlet, un dialogue de sourds

Minuit (Double) 2002, 205 pages

Dans la veine de Qui a tué Roger Ackroyd ? et L’Affaire du chien des Baskerville , Pierre Bayard avait aussi mené ses investigations à propos d’Hamlet.

Si, pour les deux autres il s’agissait de revenir à une affaire classée, il n’en est pas de même pour Hamlet. Son langage métaphorique, fourmillant d’expressions colorées, ses formules à sens multiples suscitent des débats toujours renouvelés.

Pourtant, l’on admet généralement que le meurtrier d’Hamlet-père dans la pièce de Shakespeare est Claudius, son frère, qui l’aurait assassiné pour épouser Gertrude et s’emparer de la couronne.

Pas si simple…

En 1917 un enseignant John Dover Wilson lit un article d’un confrère spécialiste d’Hamlet, Walter Greg, qui relève une bizarrerie, un élément illogique : lorsque la troupe de comédiens ambulants joue sur la demande d’Hamlet, « Le meurtre de Gonzague », une pièce dont l’intrigue est similaire au meurtre de son père, Claudius tarde à réagir à cette représentation. Il ne réagit même pas du tout à la pantomime qui précède la pièce laquelle reprend l’intrigue de façon très semblable et fort directe.

Doris Lessing Vaincue par la brousse

The Grass is Singing, 1950.

Années 40 Rhodésie. Dans une ferme en pleine brousse, Mary, la quarantaine, épouse du fermier Dick Turner, vient d’être assassinée par son serviteur noir Moïse.

Les Turner allaient quitter leur ferme, criblés de dettes, et en faillite depuis longtemps. Leur riche voisin Slatter venait de leur racheter leur bien, et de nommer un régisseur ( Tony Marston jeune britannique de 20 ans, fraîchement débarqué dans ce pays).

Tony a quelques idées sur les raisons de cet assassinat, mais il ne va pas pouvoir les dire.

Zygmunt Miloszewski les Impliqués

Mirobole Editions, 3013, 442 pages.

Le docteur Rudszki a organisé une thérapie de groupe dans la crypte d’une église de Varsovie. Cette crypte est aménagée pour l’hébergement, comporte des chambres-cellules, une salle d’eau, une cuisine.

Le ton du récit est plutôt ironique, et humoristique à ses heures… il ne se limite pas à l’énigme, mais brosse un aperçu, rapide mais attachant, de la société varsovienne en 2005. On se plaît dans la compagnie de Teo , heureusement , l’auteur ne le prend pas trop au sérieux.

Elisabeth Badinter Le Conflit : la femme et la mère.

LP, 220 pages ( 2010)

L’auteur nous renseigne là sur l’étonnant parcours de la Leche League, parti américain né en 1956, à priori pour inciter les femmes à allaiter leurs bébé. En fait, cela va beaucoup plus loin, c’est une véritable idéologie conservatrice, qu’elle appelle « l’offensive naturaliste ».

Il a donc nécessairement conflit entre femme et mère : c’est inévitable, le conflit est humain. Mais il faut combattre les politiques aliénatrices qui cherchent à endoctriner les femmes pour leur faire abandonner ce que des décennies de luttes chèrement menées leur ont fait acquérir. Un livre indispensable !

Violette Leduc La Bâtarde

LP, 1970, 610 pages

1ere publication en 1964

C’est un roman autobiographique car si Violette écrit à la première personne et se désigne par ses prénoms et patronyme authentiques, elle change les noms de certaines des personnes qu’elle met en scène. Elle écrit ce livre en 1963 dans un village du Vaucluse où elle s’est retirée et relate sa vie de la naissance en 1907 jusqu’en 1944, à la Libération, avec de fréquents retour à son quotidien de femme seule écrivant et vivant en milieu rural.

La narration est souple vivante, les dialogues, les descriptions nous plongent immédiatement dans le monde de l’auteur. Tout en maintenant le registre de la confidence au lecteur, elle n’est pas pour autant sentimentale, et se tient dans une familiarité humoristique. Elle nous fait aimer aussi bien la ville que la campagne, les cheminements sous la pluie, les querelles d’amoureux déçus, les comptes d’apothicaire. .. Un véritable écrivain.

Thomas H. Cook Les rues de feu

Folio-policier 1992 (1er publication 1989)

Birmingham, Alabama, avril 1963.

Le pasteur King organise des manifestations non-violentes et antiracistes dans cette ville qui est un bastion du ségrégationnisme. La population noire y est pauvre et maltraitée. Les manifestants sont sévèrement réprimées.la police est intégralement blanche.

L’inspecteur Ben Wellmann est envoyé dans les églises pour écouter et noter les discours de King, ainsi que dans les rues, bastonner les manifestants. Il commence à détester son job.

Je ne suis pas loin de penser que cet opus de Thomas Cook, bien qu’assez ancien, est son meilleur…

Maylis de Kerangal Réparer les vivants

Gallimard Verticales, 281 pages

Tout en pratiquant une prose exigeante et sans concession, l’auteur ne s’adresse pas à un petit groupe d’initiés. On sent qu’elle écrit pour toucher le plus grand nombre de lecteurs possibles avec beaucoup de générosité.

De longues phases bien charpentées, de belles métaphores, une ponctuation généreuse, un vocabulaire juste et précis, pas si technique qu’on l’a dit ( le minimum pour que l’on comprenne la situation) et d’une grande beauté esthétique.

Patrick Modiano La Petite Bijou

2001, 153 pages.

La narratrice évoque un moment de sa vie, la crise grave qu’elle traversa autrefois. C’est l’errance d’une très jeune femme, vivant dans une grande détresse morale mais aussi précarité matérielle , habitant un petite chambre près de la place Blanche, et n’ayant pour source de revenus qu’une place de baby-sitter préoccupante : en effet la petite fille qu’elle garde, vu l’abandon où elle est laissée lui fait penser à elle au même âge. Cette enfant vit prés du Bois de Boulogne, là où la narratrice, enfant, passa deux années décisives …

Mais ce ne serait rien si la jeune femme, incertaine de son identité ( cela faisait une douzaine d’années qu’on ne l’appelait plus « la Petite Bijou ») n’avait vu au métro Châtelet, une femme d’âge mur, dans un manteau jaune vieilli, une femme qui lui semble être sa mère. Elle n’en est pas absolument sûre, mais elle y croit.

Kamel Daoud Meursault contre-enquête

Actes-sud, 2014, 153 pages.

Le narrateur se présente comme étant le frère de cet « Arabe » que le Meursault de Camus, plus connu sous son célébrissime titre « l’Etranger », a tué sur une plage d’Oran à l’été 1942. Il semble d’abord prendre la parole pour dire qui était son frère, présenter sa famille, et dénoncer le scandale d’un livre qui oublie que Meursault est d’abord un Français meurtrier d’un Arabe.

C’est un livre singulier, à la fois réquisitoire contre la colonisation, critique de la société dans l’Algérie d’aujourd’hui, méditation sur la mort et le sens de la vie, exercice de style parodique, l’ensemble ne laisse pas indifférent.

Natsuo Kirino L’Ile de Tokyo

Seuil, 2013, 382 pages

Un couple d’âge mûr, Takashi et Kiyoko ont fait naufrage sur une île dans la mer des Philippines. Fini le tour du monde entrepris et même le retour à la civilisation, car l’île est déserte et aucun bateau ne passe à proximité, bien qu’ils y aient remarqué des bidons abandonnés sur une des plages, probablement des déchets.

Quelques temps plus tard, c’est un autre bateau qui s’échoue et une vingtaine de jeunes gens vont partager l’infortune des deux premiers. Des jeunes peu recommandables, des voyous, qui ont fui une autre ile où ils étaient en camp de travail.

Le récit témoigne d’une lutte pour la survie, du combats de pulsions opposées incarnées par les différents personnages, tantôt pour garder la civilisation et faire société tant bien que mal, tantôt pour se laisser aller à la folie ou à la destruction. Ce qui est bien observé aussi, c’est la lutte pour le pouvoir de chacun : un objet, un discours, un événement pouvant renverser les rôles et changer le meneur. Chacun craint de devenir l’exclu le bouc émissaire. Mais il y aura des renversements spectaculaires.

Jorge-Luis Borges Le Livre des êtres imaginaires

Avec la collaboration de Margarita Guerrero

Gallimard l’imaginaire1987 (1ere publication 1967) 235 pages.

Catalogue des images mythiques dont se nourrissent les hommes. Du Cerbère à l'Unicorne, en passant par le Dragon, qu'il soit chinois ou d'Occident, et le Golem, le Lièvre lunaire et la Salamandre, plus de cent-vingt créations hybrides se rassemblent en un bestiaire fabuleux

certaines de ces créatures ( licornes sirènes…) sont déjà célèbre et le commentaire ne vous apprendra peut-être rien mais vous serez heureux de penser à eux. D’autres sont totalement inconnues de vous et sont peut-être inventées par l’auteur…l’ensemble est tiré du Manuel de zoologie fantastique du même auteur, avec ajout de créatures supplémentaires pour nostre plus grand bonheur !

Silvia Avallone Marina Bellezza

Liana Levi, 2014, 540 pages.

Dans un petit village des Alpes piémontaises, en 2012, la crise économique frappe de plein fouets des jeunes gens qui ne discernent aucun avenir digne de ce nom.

Conflits, antagonismes, rivalités, sont les maîtres mots de ce roman violent , écrit d’une plume énergique, vigoureuse, pleine de sève, hommage à la combativité de ces jeunes gens, et aux magnifiques et rudes paysages du pays qui vit naître cette jeune romancière de trente ans, pleine de talent.

Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis
commenter cet article
18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:27

Salon de coiffure je lis Paris-Match, comme toujours lorsque je me fais refaire ma couleur plus un petit flash de mèches plus claires, et un magazine féminin quelconque.

 

Je déteste aller chez le coiffeur. Bien sûr le toubib, c'est pire, mais le coiffeur déjà, cela me perturbe. Aujourd'hui n'aura pas fait exception! l'apprentie m'a m'a bouché les deux oreilles avec de l'eau savonneuse, et aspergé copieusement le chemisier.  Cela me déplait d'autant plus que je ne vais pas chez le coiffeur pour qu'on me lave les cheveux. Je sais le faire! je sais aussi choisir mon shampooing et décider si je veux ou non un "soin". J'ai déjà demandé qu'on ne me fasse pas de shampooing ; on a refusé. Cela ne se fait pas. Je n'aime pas non plus la couleur choisie pour couvrir les cheveux gris (une sorte de feux blond plutôt terne)  mais  lorsque j'en choisis une autre ce n'est pas pire. A le faire moi-même, je n'obtiens pas un résultat plus navrant, et j'économise.

La coupe ? c'est la seule chose que je souhaite, mais on ne veut pas me la faire seule. C'est pas assez cher... elles se ruineraient à ne faire de que des coupes ! C'est l'ensemble ou rien! un jour ce sera rien...

 

Je me console avec la lecture si enrichissante des magazines people féminins (ou non).

 

1)  Paris Match  Interview d’Almodovar : il  dit que les transsexuels sont des gens qui veulent corriger une erreur de la nature. La nature leur a donné un sexe qui ne correspond pas à leur identité sexuelle.

Y-a-t-il des  erreurs dans la nature ? Comment la nature pourrait-elle «  se tromper ». L’erreur est humaine dit le proverbe. Cela veut dire aussi que l’erreur ne concerne  que l' humaine condition; seuls les humains peuvent se tromper, car ils ont le pouvoir de juger ce qu’ils font, d’en fournir une appréciation. La nature n’a pas ce pouvoir.  Elle fait les choses comme ceci, comme cela, sans intention : elle est juste programmée pour se perpétuer, à l'aide de transformations pouvant paraître spectaculaires parfois. 

 Si l’on croit en une entité supérieure, on va dire qu'un dieu se trompe ou nous trompe ,éventuellement. Ou qu’il veut nous éprouver. Un dieu, pourquoi pas ! Mais la nature ????

 

La plupart du temps l’humain s’accommode du sexe que son corps arbore ; la nature le contraint à vivre avec.  Il lui trouve des avantages et, forcément aussi, des inconvénients, d’un point de vue physique et socioculturel. La plupart des gens vont jusqu'à se l'approprier. L’humain participe de la nature et de la culture dès le départ. Il ne PEUT pas faire abstraction de l’un ou de l’autre.  Il ne peut pas non plus oublier totalement qu’il a quelque chose de l’autre sexe, bien que, souvent, il le nie.

Pour vouloir changer de sexe, il faut ressentir que la nature et la culture peuvent et doivent absolument coïncider. Je veux dire que si je me sens "homme" alors que j'ai un sexe de femme, ce ressenti " homme" est forcément culturel. C'est de ma part un fantasme. Mon sexe réel,  lui, vient de la nature.  Si je me sens proche d'une entité que j'appelle "homme", je n'ai qu'à me conduire comme je pense qu'un homme le fait. En gros, s'habiller sobre, faire de gros travaux, prendre femme, ne pas enfanter...  Inutile de changer de sexe. Changer de sexe ne changerait rien justement! Sauf à abîmer mon corps. En outre, si l'on  est femme, et que l'on se conduit comme un homme, ce contraste peut être agréable, piquant, être ressenti comme un défi. Mais changer de sexe, c'est vouloir que la nature se conforme  à mon fantasme ( culturel). Cela ne se peut. On en arrive donc à d'horribles mutilations.

 

2)   Magazine féminin( j'oublie toujours le nom) :   Je déteste recevoir des conseils   à propos de la sexualité. Ils considèrent la sexualité comme un soin à apporter au corps !!!  Cela fait partie de l’hygiène, à présent. On vous propose des quizz pour tester votre libido : elle ne doit pas être « faible » sinon vous devez y remédier. 

Si vous n’avez pas tel nombre de relations sexuelles par semaine,  ou par mois, et que vous avez un partenaire à domicile, vous n’êtes pas normal, votre santé s’en ressentira. Si vous n’avez pas de partenaire, il faut absolument en trouver un !

On dirait que la libido est semblable à ces  appareils électriques que l’on doit recharger à l’aide de piles. Là, on vous recommande  les sex-toys,  les sites de rencontres, la méthode Coué, de faire appel à un partenaire doué (parce que voyez-vous, pour eux, la sexualité c’est aussi un sport, il faut s’entraîner) !

Nulle part il n’est question du désir.  Que vaut l’acte  sexuel, s’il n’est pas ressenti comme une effraction, le franchissement d’un interdit, une action prohibée, ou jugée répréhensible? Comment l’apprécier si l’on doit chercher à s’exciter à tout prix, d’une façon consciente, dans un but utilitaire ?

Tout dans ces magazines est fait pour que la sexualité soit réduite à une ennuyeuse routine. Même et surtout, le fameux conseil «  soyez surprenant » ou encore «  faites-lui la surprise » . Des surprises préparées à l’avance, ou attendues, n’en sont plus. La vraie surprise, c’est lorsque aucun des deux ne s’attend à se rencontrer sexuellement, et que , pourtant, ça leur tombe dessus.

Le désir ne se suscite pas, ne se prépare pas, ne s’apprivoise pas.

Vu l’ennuyeuse corvée à quoi ils réduisent la sexualité, je ne m’étonne pas, que, de nos jours, certains revendiquent l’asexualité .

 

3 ) Vieux magazine ( JDD?) Jospin est défavorable au mariage homosexuel " l'humanité est structurée par un rapport homme-femme".

personnellement,je pense que, oui, l'individu, dans les sociétés dont je suis ... membre?, se structure par l'attitude qu'il a face à la différence des sexes : négation, désaveu, ou rejet. Le désaveu implique souvent la perversion, le rejet la psychose. Ces pathologies sont tout aussi fréquentes chez les couples soi-disant  hétérosexuels que chez les homos.

Le problème du mariage, c'est d'abord le divorce, et la mésentente conjugale : les enfants habitués à vivre avec un couple,  hétéro ou pas, souffrent de les voir se haïr et / ou se séparer . On ne peut rien contre cela. Par conséquent  les gens peuvent se marier autant qu'ils veulent, ce sera toujours plus ou moins désastreux.

Depuis que je suis enfant, j'en ai vu des couples ( formés d'un homme et d'une femme); soit ils étaient malheureux, soit ils se détestaient, et je n'ai pas eu la chance que mes "parents" ne soient que névrosés.

c'était déjà l'époque où il était d'usage de prétendre que l'on se marie par amour!  dans ma famille, on n'osait pas le dire, tellement le contraire était évident. Mais d'autres couples faisaient d'infâmes simagrées auxquelles un enfant ne pouvait pas croire. Il serait judicieux de dire et redire que le mariage est une institution, qu'elle vise perpétuer un nom et à transmettre des trucs de famille, et n'a rien à voir avec  l'amour.Si tout le monde en était conscient cela découragerait des vocations.

si l'on permettait à n'importe quel individu majeur, soit l'adoption, soit la procréation assistée ( dans le cas d'une femme), on ne serait pas débarrassé pour autant du problème "couple". Car il y aura toujours, ou souvent, un conjoint. Je n'arrive pas à imaginer qu'un couple soit une bonne chose.

Mais cela existe, on me l'a dit. Il y a des couples heureux. La réussite d'un couple n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient ou non de même sexe.

 

Maintenant, la procréation

Par ailleurs, l'amour, c'est à dire le désir sexuel partagé entre deux êtres, n'a pas pour but la procréation. Bien au contraire !Je crois qu'un couple qui s'aime ne songe pas à avoir un enfant.  Cependant si un tel couple dure un certain temps, et si il s'agit d'un homme et d'une femme, une grossesse peut se produire. Dans ce que j'imagine de l'amour, un enfant n'est pas du tout nécessaire, mais le couple qui s'aime ne l'exclut pas. S'il arrive, ils sont contents. C'est une vraie surprise. S'il n'arrive pas, ça leur est égal, puisqu'ils s'aiment.

Le désir d'enfant conscient peut survenir lorsque le couple aborde une nouvelle phase. Ils s'aiment moins mais veulent rester ensemble.

 

Lu dans Psychologie Magazine:

les psychanalystes donnent leur avis sur "l'homparentalité".

Pourquoi se demandent certains, les homosexuels veulent-t-ils procréer? n'ont-t-ils pas choisi un amour sans enfantement?

Et bien la réponse, je viens de la donner plus haut. Aucun amour ni homo ni hétéro n'a la procréation pour but.

Lorsque survient le désir d'enfant, dit Michel Schneider, chez les homos " c'est faire du même avec du même"

"je ne fais aucune différence entre homoparentalité adoptive et procréative sur le plan du fantasme qui les sous-tend : faire du même avec du même." dans ce foutu magazine Psychologies, où aucun psychanalyse ne devrait accepter d'écrire... 

Enfin, il dit que le désir d'enfant homosexuel est un fantasme.

Le désir d'enfant, est toujours un fantasme à mon avis. Car le désir n'est pas naturel. Les animaux ne désirent pas de petits. Ils cherchent à en avoir instinctivement. Pas les humains. L'humain peut rêver d'avoir un enfant.  La façon dont ils parlent de ce désir révèle des fantasmes sous-jacent. Croire que les hétéros ( ou supposés tels) sont capables désirer "raisonnablement " un enfant, c'est prêter aux hétéros des vertus qu'ils n'ont pas!

 

Michel Schneider encore :

Un enfant est un sujet en devenir. Ce n’est ni un produit de consommation ni un bien produit par une combinaison génétique. Sa venue au monde n’est pas seulement de l’ordre de la demande, mais du désir. Et pour qu’il puisse à son tour désirer, il faut qu’il puisse se représenter sa vie comme ayant été désirée.

Donc, MS dénie aux homosexuels de pouvoir "désirer". Selon lui, on ne désire un enfant que de l'autre sexe. Une femme qui veut un enfant et ne veut pas coucher avec un homme  pour l'avoir, ne le désire pas réellement, ou n'a pas le droit de l'avoir.

Bien des femmes ont couché avec un homme uniquement pour avoir un enfant. En se fichant pas mal de ce qu'était cet homme et en ne voulant plus le revoir, et surtout pas! l'informer de sa paternité. Cet acte, autrefois assez fréquent, maintenant plus rare( coucher avec un homme qu'on connaît peu ou pas sans protection au temps du sida fait hésiter), cet acte, fût-t-il de procréation naturelle, n'est pas différent d'une PMA. La différence c'est que cela peut se faire sans autorisation.

Il y a même des femmes qui se sont mariées uniquement pour avoir des enfants, et ont vécu avec le géniteur sans tenir aucun compte de lui. Sans compter ce que peuvent faire les hommes.

La vérité, c'est que la société ayant banni l'homosexualité, les gens s'apparient majoritairement entre homme et femme, parce que la société le veut. Parmi ces couples soi-disant hétérosexuels, la plupart ne le sont pas réellement. Ils n'en savent rien d'ailleurs, et ne veulent pas le savoir. La plupart n'ont pas d'orientation sexuelle définie. Ils se sont plus ou moins conformés à ce que l'on attend d'eux. La différence des sexes est tout aussi ignorée par les couples soi-disant hétéros que par les couples homosexuels.

Conclusions de Michel Schneider :

L’enfant n’est pas produit pour satisfaire le comblement narcissique de ses parents. Cela arrive dans les couples hétérosexuels.

Cela arrive tout le temps!  Je ne vois aucun cas d'enfant qui ne soit conçu, en partie, et souvent en totalité, pour autre chose que satisfaire le narcissisme du parent! Sauf peut-être l'enfant du couple qui s'aime, et qui arrive "par hasard" comme une bonne surprise. Il est vrai qu'un enfant ne tombe pas entre les bras d'un couple homo si facilement, de nos jours...

Mais pourquoi faudrait-il que ceux qui n’ont su trouver leur identité et leur place dans la différence des sexes érigent leur symptôme en norme sociale ? »

Ceux qui n'ont pas su trouver leur identité et leur place.... ce sont souvent ceux qui n'ont pas réussi à être aussi hypocrites que la société l'exigeait d'eux.

D'autres psychanalystes donnent des avis dans Psychologie Magazine. Je pense que malgré tout Schneider est le seul honnête. Même si je ne suis pas trop d'accord avec lui.

Et la coupe de cheveux est ratée comme d'habitude.

 

 

Repost 0
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 00:01

 

Depuis Janvier 2006, il y a donc eu 1000 billets sur ce blog.  C’est beaucoup ! 

Par ailleurs le nombre de blogs a nettement augmenté…


Il me semble avoir cessé de « blogguer » depuis un certain temps. C’est vrai que des articles sont toujours publiés, mais la bloggeuse n’est plus la même. Elle s’ennuie sur son blog. Elle n’a plus de motivation .  Depuis quand ? Je n’en sais rien. 


Et pourquoi y-t-il toujours des billets ? Ça, c’est bizarre…


Les raisons ?


Cela fait deux, trois ans que je « connais des blogueurs », la plupart sans même savoir à quoi ils ressemblent, et souvent sans même connaître leurs vrais noms !!!

Pour évoluer, les relations virtuelles  doivent déboucher sur des rencontres réelles. Cela n'a pas pu avoir lieu. 


 Pourtant, on peut se contenter d’échanges virtuels :  lorsque l’on travaille avec une personne sur un projet. En principe, c’est professionnel… Ou si l’on échange des mails réguliers avec quelqu’un. Mais cela signifie que chacun s’intéresse réellement à ce que dit l’autre.  


Participer à un challenge, c’est tentant, mais ...

Lorsque tu as fait ton billet sur le livre en question, et que tu as fait apparaître le logo sur ton blog et mis en lien l’organisateur (trice)du challenge, tu es satisfaite. Mais bientôt tu te rends compte qu’il faudrait aussi aller sur le billet de l’organisateur ( trice) et mettre mon billet en lien. Arrivée là, je me rends compte qu’il y a beaucoup de participants. C’est curieux, mon enthousiasme retombe.

Organiser un challenge, c’est bien pire… ! Tu passes ton temps à mettre des liens partout.


Catégories du blog  les catégories autre que littérature sont peu visitées. Le désir de les alimenter m’a déserté. J’ai même failli les supprimer.  

Mais bon, en fait, tout reste en l’état…


Donc les livres, et seulement les livres???


Certains livres me prennent du temps à les lire (ou les relire): ce sont souvent les plus intéressants. Je prends une multitude de notes, et ensuite je ne peux pas les reporter sur le blog. Il faudrait faire une synthèse. C’est beaucoup de travail !!! ….

Certains auteurs ne plaisent décidément pas à ceux qui lisent le blog. Donc, je ne les chronique plus.

Certains auteurs ne sont pas ou peu chroniqués ; j’en fais une chronique, je constate qu’il il n’y a guère de visiteurs… donc je ne les chronique plus.

Certains auteurs sont bien appréciés des visiteurs. Cela m’a entraînée à les lire et les chroniquer davantage que je n’aurais voulu…

Certains livres  sont chroniqués sur beaucoup de blogs et de sites. A quoi bon mettre le sien en plus ?

Les lecteurs du blog n’aiment pas les critiques négatives. Encore moins qu’on se fâche  après un livre ou un auteur. Ce que, moi, j’adore… Donc, plus de critiques négatives.

 

Ce blog n'est pas subversif. Il n'a pas d'enjeu.


Pour être plus motivé, Il faudrait chroniquer des livres-découvertes, des petits éditeurs, se consacrer à un thème, à un auteur…. Mais cela demande du temps, de l’argent, les livres peu diffusés ne se trouvent pas en bibliothèque, et cela demande aussi des convictions particulières de suivre un auteur dont on a aimé tel livre, mais pas le second ou le troisième...

 

De lire surtout les productions des petites maisons d’édition.  Pour cela, il faut se convaincre que leurs  productions sont meilleures que celles des grandes maisons !

 

Je n’ai pas l’esprit militant.


Il n’y a que les romans policiers (et un certain nombre de  romans du même genre mais non répertoriés en « polar ») qui plaisent à presque tout le monde. Et ils sont faciles à chroniquer. Mais ce n’est pas satisfaisant de ne parler que de ceux-là.


Sur mes cahiers, autrefois, j’ai consacré tantôt une, tantôt 30 pages,  ou plus, à parler d’un livre ou d’autre chose. J’étais libre ! Mais je n’avais pas de blog. Depuis que  j’en ai un,  je compte : va-t-on me lire ? Comment et combien ? Je n’écris plus pour moi…


Et puis, il me faudrait un correcteur, pour relire systématiquement tous mes billets. Gratuitement, bien sûr, car je ne suis pas payée pour tenir un blog !


Donc, conclusion, le blog  n’est plus depuis je ne sais combien de temps, mais il continue à s'alimenter, avec un investissement extrêmement faible. Du moins, ça en a tout l’air.


Je continue à aller sur d’autres blogs, mais je commente  peu, et uniquement si l’envie m’en prend.  Cette comptabilité requise, untel m’a fait trois commentaires, je le lui en dois au moins deux…. C’est terrible !

Si hélas, je continue à poster des billets, je ne puis plus me résoudre à répondre à des commentaires.


Tchüss !

 

Repost 0
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:00

Ce pauvre petit blog a péniblement galéré jusqu'à la fin de son quinquennat, sans tambour ni trompette.

 

 

Il a cependant  bien mérité un beau gâteau d'anniversaire, somptueux et esthétique. 

 

 

 

gâteau d'anniversaire de Gaudi

 

Vous le connaissez peut-être ce gâteau?


 

En tout cas, merci à mes fidèles lecteurs ( voir la liste dans "liens") et un grand bonjour à ceux qui passent.

 


Joyeux Noël,  Bonne et heureuse année 2011!

 

Vous avez là 845 billets dont 300 n'ont jamais été visités.

 

Je pars en hibernation. 

 

A un de ces jours!

Repost 0
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:24
Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis
commenter cet article
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:37

Définition ordinaire :

L’éloignement de deux personnes affaiblit l’affection qu’elles se portent mutuellement.

 

 

Origine

 


 

Proverbe latin. Ce proverbe trouve sont origine dans un poème de Properce (Ier s. av. J.-C.) extrait d’Élégies.

 

 

 

Loin des yeux …dans cette citation, Cela signifie que  cette personne a quitté l’aire (ou la réserve) de vos fantasmes, identifiables ou non.  Vous ne la « visualisez «  plus ou rarement.

Lorsque votre esprit vagabonde ( ça peut aller d’une seconde à une heure ou plus) il met parfois ou souvent en scène des personnes  que vous connaissez, soit dans la vie réelle , (vous les voyez tous les jours ou de temps à autre, ou vous les avez connues autrefois et ne les voyez plus) soit dans l’imaginaire (film, livres, silhouettes personnages fabriqués à partir d’on ne sait quoi…).

Vous les mettez en scène spontanément soit c’est une imagination éclair, soit c’est déjà dans un décor,  soit vous en faites le personnage d’une saynète. Il y a aussi ces personnes que vous avez vues en rêve et que vous croyez reconnaître.

Vous ne mettez plus guère  X  en scène,  cela signifie qu’il n’est plus de vos fantasmes familiers.

Il peut avoir été refoulé et subsister dans la zone plus profonde des fantasmes qui n’apparaissent  pas ou difficilement à la conscience.

Il peut aussi avoir réellement cessé de vous servir, ou de vous desservir, et ne plus subsister que dans des souvenirs peu  mêlés d’affectivité.

Comment le savoir ?

Si vous recevez des nouvelles de cette personne, vous n’éprouverez pas grand-chose, si elle vous contacte, vous voudrez être poli et répondre et cela sera un peu difficile. Mais pas trop. Si elle peut vous être utile, vous aurez quelque peine à faire ce qu’il faut.

En revanche, si vous ressentez du désagrément, un rejet violent, un sentiment assez fort, c’est qu’elle appartient encore à la réserve de fantasmes (ceux qu’on ne veut  pas  ramener à la surface).

Loin des  yeux, ne signifie pas que vous oubliez cette personne à force de ne plus la voir dans la réalité, ou de ne plus avoir de ses nouvelles. Cela ne veut pas dire non plus que les personnes que vous voyez souvent ou très souvent, vous pensez à elles.

Evidemment si cette personne partage votre vie, elle fait partie du matériel fantasmatique (superficiel, lointain, voire les deux) que vous utilisez. Souvent, c’est une image d’elle déjà passée que vous fantasmez.

Mais dans certains cas, rares, elle n’en fait plus partie. Seulement, vous, faites encore partie de son matériel à elle, et vous le savez. C’est ce qui vous préoccupe et vous fait penser encore à elle. Dans ce dernier cas, elle est loin du cœur, mais vous ne pouvez vous permettre de la tenir loin des yeux…

Loin des yeux, loin du cœur, c’est un constat : cette personne je la mets en scène rarement ou pas du tout. J’ai peine à me souvenir à quoi elle ressemble. Je suis obligée de regarder une photo, ou de rechercher un document.  Je n’éprouve rien pour elle. Ni peine ni plaisir ni regret. Quand je vois la photo ou le document qui me la rappelle, ce n’est pas différent de ce que j’ai tenté d’imaginer. Un peu plus net.

 

Repost 0
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 23:18

rapporter les pommes du jardin des hespérides gardé par L

                                                                                        Gros travaux  en perspective, impossible d'alimenter le blog pendant quelques semaines.

 

Redécouvrez d'anciens articles!

 

Capturer les juments carnivores de diomèdetuer l'hydre de l'Herne Moreaudescendre aux enfers et capturer Cerbère-Hercules capturinx

Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:30
Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis Cinéma
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:58

Objectif Pal
En  lien : les ouvrages lus et chroniqués
En rouge : les acquisitions  depuis la dernière fois.
En bleu les ouvrages lus et non chroniqués. Le seront-ils?

Et les autres : quelques considérations...

 

Aragon louis le Paysan de Paris

je crois que je n'arriverai jamais à le lire


Atkinson Kate les Choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux

Pas du tout, en effet.


Aira César La Preuve

Autin-Grenier Toute une vie bien ratée

lu mais pas de chronique

Bachman Ingeborg Malina

lu pas de chronique

Balzac La Cousine Bette

Banks Russell La Réserve

Blanchot Maurice Thomas l'obscur

Lu plusieurs fois mais...


Böll L'Honneur perdu de Katarina Blum

lu préféré le film


Bowen Élisabeth La Maison à Paris

Coeurs détruits


Buarque Chico Budapest (catégorie portugaise à créer)

Buzzatti Le K.

Byatt Antonia Nature morte


Calvino Marcovaldo

La Route de San Giovanni


Carpentier Alejo Le Partage des eaux

(pas pu terminer)

Carroll Lewis The Complete Illustrated

Carter Angela La Compagnie des loups

Cusk Rachel Arlington Park

Coe Jonathan La Maison du sommeil

Gracq Julien Un Balcon en forêt

 

Haasse Stella Une relation dangereuse

Je n'aime toujours pas Merteuil...

Dickens Charles David Copperfield

Dib Mohammed L'Incendie (ennnuyeux abandon)

Divakaruni Mariage arrangé ( catégorie «  indienne «  à créer).

Duras Marguerite le Square

Faulkner Tandis que j'agonise

Ferrante Elena Poupée volée

l’Amour harcelant


Fine Anne La Confession de Victoria Plum

Gao Xingjiang la Montagne de l'âme

Huston Nancy Instruments des ténèbres


James Henry Les Européens

Confiance

Washinton Square

 

Portrait de femme


Dans la cage

 


Kawabata Pays de neige


Kobo Abe La Face d'un autre

Mort anonyme : Pour écrire cette histoire Kobo s'est inspiré de Dostoïevski de la nouvelle " Le Double" . Son texte y ressemble trop...


Krauss Nicole Histoire de l'amour


Kureishi Contes de la lune en plein jour



Lao She Le Pousse-pousse


Marai Sandor Métamorphose d'un mariage


Mc Ewan Ian Sous les draps


Maupassant

Bel ami


Mauriac François

Le Noeud de vipère

pas réussi à lire! je dois préférer les boas


Munro Alice Fugitives

 

Secrets de polichinelle

 

L’Amour d’une honnête femme

 


Moravia

Les Indifférents


Morante Territoire du rêve

Hélas je ne m'y rêve pas...

 

Nabokov Feu pâle

Pas pu lire

La Méprise

 


Oates Eux

Le Ravin

L'Amour en double ( sous le nom de Rosamond Smith)

assez nul pas de chronique


Oulitskaya Ludmila Sincèrement vôtre Tchourik


Ozick Cynthia Le Messie de Stockholm

Le Châle


Queneau Raymond Les Fleurs bleues


Qiu  Xiaolong Cité de la poussière rouge

 


Piquemal Michel Le Cri du poisson rouge

 


Quintin Loïc Sein et sauf


Schnitzler

Nouvelles complète vol 2 La Pochothèque

Vienne au crépuscule

écouté dramatique sur France-culture pas mal mais un peu daté


Sepuvelda Luis le Vieux qui lisait des romans d’amour

On ne doit pas lire les mêmes...


Simenon Georges l'Homme qui regardait passer les trains

  le temps a passé..les trains aussi! Et moi ce sont les nuages à présent...

Entre temps j'ai aussi lu Piotr le Letton : c'est très antisémite, j'aurais honte de le chroniquer.


Tardieu La Comédie du langage

On vient chercher monsieur Jean

Trevor William Très mauvaises nouvelles

Vann Christian Sukwann Island

Désolation

Woolf Virginia la Traversée des apparences

Les Vagues

Mrs Dalloway

La Mort de la phalène


Wolf Christa Changement d'optique

Taylor Elizabeth Cher Edmund

Toussaint jean-Philippe Fuir

Townsend-Warner le Diable déguisé en belette


Zola La Page d'amour

  Pauline ou la joie de vivre.

La Bête humaine

Au bonheur des dames

  Nana

La Débâcle



 

 

livres en anglais


Amis Martin Graham Swift Ian Mc Ewan Nouvelles anglaises contemporaines Folio-bilingue

Lu la chronique n'est pas sur l'ordi

French Tana In the Woods

Jewish American Stories

Mc Ewan First Love last rites

Oates Little Bird Of the Heaven

Plath Sylvia The Bell Jar

The Book of Enlish Short stories volume 2

The Green Bridge Stories from Wales

 

 

 

Polar

Aubert Brigitte Une âme de trop

un livre de trop, peut-être?


Belletto René Le Revenant

Il ya des fantômes qui feraient mieux de s'abstenir...

 

 

Benaquista Tonino Malavita

J'en ai lu dix pages et j'ai abandonné...


Brussolo Le Chien de minuit

le murmure des loups


Cook Robin Les mois d'avril sont meurtriers


French Nikki Mémoire piégée

Je ne l'ai pas chroniqué. Trop tard.


Garnier Pascal Flux

Je n'ai pas tant aimé que cela.


Giebel Karine Terminus Elicius

Goodis Descente aux enfers

je l'ai déjà lu bien avant le blog, comme tous les Goodis. Finalement je n'ai pas envie de le reprendre. Déjà beaucoup  de relectures sur ce blog, qui devrait être avant tout dédié à la découverte.


Irish Manhattan Love Song

James PD Une certaine justice

lu pas encore de chronique.


Kassak Frank Nocturne pour assassin

Lu mais pas de chronique. Amusant.

 

Krauss Nicole Histoire de l'amour


Lehane Denis Ténèbres prenez-moi la main



Mc Bride Stuart Cold Granite

Parry Patricia Variations sur le Crime et l'hystérie

Pouy La Belle de Fontenay

Rendell Regent’s Park

Deux doigts de mensonges


Robinson Peter L’Eté qui ne s’achève jamais poche policier


Donald Westlake L’Assassin de papa

Aztèques dansants


Sari Yshaï le Poète de Gaza

 

Essais et documents


Barbe-Gall Françoise Comment regarder un tableau

Il n'y aura pas de chronique.Sauf si on en a vraiment besoin.

Benjamin Walter Charles Baudelaire

Berstein Serge et Milza Pierre Histoire du XX e siècle tome 3

Blanchot De Kafka à Kafka

Pas de chronique sauf si...

Calvino Italo Leçons américaines

Chaumont Frank Lacan

Cheng François Vide et plein

La Dimension humoristique Librio

Eco Umberto Lector in fabula

Pas relu

François Annie Bouquiner

Lu pas de chronique

Freud  Sigmund  L'Homme Moïse et le monothéisme

 

Fride-Carrassat les maîtres de la peinture

Hazan Eric LQR la propagande au quotidien

Josef Südek Photo poche

pas de chronique

Joly Introduction à l'analyse de l'image Que sais-je 128

Laroche Hervé Dictionnaire des clichés littéraires

Le Goff Les Intellectuels au Moyen-Age

Loreau Dominique L'Art des listes

lu mais pas chroniqué.

Manguel l'Iliade et l'odyssée

J'ai pris beaucoup trop de notes. Je ne vais pas pouvoir le chroniquer utilement. L'Iliade , c'est compliqué. On ne sait pas toujours de qui il est question, même si on apprend les noms des protagonistes... qui est "le fils de Pélée"???


Histoire de la lecture

Je l'ai déjà lu ! je ne vais pas le reprendre sauf si...


Michaux Henri Un Barbare en Asie


Obiegly Gaëlle Petit éloge de la jalousie

Lu aucun souvenir


Panoksky Klibanski Saxl Saturne et la mélancolie

lecture de temps en temps


Paulhan Jean Les Fleurs de Tarbes


Powys L'art d'éviter le déplaisir


Que sais-je La Réforme


Richard Jean-Pierre Poésie et profondeur

Stendhal et Flaubert


Starobinski La Relation critique


Stendahl de l'amour


Valéry Paul Variétés

Monsieur Teste


Vebret joseph Friandises littéraires


Woolf Virginia Une chambre à soi


livres de peinture éditions diverses sur un artiste : Whistler; Bonnard; Turner; Giorgione; Munch; Seurat; Daumier, Rembrandt; Camille Claudel.

Lus mais pas chroniqués.


L'Art au vingtième siècle

Visite guidée Hachette

  Idem


 

 

Poésie

Espitallier Pièces détachées : poètes d’aujourd’hui Anthologie (poésie)

Non je ne puis pas en parler non plus...


Jacob Max le Laboratoire central


Perros Georges Une vie ordinaire

Vraiment trop...


Poèmes de ¨Paris une anthologie à l'usage des flâneurs

Superbe!


Tardieu L’Accent grave et l’accent aigu ( recueil de poèmes)

De temps en temps


Valéry Eupalinos l'Ame et la danse


  help me !

 

 

 

 

Repost 0
Published by Dominique Poursin - dans En vérité je vous le dis
commenter cet article

Présentation

  • : Nuagesetvent
  • Nuagesetvent
  • : Comptes rendus de mes lectures avec des aspects critiques + quelques films de fiction Récits de journées et d'expériences particulières Récits de fiction : nouvelles ; roman à épisodes ; parodies. mail de l'auteur : dominique-jeanne@neuf.fr
  • Contact

Rechercher