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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 20:59

Saraband, Ingmar Bergmann

 

sarabandsmallUn homme âgé de 86 ans, retiré dans une vieille demeure, s’ennuie. Ne lui reste quela haine pour son fils de quarante cinq ans qui semble plus vieux  que son père et privé de son l’énergie .

Qu’a-t-il fait ce fils ?

D’abord ce n’est pas une fille ; ensuite il est professeur de violoncelle à l’université ; pire encore, il est veuf et reste attaché à sa femme qu’il aimait. Pour finir, sa fille, également violoncelliste, il la garde avec lui, la séquestre un tantinet, en a fait sa confidente, et leurs relations sont ambigües. 

L’ancienne maîtresse du vieux ( Liv Ullman) vient lui rendre visite et en profite pour lier connaissance avec le fils, et Karin la petite fille. Elle réussit à persuader cette jeune fille de partir à l’étranger étudier avec une amie, de fuir cette famille mortifère.

On a l’occasion de contempler tous les membres de cette famille en chemise de nuit.

Au cours d’une crise, Karin s’enfuit de la maison paternelle vêtue d’une chemise de nuit blanche, qu’elle tache à peine, rustique, jusqu’à un ruisseau où elle patauge, décidant finalement de ne pas s’y engloutir ni s’y noyer.

Liv Ullmann , 65 ans porte bien la chemise de nuit ( la même) avec une certaine majesté. Le grand-père en porte une lui aussi, plus courte, et lors d’une nuit d’angoisse lorsqu’il va retrouver son ex, il enlève la chemise, et Liv accueille ce corps fatigué pour un câlin.

Le leitmotiv, la photo de  là femme adorée du fils, disparue quelques années auparavant. Le cliché est en noir et blanc un visage lisse souriant , agréable. Ils la trouvent très belle fascinante, moi banale.

Karin parti, Le fils tente de se trancher la gorge, mais comme dit son père « il n’est même pas foutu de réussir quelque chose celui-là, même pas son suicide ».

Bergman ne se trompe pas sur la nature des relations familiales. La haine et l’esclavage l’emportent. Le passé est magnifié : la femme morte dont on voit la photo si souvent, était pour les survivants une sainte. Mais rein dans ce film me surprend ni ne me retient vraiment. Tout de déroule comme je l’attends. Les vieilles chemises sentent la naphtaline ;

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Published by Dominique Poursin - dans Cinéma
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