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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:57

Cet été là

 

Phébus, littérature étrangère, 252 pages.

Dans un village d’Irlande, Rathmoye, se déroulent les obsèques d’une femme âgée Mrs Connulty, qui tenait une pension de famille pour hommes. L’enterrement a été photographié par un jeune homme que nul ne connaît. Quelques personnes s’en offusquent, notamment la fille de la défunte. Ellie Dillahan, jeune épouse d’un fermier des environs, a remarqué ce jeune homme. Et réciproquement.

Florian Kilderry cherchait le cinéma en ruine, autrefois détruit par un incendie. Dans la grande maison délabrée de Shellanahg où il vit et qu’il doit vendre, pour régler des dettes, il a découvert parmi le fouillis des objets un appareil photo, et espéré s’exprimer artistiquement par ce media.

Orphelin depuis peu, il envisage de quitter l’Irlande, commencer ailleurs une vie où il  s’inventerait un avenir.

Ellie est également orpheline, mais depuis toujours. Elle a quitté un pensionnat de religieuses pour travailler à la ferme de Dillahan, devenu veuf après avoir tué accidentellement sa femme et son enfant. Il l’a ensuite épousée. Ellie s’estime heureuse, son mari, hanté par la tragédie qu’il a vécue, ne boit pourtant pas, et n’est pas caractériel.

Malgré tout elle s’ennuie beaucoup et  Florian est le premier homme qui lui plaise.

La relation qu’elle vivra quelques semaines avec Florian est devinée par Miss Connulty fille de la défunte, célibataire au passé douloureux, qui fantasme sur les deux jeunes gens.

D’autres personnages jouent un rôle dans le récit, voire dans l’intrigue, tel ce pensionnaire de la maison de retraite, ancien bibliothécaire, qui vit dans le passé et se promène en racontant la vie de gens disparus depuis longtemps et dont il refuse la disparition. Ses longs monologues, on y répond distraitement « oui, bien sûr » pour ne pas le contrarier. Mais ne va-t-il pas un jour troubler quelqu’un avec son délire ?

Voilà un roman au rythme bien lent comme on vit à la campagne. Les mêmes gestes se répètent tous les jours, les mêmes travaux domestiques, ou agricoles. A travers tout cela s’éprouvent des sentiments forts et des conflits.

Après la lecture, on aura pourtant l’impression que rien ne s’est passé d’essentiel dans le récit.

 La vie reprend comme auparavant, excepté pour Florian...

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Published by Dominique Poursin - dans Lectures romans, nouvelles
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commentaires

Lilly 20/02/2013 21:21


J'ai très envie de lire William Trevor, mais ce livre ne semble pas très palpitant. Je pense que je vais plutôt choisir "En lisant Tourgeniev" puisque tu l'aimes plus.

Dominique Poursin 21/02/2013 10:19



Palpitant n'est pas le mot en effet! C'est un roman où les lieux sont aussi importants que les gens. Voire davantage. On n'oublie pas cette vieille maison délabrée " Shavenagh". On est triste
pour l'héroïne aussi, vu que son existence morne et plate ne risque plus de changer...



Eeguab 14/02/2013 07:52


William Trevor,ça m'intéresse.Après Coups du sort,Ma maison en Ombrie,Les splendeurs de l'Alexandra,ce livre me tente bien.

Anis 13/02/2013 19:57


J'avais adoré "En lisant Tourgueniev" qui est très poétique aussi et très lent mais j'avais été enchantée.

Dominique Poursin 14/02/2013 10:00



En lisant Tourgueniev est son meilleur roman, à mon avis. Mais je n'ai pas lu les Splendeurs de l'Alexandra ni le Voyage de Félicia...



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