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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:59

  la ferme des animaux

 

 

Les animaux de la ferme de M. Jones sont différents des autres : ils se sont trouvés un ancêtre Sage l’Ancien, de l’espèce porcine, dont les propos circulent dans les mémoires après sa mort «  nous avons un ennemi commun l’homme, qui nous exploite ; cela ne peut plus durer !"

Profitant d’une vacance du pouvoir humain, les animaux s’emparent de la ferme. Sage l’Ancien, a des disciples devenus naturellement leaders : Napoléon et Boule de neige font merveille  pour rédiger sept commandements réglant leur vie future, plus la décision de vivre en autarcie, un drapeau, un chant révolutionnaire Bêtes d’Angleterre, dont les couplets sont donnés : essayez de le fredonner sur l’air de l’Internationale, cela fonctionne.

 

Trop inventif, Boule de Neige provoque la jalousie de son acolyte et pourtant rival Napoléon  qui l’évince et désormais régnera par la force avec des chiens-soldats. Il y aura des purges napoléoniennes des massacres en série. Enfin retour au … calme… avec cette loi devenue célèbre «  tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ».

 

Orwell joue sur les différentes appréhensions du porc. Aujourd’hui affublé de connotations négatives, il fut considéré comme sacré…

Il insiste sur l’absence de révolte de la part des animaux : l’âne Benjamin comprend la situation mais ne cherche pas à mobiliser ses congénères  contre les cochons déviants. D’aucun le diraient cynique.

Un effet comique remarquable est obtenu avec les moutons ( accessoires indispensables du pouvoir parce qu’ils répètent ce qui se dit le plus fort) en train de bêler les slogans.

Si certains animaux n’arrivent pas à s’alphabétiser correctement, c’est que l’instruction autorise le savoir ( lire les commandements) et qu’ils ont peur de savoir…

 

Une lecture réjouissante quoique pessimiste pour les adolescents et tous les âges! 

 

Indispensable à faire étudier au collège!

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Published by Dominique Poursin - dans jeunesse relecture
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 15:58

Voici le billet N° 773 ; on se rapproche du 777, un nombre qui donne envie de faire une pause vraiment prolongée ( tout comme le 666 qui m'attirait beaucoup).

 

Cela tombe bien! je n'ai plus guère envie de rédiger des articles en ce moment. La muse me déserte,  mon nègre rédacteur s'est fait kidnapper ( de toute façon il était vraiment nul, je ne le regretterai pas). Jen'aime plus que les têtes de nègres... pardon les meringues chocolatées.

 

 

 

 

 

 Pour l'enfance

 

La Chèvre de Seguin

 

 

Le premier livre que j'ai lu en entier : La  Chèvre de monsieur Seguin. C'était avant 1960, ce n'est pas d'hier... Ce texte se présentait sous la forme d'un album illustré, mais le texte était intégral à l'exception du petit laïus que Daudet adresse à un nommé Gringoire ( le début du texte).

J'ai vraiment adoré cette première lecture, j'ai admiré la chèvre, j'ai pleuré pour elle, j'ai appris le texte par coeur,et rencontré des mots inconnus tels que "digitales pourpres",houpelande , lambrusque, et tant d'autres mots. Les mots inconnus me fascinaient et je tardais à en regarder la signification dans le dictionnaire.

 

Je me suis identifiée à cette chèvre et cela dure encore!

 

 

 


La Fleur du Mékong aventures de sorcellerie et d'amour en pays asiatique

 

Cette jeune fille que vous voyez sur la première de couv s'appelle Ania, elle est capturée par un sorcier nommé Phipo et ses acolytes. Ils ne veulent pas la violer non pensez vous! on est dans la Bilbliothèque idéale, ils la croit douée de pouvoir spéciaux. elle doit pouvoir trouver la fleur noire... bref son ami réussit à la sauver. Et la fleur noire ? je ne sais pas : je connais la tulipe 'noire" qui est violette en fait et qu'on appelle "queen of the night".

L'action se passe à Luang-Prabang au Laos. C'était mon premier contact avec l'Asie, ensuite pendant une longue période je ne cessais plus d'imaginer et d'écrire des " aventures asiatiques"...

 

 

La Fleur du Mékong

 

 

 

Rose et ses sept cousins de Louisa May Alcott ( la plupart des lectrices ont préféré les 4 filles du Dr

March...)

 

Mais Rose avec sept cousins n'a que l'embarras du choix ( on peut se demander quel cousin elle épousera plus tard, je n'avais pas misé sur le bon...)

 

Rose et ses sept cousins

 


La Contesse de Ségur : je choisis les Deux nigauds parce que c'est son seul roman amusant.

 

 Quelle rigolade! Simplicie et Innocent quittent leur Bretagne natale our allet étudier à Paris . Innocent sera pensionnaire à l'Institution des jeunes savants (où bien sûr il n'apprend qu'à recevoir des gnons etse faire voler ses affaires) . Simplicie la fille n'a pas droit à l'étude, évidemment. Elle apprend à seconder sa tante dans les tâches ménagères. Elle se fait aider de sa bonne, terrifiée elle aussi d'avoir quitté sa cambrousse pour la dangerreuse capitale... mais le meilleur ce sont ces deux Polonais dont on ne retient pas les noms qui serventde chevaliers servants...

 

les deux nigauds

 

 

Heidi,  son grand-père , son pote le chevrier, son amie Clara, et le Docteur...

 

les Alpes, les chèvres, l'amitié avec Clara l'amie citadine.

Orpheline, Heidi va vivre de sa propre initiative avec son gran-père dans les Alpes suisses.

Elle boit beaucoup de lait, du lait de chèvre, des chèvres qu'elle garde en compagnie du chevrier ( Pierre?). J'aimais le lait que buvait Heidi, mais dans la réalité, je ne buvais que du soda citron et du chocolat ...

Heidi doit passer l'hiver à la ville chez son amie Clara et le Docteur. Clara vit seule avec son père ( comme Heidi avec le grand-père) mais elle est paralysée des jambes : c'est -à dire ai-je compris plus tard qu'elle souffre d'un genre d'hystérie, dont elle guérira mystérieusement chez Heidi et son papy "grâce au grand air de la montagne"...

Heidi reste attachée à la montagne et ne profite pas de la ville. La ville, ce peut-être Zürich, Genève, ou Vienne, de toute façon, elle n'estpas décrite.

Dans les albums suivants, Heidi devient grande.... elle enterre son papy...

J'ai été très surprise qu'elle épouse le chevrier, je n'aurais pas voulu d'un tel parti...

.

Heidi and her grandfather

 

 

les contes  de Perrault  ( La Barbe bleue surtout)

Barbe bleue

 

 

 

 

 

Pour  l'adolescence

La Mère de Pearl Buck

 

 

 

Sa majesté des mouches ( découvert à 15 ans)  enfin lu en anglais l'an passé

 

Samajesté des mouches livre de poche 1968

 

 

Le Lys de Brooklin de Betty Smith ( dans l'édition que voici, sortie du grenier de mes grands-parents à l'âge de 12 ans) j'y ai presque tout appris à l'époque. l'Amérique, ce que c'est qu'une vraie  famille, la découverte de la sexualité, l'alcoolisme,  la précarité sociale....!

 

 

 

Le Lys de Brooklingpeggy ann Garner Francie Nolan

Peggy Ann Gardner ( Francie Nolan) dans le film d'Elia Kazan adpté du Lys de Brooklyn

 

 

Les Misérables de Victor Hugo l'année suivante : là aussi, j'ai presque tout appris de la vie, en trois tomes...
( je n'ai pas retrouvé la couverture d'origine)

 

  miserables-1982-06-g

Lino Ventura (le meilleur Jean Valjean) et Cosette

 

Dostoïevski les Possédés ( maintenant je ne supporte plus ce bouquin...)

 

 

 

Kafka Franz La Métamorphose  (Edition livre de poche)

 

 

Stendhal Le Rouge et le noir (Folio classique)

 

 

Lautréamont



Maldoror 4






 

 

 

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Published by Dominique Poursin - dans jeunesse
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 14:05

Sa majesté des mouches... 


Il n'y a pas de fille dans le roman.


Lorsque Jack devient chasseur, il ne ramène le gibier à aucune femme, et aucun père ne le félicite.


Les partisans de la civilisation (Ralph et Piggy) entretiennent le feu de l'espoir, celui qui sert de langage, mais les amis du jeune chasseur Jack, se comportent comme s'ils avaient inventé le feu, et Ralph et Piggy comme s'ils l'avaient volé.


D'ailleurs c'est le feu, qui, en incendiant l'île, finira par donner l'alerte, le feu devenu une parole gigantesque, un appel au secours et une destruction.


Les enfants sont orphelins ; la mère, c'est cette truie dont ils viennent adorer la tête,déjà pourrissante,  et que l'on appelle Lord Of The Flies (il s'agit d'une femelle dans la version française mais en anglais c'est " Lord" ), et qui donne son titre dérisoire au roman.


Simon, le gamin contemplatif et inquiet, se demande si elle vit.

C'est lui aussi qui découvre que la bête effrayante, le fantôme sur la montagne, ce n'est que les restes d'un des pilotes de l'avion, engoncé dans son parachute et qui se ballotte au gré du vent , alors que son parachute est pris dans un arbre.

Ce parachutiste symbolise tout ce qui reste du père...

Simon est le premier des enfants à être éliminé.


Piggy, le second, parce qu'il réfléchit. Il n'a pas de nom, juste un pseudonyme, et ce pseudo évoque fâcheusement l'animal tué.


Ralph pourrait être éliminé parce qu'il sait parler. Son meeting avec le coquillage «  la conque » qui leur sert de micro est digne d'un petit Moïse au Sinaï.


Finalement, je trouve que ce roman qui m'avait frappée il y a très longtemps ( et dont j'avais " récupéré" les personnages pour en faire des histoires de mon cru) a résisté au temps.

Je l'aime encore!


Si je vous disais que j'étais très attachée à ces garçons vous ne me croiriez pas et pourtant...


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Published by Dominique Poursin - dans jeunesse relecture
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 18:13

  A partir de six ans, j'ai lu   beaucoup d' histoires d'enfants battus, bien évidemment la célèbre comtesse, mais aussi «  Le Petit chose » et «  La petite Cosette ».

 Je me disais «  Il n'y aura pas de Jean Valjean pour toi, rien que des Jean Foutre ».

 J'ai lu l'histoire du Petit Chose en pensant que je lui ressemblais mais aujourd'hui  cela m'indispose que l'on fasse lire aux enfants  l'histoire lamentable de ce jeune homme qui veut devenir poète et finit vendeur d'assiettes.

Je versais presque autant de larmes sur la destinée calamiteuse du pauvre Daniel Eyssette que lui-même, et ce n'est pas peu dire ! L'entrée du petit C. au collège de Lyon ressemble à celle de Charles Bovary dans un collège normand, excepté que l'auteur ne s'y entend pas à décrire quelque fabuleuse casquette. Le narrateur se moque de lui-même gentiment, dit-on et inquiète ou fait sourire les enfants avec ses «  Pauvre petit Chose, tu ne savais pas ce qui t'attendait » et « Qui était sur le mont du navire ? Voyez-vous ça ! le petit Chose qui se prenait pour un grand Philosophe » .

On s'énerve et on pleure lorsque le petit C. rencontre un certain abbé Germane qui ne lui apprend rien, excepté qu'il « restera toujours un enfant ».

Plus tard, vers dix ans, je lus en livre de poche l'intégralité de cette détestable histoire, qui nous emmène dans la loge d'une actrice vénale pour que Petit Chose  fasse  fonctionner sa petite chose en vue d'une perdition certaine ; celle-ci devient définitive lorsque, recueilli par « la Princesse et son Père » (mademoiselle Pierrotte, autrefois appelée «  les yeux noirs », devenue une brave jeune fille sans attrait et pleine de compassion, et son  Papa qui tient boutique), il devient le Petit Chose de porcelaine, vendeur d'assiettes et de théières sous la protection des bienfaiteurs ci-dessus nommées. On a dit que Mme Daudet est l'auteur du «  Petit Chose » ainsi que de tous les mélos non régionalistes signés Alphonse. Je crois en effet que seule une femme peut ridiculiser un personnage du sexe 1 avec autant de férocité.

Cependant je me sentais moi-même atteinte, fragilisée, comme si j'étais promise au même sort.

 

 

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Published by Dominique Poursin - dans jeunesse Lectures romans, nouvelles
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:56

 

J’ai fait un petit tour à la fnac avant de rentrer.

J'apprécie que personne ne m'y demande ce que je veux. Je n’entends jamais ce « puis-je vous aider » d’un vendeur qui me prendrait en flagrant délit de vouloir me procurer un ou plusieurs livres que je sais très bien où trouver,  et encore davantage ne pas pouvoir payer.
 
 
J’ai remarqué une chose particulièrement irritante.

Encore un livre sur Le Petit Prince!
Encore cette connerie !
je déteste ce livre avec son poids énorme d’idéologie dangereuse et d’imbécillité qui va plus loin que l’on ne croit. D’abord ce mot d’innocence, de pureté, de candeur, d’ingénuité, toute cette niaiserie, des mots sur lesquels on vit! Hélas !
Des écrivains et journalistes qu’on imagine intelligents font l’éloge de ce maudit récit. Passe encore que les ecclésiastiques se passionnent ( en l’occurrence le pasteur Drewermann) pour le ptit beauf à l’écharpe volante ; mais Philippe Delerm se plaît à évoquer la couleur des blés et Pierre Assouline le désert (il y a tellement de textes qui parlent du désert mieux que ça ! «  Désert » de Le Clézio ; « L’Empreinte du faux » d’Highsmith ect… ») je passe sur l’émotion qu’il disent avoir ressentie à la lecture !
ça me choque que l’on dise que le Petit Prince est frère d’Oscar Matzerath dans le « Tambour » ; parce qu’Oscar, s’il refuse de grandir c’est parce qu’il est pris dans une histoire très réelle : la guerre, et dans une histoire familiale complexe et tout aussi réelle.
Le Petit Prince n’a pas de filiation même problématique, ne parle aucune langue connue, et ne se donne pas comme un être sexué. 
Oscar évoque crûment avec un humour sans pitié les réalités de la vie. Le petit prince pue la guimauve.
On a dit un temps que l’auteur de « Vol de nuit », s'il avait écrit son petit prince aujourd'hui,  aurait  commis un truc dans le genre « Rose bonbon »… peut-être.
En ce cas, les
enfants ne l’auraient pas lu, et ç’aurait été une bonne chose.

Deux petites critiques tout de même et qui ne sont pas d’aujourd’hui : jean-louis Bory ( en 1967) assassine salutairement cette histoire bêtifiante et propose un dialogue entre Zazie et «  l’insupportable gamin » ; il n’en serait pas sorti vivant j’espère ! 
Marcel Arland (en 1954) adresse également une fessée magistrale à ce « donneur de leçons » de Saint-Exaspéry.
 
 
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